Institut Mère-Enfant, annexe pédiatrique, Hôpital sud,
BP 56129, 35056 Rennes Cedex 2
2 - Formes cliniques du SIDA chez l'enfant.
3 - Principe du diagnostic et du suivi biologique de l'enfant VIH +.
4 - Principes du traitement et surveillance.
La définition actuelle de l'infection VIH de l'enfant,
retenue en 1987 et révisée en 1994, par le Centre pour le contrôle
des maladies (C.D.C) d'Atlanta tient compte des difficultés du diagnostic
chez le nourrisson et de l'évolution de la maladie avec des formes
asymptomatiques et symptomatiques. L'infection à VIH s'étend
d'enfants apparemment en bonne santé à des enfants diversement
atteints ; la forme la plus sévère correspond au syndrome d'immunodéficience
acquise (SIDA). La classe E souligne la prudence actuelle qui s'impose avant
d'affirmer l'infection chez un nourrisson de moins de 15 mois, en l'absence
d'une preuve virale, en raison de la persistance prolongée des anticorps
transmis. Le système de classification adopté pour les enfants
de moins de 13 ans est divisé en 4 catégories, mutuellement
exclusives selon 3 critères : le statut sérologique, le statut
clinique et le statut immunologique.
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Catégorie N : asymptomatique.
Catégorie A : symptomatologie mineure (au moins 2 signes et
aucun de B et C).
Adénopathies, HSM, dermatite, parotidite, infections ORL ou respiratoires
récidivantes ou persistantes...
Catégorie B : symptomatologie modérée.
Fièvre > 1 mois, diarrhée, LIP, troubles hématologiques,
infections bactériennes sévères, toxoplasmose, zona,
herpès, candidose > 2 mois...
Catégorie C : SIDA.
Infections sévères récidivantes, cachexie, encéphalopathie,
Kaposi, lymphome, pneumocystose, toxoplasmose cérébrale...
Un enfant âgé de moins de 18 mois (séropositif connu
ou né de mère séropositive) sera déclaré
infecté par le VIH, sil a 2 résultats positifs à 2 prélèvements
différents pour au moins lun des examens suivants : culture virale,
PCR, Antigénémie P24.
Pour un enfant de plus de 18 mois, des sérologies positives en ELISA
confirmées en Western Blot (ou répondant aux critères
ci-dessus) permettent de poser le diagnostic dinfection à VIH.
Chaque année en France, 1000 à 2000 femmes atteintes dinfection par le VIH débutent une grossesse (par ex 0,5 % des femmes qui accouchent en région PACA ou Ille de France sont séropositives). Environ 75% dentre elles décident de poursuivre leur grossesse soit environ 500 à 600 grossesses par an. 40 % de ces femmes sont dorigine africaine. Ces mères ont pour 50 % dentre elles plus de 500/mm3 CD4, pour 35 % entre 200/mm3 et 500/mm3 CD4 et 15 % ont des CD4 au dessous de 200/mm3. Près de 85 % sont représentées par des mères contaminées par voie hétérosexuelle. Seules 12 % dentre elles sont à lheure actuelle des usagées de drogue intraveineuse. Le mode de contamination est pour les autres dorigine transfusionnelle ou indéterminée (<5%).6
Le nombre cumulatif denfants infectés est de lordre de 10.000 en Europe, 20.000 aux Etats-Unis mais plus de 500.000 en Afrique sub-saharienne. Seuls les cas de SIDA font lobjet dune déclaration obligatoire. Pourtant il existe une sous déclaration, particulièrement nette, en pédiatrie.10 723cas cumulés de SIDA pédiatriques ont été recensés en France au 1er juillet 1998 soit 1,5 % du total des cas de SIDA en France. Parmi ces cas, 62,3 % sont connus comme étant décédés. Entre le 1-07-1997 et le 30-06-98, 3 nouveaux cas de SIDA ont été diagnostiqués chez des enfants (£ 14 ans) soit 0,2 % des nouveaux cas français contre 13 en 1997 (Figure 1).
La contamination peut se faire précocement (2ème trimestre de grossesse) in utero. Mais elle survient dans 2/3 des cas en fin de 3ème trimestre de grossesse et en perpartum du fait des échanges maternofoetaux et du contact avec les sécrétions cervico-vaginales de la mère (Figure 2). 15 La contamination (5 à 14% selon les études) peut survenir aussi lors de l'allaitement maternel, qui est donc formellement contre-indiqué dès lors quune alimentation artificielle est accessible et réalisable dans de bonnes conditions.2, 8, 9
Figure 2 : Estimation de la proportion denfants infectés par semaine avant laccouchement
lexistence de signes cliniques maternels (appartenance au groupe C du CDC ou SIDA), un déficit immunitaire important, une charge virale élevée (transmission x 2 si >10000 copies/ml), une antigénémie p24 positive, un âge maternel > 35 ans,
labsence danticorps neutralisants, des souches virales à réplication rapide,
des infections associées (maladies sexuellement transmissibles ou virus tels cytomégalovirus, hépatites, herpès virus), la prématurité, linfection placentaire, la rupture prématurée des membranes de plus de 4 heures ou des conditions daccouchement sanglantes.
Par ailleurs, la réalisation dune épisiotomie
ou de manoeuvres instrumentales pendant laccouchement naugmentent pas le
risque de transmission maternofoetale (TMF).
Malgré des résultats longtemps discordants, une méta-analyse
rétrospective publiée en avril 1999 renforce les études
dobservation suggérant que les césariennes réalisées
avant le travail diminuent la transmission maternofoetale du VIH.16
Une étude européenne prospective sur 408 patientes infectées
par le VIH ( 60% prenaient un traitement antirétroviral) suggère
que la césarienne programmée est une composante l égitime
en obstétrique pour les femmes enceintesVIH (TMF=10,2% si VB et 3,5%
si césarienne). Sur les 119 qui prenaient à la fois un traitement
antirétroviral et ont eu une césarienne programmée, 1
seule adonné naissance à un enfant infecté ce qui représente
une TMF < 1%.17
Au sein de la cohorte française Mères-Enfants, en1998, le taux
de transmission a été chez les femmes traitées de 5
± 2 % et de 14 ± 6% chez les femmes
non traitées (Tableau 1).12
Il sagit de moyennes qui dépendent des facteurs de risque énoncés
ci-dessus. Le mécanisme daction de la ZDV nest pas encore totalement
élucidé dans ce modèle de transmission maternofoetale :
la diminution de la charge virale circulante est, semble-t-il, modérée
(- 0,35 log/ml) évoquant un effet préventif chez le foetus et
dautre part il nexiste pas de seuil de charge virale au dessous duquel il
nexiste pas de risque de transmission. 1, 13
Un renforcement du traitement antirétroviral associant la Lamivudine
à la ZDV est proposé depuis lautomne 1996 afin de diminuer
la charge virale plus nettement soit le schéma thérapeutique
suivant 14 :
ZDV dès 14 semaines daménorrhée (SA) = 100 mg x 5 /j per osensuite dès le début du travail = 2 mg/kg/IV en bolus sur 1 heure, puis 1 mg/kg/h jusqu'à laccouchementpoursuite du traitement oral maternel jusqu'à 3 jours après laccouchement et relais chez le nouveau-né dans les 12 heures qui suivent la naissance = 2 mg/kg x 4 /j per os pendant 6 semaines. Ce traitement est bien toléré par le foetus et noccasionne habituellement quune anémie modérée résolutive en 3 mois.12
En association depuis fin 96 (essai ANRS 075) avec la lamivudine (3TC)à partir de 32 SA = 150 mg x 2 /j per ospoursuite du traitement oral maternel jusqu'à 3 jours après laccouchement et relais chez le nouveau-né dans les 12 heures qui suivent la naissance = 2 mg/kg x 2 /j per os pendant 6 semaines.
La pratique de la césarienne prophylactique vers 38 SA (avant toute mise en travail) peut encore diminuer la TMF à moins de 1%.
Tableau 1 : Transmission maternofoetale (TMF) dans la cohorte française
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% de TMF |
sous ZDV |
sous ZDV +3TC |
en absence de traitement |
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En moyenne |
5 ± 2 |
2,6 |
14± 6 |
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mode daccouchement voie basse |
6 |
? |
Cette stratégie prophylactique a néanmoins ses limites. La césarienne tout dabord comporte des risques pour la mère (x 6 mortalité et x 4 morbidité /femmes VIH négatives). La plus grande difficulté provient des risques deffets indésirables liés à la prise dun médicament pour la mère et lenfant. La tendance est de concentrer la prophylaxie sur le 3ème trimestre afin de diminuer ces risques mais lorsque les femmes ont une indication personnelle à être traitées les obstétriciens privilégient la santé de la mère et la traitent en priorité : le traitement de référence est alors une tri ou quadrithérapie. Cette attitude expose lenfant à des effets secondaires : syndrome malformatif, problème de développement, pathologie mitochondriale, troubles métaboliques ou hématologiques ... Les premières " retombées " de cette attitude ont été révélées en février 1999 avec la survenue de 2 encéphalopathies mitochondriales sur 200 femmes traitées en France par ZDV+3TC (1 cas sur 5000 à 20000 dans la population générale !). Aucun cas nétait survenu avec la ZDV utilisée isolément. Dautres cas dans le monde ont depuis été recensés avec diverses associations thérapeutiques. Un suivi minimum des 12 à 18 mois de tous les enfants de mère traitée est donc nécessaire pour mettre en évidence ces troubles, et ceci même si lenfant nest pas contaminé. Dautres essais ont été réalisés avec antiprotéase (Ritonavir) en phase I mais ont montré des toxicités métaboliques en particulier. Un essai est en cours avec un traitement bref pendant laccouchement utilisant la Névirapine. Ce type de traitement, sil expose moins le foetus, fait courir à la mère le risque de résistance secondaire à cette inhibiteur non nucléosidique de la réverse transcriptase.
En conclusion et à ce jour, la prévention de la TMF du VIH comprend chez la femme sans indication urgente de traitement personnel, la pratique de la césarienne prophylactique et la ZDV maintenant seule (coef ci-dessus). Pour les femmes ayant une indication formelle de traitement, la stratégie est à décider au cas par cas...
NB : Zalcitabine (ddc) et Efavirenz tératogènes chez lanimal.
Les nouveaux-nés de mères VIH positives possèdent des anticorps IgG transmis passivement et qui peuvent persister au-delà de 15 mois. La recherche d'IgM n'est pas fiable. Un diagnostic précoce de certitude repose ainsi sur la mise en évidence du virus au moyen de techniques de diagnostic direct chez le nouveau-né et se fait par culture virale sur lymphocytes ou mise en évidence de lADN viral par PCR (Tableau 2).3 De 35 à 50 % à la naissance, la sensibilité de ces tests atteint 75 à 90 % à 1 mois et près de 100 % à 3 mois. La pratique de ces tests est justifié en période néonatale malgré leur sensibilité médiocre car le potentiel évolutif et le risque dencéphalopathie dun enfant dont la culture/PCR-ADN VIH est positive dès la naissance est plus élevé que chez celui dont lisolement viral ne sera possible quaprès quelques semaines de vie. Ceci est encore plus net lorsquune antigénémie p24 peut être détectée dès la naissance (risque x 3). En revanche, chez l'enfant plus grand, le diagnostic sera indirect comme chez l'adulte, et mettra en évidence les anticorps sériques dirigés contre les divers constituants du VIH par méthode Elisa ou Western Blot.
Tableau 2 : Méthodes de diagnostic précoce de linfection par le VIH
| Naissance | Contrôle sérologie Elisa et Western
Blot Culture virale et/ou PCR-ADN VIH Antigénémie p24 |
| 1 mois | Culture virale et/ou PCR-ADN VIH |
| 3 mois | Culture virale et/ou PCR-ADN VIH |
| 12/18 mois | Sérologie VIH Elisa |
Tous les enfants sont revus à 1 mois de vie en consultation par un pédiatre référent. En effet les résultats des tests de diagnostic direct réalisés à la naissance sont alors disponible (délai =28 jours pour les co-cultures). Deux situations sont alors possible : ou culture et PCR sont positives ou elles sont négatives.
Dans le cas où ces tests sont demblée positifs (Figure 3), lenfant a un grand risque dappartenir à une forme rapidement évolutive qui se caractérise par des symptômes dinfection virale (adénopathies, hépatomégalie, splénomégalie), des complications infectieuses car ces enfants sont en règle très immunodéprimés et par des manifestations neurologiques liées au VIH (encéphalopathie) (cf. paragraphe 5). Le traitement antirétroviral sera alors poursuivi voire renforcé et une prophylaxie vis à vis du pneumocystis carinii sera entreprise si elle navait pas été déjà mise en place.
Figure 3 : Conduite à tenir si diagnostic direct de la naissance positif
Dans le cas où ces tests sont négatifs, ils seront répétés à 1 et 3 mois de vie (Figure 4). Le traitement antirétroviral pourra être arrêté lors de la première consultation car lenfant a toutes les chances, sil savère finalement contaminé, dappartenir à une forme lentement évolutive (charge virale faible ou indécelable et taux de CD4 normal). Si la PCR ou la co-culture sont finalement positives, une reprise du traitement sera discutée en fonction de la charge virale. Le suivi sera de toutes façons prolongé pour tous ; la déclaration de non-infection pour un enfant né de mère séropositive, nécessite une sérologie VIH négative (soit 2 Elisa <18 mois ou 1 Elisa >18 mois) sans autre preuve biologique dinfection (détection directe du virus négative) ni critère clinique définissant le SIDA.
Figure 4 : Conduite à tenir si diagnostic direct de la naissance négatif
Le suivi doit être mensuel durant la première année de vie compte tenu de la rapidité évolutive de la maladie de certains enfants, puis pourra être tri- ou quadrimestriel par la suite si létat de lenfant le permet.
Lévaluation clinique visera à dépister une infection intercurrente, à rechercher les signes dune encéphalopathie débutante ou dautres dysfonctions dorgane (rein, myocarde notamment) et à apprécier létat nutritionnel.
Comme chez ladulte, le suivi biologique à visée pronostique repose sur lévaluation du statut immunitaire (numération formule sanguine et plaquettes, nombre de lymphocytes CD4 circulants) et sur la quantification de la réplication virale. Les examens biochimiques et en particulier les transaminases et les enzymes pancréatiques seront réalisés régulièrement en fonction du contexte et des thérapeutiques instituées.
Une radiographie de thorax, un examen ophtalmologique, une analyse durines ou encore une échocardiographie ou un test tuberculinique seront réalisés une fois par an.
La vaccination par le BCG est contre-indiquée en raison des risques de bécégite localisée ou diffuse lors de l'installation du déficit immunitaire. Les vaccinations antipoliomyélitiques par vaccin inactivé, antidiphtérique, antitétanique et anticoqueluche antihémophilus influenzae type B et antihépatite B sont sans danger et doivent être faites normalement. Le vaccin ROR (souche atténuée) peut être proposé chez les enfants asymptomatiques mais il est déconseillé chez les enfants présentant un déficit immunitaire sévère.
Elle touche 20 à 30 % des nouveau-nés de mère
séropositive. Les premiers symptomes se manifestent chez ces enfants
entre 1 et 6 mois. Il s'agit d'adénopathies, de splénomégalie,
d'hépatomégalie, de complications infectieuses (pneumopathies,
diarrhées, candidoses pharyngées...) voire d'une encéphalopathie
à VIH. Le décès survient en règle avant 5 ans
car ces enfants sont d'emblée très immunodéprimés.
L'encéphalopathie à VIH survient essentiellement dans
cette forme évolutive et est caractérisée par :
Elle évolue par paliers vers une aggravation progressive
avec microcéphalie. Elle représente un facteur pronostic corrélé
au risque d'infection opportuniste.
L'analyse du liquide céphalo-rachidien peut être normal ou montrer
une pléiocytose avec élévation de la protéïnorachie
sans germes. On trouve des IgG anti VIH et parfois un antigène P24
dans les encéphalopathies progressives. La tomodensitométrie
peut être normale ou montrer une atteinte corticale et des calcifications
des noyaux gris centraux. Les images en RMN mettent en évidence une
démyélinisation de la substance blanche de façon diffuse
ou en foyers. L'étude anatomique confirme les lésions vues en
RMN et objective une prolifération de cellules géantes multinucléées.
Cette encéphalopathie peut aussi survenir dans la forme lentement évolutive
mais il s'agira alors d'un diagnostic différentiel après avoir
éliminé une infection opportuniste (toxo cérébrale,
CMV...) un lymphome ou des lésions vasculaires.
Les nouveau-nés chez qui la culture VIH est positive (cf ci-dessus)
à la naissance, d'autant plus que leur antigénémie P24
est aussi positive et ceux qui présentent des signes de foetopathie
(hépatosplénomégalie, IgM totales augmentées)
sont particulièrement menacés par cette forme.
Le suivi biologique et clinique guident la prescription des antirétroviraux (Tableau 3).14
Six analogues nucléosidiques sont disponibles chez lenfant : l'AZT (zidovudine), la ddi (didanosine), le 3TC (lamivudine), la ddc (zalcitabine), la d4t (stavudine) et lAbacavir (Ziagen*). Néanmoins leur forme galénique nest pas toujours adaptée à lenfant. La pharmacocinétique et la tolérance des analogues nucléosidiques semblent peu différentes chez lenfant et chez ladulte mais seuls lAZT et le 3TC ont fait lobjet détudes détaillées de pharmacocinétiques chez le nouveau-né et le nourrisson. Des analogues non nucléosidiques peuvent aussi être employés (Névirapine, Efavirenz ...). Les antiprotéases (Indinavir et Ritonavir, Nelfinavir surtout et Amprénavir) ont aussi fait leur apparition dans la pharmacopée pédiatrique avec les mêmes limites que chez ladulte.
Lefficacité de ces différents types de molécules est identique à ce qui est observé chez ladulte : réduction de la réplication virale, élévation du taux de CD4 et émergence de souches virales résistantes après administration dune mono- ou bithérapie danalogues nucléosidiques. Les résultats obtenus avec les trithérapies chez lenfant (2 analogues nucléosidiques et 1 antiprotéase) montrent un effet transitoire chez 30 % des enfants ; une résistance complète au traitement dans 30 % des cas et un effet transitoire chez 30% (>1an) mais le recul est encore faible (<2 ans). Ces enfants doivent bénéficier dun suivi très étroit, clinique, biologique et psychologique car lobservance est fondamentale pour éviter lémergence rapide de souches résistantes mais ladhérence difficile en raison des effets secondaires et des contraintes liées à la prise des médicaments.
| Indications du traitement antirétroviral |
|
¬ Nouveau-né infecté
par le VIH à haut risque dévolution précoce et
sévère (Ag p24 + dès la naissance et ARN VIH plasmatique
élevée à la naissance) Grands enfants présentant
des symptomes cliniques du groupe B ou C (CDC) et/ou baisse des CD4
au dessous de 25% et/ou ARN VIH plasmatique élevée >20.000
copies/ml |
| Modifications du traitement |
| Si aggravation clinique et/ou charge virale
élevée et/ou décroissance des CD4 après un
traitement bien conduit ® changement thérapeutique par adjonction dune antiprotéase si bithérapie ou multithérapie sans antiprotéase, ou changement de lantiprotéase si multithérapie avec antiprotéase ou association 2 inhibiteurs nucléosidiques + 1 non nucléosidique |
| En évaluation |
| Choix de la multithérapie initiale Thérapie séquentielle de principe Traitement de tout nouveau-né infecté asymptomatique Place des antiprotéases : précoce demblée ou tardive après échec dune autre trithérapie |
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