Institut Mère-Enfant, annexe pédiatrique, Hopital sud,
BP 56129, 35056 Rennes Cedex 2
1. Décrire les étapes successives de l'alimentation au cours de la première année de vie.
2. Donner les avantages de l'allaitement au sein et les principales différences entre lait de femme et lait de vache.
Un besoin nutritionnel ou alimentaire se définit comme la quantité minimale d'un nutriment qui doit être régulièrement absorbée pour assurer une nutrition normale chez un individu en bonne santé.
Le terme sous-entend chez l'enfant plusieurs grands principes de nutrition
:
- La nécessité d'apporter une alimentation équilibrée
et adaptée à la maturité des fonctions digestives et
rénales de l'enfant (en particulier du nouveau-né et du nourrisson).
- Le respect de l'aspect quantitatif et qualitatif.
- Le but d'un développement optimal et non maximal.
- Les besoins alimentaires couvrent :
De nombreux experts ont établi des "apports recommandés" en tenant compte autant des variations individuelles de chaque enfant que de l'insuffisance de nos connaissances sur certains points. La plupart des recommandations actuelles incluent donc une marge de sécurité pouvant atteindre 50 %. La consommation d'une quantité de nutriment respectant " à la lettre " les besoins nutritionnels élimine tout risque de carence ; le risque est très élevé en deça de 70% des apports quotidiens recommandés. Il faut enfin noter que ces apports recommandés tiennent souvent compte de traditions alimentaires et qu'ils ne constituent pas un dogme absolu, applicable à l'échelon individuel.
Les besoins sont exprimés en " grandes " calories (Kcal ou Cal) ou en Joules, en fonction du poids et de l'âge : 1 cal = 4,18 joules.
Ils sont d'autant plus grands que l'enfant est jeune et/ou en croissance
rapide (3 premières années, puberté) :
| - Prématuré : 130 Cal/kg/j - 3 à 9 mois : 110 Cal/kg/j - Puberté : 50 à 55 Cal/kg/j |
- 0 à 3 mois : 120 Cal/kg/j - 2è enfance : 70 à 80 Cal/kg/j - Adulte : 40 Cal/kg/j |
On peut utiliser une formule en fonction du poids de l'enfant :
- pour les 10 premiers kilogrammes : 100 Cal/kg
- pour les 10 suivants : 50 Cal/kg
- pour le reste du poids : 25 Cal/kg.
Exemple : 10 ans - 32 kilos : (100 x 10) + (50 x 10) + (25 x 12) = 1.800 Cal.
Il y a un risque de surévaluation pour l'obèse et de sous évaluation chez l'hypotrophique dans le calcul de la ration en fonction du poids.
A 1 an (10 kg), les besoins sont à peu près à la moitié des besoins de la
mère (1000 Cal).
A 15 ans, lors de la puberté (55 kg), les besoins sont de 1,5 fois ceux de
l'adulte (3000 Cal).
L'énergie est utilisée à (en ordre décroissant)
:
1. le métabolisme de base
2. le renouvellement et la synthèse de tissus nouveaux (croissance)
3. les pertes énergétiques diverses (thermorégulation)
4. l'activité musculaire (surtout après 6 mois)
L'apport calorique destiné à couvrir le métabolisme de base et les pertes énergétiques est peu " compressible " ; en cas de carence calorique, c'est bien évidemment la part destinée à l'activité physique qui est réduite puis très rapidement la part destinée à assurer la croissance. Plus la croissance est rapide et plus elle sera altérée par un déficit énergétique.
Besoins liés à la croissance :
- Pendant sa première année un nourrisson grandit de 25 cm (sa taille
s'accroit donc de 50%) et il prend 6 Kg (son poids triple pratiquement).
- Pendant les phases de croissance rapide (3 premières années, puberté), les
besoins énergétiques destinés à la croissance sont élevés. On estime qu'il
faut environ 5 Cal pour un gain de poids d'1 g.
Pendant la croissance la composition corporelle change avec diminution de l'eau
totale, augmentation de la masse maigre et de la masse grasse qui atteint son
maximum à 6 mois de vie (21% du poids corporel). Au cours des premiers mois
le gain de poids est constitué de 3,3 g/Kg/J de lipides (41% du gain) et de
1 g/Kg/j de protéines (14% du gain).
Il faut par ailleurs souligner l'importance prépondérante de la croissance cérébrale
qui représente à elle seule 50% des dépenses énergétiques de croissance au cours
des 6 premiers mois de vie.
Les calories sont apportées dans l'alimentation par les glucides (4
Cal/g), les protides (4 Cal/g), les lipides (9 Cal/g).
- Après diversification, l'équilibre recommandé est le
suivant :
Ces trois groupes ne sont pas interchangeables.
- Avant la diversification, le lait maternel assure une croissance optimale alors que sa composition est toute différente ; il apporte :
Dans l'équilibre entre les 3 grandes catégories de nutriments, il faut tenir
compte :
- de l'action dynamique spécifique représentant la fraction de l'apport énergétique
alimentaire obligatoirement dispersée en chaleur. Elevée pour les protides,
elle est faible pour les glucides. Ainsi pour disposer de 100 Cal, il faut :
- des différences métaboliques pour une mise en " réserve " ; ainsi pour stocker 100 Cal sous forme de graisses de réserve, il faut :
Les régimes déséquilibrés majorent les risques de malnutrition.
1.2.1.1 L'eau est le principal constituant du corps avec une répartition
différente chez l'enfant de l'adulte. Dans l'organisme, l'eau est répartie
en deux secteurs :
- liquide intracellulaire (LIC)
- liquide extracellulaire (LEC), subdivisé en liquide intravasculaire
et liquide intersticiel.
La répartition de ces secteurs est très différente chez
l'adulte et chez l'enfant :
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| LIC |
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| LEC |
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| TOTAL |
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1.2.1.2 L'excrétion urinaire de l'eau est la voie d'élimination de déchets métaboliques solubles, d'autant que le pouvoir de concentration osmolaire est faible pendant les premiers mois de vie (< 400 mosmol/l).
1.2.1.3 L'évaporation hydrique sur la peau et les muqueuses est un facteur important de perte d'eau. Le rapport surface corporelle / poids est plus élevé chez l'enfant, expliquant l'importance de la déperdition hydrique.
Les besoins hydriques du nourrisson sont proportionnellement beaucoup plus élevés que ceux de l'adulte :
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Age
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Poids
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Eau (ml/Kg)
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| - 3 jours - 10 jours - 3 mois - 6 mois - 9 mois - 1 an |
3,0 Kg
3,2 Kg 5,5 Kg 7,5 Kg 8,7 Kg 9,5 Kg |
80-100
125-150 130-160 120-150 110-140 100-120 |
Normalement, il existe un équilibre entre :
- eau ingérée, eau de constitution des aliments, eau provenant du métabolisme (1 g de protides et 1 g de glucides = 0,5 ml d'eau ; 1 g de lipide = 1 ml)
- les urines : 65% des éliminations (1000 ml/m²/j).
La filtration glomérulaire et la ré-absorption tubulaire peuvent être perturbées
(tubulopathie, troubles endocriniens).
- les matières fécales : 5 à 10%.
On doit cependant rappeler dans les éliminations les fausses éliminations
constituées par la sécrétion des sucs digestifs normalement ré-absorbés, sauf
en cas de diarrhée et de vomissements. Proportionnellement, la quantité de
sucs digestifs est beaucoup plus élevée chez l'enfant que chez l'adulte.
- la perspiration cutanée insensible, la transpiration
et la respiration : 25 à 30%.
Ces chiffres varient en fonction de la chaleur ambiante (augmentation des
besoins de 30 ml/kg/j par degré au dessus de 30°), du degré hygrométrique
(problème des incubateurs), de la vitesse de circulation de l'air et enfin
de la température du corps.
La balance hydrique, rapport entre les entrées et les sorties d'une part et le stock d'eau de l'organisme d'autre part, est considérablement plus élevée chez le nourrisson que chez l'adulte :
Les protéines sont la seule source d'azote de l'organisme. Il n'existe
pas de protéines de réserve et en cas de carence d'apport, la
synthèse protéique se fera au dépens de protéines
de structure et en premier lieu de la masse musculaire.
Les protéines ont des rôles biologiques aussi divers qu'indispensables
:
- Croissance et développement de l'organisme (os, muscles, peau, phanères)
- Protéines de défense (immunoglobulines)
- Protéines de transport (albumine, hémoglobine, etc.)
- Protéines enzymatiques et hormonales.
Toutes les protéines alimentaires n'ont pas la même valeur nutritionnelle, aussi est-il artificiel de distinguer les besoins quantitatifs et qualitatifs, ce que nous ferons cependant pour faciliter l'exposé.
La mesure quantitative du besoin azoté se fait par la technique des bilans
: quantité ingérée moins quantité rejetée (rejetée dans les urines : azote
métabolisé ; dans les selles : protéines non métabolisées + petite quantité
secrétée par le tube digestif).
Tout bilan chez le nourrisson nécessite l'immobilisation sur un lit métabolique,
manoeuvre qui, en elle-même, peut modifier le métabolisme. Le bilan dépend
par ailleurs de multiples facteurs : taux de protides du régime, qualité des
protéines (teneur en acides aminés), ration calorique, équilibre protides
/ autres nutriments, facteurs psychologiques (immobilisation, visite de la
famille,etc). Ceci explique la grande variabilité des recommandations.
Apports protéiques : marges de variation acceptables
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| Garçons
:
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45 à 85 |
| Filles
:
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- |
45 à 75 |
La valeur des protéines apportées par un aliment varie beaucoup en fonction des acides aminés qui la composent (AA essentiels) et de sa digestibilité.
Parmi les 23 acides aminés 8 sont dits essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine) car l'organisme ne peut en faire la synthèse. On y ajoute chez l'enfant l'histidine, essentielle pour la croissance, mais également les acides aminés dits semi-essentiels (tyrosine, cystéine, taurine) dont les voies de synthèse sont "immatures".
La valeur biologique d'une protéine est fonction de la présence
de ces acides aminés indispensables et de l'équilibre de leurs
taux respectifs.
La valeur d'une protéine est donnée en comparant sa composition en acides
aminés à celle d'une protéine de référence : l'oeuf. En pratique, lorsque
l'on compare différents régimes, on utilise plus volontiers le lait que l'oeuf
et il serait plus logique pour l'homme et le nourrisson, d'avoir la protéine
du lait de femme comme protéine de référence. Il existe en France une protéine
" idéale "de référence officielle en termes de composition pour chacun des
AA (J.O du 14/09/1976).
Les protéines d'origine animale (oeuf, viandes, poissons, lait) ont une
composition satisfaisante en acides aminés. Ce sont des protéines nobles,
mais elles se conservent mal et sont chères. Les protéines d'origine végétale,
sont déficientes en plusieurs acides aminés essentiels : les céréales principalement
en lysine, les légumineuses en méthionine. Deux légumineuses font exception
: le soja et le tournesol.
On connaît la composition en acides aminés des différentes protéines et on
en détermine ainsi l'indice protéique. L'acide aminé dont le taux est le plus
bas par rapport au taux de la protéine de référence est dit facteur limitant.
On peut ainsi établir différents coefficients :
- taux d'AA essentiels par rapport à 1 g d'azote d'une protéine,
- taux d' AA essentiels par rapport au poids des acides aminés totaux,
Il faut en effet également tenir compte des AA non essentiels. Dans les phases
de croissance rapide, la capacité de synthèse des AA non essentiels telle
la glutamine peut devenir un facteur limitant de la proteosynthèse.
Un rapport précis AA essentiels / AA totaux doit donc être respecté : 0,4
de 0 à 6 mois, 0,33 à 2 ans.
Estimation des besoins en acides aminés
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2. On peut, par des mélanges de protéines de valeur biologique modeste, mais contenant des acides aminés en proportion différente, obtenir un produit bien meilleur : c'est la "supplémentation". Par exemple, en mélangeant une protéine de valeur biologique 50 à une protéine de baleur biologique 60, on peut obtenir un mélange de valeur biologique 80, en diminuant les facteurs limitants de chaque protéine.
3. On doit insister sur les besoins en lysine, particulièrement importants dans les périodes de croissance et sur le déficit en cet acide aminé dans les céréales qui sont cependant la base de la plupart des farines utilisées dans l'alimentation de l'enfant.
4. Les notions de besoins en acides aminés prennent une importance très grande dans les troubles du métabolisme de certains acides aminés (exemple : la phénylcétonurie) qui nécessitent des régimes restrictifs en certains acides aminés.
Une protéine se juge également par sa digestibilité,
la vitesse de libération des acides aminés au cours de la digestion,
la vitesse d'absorption des acides aminés. La digestibilité
dépend de la composition globale de l'aliment telle que la teneur en
fibres ou en phénols des végétaux. Le mode de préparation
culinaire (cuisson) modifie également la digestibilité des protéines.
Ces différents facteurs permettent d'établir la valeur d'utilisation
nette ou le coefficient d'utilisation digestive : CUD (N retenu/N ingéré).
Le tableau suivant résume ces qualités nutritionnelles des protéines alimentaires :
Valeur nutritionnelle des protéines (en %)
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| - Oeuf |
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| - "Petit lait" |
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| - Muscle de boeuf |
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| - Caséine |
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| - Farine de Soja |
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| - Farine d'Arachide |
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| - Gluten de Blé |
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| - Zéïne (maïs) |
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Les glucides ont essentiellement un rôle d'apport calorique: ils représentent 50 à 60% de l'apport énergétique total (AET).
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Monosaccharides Glucose Fructose Oligosaccharides Saccharose Lactose Maltose POLYSACCHARIDES De réserve Dextrine Amidon --------------------------------- Gommes Mucilages Algues De structure Pectines Hémicelluloses |
Glucides assimilables -------------------------------- Glucides non assimilables ou Fibres alimentaires |
Glucides digestibles --------------------------------- |
Le glucose pur ou venant de l'hydrolyse intestinale du saccharose, du lactose
ou de glucides plus complexes est le sucre type mais il ne peut être
utilisé à une dose supérieur à 5%.
Le fructose est présent dans les fruits et le miel ou issu de l'hydrolyse
du saccharose.
Le xylose est un pentose constituant majeur des polysaccharides de parois
cellulaires des plantes (voir " fibres "). Il n'est pas présent à
l'état de monosaccharide dans l'alimentation.
Le lactose (glucose + galactose) est le sucre du lait maternel. Le galactose
entre dans la constitution des cérébrosides, donc de la substance cérébrale.
En raison d'un faible pouvoir édulcorant, il ne risque pas de développer l'appétance
pour le goût sucré de l'enfant.
Le saccharose (glucose + fructose) extrait du suc de betterave ou de canne
à sucre, également présent dans certains fruits est bien toléré mais il est
à l'inverse très sucrant et très cariogène, son apport doit rester inférieur
à 10% des apports énergétiques totaux.
Le maltose (glucose + glucose) est issu de l'hydrolyse des polymers de glucose
après action des amylases.
Elles proviennent des plantes où elles forment un complexe de polymères.
La cellulose, est retrouvée dans la peau des fruits, l'enveloppe des
graines, les feuilles et tiges des plantes comestibles. Les pectines et l'hémicellulose
forment une matrice entourant la cellulose dans la paroi cellulaire.
Les fibres alimentaires non digestibles et non assimilables jouent un rôle
biologique important, en particulier du fait de leur pouvoir de rétention
d'eau. On note par exemple une rétention d'eau de 4 x son poids pour le son
de blé, 8 x pour le chou, 13 x pour la pomme. Ces propriétés sont utilisées
pour le traitement diététique de la constipation.
Les fibres non assimilables favorisent la croissance bactérienne (fibres fermentescibles).
Sous l'influence de la flore intestinale, elles peuvent être en partie digestibles
(de 20 à 80% pour la cellulose, à 50% pour le son de blé, à 90% pour les pectines,
les lignines sont totalement non digestibles).
- Il s'agit en premier lieu des triglycérides représentant plus de 95% des graisses alimentaires. Ils sont constitués d'une molécule de glycérol et de 3 acides gras.
- On peut également citer les esters partiels moins répandus : mono et diglycérides.
Ils contiennent une partie non lipidique dans leur structure :
- Phospholipides (acide phosphorique) ; ex : lécithine d'oeuf
- Glycolipides (composé glucidique)
- Lipoprotéines (composé protéique) : molécules
de transport.
En général, ce sont des molécules à haute fonction biologique : constituants
des membranes cellulaires, d'organites intracellulaires (mitochondries).
Il s'agit des stérols (et stéroides à action hormonale). Ce sont des alcools complexes dont le cholestérol est le plus important d'origine animale. Constituant normal des membranes cellulaires, il est également le précurseur de la synthèse de l'acide cholique et des acides biliaires d'une part et des hormones stéroidiennes (surrénaliennes et sexuelles) d'autre part.
grâce à leur densité calorique élevée (9 Cal/g) : ils doivent représenter 30% de l'AET.
Les AGPLC sont des constituants majeurs des membranes cellulaires. Le DHA
est ainsi retrouvé à des taux élevés dans la rétine et le cerveau.
Les AGPLC sont également précurseurs des éicosanoïdes, prostaglandines, thromboxanes,
leucotriènes.
De nombreuses études chez l'animal et chez l'enfant (prématuré en particulier)
ont souligné le rôle majeur des AGE essentiels dans le développement cérébral
et rétinien et " affiné " les recommandations dans l'apport des AGE précurseurs
mais également discuté la nécéssité d 'une supplémentation en DHA.
On a ainsi énonçé des recommandations d'apport :
Les lipides sont les transporteurs indispensables à l'absorption des vitamines liposolubles (A,D,E,K) (Cf Vitamines)
Fonction des pertes rénales et extrarénales (cutanées et digestives) et des quantités de Na+ incorporées dans la synthèse des nouveaux tissus, les besoins peuvent être évalués de 1 à 2 mEq/Kg/J de la naissance à 3 ans.
Les apports ( 1 à 2 mEq/Kg/J) doivent couvrir les pertes (fécales, urinaires, cutanées) et les besoins de croissance.
Les besoins dépendent de la rétention calcique osseuse lors
de la croissance, du coefficient d'utilisation digestive, de l'imprégnation
vitaminique D.
Le squelette contient la quasi-totalité du calcium de l'organisme.
L‘accroissement de la masse calcique osseuse est évaluée à
150 mg/J pendant la première année , 90 mg/J pendant la deuxième.
Une partie du calcium est mobilisable et doit, en particulier, assurer un
rôle biologique dans l'homéostasie sous forme de calcium ionisé
(cofacteur enzymatique, rôle dans l'excitabilité neuromusculaire).
Les besoins quotidiens sont de :
- 400 mg avant 6 mois
- 600 mg de 6 à 12 mois.
Le rapport Ca/P doit être de 1,2 à 1,5 pour assurer l'équilibre
nécessaire à l'ossification :
- 800 mg de 1 à 9 ans
-1000 mg de 10 à 12 ans
-1200 mg pendant la puberté
Egalement essentiel à la croissance osseuse, les besoins en phosphore sont liés en raison de leur liens métaboliques aux besoins en calcium. Le rapport Ca/P doit être impérativement supérieur à 1 avant un an puis les apports peuvent être identiques.
Mal connus chez l'enfant les besoins semblent convenablement couverts par l'alimentation (50 mg/24h chez le nourrisson, 100 à 200 mg / 24 h chez l'enfant).
Les besoins vitaminiques n'ont été pendant longtemps considérés que sous l'angle des maladies de carence : rachitisme, encore rencontré, scorbut, béribéri, etc..., maladies qui ne se voient plus dans notre pays. Il existe cependant, particulièrement chez l'enfant, des situations d'hypovitaminoses latentes, méconnues, qui sont peut-être fréquentes. Une alimentation déséquilibrée, à base d'aliments industriels, peut en effet facilement réaliser un apport vitaminique insuffisant. Les apports recommandés, mal appréciés, permettent cependant, s'ils sont respectés, d'éviter probablement ces situations de carence.
Apports vitaminiques recommandés chez l'enfant.
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| Vitamine A (µg) |
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| Vitamine D (UI) |
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| Vitamine E (mg) |
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| Vitamine K (µg) |
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| Vitamine B1 (mg) |
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| Vitamine B2 (mg) |
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| Vitamine B5 (mg) |
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| Vitamine B6 (mg) |
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| Vitamine B12 (µg) |
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| Vitamine C (mg) |
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| Acide Folique (µg) |
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| Biotine (µg) |
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| Niacine (mg) |
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Valeurs conseillées permettant d'éviter un état de carence
et un risque de toxicité. La variabilité des besoins traduit
les variations en fonction de la situation métabolique de chaque enfant,
et surtout le caractère encore incomplet des connaissances sur ce sujet.
Depuis 1992, les aliments lactés diététiques 1er et 2è
âge sont supplémentés à raison de 400 à
450 UI/l environ. Cette supplémentation est un peu faible et une couverture
des besoins nécessite l'adjonction médicamenteuse de 400 à
800 UI/j.
Il y a 21 métaux lourds dans les tissus, un certain nombre étant reconnus comme essentiels. Il est cependant difficile de donner des recommandations d'apport. En pratique une alimentation équilibrée couvre bien les besoins et, en l'état actuel des connaissances, ce sont essentiellement les apports en fer et en fluor qui demandent une attention particulière.
Les besoins en fer sont plus importants au cours de la première année, particulièrement entre 6 et 12 mois, qu'à n'importe quel autre moment de la vie. Ils sont estimés à 10-15 mg/j.
Des apports suffisants en fluor devraient être assurés à tous les nourrissons dès les premières semaines de vie jusqu'à l'âge adulte, de l'ordre de 0,1 à 1 mg/j durant la première année, de 0,5 à 1,5 mg/j les deux années suivantes, de 1,5 à 2,5 mg jusqu'à 16 ans. Les eaux de boisson étant habituellement peu fluorées en France, une supplémentation médicamenteuse est nécessaire lorsque la concentration en fluor de l'eau de boisson est inférieure à 0,3 mg/L.
Apports recommandés (valeurs moyennes habituellement conseillées).
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| Zinc (mg) |
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| Cuivre (mg) |
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| Chrome (ug) |
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| Manganèse (mg) |
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| Fer (mg) |
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| Fluor (mg) |
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| Sélénium (ug) |
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| Molybdène (ug) |
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| Iode (ug) |
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| Cobalt (ug) |
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La maturation mammaire (développement des canaux galactophores)
se produit au cours de la grossesse sous l'action conjointe des oestrogènes
et de la progestérone qui développe les acinis. Ces hormones
sont d'origine ovarienne et surtout placentaire chez la femme enceinte.
La sécrétion lactée est elle-même sous la dépendance
de la prolactine, secrétée par l'hypophyse antérieure
dès le deuxième trimestre de la grossesse (une très légère
secrétion lactée est possible au 5ème mois de grossesse), mais dont l'action
est inhibée par les hormones placentaires. L'accouchement et la disparition
du placenta lèvent cette inhibition permettant à la prolactine
d'agir rapidement sur la glande déjà préparée
: c'est la montée laiteuse.
La sécrétion lactée est favorisée par l'augmentation des glucocorticoïdes libres type Cortisol, liée en partie à la sécrétion accrue d'ACTH qui accompagne l'accouchement. Par contre, la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires est bloquée par l'action de la prolactine, ce qui explique l'aménorrhée physiologique, transitoire de la lactation.
L'éjaculation du lait et l'entretien de la sécrétion dépendent d'un mécanisme neuro-hormonal induit par la succion du mamelon. Ces excitations mécaniques déclenchent, par l'intermédiaire du diencéphale, une sécrétion de prolactine et d'ocytocine. L'ocytine produite dans le lobe postérieur de l'hypophyse entraîne la contraction des cellules myoépithéliales qui entourent les acinis et l'éjaculation du lait.
Enfin, le diencéphale et par lui le cortex cérébral joue un rôle dans la sécrétion lactée, expliquant en particulier l'influence des émotions sur la sécrétion.
On retiendra de ce rappel physiologique que :
- la sécrétion lactée se prépare pendant la grossesse
; c'est donc à ce moment qu'il convient de conseiller ce mode d'allaitement
à la future mère et de noter l'état des seins et des
mamelons ;
- la mère doit avoir le désir de nourrir son enfant et un climat
favorable doit être maintenu en évitant anxiété,
émotions, soucis, douleurs (action diencéphalique) ;
- la succion joue un rôle important dans le déclenchement et
le maintien de la sécrétion lactée.
Le colostrum constitue la première secrétion: Il s'agit
d'un liquide jaune, de densité élevée (1040 -1060), riche
en protéines (23g/L) et contenant une quantité importante d'acides
aminés libres (20%). Il est, de plus, riche en sels minéraux
(magnésium, calcium) et en immunoglobulines, surtout IgA. Il contient
des macrophages, contribuant à la défense contre l'infection.
Il favorise l'évacuation du méconium. . La sécrétion est facilitée
par la mise au sein de l'enfant qui, s'il n'a reçu aucune alimentation, a
soif et tète avec énergie. La quantité au début faible (20 à 40 ml seulement)
va augmenter rapidement.
Le lait de transition succède au colostrum pendant une période
intermédiaire de quelques jours qui aboutit au lait mature en
2 à 3 semaines.
Ce chapitre s'attache à décrire les qualités nutritionnelles du lait maternel par la description de la COMPOSITION DU LAIT MATURE
Une analyse comparative, même grossière, des laits des différents mammifères met en évidence les différences de composition liées aux différences de besoins de croissance et souligne la parfaite adaptation du lait à l'espèce.
De façon schématique, la teneur en protéines est d'autant plus élevée que la croissance est rapide; la teneur en lactose est d'autant plus élevée que la croissance cérébrale post-natale est importante; la teneur en graisses est d'autant plus élevée que les besoins énergétiques (notamment de thermo-régulation) sont importants.
Ces points sont illustrés dans le tableau suivant :
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Lapin |
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Pour souligner ses qualités, d'autant que les "habitudes alimentaires" l'ont au cours des décennies passées mis en concurrence avec le lait de vache, il est habituel de comparer point par point le lait de femme à la composition du lait de vache. Ceci permet d'expliquer les avantages de l'allaitement maternel et de comprendre les modifications apportées pour la conception des aliments lactés infantiles, même si l'objectif de la reconstitution industrielle du lait de femme tient de la gageure.
Tableau de Composition comparée lait de femme -
lait de vache
( composition par décilitre)
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| Protides totaux (en grammes) a) Protéines - caséine - lactosérum (protéines solubles) . lactalbumine . Bêta - lactoglobuline . lactotransferrine . immunoglobuline b) Azote non protéique |
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| Glucides (en grammes) a) lactose b) oligosaccharides |
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| Lipides (en grammes)
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| Sodium (en milligrammes)
Chlore Phosphore Calcium Rapport C/P Magnésium Total minéraux |
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| Fer (en microgrammes) Zinc Cuivre Iode |
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| Vitamines . A (UI) . D (UI) . E (mg) . C (mg) |
200 |
45 |
| Charge osmotique (mOsm/L)
Déchets solubles d'élimination urinaire |
90 |
280 |
| Calories |
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On note une faible proportion de caséines dans le lait de femme, en
particulier au cours des premiers jours, pour atteindre le rapport classique
de 40% dans le lait mature.
La caséine beta est la plus importante ; sa dégradation libère des peptides
à activité biologique (activité opioide ou anti-infectieuse). La caséine K,
plus récemment décrite, est une glycoprotéine contenant 50% de glucides. La
digestion de la caséine pourrait libérer une fraction glycopeptidique stimulant
la croissance des bifidobactéries.
Quoique moins riches en phosphore que dans le lait de vache, ces phosphoprotéines
(complexe de caséinate de calcium et de phosphate de calcium) permettent d'apporter
à l'enfant calcium et phosphore dans un rapport optimal facilitant leur absorption.
La précipitation intragastrique des protéines du lait de femme entraîne une
coagulation fine permettant une vidange gastrique de 60 à 90'. A l'inverse,
la précipitation du lait de vache du fait de sa richesse en caséines aboutit
à une coagulation en gros blocs avec une vidange gastrique de 3 heures.
2.2.2 Les protéines solubles (du lactosérum)
- L'alpha lactalbumine, protéine de 14000 daltons, possède une structure en partie analogue au lysozyme mais également à la lactalbumine bovine.
- La lactotransferrine (25 % des protéines du lactosérum) a la propriété de fixer le fer à l'état trivalent et son avidité pour le fer est trois fois plus importante que celle de la sidérophiline. La glande mammaire a ainsi la capacité de capter le fer sérique et de le transporter jusque dans le duodénum du nouveau-né où il est absorbé et repris par la ferritine. Cette globuline, en s'emparant du fer nécessaire au développement de certaines bactéries, aurait ainsi un effet protecteur anti-infectieux.
- Le lait maternel contient par ailleurs un taux élevé d'immunoglobulines et de lysozyme (cf chapitre sur les facteurs de défense).
- Rappelons qu'il est dépourvu de bêta lactoglobuline.
2.2.3 L'équilibre en acides aminés (A.A.) du lait maternel est mieux adapté : peu de méthionine, plus de cystine. Le lait de femme est riche en taurine (8 mg/100ml) et en cystéine, A.A semi essentiels. Le rapport AA essentiels sur AA non essentiels est de 0,75.
Il représente 20% de l'azote total du lait humain.
Il s'agit :
- d'acides aminés libres avec fort taux de taurine et d'acide
glutamique.
- de l'azote contenu dans les oligo-saccharides (N-Acetylglucosamine).
- des nucléotides, molécules composées d'une base purique ou pyrimidique,
d'un pentose et d'un (ou plusieurs) groupement phosphate. Précurseurs de la
synthèse des acides nucléiques, on conçoit leur rôle biologique fondamental.
Ils auraient par ailleurs de multiples autres effets ayant motivé la supplémentation
des formules lactées aux U.S.A. et tout récemment en France.
On leur a attribué :
- des effets immunologiques : maturation des lymphocytes, production d'interleukine
2, activité NK.
- une meilleure biodisponibilité du fer.
- un effet favorable sur la croissance du bacille bifide.
- un effet stimulant de la croissance et de la maturation du tube digestif.
- une augmentation des taux circulants des HDL.
Leurs taux dans le lait maternel sont les suivants :
- Cytidine MP : 1 à 17 mg/L
- Uridine MP : 0,1 à 10,5 mg/L
- Adénosine MP : 0,1 à 5,4 mg/L
- Guanosine MP : 0,1 à 3 mg/L
- Inosine MP : 0 à 3 mg/L
Le lait de femme est plus riche en glucides que le lait de vache (6 à 7 g/L
contre 4,5 à 5g/L), mais surtout, il s'agit de lactose beta, jouant
un rôle important dans l'absorption du calcium et dans la formation des cérébrosides
dont on conçoit l'importance au début de la vie quand la croissance du cerveau
est particulièrement rapide. Une partie du lactose du lait de femme n'est
pas hydrolysée et absorbée, sa transformation en acide lactique dans le colon
entraine une baisse du pH, favorise le développement de la flore acidophile
riche en bacilles bifides.
Les glucides du lait de femme sont également constitués de 15 à 20% d' oligosaccharides
constituant le "gynolactose". Il s'agit de monosaccharides (galactose, glucose,
fucose, N-Acetyl-glucosamine, N-Acetyl-galactosamine, acide neuraminique)
incorporés dans des oligosaccharides dont la quantité et la variété sont très
spécifiques au lait humain.
Si les taux sont proches dans le lait de femme et le lait de vache, la différence tient essentiellement dans l'aspect qualitatif et en particulier la richesse en acides gras polyinsaturés.
Le taux moyen est de 3,5 g/100ml ; il est surtout très fluctuant au cours même de la tétée, d'une période à l'autre de la journée, en fonction de l'alimentation de la mère et bien sur d'une femme à une autre.
Le lait maternel est constitué de triglycérides (à 80%),
de diglycérides, d'acides gras (AG) libres, de cholestérol et
de phospholipides.
Les triglycérides sont composés d'une molécule de glycérol et de trois AG.
La disposition des différents AG sur les trois sites de liaison du glycérol
sont variables d'une espèce à une autre. Dans le lait de femme, on note une
forte proportion d'acide palmitique (C16:0) et d'acide myristique en position
C2, alors que les positions C1 et C3 sont surtout occupées par les AG insaturés.
La disposition différente dans le lait de vache, où l'acide palmitique occupe
les positions C1et C2, peut expliquer la moins bonne digestibilité et justifie
la supplémentation des aliments lactés en graisses d'origine végétale et TCM.
Le lait maternel est toutefois essentiellement constitué d'AG à longue chaîne
: 98% de C12 à C22.
Les monoinsaturés :
- Acide palmitoléique (C16:1n-9) (0,5%)
- Acide oléique (C18:1 n-9) (25 à 30%)
Les polyinsaturés à longue chaine(AGPLC ou PUFA pour les anglophones) : Ils appartiennent à 2 " séries " et sont synthétisés par une suite de réactions enzymatiques d'élongation et de désaturation :
- Série n-6
Le taux est beaucoup plus faible dans le lait de femme (200 mg/100ml) que
dans le lait de vache (700 mg/100ml).
La charge de chlorure de sodium, plus élevée dans le
lait de vache (27 mEq/l, contre 9 mEq/l) dépasse les possibilités
d'élimination du rein du petit enfant, non encore mature.
Les taux de calcium et de phosphore plus élevés dans le lait
de vache sont dus à sa richesse en caséines comportant plus de calcium, de
phosphore et de magnésium. Le rapport calcium/phosphore est cependant très
différent : 2,2 dans le lait humain contre 1,3 dans le lait de vache. 60 %
du calcium du lait maternel est absorbé, contre 20 % seulement du calcium
du lait de vache. La meilleure absorption du calcium contenu dans le lait
maternel est du à ce rapport optimal, à la richesse en lactose et à la bonne
digestibilité des graisses. La malabsorption des graisses favorise la perte
fécale de calcium par constitution de savons. La constitution de ses graisses
et l'activité lipasique intrinsèque du lait maternel sont donc des éléments
importants de l'absorption du calcium. L'enrichissement corporel en calcium
au cours des 4 premiers mois est évalué à 25-28 mg/J.
Pour le phosphore, l'absorption est de 90% et la rétention quotidienne de
12-13 mg/J.
Leur rôle biologique, quoiqu'encore imprécis par beaucoup d'aspects, est essentiel dans la constitution du squelette. Leur concentration est en règle générale plus élevée dans le colostrum que dans le lait mature et leur absorption meilleure que dans le lait de vache.
2.6.1 Le fer : 30 à 70 ug/100ml
Le fer contenu dans le lait de femme est intimement lié à la lactoferrine
à 30-40%. On note toutefois que la lactoferrine n'est saturée qu' à 1 à 10%
et que son rôle biologique réel reste obscur.
Un tiers du fer est fixé au globules graisseux (xanthine oxydase pouvant fixer
8 atomes de fer) ; une plus faible proportion est fixée aux caséines et au
citrate.
Il existe des variations de la richesse en fer : en fonction du terme, de
la nature colostrale ou mature du lait, du moment de la tétée. Par contre
il semble que le statut en fer de la mère n'intervienne que peu dans la richesse
en fer de son lait.
Quoiqu'il en soit, la biodisponibilité est élevée : 50 à 75 % du fer sont
absorbés.
2.6.2 Le zinc : 50 à 400 ug/100ml
Le zinc est contenu dans le lactosérum (albumine, citrate) (45-58%), les globules graisseux (12-38%), les caséines (phosphosérines) (8-14%). Sa concentration baisse au cours de la lactation mais sa biodisponibilité est élevée, facilitée semble-t-il par la liaison au citrate.
2.6.3 Le cuivre : 25 à 70 ug/100ml
Le cuivre est lié aux protéines solubles, en particulier l'albumine (45-55%), aux caséines (quelques %) et aux graisses (20%).
2.6.4 Le manganèse : 0,4 à 5 ug/100ml
Sa plus grande partie est liée à la lactoferrine. Il a un rôle de cofacteur enzymatique (synthèse des polysaccharides).
2.6.5 Le Molybdène : 0 à 2 ug/100ml
2.6.6 Le Cobalt : 0,1 à 2,7 ug/100ml
2.6.7 L' Iode : 0,7 à 1,2 ug/100ml
2.6.8 Le Sélénium : 1,5 à 6 ug/100ml
2.6.9 Le Chrome : 1,4 à 4 ug/100ml
2.6.10 Le Fluor : 0,1 ug/100ml
Certains éléments, tels le sélénium, le chrome et le fluor peuvent présenter un risque de toxicité en raison d'une trop forte concentration dans l'environnement. D'autres métaux semblent n'avoir aucun rôle biologique et pouvoir comporter un risque toxique en raison de leur présence dans l'environnement et le risque de contamination du lait maternel : le mercure, le plomb (peintures, vernis), le cadmium (fumée de cigarette) et bien sur les éléments radioactifs.
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On constate un taux faible de vitamines B1, B2, B6, B9, B12, et surtout de
vitamine K pouvant ne pas couvrir les besoins du nouveau-né. Ceci justifie
la supplémentation systématique en période néonatale
(quelque soit le mode d'alimentation) pour couvrir le risque de maladie hémorragique.
De la même façon, le taux de vitamine D est très dépendant
du statut vitaminique de la mère et peut justifier une supplémentation
de l'enfant au sein (et de sa mère).
Certaines hormones semblent avoir un rôle actif : l'insuline, le facteur de croissance épidermique (EGF), les prostaglandines et les hormones thyroidiennes (à un taux semble-t-il suffisant pour prévenir les séquelles d'une hypothyroïdie néonatale). Même si leur rôle biologique dans des conditions physiologiques reste obscur, de nombreuses autres substances hormonales sont contenues dans le lait humain : prolactine, stéroïdes ovariens et surrénaliens, calcitonine, érythropoïétine, neurotensine, somatostatine, bombésine.
L'allaitement maternel peut -et doit- être considéré comme la "norme" physiologique de l'alimentation de l'enfant humain. Il constitue un mode de défense "passive" d'un bénéfice sur le plan immunologique.
Les IgAs contenus dans le colostrum puis le lait sont les facteurs de défense les mieux connus. Représentant 97% des protéines du colostrum initial, leur concentration peut être initialement de 5 à 15 g/L pour diminuer ensuite rapidement à 0,5 à 1 g/L, mais la quantité de lait ingérée augmentant rapidement, l'apport quotidien reste élevé, de l'ordre de 1g/J d'IgAs. Les IgAs ont une spécificité contre des agents infectieux bactériens ou viraux (Escherichia coli, Salmonella, Shigella, virus de la poliomyélite, etc) ou des protéines alimentaires présentes dans l'alimentation de la mère (Protéines du lait de vache, de soja).
Le lait humain contient également à une concentration sans commune mesure des IgG et IgM.
Le colostrum contient des leucocytes (3.106/ml), dont 90% de macrophages et, 10% de lymphocytes. Leur nombre diminue ensuite et leur réel rôle biologique dans le tube digestif du nouveau-né est mal connu.
- La lactoferrine capte le fer nécessaire à la croissance bactérienne
(Gram - ). Elle aurait ainsi un rôle bactériostatique voire, quoique
non démontré, bactéricide.
- Les ligands de l'acide folique et de la vitamne B12 ont un rôle équivalent
par le même mécanisme de compétition avec la croissance bactérienne.
- Le lysozyme pourrait attaquer les membranes bactériennes.
- Le facteur de croissance du Bacillus bifidus contribue à l'installation
d'une flore colique acidophile.
- On citera enfin de multiples facteurs de défense dont le rôle exact
reste obscur : Interferon, Complément, Facteurs antibactériens, viraux ou
parasitaires, Agents à rôle "anti-inflammatoire" pouvant notamment bloquer
la libération de cytokines protégeant ainsi contre l'entérocolite ulcéro-nécrosante.
- Il est nécessaire de faire une préparation psychologique
pendant la grossesse plutôt que d'aborder le problème de l'allaitement
"au dernier moment".
- Il faut souligner se valeur nutritionnelle mais également
psychoaffective.
- La tétée est soumise à quelques règles
simples :
A titre d'indication, on peut donner la liste suivante des médicaments formellement contre-indiqués : acide nalidixique, anticancéreux, anticoagulants oraux (sauf warfarine), antithyroïdiens de synthèse, atropine, chloramphénicol, dérivés de l'ergot de seigle (sauf METHERGIN), iodures, laxatifs (sauf mécaniques), lithium, métronidazole, morphiniques, éléments radioactifs, sulfamides, tétracyclines, tolbutamide.
- Il est recommandé de pratiquer l'allaitement à la demande.
- Au départ 6 à 8 tétées espacées
de 2h30 à 4 heures.
- La variabilité des horaires et du nombre de tétées
dépend de la rapidité d'installation du rythme nycthéméral
et du sommeil nocturne prolongé.
- A l'âge de 4 à 8 semaines, l'enfant a en règle 5 à
6 tétées assez régulières et a une durée
de sommeil nocturne de 8 heures continues.
- Il ne faut pas abusivement considérer que chaques pleurs de l'enfant
signifient qu'il a faim et le mettre au sein toutes les 1/2 heures.
- Il est inutile de peser l'enfant avant et après chaque tétée
pour juger de la quantité bue, il suffit de s'assurer d'une prise de
poids normale.
Jusqu'au début du siècle le lait de femme était le seul aliment du nourrisson,
au besoin par l'intermédiaire de nourrices dans les milieux aisés. A la fin
du XIX ème siècle sont apparues les méthodes de conservation des aliments
et donc du lait de vache. Le XX ème siècle a vu se perdre, pour de multiples
raisons (travail des femmes, perte de l'exemplarité d'une génération à une
autre, préoccupations esthétiques, psychologiques, promotion insuffisante
voire encouragement à ne pas allaiter), la " traditon " et plus exactement
la logique physiologique de l'allaitement au profit du lait de vache, puis
de lait de vache modifié (coupé-sucré) et de préparations industrielles (lait
concentré, concentré sucré, laits destinés aux nourrissons).
Par définition l'allaitement est artificiel quant il utilise un autre produit
que le lait de femme (le plus souvent lait de vache ou produits industriels).
Le terme de lait est réservé aux produits naturels (lait de vache, lait de
chèvre, etc...)
L'analyse comparative de la composition du lait de vache et du lait de femme
a souligné l'importance de leurs différences et suggéré la nécessité de modifier
la composition du lait de vache pour le rendre plus proche du lait maternel.
Le terme d'aliment lacté diététique a été utilisé pour les "laits industriels"
fabriqués à partir de lait de vache avec des modifications destinées à ressembler
au lait maternel. Ces modifications sont surtout quantitatives, le lait maternel
restant qualitativement non reproductible, en particuler dans ses qualités
immunologiques.
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(pour 100 Kcal)
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Arrêté du 30.03.1978
(2è âge) |
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LIPIDES . graisses végétales |
3 à 6 g maxi. 40 % |
4 à 6 g maxi. 40 % |
3,5 à 6 g maxi. 50 % |
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Au cours des années 1960-1970 de multiples modifications du lait de vache sont apparues pour donner des laits industriels dits "humanisés". Pour juguler une concurrence plus ou moins anarchique et dont le fondement scientifique était discutable, deux arrêtés pris en 1976 et 1978 ont donné des orientations et un "cadre règlementaire" nécessaires à la composition adéquate des aliments lactés diététiques (ALD) pour nourrisson. (cf. Tableau).
Un certain nombre de supplémentations (AGPLC, Nucléotides) ou d'appellations devenues habituelles (laits hypoallergéniques, pour prématurés, laits de régime) ne sont pas règlementairement définies.
Elles sont destinées aux nourrissons de moins de 4 à 6 mois ( période correspondant à l'alimentation lactée exclusive - avant diversification).
- Apport calorique : 60-75 Cal/100 ml
- Composition pour 100 Cal :
- Des recommandations sont données pour toutes les vitamines et tous les oligo-éléments.
Elles sont à un taux bien abaissé ( de l'ordre de 1,5 g/100ml) par rapport
au lait de vache.
Le rapport caséine/protéines du lactosérum est celui du lait de vache 80/20
ou modifié pour diminuer le taux de caséine à 50/50 voire 40/60: allégation
" protéines adaptées ", correspondant au profil protéique des anciens ALD
" maternisés ".
Quelque soit ce taux, les protéines sont natives, non modifiées dans leur
structure et , bien sûr, dans leur potentiel antigénique.
La supplémentation en nucléotides, très repandue aux U.S.A, n'est pas encore
courante en France et n'est pas règlementé dans l'arrété du 11.01.1994 . Même
si le rôle biologique des nucléotides est de mieux en mieux connu, le
bénéfice de cette supplémentation est difficile à évaluer.
Le taux, supérieur au lait de vache, est de l'ordre de 7 g/100ml.
Le sucrage est le plus souvent mixte: lactose + polymères (dextrine)
à un taux limité à 30%.
Le sucrage exclusif au lactose donne lieu à l'allégation " lactose
uniquement ", correspondant aux anciennes formules dites "1er âge maternisé
".
Ces préparations sont bien sûr dépourvues de gynolactose (oligosaccharides).
Le taux moyen est de 3,6 g/100ml.
Pour un apport optimal en AG essentiels ( acide linoléique), une supplémentation
en huiles végétales (palme, coco, soja, etc.) est nécessaire
de longue date.
Certaines préparations enrichies en AGPLC des séries n-3 et n-6 ont été récemment
mises sur le marché Français, notamment dans les produits pour prématurés
(cf).
L'apport en NaCl est limité, le rapport Ca/Ph modifié pour
une absorption optimale.
L'enrichissement en fer est devenu la règle.
L'enrichissement en vitamine D est obligatoire en France pour mise en conformité
des règles européennes avec des taux moyens de 40 à 45 UI/100ml. Cette supplémentaton
n'est cependant pas suffisante pour couvrir la totalité des besoins et ne
permet pas de supprimer la supplémentation médicamenteuse.
| GALLIA : | Gallia 1 |
| GUIGOZ : | Guigoz 1 |
| BLEDINA : | Alma 1 - Blédilait 1er âge. |
| MEAD JOHNSON : | Enfamil 1 - Enfalac - |
| MATERNA : | Materna Spécial 1er âge (protéines
modifiées, lactose seul : ex. maternisé) Materna 1 |
| MILUPA : | Aptamil 1 avec Milupan (enrichi en AGPLC, lactose
uniquement) Lémiel 1 Milumel 1 |
| MONT BLANC : | Aletina 1 |
| NESTLE : | Nidal 1 |
| NUTRICIA : | Nutricia 1 |
| SODILAC : | SMA " classic " (protéines modifiées,
lactose seul: ex-maternisé) (enrichi en nucléotides) SMA " confort " (enrichi en nucléotides) Modilac 1 (protéines modifiées, enrichi en nucléotides) |
| SOPHARGA : | Sophimil 1 |
Elles sont destinées aux nourrissons de plus de 4 mois, accompagnées de la diversification.
- Apport calorique: 60 à 80 Cal/100ml
- Composition pour 100 Cal :
- Des recommandations sont données pour toutes les vitamines et tous les oligo-éléments.
Le taux de protéines est plus élevé (2,5 à 3 g/100ml) et le rapport caséine sur protéines solubles est celui du lait de vache (80/20).
Le sucrage est toujours mixte : lactose (70 % environ) + Dextrine maltose (30 % environ) ou plus rarement un autre sucre (saccharose).
Le taux de lipides est plus élevé mais toujours avec en enrichissement en acide linoléique par l'apport de lipides d'origine végétale.
Le taux de NaCl reste abaissé par rapport au lait de vache même
s'il est supérieur aux préparations pour nourrissons.
L'enrichissement en fer est obligatoire. L'enrichissement en vitamine D appelle
aux mêmes remarques que pour les préparations pou nourrisson.
Les préparations de suite sont au mieux utilisées jusqu'à 12 mois pour couvir les besoins de l'enfant de bien meilleure façon que le lait de vache: La couverture des besoins quotidiens est illustrée dans le tableau suivant pour un apport de 0,5 l à 9 mois.
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| GALLIA : | Gallia 2 |
| GUIGOZ : | Guigoz 2 |
| BLEDINA : | Alma 2 - Blédilait 2. |
| MEAD JOHNSON : | Enfamil 2 - Enfalac |
| MATERNA : | Materna 2 |
| MILUPA : | Aptamil 2 - Lémiel 2 - Milumel 2 |
| MONT BLANC : | Aletina 2 |
| NESTLE : | Nidal 2 |
| NUTRICIA : | Nutricia 2 - Nutrilon 2 (épaissi à la farine de Caroube) |
| SODILAC : | Modilac 2 - SMA 2 |
| SOPHARGA : | Sophimil 2 |
Les différences d'une préparation à une autre restent minimes.
Leur fraction protéique est constituée de protéines
isolées de soja ( par décret: 2,25 à 3 g/100Cal) et non
de lait de vache.
Il s'agit de Gallia Soja (Gallia),Vegebaby (Sopharga), Prosobee
(Mead Johnson) et Modilac Soja (Modilac).
Leur composition sur le plan glucides (sans lactose), lipides, minéraux, vitamines,
doit répondre aux besoins du nourrisson et aux critères précis énoncés dans
l'arrété du 11.01.1994 les règlementant au même titre que les produits à base
de lait de vache. L'appélation " lait pour nourrissons ", même par extension,
leur est toutefois interdite.
A l'inverse, de nombreux "laits de soja" commercialisés en magasins diététiques
n'ont pas une composition conforme aux préparations pour nourrissons, notamment
en acide linoléique, en calcium, etc.
L'indication principale pourrait être l'intolérance aux protéines du lait
de vache, mais étant donnée la fréquence des intolérances associées protéines
de lait-protéines de soja, ils sont peu employés en France.
L'épaississement par de l'amidon ou des fibres (pectine), est un mode de
traitement diététique des régurgitations simples du nourrisson.
Certaines formules " prêtes à l'emploi ", évitent de rajouter des épaississants
dans le lait reconstitué tels que Gelopectose* ou Gumilk*.
Il existe 2 types d'épaississant : amidon précuit et farine de caroube. (cf
tableau).
Les glucides sont de la dextrine maltose, du saccharose, des oses simples.
OLAC (Mead Johnson) AL 110 (Nestlé), Diargal (Gallia)
et HNRL (Milupa) et Modilac sans lactose (Sodilac) sont 5 préparations
ne contenant pas (ou que des traces) de lactose et répondent à
l'allégation particulière " sans lactose ".
HN 25 (Milupa) contient 1,8 g de lactose pour 100 ml soit 20 % de glucides.
Ils sont également modifiés sur le plan protéique, non pas dans le sens de
l'allégation " protéines modifiées " avec augmentation de la partie de protéines
solubles, mais à l 'inverse en augmentant la part de caséine à 90 voire 100%.
Leur composition est plus détaillée dans le tableau suivant :
|
Composition /100ml |
DIARGAL |
AL110 |
HNRL |
HN25 |
OLAC |
|
Glucides (g) |
8,95 |
7,4 |
9,5 |
9,5 |
6,8 |
|
DM-Amidon/Lactose |
100/0 |
100/0 |
50/0 |
51/18 |
100/0 |
|
Protéines (g) |
2,2 |
1,9 |
2,5 |
2,5 |
1,5 |
|
Caséine/Lactosérum |
100/0 |
100/0 |
90/10 |
90/10 |
80/20 |
|
Lipides (TCM) |
3 (15%) |
3,3 |
1,2 |
1,2 |
3,7 |
|
Na (mg) |
45 |
23 |
40 |
40 |
20 |
|
Calories |
72 |
67 |
59 |
59 |
68 |
Ces aliments peuvent être utilisés dans les intolérances au lactose, en particulier dans la phase de réalimentation des diarrhées aiguës du nourrisson. Leur utilisation prolongée dans ce contexte n'est pas recommandée, surtout pour les formules à teneur calorique faible (HNRL et HN25).
L'acidification par ferments lactiques et l'adjonction de bifidobactéries
ont pour but de favoriser la digestion de la caséine et d'améliorer
la tolérance au lactose.
Il s'agit de Lactofidus (Gallia), Bio-Guigoz (Guigoz) et Pelargon
(Nestlé).
Lactofidus présente 0,2 g/100ml d'acide lactique et une culture de Bifidobactéries.
Bio-Guigoz est enrichi en Streptococcus thermophilus (acide lactique:
0,2 g/100ml et pH à 4,8) et d'une culture de bifidobactéries (106/g de poudre).
Pelargon est enrichi en ferment lactique (Bacterium lactis acidi).
La concentration en acide lactique est de 0,24 g/L. Le pH est de 5,2.
Utilisés dans les troubles digestifs mineurs du nourrisson (" coliques "),
leur composition répond par ailleurs aux critères des préparations pour nourrissons.
Ils ne répondent pas à une allégation règlementaire spécifique " pour prématurés
".
Il s'agit de PreAlma (Diepal-Jacquemaire), PreGallia (Gallia),
PreGuigoz (Guigoz), PreEnfamil (Mead Johnson), PreAptamil
et PreMilumel (Milupa), PreNidal (Nestlé).
Leur caractéristiques sont :
- Une teneur en protéines plus élevée que les
préparations pour nourrissons (2 g/100 ml) avec une rapport caséine/protéines
solubles modifié ( 30/70 ou 40/60).
- Un sucrage mixte Lactose + Dextrine.
- Un enrichissement en triglycérides à chaîne moyenne
(20 à 40 % des lipides) ainsi qu'un enrichissement en acide linoléique,
en acide linolénique et également en AGPLC des séries n-3 et
n-6 (DHA) : Pre Aptamil, PreGallia, PreNidal, Pre Guigoz.
- Une teneur en électrolytes adaptée à l'immaturité
rénale du prématuré.
Ces aliments sont destinés à couvrir les besoins de croissance en respectant les limites métaboliques des nouveau-nés prématurés et/ou de petit poids. Sans avoir de règlementation sur leur appellation " pour prématurés ", ils répondent aux critères des préparations pour nourrissons, en particulier en termes de vitamines, notamment D (40 à 80 UI/100ml ) E et K pour la prévention de la maladie hémorragique du nouveau-né, et d'oligoéléments.
Une confusion existe dans l'appellation HA du fait de l'absence de règlement
précis quant à leur composition.
Récemment commercialisés, ces aliments ont pour but théorique de réduire le
risque d'allergie alimentaire par une hydrolyse partielle (enzymatique et/ou
thermique) de leur fraction protéique d'origine lactée.
Il s'agit de : Gallia H (Gallia), Guigoz HA (Guigoz), Alma
H (Jacquemaire), Milumel HA (Milupa) - Enfamil HA (Mead
Johnson), Nidal HA (Nestlé). Un aliment étiqueté HA peut être
considéré à part du fait de l'origine des protéines hydroly-sées : il s'agit
de Lactoprégomine (Milupa) dont les protéines sont des protéines
de soja et de collagène de porc.
L'hydrolyse de ces protéines aboutit à des peptides de taille certes inférieure
aux protéines natives du lait de vache mais de taille non négligeable (jusqu'à
5000 dalton voire plus).
Leur rôle préventif reste en cours d'évaluation ; s'il parait réel dans la
prévention de l'intolérance aux protéines de lait de vache, la prévention
de l'eczéma ou des allergies respiratoires est beaucoup plus discutable voire
nulle. Ils ne doivent en tout cas jamais être utilisés dans les intolérances
aux protéines du lait de vache avérées.
Leurs indications restent discutables. Ils pourraient se justifier dans l'allaitement
d'enfants présentant des antécédents familiaux d'allergie, en particulier
au 1er degré et en cas d'antécédents multiples.
Dans tous les cas, les modifications ne portent que sur les protéines, la
composition en glucides et en lipides restant conforme à l'arrêté règlementant
les préparations pour nourrissons.
Ce sont des aliments destinés à l'alimentation d'enfants en
situation pathologique et de prescription médicale. Leur composition
et appellation ne sont pas légalement réglementées.
Ils présentent les caractéristiques suivantes :
- Protéines hydrolysées en très petits peptides
(moins de 3500 Dalton) garantissant une réelle hypoallergénicité.
Les différences entre eux résident surtout dans l'origine et
la nature des protéines hydrolysées :
On note également une différence dans le degré de l'hydrolyse protéique. La majorité des protéines est constituée d'acides aminés libres ou de petits peptides de 2 à 5-6 acides aminés de moins de 1500 dalton ; une fraction plus faible mais non négligeable peut cependant atteindre dans certains produits, une taille maximale de peptides dans le "produit final" de 2000 à 3000 voire 5000 Dalton. Il faut d'ailleurs noter que le profil peptidique de ces hydrolysats n'est donné qu'avec réticence par les fabriquants et qu'il ne figure pas sur les fiches " notices ", alors que la taille des peptides résiduels est un élément important dans l'évaluation du risque allergénique.
- Absence de lactose ou simple traces : Glucides composés exclusivement
de polymères.
- Enrichissement en TCM.
- Composition en minéraux, vitamines, oligo-éléments
conforme à l'arrêté.
Leur composition est détaillée dans le tableau suivant :
|
Prégéstimil |
Nutramigen |
Galliagène |
Alfare |
Peptijunior |
Prégomine |
|
|
Protéines |
Caséine |
Caséine |
Caséine |
LactoS |
LactoS |
Soja/Collagène |
|
g/100ml |
1,9 |
1,5 |
1,9 |
2,24 |
2 |
2 |
|
Lipides g/dl |
3,8 |
3,7 |
2,7 |
3,26 |
3,7 |
3,6 |
|
%TCM |
55 |
40 |
50 |
50 |
||
|
% A Linol. |
16% |
16% |
17% |
12% |
26% |
13,5% |
|
Glucides g/dl |
6,9 |
6,8 |
9,6 |
7 |
6,7 |
8,6 |
|
Polymers |
100% |
100% |
100% |
98,5% |
98,5% |
100% |
|
Na (mg/dl) |
32 |
20 |
45 |
43 |
20 |
39 |
|
Osmolarité/L |
270 |
180 |
238 |
175 |
190 |
133 |
|
Calories/dl |
68 |
68 |
70 |
66 |
66 |
75 |
Les indications sont essentiellement les intolérances aux protéines du lait de vache, les diarrhées graves, ou chez le jeune nourrisson (avant 3 mois), la mucoviscidose.
On comprendra au terme de cet exposé qu'il est difficile de se retrouver dans ce foisonnement de produits dont la diversité de composition, de présentation, et le manque de clarté réglementaire rendent délicate la bonne connaissance et la bonne prescription. Il est tout à fait illusoire de vouloir connaître parfaitement et dans le détail la composition de tous ces produits (plus de 60 préparations citées) qui, au demeurant, change régulièrement. L‘essentiel est de bien connaître les différentes catégories de produit pour éviter des erreurs diététiques grossières telle que la confusion laits sans lactose = laits de régime = laits sans protéines de lait de vache. Ce dernier tableau récapitule et classe les différents " laits " en fonction de leur catégorie (plus ou moins officielle).
Classification des préparations lactées
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Modilac sans lactose
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Les laits épaissis
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Med Johnson |
Nutricia |
Blédina |
Milupa |
Sodilac |
Nestlé |
Gallia |
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Pour 100 ml |
Enfamil |
Nutrilon |
ALMA AR |
Milumel |
Modilac |
Nidal AR |
Gallia AR |
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Glucides |
7,5 g |
8,2 g |
8,6 g |
7,7 g |
7g |
7,9 g |
7,9 g |
|
Lactose |
57% |
75% |
76% |
78% |
71% |
76% |
77% |
|
Dextrine |
13% |
25% |
24% |
22% |
3% |
||
|
Amidon |
30% |
26% |
24% |
23% |
|||
|
Fibres |
0,4g |
0,5g |
0,4g |
||||
|
Lipides |
3,5g |
3g |
3,5g |
3,4g |
3,6g |
3,1g |
3,5g |
La diversification est l'introduction progressive à partir de 4 mois des aliments autres que le lait pour habituer l'enfant en l'espace de plusieurs mois à une alimentation proche de l'adulte.
Un aliment est une substance naturelle consommée en l'état
ou après transformation.
Un nutriment est une substance chimique (glucide, lipide, protide).
Il est habituel de classer les aliments en cinq groupes aux caractéristiques
différentes.
On distingue 2 sous-groupes :
1. Valeur biologique
Il s'agit de la principale source de protéines (20 % de leur poids
en moyenne).
Les protéines d'origine animale sont riches en acides aminés
(AA) essentiels.
On note par ailleurs la richesse en vitamines :
- B1 - PP dans la viande
- A - D dans le poisson
- A - PP dans l'oeuf.
2. Valeur calorique
Elle dépend de la valeur en lipides.
Le dicton "le poisson le plus gras est plus maigre que la viande la plus maigre"
ne repose sur aucun fondement scientifique.
En effet, dans la viande du même animal la teneur en lipides peut varier de
1 à 5 en fonction de son site dans le corps et du mode de préparation culinaire.
Pour mémoire, la teneur en lipides est de :
- 2-3 % dans la viande de cheval
- 10 % dans la viande de boeuf - poulet
- 30 % dans la charcuterie
- 0,55 % dans le poisson maigre
- 12 % dans le poisson gras
3. La digestibilité
Elle est variable en fonction de la richesse en fibres et en tissu conjonctif
et du mode de cuisson.
1. Valeur biologique
Ils comportent 25 % de protéines mais avec un facteur limitant, le
plus souvent la méthionine.
2. Valeur calorique
Elle est élevée du fait de la richesse en glucides (50 %).
3. La digestibilité
Elle est faible du fait de la richesse en fibres.
1. Valeur biologique
Elle est élevée puisqu'il s'agit de protéines d'origine
animale sans facteur limitant.
C'est d'autre part la principale source de calcium de l'organisme.
2. Valeur calorique
Dépend de la teneur en graisses : lait entier, demi-écrémé,
écrémé, fromages maigres ou gras.
3. La digestibilité est élevée de l'ordre de 95 %
Il s'agit de produits transformés par une séparation des lipides
du reste des composants d'un aliment.
L'apport énergétique est élevé :
- 9 Cal/g pour l'huile
- 8 Cal/g pour le beurre
- 4 Cal/g pour la crème fraîche.
Ils représentent un apport exclusif de lipides avec AG saturés
(beurre) ou insaturés (huiles de tournesol, maïs, soja, pépin
de raisin ou graisses de poisson).
Ils sont riches en vitamines liposolubles notamment A.
La digestibilité est variable, fonction de l'état physicochimique
et du mode de cuisson.
Il s'agit d'aliments à vocation énergétique du fait
de leur richesse en glucides (70 %) sous forme d'amidon.
Ils sont dépourvus de graisses mais contiennent 10 % de protéines
(sous forme de gluten pour certaines céréales) dont la valeur
biologique est variable (le facteur limitant est le plus souvent la lysine).
Ils sont par ailleurs marqués par :
- la richesse en fibres (son),
- la pauvreté en eau,
- la richesse en vitamines (B1, B2, PP).
Leur digestibilité dépend de leur richesse en fibres.
Ils ne comportent pratiquement pas de protéines et peu de lipides
(sauf les olives, avocats et fruits oléagineux).
Ils comportent des glucides dont la majorité sont des glucides non
assimilables (cellulose, hémicellulose, pectines, lignines).
Leur valeur énergétique dépend de la teneur en glucides
assimilables :
- 20 % pour pommes de terre, bananes,
- 10 % pour fruits, carottes, navets,
- 5 % pour légumes verts.
Ils sont par ailleurs marqués par la richesse en eau, en oligo-éléments,
en vitamine C, en potassium (à l'état frais) et en magnésium.
La digestibilité est variable en fonction de la teneur en fibres.
La cuisson est nécessaire pour les tubercules et la plupart des légumes
verts. Elle permet un éclatement de la cellulose et de l'amidon et
améliore la digestibilité.
Elle dénature cependant la vitamine C et l'eau de cuisson emporte souvent
les oligo-éléments et les sels minéraux (d'où
l'intérêt de la cuisson à la vapeur)
L'alimentation est bien équilibrée lorsqu'elle comporte un ou plusieurs éléments de chacune de ces 5 catégories d'aliments. Sans aller jusqu'à une rigueur fastidieuse en voulant équilibrer chaque repas, il faut tout au moins essayer d'obtenir un tel équilibre sur les différents repas de la journée. Ceci est valable chez l'adulte mais également chez l'enfant dès lors qu'il est diversifié.
L'alimentation est bien équilibrée lorsqu'elle comporte un ou plusieurs éléments de chacune de ces 5 catégories d'aliments. Sans aller jusqu'à une rigueur équilibrer chaque repas, il faut tout au moins essayer d'obtenir un tel équilibre sur les différents repas de la journée. Ceci est valable chez l'adulte mais également chez l'enfant dès lors qu'il est diversifié.
Il s'agit en général du premier aliment introduit dans la diversification.
Son introduction avant 3 mois n'a pas de justification nutritionnelle même
s'il est vrai que "la farine dans le biberon du soir améliore le sommeil,
mais surtout celui des parents !".
Il s'agit de farines dont les origines sont des céréales, des
légumineuses, des tubercules.
Modalités d'apport : L'utilisation de farine dans les biberons
n'a rien "d'obligatoire".
- après 3 mois,
- sans gluten jusqu'à 6 mois,
- en petite quantité dans le biberon (2 à 3 cuillers mesurettes
de lait), puis progressivement sous forme de bouillie à 12 % à
6 mois.
- sans saler, ni sucrer,
- utiliser les farines précuites, diastasées,
- reconstituer les farines "lactées" dans de l'eau et non du lait.
En dehors des qualités nutritionnelles de ce groupe d'aliments (cf.) ils ont comme intérêt leur grande diversité de goût et de texture.
Modalités d'apport :
- sous forme de bouillon pour diluer le lait au départ (modification du goût)
- en soupe épaisse on introduit dans le biberon ensuite,
- à la cuiller enfin en purée fluide vers 4-5 mois si l'enfant a bien sûr
un développement neurologique normal lui permettant une déglutition de "solides",
- varier les purées de légumes plus ou moins caloriques en fonction de la
richesse en pommes de terre ou en légumes verts,
- donner des fruits crus pelés et bien mûrs.
Que penser des petits pots ?
Ils ont des avantages certains :
- garantie bactériologique,
- garantie chimique (pesticides, etc, ...),
- garantie vitaminique.
Ils ont l'inconvénient de leur coût et d'une certaine solution
de facilité pour les parents et l'enfant qui s'accomode parfois difficilement
d'aliments à la texture moins homogène et moins lisse et refuse les "morceaux".
On peut par contre assez facilement introduire des petits pots "avec morceaux".
Quelques idées fausses :
- en dehors du goût, le bouillon de légumes n'a pas d'intérêt nutrionnel,
- les épinards ne sont pas particulièrement riches en fer.
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Jus / compote de fruits : quelques cuillères à café à 1 repas. |
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Légumes mixés : quelques
cuillères à café puis largement à 1 repas
Compote / jus quelques cuillères à café à 2 repas. |
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Légumes à 2 repas
: moulinés puis en grumeaux Compote : 50 g (2 cuillères à soupe) Fruits écrasés : 100 g (1 tasse à café) en 1 ou 2 fois |
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Légumes écrasés à la fourchette en petits morceaux |
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Légumes secs en purée. |
Suggestion de légumes : salade cuite, haricots verts, courgettes, tomates, aubergines, endives, betteraves rouges, brocolis, choux-fleurs. Epinards et carottes sont à donner avant 6 mois sous forme de conserves spéciales pour enfant (les conserves destinées aux bébés de moins de 4 moins contiennent moins de 5 mg pour 100 g de nitrates).
Ils sont inutiles avant 6 mois.
50 g de poisson = 50 g de viande = 1 oeuf sur le plan de l'apport protidique.
Un oeuf apporte 6 g de protéines (12 % du poids) totalement assimilables
mais avec un potentiel allergénique notamment le blanc.
On apporte l'oeuf cuit : le jaune à 6 mois, puis l'oeuf entier vers 1 an.
Les viandes doivent être apportées :
- bien cuites (risque de parasitoses des viandes crues),
- grillées, rôties ou bouillies,
- sans adjonction de graisses,
- sans sel.
Le poisson est cuit au court bouillon.
La quantité nécessaire est souvent bien inférieure à ce que donnent les parents
:
- à 6 mois : 1 cuillère à café
- à 1 an : 2 à 3 cuillères à soupe (20-25 g)
On est loin du bifteck de 200 g donné dès l'âge d'un an.
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Seul le lait 2ème âge permet de couvrir les besoins en fer et
en acide linoléique notamment.
La présentation la plus pratique et la plus sûre est le lait
UHT.
Le lait ne doit pas être donné cru mais au moins pasteurisé
(bouilli 10 minutes).
Le lait demi-écrémé n'a pas de justification particulière
chez l'enfant.
Récemment, sont apparus les laits enrichis (en fer notamment) dits de "croissance"
(Candia - Milupa - Blédina - Nutricia), destinés aux enfants de 1 à 3 ans.
S'il apportent un bénéfice sur le plan du fer, ils ne peuvent toutefois être
considérés comme des équivalents d'ALD 2è âge et en aucun cas être recommandés
à leur place.
Yaourts et petits suisses : 5 mois.
Fromages fermentés : 1 an.
Tenir compte de la teneur en graisses très variable :
- fromages maigres 20 à 30 % : Petit suisse
- fromages gras 40 % : Munster
- fromages extra-gras 45 % : Gruyère - Cantal
- fromages double crème à-60 % : Bleus
Le beurre peut être introduit en petite quantité (1 noisette)
dans la purée de légumes à 8 - 9 mois.
Il peut être remplacé par de l'huile (tournesol) pour sa richesse
en AG insaturés.
Aux cinq catégories d'aliments, il faut rajouter les sucres et les
boissons.
Il s'agit du saccharose plus le miel et les dérivés (confitures).
Du fait de leur goût sucrant et du risque cariogène, il ne faut
les apporter qu'en petites quantités.
L'apport glucidique doit en effet être essentiellement représenté
par les sucres l'absorption lente.
En dehors du lait l'enfant doit boire :
- de l'eau (eaux minérales naturelles offrant toutes garanties)
- éventuellement des jus de fruits frais (rapidement bu après
leur préparation) en évitant les jus de fruits du commerce souvent
resucrés.
Le jus de fruit avant 3 mois n'a plus de justification compte-tenu de l'enrichissement en vitamine C des ALD 1er âge. Il peut par contre avoir un effet péjoratif sur un reflux gastro-oesophagien et a souvent un effet indigeste lorsqu'il est associé au lait.
Toute boisson alcoolisée doit bien sûr être proscrite.
Continuer les six tétées par jour en donnant les deux seins
sans que la durée de la tétée excède 15 minutes.
A chaque tétée, compléter avec un lait 1er âge
préparé de la façon suivante :
L'enfant prend ce qu'il veut.
Surveiller la courbe de poids pour éviter sous ou suralimentation (pesée
hebdomadaire).
Maintenir les six repas par jour mais remplacer une ou plusieurs tétées par un biberon de lait 1er âge préparé de la façon suivante :
Maintenir la tétée du matin et celle du soir et alterner la tétée au sein et au biberon.
Dans les deux cas ne pas oublier :
- Vitamine D : 1 à 2 gouttes de stérogyl
- Fluorure de sodium : 1 comprimé de 0,25 g de fluorure de Na (NAF).
A la fin du 3ème mois, on remplace progressivement les 6 tétées par des biberons : 130 g de lait 1er âge, préparé de la façon suivante :
Au moment de l'arrêt complet du sein, prescrire à la mère
:
- de réduire les boissons,
- de bander les seins.
Ceci en général suffit, associé à la fin des succions.
Si nécessaire, ajouter :
- Lasilix : 2 comprimés par jour pendant 2 jours,
- Cycladiène : 5 mg : 3 comprimés par jour pendant 4 jours.
NB : Dans l'allaitement mixte se discute la place des aliments dits hypoallergéniques (cf.), voire des substituts du lait (cf.).
En général : une mesurette de lait dans 30 ml.
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1ère semaine :
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- 6 ou 7 biberons
- Augmenter de 10 ml/jour 6 à 7 x 10 le premier jour
6 à 7 x 60 le 7ème jour. |
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2ème semaine :
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- 6 x 80 (ou 7 x 70 ml)
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3ème semaine :
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- 6 x 90 (ou 7 x 80 ml) |
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4ème semaine :
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- 6 x 100 (ou 7 x 90 ml) |
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2ème mois :
|
- 6 x 110 ml |
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3ème mois :
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- 6 x 120 ml. |
Schématiquement, on augmente de 10 ml chaque biberon :
- tous les jours la première semaine,
- les 2è, 3è et 4è semaines
- les 2è et 3è mois.
On prescrit vitamine D (400 à 800 UI) et Fluor (1/4 mg).
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Apport quotidien à 5 mois (6 ème
mois)
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Aliments
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Quantités
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| Préparation de suite : Farine ss gluten : Légumes mixés : Fruits : Eau : |
750 ml (25 mesures) 15 g 50-100 g (1/2 pot) 40 ml jus, 50g compote Quantité pour biberons |
| MATIN : MATINEE : MIDI : GOUTER : SOIR : |
Biberon 180-210 ml eau + 6-7 mesures + 3 cc farine sans
gluten (matin ou soir) 40 ml Jus fruits 75 g Légumes verts mixés + Biberon 120-150 ml + 4-5 mesures Biberon 180-210 ml + 6-7 mesures 180-210 ml + 6-7 mesures + 3 c à c farine sans gluten (matin ou soir) |
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Apport quotidien à 6 mois (7 ème
mois)
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Aliments
|
Quantités
|
| Préparation de suite : Viande : P. de terre/Légumes : Jus de fruits/Fruits : Farines/Sucres : Matières grasses Eau |
700 ml (21 mesures) 10 g 25 g/100 g 50 ml/ 75 g 30 g / 5 g 5 g Qté pour biberons |
| MATIN : MATINEE : MIDI : GOUTER : SOIR : |
Biberon 210 ml + 7 mesures + 3-5 c à c farine 50 ml Jus fruits 2 c à c de viande ou poisson ou 1/2 jaune d'oeuf 100 g légumes verts + 25 g Féculents + 5 g beurre 75 g fruits + eau Biberon 210 ml + 7 mesures Biberon 210 ml + 7 mesures + 3-5 c à c farine |
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Apport quotidien à 9 mois
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Aliments
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Quantités
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Préparation de suite : |
500 ml (15 mesures) ½ pot 20 g 20 g (2 biscuits) 20 g 350 g 200 g 50 ml 10 g 5 g Pour biberon + eau de boisson |
| MATIN : MATINEE : MIDI : GOUTER : SOIR : |
Biberon 240 ml + 8 mesures de lait+ 8 c à c farine
ou Biscuits 50 ml jus fruits + 1 Biscuit 2 c à c viande variée ou poisson ou un jaune d'oeuf 100 g Légumes + 50 g Féculents (pomme de terre, petites pates type vermicelle) + 1 noisette de beurre ou une cuiller à café d'huile 100 g fruits écrasés - Eau Biberon 240 ml + 8 mesures 150 g Légumes (Potage ou purée) ½ yaourt + 5 g Sucre ou Fruits (selon le midi) |
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Apport quotidien à 1 an
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Aliments
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Quantités
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Lait de croissance ou Lait UHT : |
500 ml 1 pot /15 g 25 g / 1/2 oeuf 25 g / 2-3 100 g 200 g 150 g 50 ml 10 g (5/5) 15 g Pour boisson (ou biberon) |
| MATIN : MATINEE : MIDI : GOUTER : SOIR : |
260 ml Bouillie ( 8 mesures + 10 c à c farine) ou 230 ml Lait de croissance ou lait UHT entier + Biscuits ou pain 50 ml Jus de fruit + 1 biscuit ou pain à grignoter 3 c à c Viande variée ou poisson ou 1/2 oeuf (blanc et jaune) 100 g Légumes/ 50 g Féculents + 1 noisette beurre ou 5 ml huile 100 g Fruits ou Yaourt + 2 c à c sucre ou confiture Pain à grignoter, Eau Biberon 250 ml ou moins et Biscuits et/ou Fruits 100 g Légumes/ 50 g féculents (PDT ou vermicelle) (soupe ou purée) + 5 g Beurre ou 5 ml huile Yaourt + 2 c à c sucre ou confiture ou 100 g Fruits (selon le midi) - Eau |
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Quand on fait : |
On risque : |
| Utilisation du lait de vache : | Carences en fer, acides gras essentiels, vitamines.
Excès de protides. |
| Excès de farines : | Dyspepsie des farineux. Obésité. |
| Régime hyperprotidique : | Induction d'obésité. Diarrhée du colon irritable |
| Exclusion abusive (eczéma) : | Carence protéique. |
| Excès de sucres (saccharose) : | Obésité. Caries. |
| Absence de fibres : | Troubles du transit |
| Excès de sel : | Induction précoce de l'HTA. Charge osmotique pour le rein |