Protocole radiologique - UIV adulte et chez la femme enceinte

Codification du document : PM-GN-005 Rédacteur : A. Ramée
Date d’application : 16 mars 1999 Approbateur : A. Ramée
N° de version du document : 2 Gestionnaire : C. Philippe
Destinataires du document : Manipulateurs et médecins
Modifications depuis la dernière version : Lorsque la compression est effectuée, elle doit être indiquée sur les clichés. Les clichés doivent être minutés. Ajout d'un compte-rendu type.

Politique ou référence à une politique

But et objet

Responsabilité

Actions et méthodes pour satisfaire à une exigence d'éléments de système

Documentations et renvois

Enregistrements

Exigences à appliquer
(critères de qualité attendus)

Voir la partie terminale de l'uretère chez l'homme.

La visibilité du reste de l'uretère ne doit pas être recherchée : elle n'a aucun intérêt spécifique ; si on voit de manière répétée l'uretère et c'est un signe pathologique, si on ne le voit pas, il fonctionne correctement et n'a pas de stase.

La tomographie est généralement inutile.

Bien voir les cavités rénales avec compression à 7 minutes si utile.

Faire clichés en trois-quarts localisés pour analyser les calcifications rénales ou pararénales.

Chez la femme enceinte : irradier le moins possible, imposer une échographie avant la réalisation de l'UIV qui ne doit être faite qu'en cas de dilatation urétérale.

But et objet
(donner les indications, contre-indications, la finalité du protocole)

Les indications de UIV ont été réduites

• L'analyse du parenchyme rénal relève de l'échographie, l'analyse fine du rein et de son environnement relève du scanographe

• Problèmes cliniques liés aux correspondants du DRIMS : état des uretères après chirurgie pelvienne...

• Après une UIV montrant une anomalie parenchymateuse, il peut être judicieux de compléter par un scan immédiat pour éviter une double injection d'iode.

Contre indications et précautions :

• Intolérance à l'iode.

• Compression à éviter dans : suspicion de lésion vasculaire abdominale (athérome, anévrysme), masse abdominale, opération abdominale récente et suspicion de compression ou obstacle des voies urinaires.

• Déshydratation systématique, malade à jeun pendant les 12 heures précédentes sauf diabète, Kahler et dysglobulinémie.

Responsabilité
(niveau de responsabilité du médecin, du manipulateur et des aides dans l'application du protocole....)

Médecin et manipulateurs.

Actions et méthodes pour satisfaire aux exigences
(énumérer, pas à pas, ce qu'il est nécessaire de faire. Utiliser des renvois, s'il y a lieu. Conserver un ordre logique. Mentionner toute exception ou domaine spécifique méritant attention. Envisager l'utilisation de logigrammes.)

Technique

Injection de 0,75 à 1 ml/kg de poids (80 ml maximum chez un obèse).

Aiguille ou cathlon aussi gros que possible.

Produit de contraste :

• produit iodé haute osmolarité en principe ;

• produit basse osmolarité pour tout malade fragile : voir la note de protocole sur les produits de contraste iodés.

L’injection rapide en moins de 15 secondes est souhaitable.

Garder la veine jusqu'à la fin d'examen.

Clichés

Cliché sans préparation (36 x 43): vérification de constantes et du centrage.

Cliché à 3 minutes localisé (24 x 30) (début de sécrétion symétrique).

Grands clichés (36 x 43) à 7, 12 minutes.

Tous les clichés doivent être minutés.

La compression est systématique sauf contre-indication pour mieux voir les cavités rénales. Lorsque la compression est effectuée, elle doit être indiquée sur le cliché.  Elle est mise en place aussitôt après le cliché de 7 minutes sans attendre d'avoir vu celui-ci, elle dure quatre à cinq minutes ; on fait un cliché à 12 ou 14 minutes.

Cliché de vessie :

Donner à boire au malade dès le cliché de 15 minutes. Faire le cliché de vessie une heure après l'injection : l'urine est opaque ; il n'est pas utile d'attendre une envie furieuse d'uriner, le cliché 1 heure après la fin de la première phase suffit.

Chez la femme enceinte :

Sur le plan technique : le centrage lumineux sera fait à la main pour les divers clichés, centrés au niveau des crêtes iliaques.

Clichés à réaliser : premier cliché sur une cassette 36 x 45 à 7 min après l'injection, selon le résultat du premier cliché.

Pas de scopie pendant l'urographie intraveineuse (la visualisation complète des uretères n'est pas indispensable s'il n'existe pas de retard d'opacification d'un côté par rapport à l'autre sur le premier cliché).

L'abdomen sans préparation peut se discuter avant ou après UIV au choix du médecin réalisant l'examen, en sachant que le cliché à 7 min peut être équivalent d'abdomen sans préparation, celui-ci pouvant être réalisé à distance de l'urographie intraveineuse si cela était vraiment nécessaire, c'est-à-dire en cas d'obstacle et de suspicion de lithiase.

Documentations et renvois
(identifier quels sont les documents de référence, les maquettes de comptes-rendus, les comptes-rendus types associés)

Doc liée : Informations patients concernant l'UIV.

Doc liée : Régime sans résidu.

Doc liée : Ordonnance Contalax

Doc liée : Compte rendu type d'UIV normale.

PM-CO-001 Protocole des prévention des accidents à l'iode.

Questionnaire des patients devant avoir une injection de contraste.

Enregistrements
(Identifier quels enregistrements sont générés par l'application du protocole : cotation, données à inscrire obligatoirement dans le compte rendu.....)


INFORMATIONS CONCERNANT L’UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE.

Madame, Monsieur,

 

Vous êtes convoqué(e) dans le service de radiologie de l’Hôpital Sud pour la réalisation d'une urographie intraveineuse (UIV).

C'est un examen radiologique qui permet d'étudier l'appareil urinaire (reins, uretères, vessie, urètre, prostate).

Afin d'éviter que des gaz et des matières ne perturbent la réalisation de l'examen, nous vous demandons de suivre soigneusement la préparation ci-jointe.

Le matin de l'examen, vous devez vous présenter à jeun, c'est-à-dire n'avoir ni mangé, ni bu, ni fumé depuis la veille au soir.

Description de l'examen :

Vous vous allongez sur la table de radiologie, après avoir uriné.

L'examen débute par une injection intraveineuse de produit de contraste iodé. Ce produit, en s'éliminant par les voies urinaires, permet de les visualiser.

Cette injection provoque généralement une sensation de chaleur dans l'ensemble du corps, prédominant au niveau du cou et du bas-ventre, d'intensité variable selon les personnes.

Toutes ces sensations s'estompent 2 à 3 min après la fin de l'injection.

Dès la fin de l'injection, des clichés minutés sont réalisés.

D'après les résultats des premiers clichés, une compression abdominale, réalisée par une sangle et un ballon gonflable, peut être posée dans le but d'augmenter la concentration de contraste dans les reins. Cette compression est inconfortable mais ne dure que 5 minutes environ.

Cette première partie d'examen dure environ 1/2 heure.

Vous pourrez alors vous restaurer, mais l'examen lui-même n'est pas terminé.

Dans un dernier temps, nous étudierons le bas appareil urinaire, le manipulateur de radiologie vous fera des clichés lorsque vous aurez envie d'uriner.

Si vous êtes sujet à des allergies alimentaires ou médicamenteuses, veuillez nous le signaler dès que possible en téléphonant 02.99.26.71.12.

A la fin de l'examen les résultats ne peuvent vous être communiqués que partiellement, un compte-rendu détaillé sera adressé au médecin qui a prescrit l'examen et auprès de qui vous pourrez vous informer.

Le personnel médical et paramédical du service de radiologie est à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.


RÉGIME SANS RÉSIDU

 Élaboré en collaboration avec le service de diététique de l’Hôpital Sud

Cette préparation a pour but d'éviter la présence de matières dans le tube digestif le jour de l'examen.

Régime pendant les trois jours précédant l'examen

Petit déjeuner :

- café ou thé léger - sucre, biscuits type biscuits à la cuiller

Déjeuner :

- potage spécial,

- blanc de poulet, escalope de volaille grillée, poisson sans peau, sans arête cuit au court bouillon (de préférence filet de poisson),

- pâtes fines ou riz ou semoule cuits à l'eau - beurre cru

- gelée de coings, de groseilles ou de pommes

- eau.

16 heures :

- café, ou thé léger, sucre, biscuits secs genre "petit beurre", boudoirs.

Dîner :

comme le déjeuner

Recettes

1) Potage

A faire avec des pâtes à potage, du vermicelle, du tapioca et du bouillon de légumes. Faire cuire des légumes dans de l'eau avec ou sans sel (carottes, pommes de terre, poireaux, tomates...) ; passer à travers une passoire fine pour recueillir ce bouillon. Y faire cuire des pâtes à potage, du vermicelle ou du tapioca. Éventuellement y ajouter du beurre (ne pas consommer les légumes).

2) Le riz, les pâtes, la semoule cuits dans du bouillon de légumes ou à l'eau peuvent être accompagnés de beurre cru, de mayonnaise au tournesol, de fromage râpé.

3) Sauce blanche spéciale : farine 30 gr ou Maïzena, 1/2 l de bouillon de légumes (cf. potage) ou court bouillon de poisson, beurre 15-20 gr. Diluer la farine dans le court bouillon ou le bouillon froid. Porter à ébullition tout en remuant. Laisser cuire 5 mn (sauf pour la Maïzena, ne pas laisser bouillir). Ajouter le beurre cru, éventuellement safran, curry, paprika. Peut accompagner poisson, oeufs durs.

4) Si vous désirez prendre absolument du lait, vous pouvez vous procurer en pharmacie du lait A11 110 (lait sans lactose) laboratoire Neslé. Vous pouvez à partir de ce lait en poudre, faire des flans instantanés, flans aux oeufs, de la semoule au lait, du riz au lait, de la bouillie, qui peuvent être parfumés à la vanille, café, chocolat, caramel, fleur d'oranger, citron.


ORDONNANCE DE CONTALAX

 

- CONTALAX

2 comprimés l'avant-veille,

2 comprimés la veille de l'examen.


COMPTE-RENDU TYPE D'UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE.

Motif : Texte libre

Technique : Texte libre

Problème : Pas de problème particulier

Observation : La sécrétion rénale apparaît bilatérale et symétrique, dans des délais réguliers. Les deux reins sont de taille normale et présentent des contours réguliers. Il n'existe pas d'anomalie des cavités pyélocalicielles. Les uretères sont fins.

Conclusion : Absence d'anomalie retrouvée lors de cet examen.