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sommaireIls sont de 4 ordres :
Chaque noyau a un rapport gyromagnétique qui lui est propre, donc une fréquence de résonance [[omega]]o pour une valeur donnée du champ Bo. Par exemple, dans un champ Bo de 1 tesla, l'hydrogène 1H résonne à 42,57 MHz, le phosphore 31P à 17,24 MHz, le carbone 13C à 10,70 MHz, le sodium 23Na à 11,26 MHz. Pour un noyau donné, il est bien clair que la fréquence de résonance est directement liée au champ magnétique vu. On se servira de cette propriété pour réaliser le codage spatial de l'échantillon par le biais des fréquences de résonance en modifiant astucieusement localement le champ magnétique vu.
L'intensité de la raie de résonance, l'amplitude du signal RMN (Mo), ou la surface sous la raie de résonance, est directement représentative du nombre de noyaux présents dans l'échantillon d'une espèce donnée (l'hydrogène en ce qui nous concerne en imagerie clinique) .
Il y a donc possibilité de quantifier dans un volume échantillon donné la concentration ou la densité de ce noyau d'hydrogène (le terme de "densité de protons" couramment utilisé n'est pas parfaitement adapté, "densité d'hydrogène" serait plus exact).
Un même noyau atomique placé dans un champ externe Bo peut résonner à des fréquences légèrement différentes selon sa place sur un molécule et les liaisons chimiques dans lesquelles il est engagé. Il voit en effetun champ quelque peu différent du champ Bo dans la mesure où il existe des champs locaux qui sont liés en particulier au moment magnétique d'origine électronique. Ces moments magnétiques électroniques sont directement liés à aux mouvements des électrons sur leurs orbites.
Le champ u n'est donc plus exactement Bo mais une valeur un peu différente, B'o, qu'on exprime de la façon suivante : B'o = Bo (1 - [[sigma]]) [[sigma]] étant appelé constante d'écran, la fréquence de résonance de ce noyau dans le champ B'o n'est plus [[omega]] o mais une valeur un peu différente ,
[[omega]]'o = [[gamma]]. B'o .
Ce décalage relatif en fréquence est ce qu'on appelle le déplacement chimique d,
Il se mesure en partie par millions (ppm).
Par exemple, le déplacement chimique entre les hydrogènes des
graisses sur les radicaux CH2 CH3 et les hydrogènes de l'eau est de
l'ordre de 4 ppm. Ce décalage ne peut être observé que
s'il existe au niveau du champ de mesure une homogénéité
du champ principal suffisante. L'existence de ce petit
déplacement chimique sera mise à profit dans les séquences
de suppression de graisse, qui visent justement à supprimer la
résonance des hydrogènes qui ne sont pas ceux de l'eau et bien
sur aussi dans toutes les techniques de spectroscopie RMN.
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