DEMINERALISATION DIFFUSE DU SQUELETTE

112. DEMINERALISATION DIFFUSE DU SQUELETTE.

Le diagnostic d'une déminéralisation diffuse du squelette peut se faire dans plusieurs circonstances. Il peut s'agir d'une découverte fortuite sur une radio faite dans une circonstance quelconque (parfois au cours d'une maladie ou d'un traitement que l'on sait ostéopéniant) ; il peut s'agir d'une radio réalisée pour des douleurs rachidiennes évoquant un tassement vertébral ; il peut s'agir enfin d'un dépistage volontaire d'une ostéoporose débutante chez une femme en périménopause.

PLACE DES DIFFERENTS EXAMENS D'IMAGERIE

L'imagerie est à la base du diagnostic de déminéralisation. Une déminéralisation visible par ses signes ou ses complications sur une radiographie standard est une déminéralisation déjà extrêmement importante. Il faut donc savoir sur des signes relativement discrets évoquer le diagnostic de déminéralisation. Par ailleurs, toutes les déminéralisations ne se ressemblent pas et la radiologie pourra par l'analyse de certains signes évoquer une ostéomalacie, une ostéoporose commune, une hyperparathyroïdie ou une maladie maligne infiltrative. Chacune de ces étiologies recouvre par ailleurs différentes causes qui actuellement sont dominées par les malabsorptions et les néphropathies pour l'ostéomalacie, par les maladies endocriniennes et la corticothérapie pour l'ostéoporose commune, et par le myélome et les leucémies pour les maladies infiltratives. Algorithme 112.1.

Un des problèmes les plus courants est le diagnostic d'une ostéoporose par la démonstration d'un tassement vertébral. La question est alors de savoir si le tassement est dû à un processus tumoral ou à une banale ostéoporose. Il existe des signes de présomption sur les clichés standards mais le scanner, l'IRM ou la scintigraphie apportent moins au diagnostic qu'une ponction biopsie sous contrôle radiologique. Algorithme 112.2.

La troisième circonstance de découverte d'une ostéoporose est plus volontaire puisqu'il s'agit du dépistage d'une ostéoporose débutante chez une femme en période ménopausique. La radio standard n'est plus assez sensible pour porter le diagnostic à ce stade de début et il faut alors s'adresser à des techniques plus adaptées qui sont destinées à mesurer la charge calcique des vertèbres. Il s'agit du scanner avec fantôme de calibration qui permet une mesure de la concentration calcique vertébrale par comparaison à des échantillons d'équivalents calciques radiographiés en même temps que la patiente. Il s'agit aussi de l'absorptiométrie biphotonique qui permet grâce à un matériel conçu pour cette application d'isoler sur une radiographie la charge minérale calcique et ainsi d'évaluer sa concentration par cm2. Algorithme 112.3.

DIAGNOSTICS À EVOQUER EN FONCTION DES SIGNES RADIOLOGIQUES

QUESTIONS D'EVALUATION

QCM 112.1 : dans la maladie de Kahler les lacunes sont :

A - réparties préférentiellement sur les os des membres,

B - entourées d'une zone condensée,

C - de contour irrégulier,

D - vide d'éléments cellulaires à la ponction,

E - aucune de ces propriétés n'est exacte.

[....]

QCM 112.2 : une déminéralisation osseuse avec plusieurs tassements vertébraux peut être due à :

A - un traitement par les corticoïdes,

B - une hyperparathyroïdie,

C - une maladie hyperostosante,

D - une chondrocalcinose,

E - une scoliose rachidienne.

[....]

QCM 112.3 : dans l'ostéoporose commune, on peut observer :

A - des fissures de Milkmann,

B - des tassements vertébraux,

C - une vertèbre borgne,

D - une vertèbre en cadre,

E - un pincement discal.

[....]

QCM 112.4 : les images radiologiques suivantes peuvent être observées dans l'ostéoporose post-ménopausique sauf une ; indiquez laquelle.

A - vertèbres "peignées",

B - vertèbres "de verre",

C - vertèbre "borgne",

D - vertèbre "cunéiforme",

E - vertèbre "biconcave".

[....]

QCM 112.5 : indiquez les propositions exactes. L'ostéoporose sénile (type II) :

A - réduit anormalement la masse osseuse trabéculaire,

B - est caractérisée par la fréquence des fractures du col du fémur,

C - peut toucher les deux sexes,

D - apparaît dès l'âge de 50 ans chez la femme,

E - peut s'accompagner de tassements vertébraux.

[....]

QCM 112.6 : devant un tassement vertébral T10, les signes en faveur de malignité sont :

A - lyse du corps vertébral associée,

B - corticale effacée,

C - tassement biconcave sans rupture de corticale,

D - atteinte de l'arc postérieur,

E - vertèbre borgne.

[....]

QCM 112.7 : les stries de Looser Milkmann se voient dans :

A - hyperparathyroïdie,

B - ostéomalacie,

C - myélome,

D - ostéoporose sénile,

E - leucose.

[....]

QCM 112.8 : en cas de doute entre processus tumoral ou ostéoporose, devant un tassement vertébral non étiqueté, le diagnostic est fait grâce à :

A - dosage de FSH-LH,

B - biopsie de crête iliaque,

C - biopsie vertébrale,

D - absorptiométrie,

E - scintigraphie osseuse.

[....]


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