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Tomoscintigraphie
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sommaireIl s'agit d'une technique d'imagerie permettant l'étude de la distribution d'émetteurs ß+ dans un objet. Les positons ont un parcours moyen très réduit dans la matière. Après dissipation de son énergie cinétique par collisions, le positon s'annihile avec un électron en émettant deux photons [[gamma]] de 511 keV à 180deg. l'un de l'autre. Les rayonnements émis lors de l'annihilation fournissent des informations sur la localisation et la quantité des émetteurs ß+ dans l'objet. La détection prend avantage des deux caractéristiques majeures des émissions de positons: la possibilité de détecter les deux photons en coïncidence (en utilisant deux détecteurs en face à face) et la possibilité de localiser l'évènement en utilisant la différence de parcours des 2 photons du lieu d'anihilation au détecteur (caméra à temps de vol). Le cristal scintillateur est constitué de germanate de bismuth (BiGO) ou de fluorure de baryum (BaF2) L'efficacité de localisation en tomographie par émission de positons est limitée par le parcours au cours duquel la particule perd son énergie cinétique par collisions avant de s'annihiler. L'origine des photons détectés ne coïncide en effet pas exactement avec l'émission de la particule ß+. Ce parcours est cependant limité pour les émetteurs de positons utilisés habituellement en diagnostic scintigraphique.
La reconstruction de l'image, analogue à celle de la tomographie classique (SPECT), est effectuée par rétroprojection filtrée. L'image représente ici aussi la distribution d'un paramêtre fonctionnel, mesurable par analyse de la distribution du radioélément. Une caractérisation physiologique ou métabolique peut être alors obtenue grâce à un modèle mathématique.
Les caméras PET sont en général des machines "dédiées" à cette utilisation. Mais on dispose actuellement de logiciels permettant d'obtenir à l'aide d'une caméra SPECT à double tête en face à face, sans collimateur, des images en coïncidence de positons.