EQUILIBRATION GLYCEMIQUE A LA SERINGUE ELECTRIQUE CHEZ UN DIABETIQUE HOSPITALISE


20 et 21


Un nombre important de diabétiques est hospitalisé au CHU en dehors des services de diabétologie, à l’occasion d’une affection intercurrente qui décompense l’équilibre de leur diabète (Accident vasculaire cérébral, insuffisance coronarienne, infections, intervention chirurgicale …). Pour éviter que ne survienne, soit une acidocétose sévère (DID), soit une hyperosmolarité (DNID), des ajustements dans le traitement de leur diabète sont nécessaires.

En pratique, leur prise en charge au CHR :

  1. peut être assumée en collaboration avec l’équipe de diabétologie de l’Hôpital Sud.

    Dans la journée, un diabétologue peut être joint en téléphonant :

    Dans les hôpitaux de semaine :
    BETTIGNIES (poste 63006)
    Marcel SIMON (poste 63041)
    Salle TREMOLIERES (poste 63021)

    Il aidera aux modifications du schéma d’insulinothérapie et pourraa prévoir une hospitalisation éventuelle en diabétologie.

  2. peut nécessiter, en urgence, des modifications de son traitement et notamment une augmentation importante de l’insulinothérapie.

Plutôt que de multiplier les protocoles d’adaptation des doses d’insuline pour un retour rapide à un état de bon équilibre glycémique et en attendant la prise en charge spécialisée, il est préférable de faire appel à une insulinothérapie à la seringue électrique, permettant d’avoir une insulinémie stable, modulable et efficace à faible dose.

Version novembre 96
Coordonnateur Dr Poirier

 

21 LES REGLES GENERALES DE L’INSULINOTHERAPIE A LA SERINGUE SONT LES SUIVANTES :

Dans la seringue électrique : concentration d’insuline ordinaire d’unité par ml de sérum physiologique à débit constant.

Réserver si possible une voie veineuse pour la seringue électrique et en tout cas, éviter les branchements multiples et les tubulures trop longues (l’insuline est fragile).

- Surveillance glycémie capillaire toutes les heures, en s’assurant de la qualité des bandelettes glycémiques et du lecteur.

- Adapter le débit en fonction des glycémies capillaires effectuées toutes les heures :

Entre 0.9 et 1.5g de glycémie : 0.5 unité/heure

Entre 1.5g et 2g de glycémie : 1 unité/heure

Entre 2 et 2.5g de glycémie : 2 unités/heure

Entre 2.5 et 3g de glycémie : 3 unités/heure

Entre 3 et 4g de glycémie : 4 unités/heure

Supérieur à 4g de glycémie : 5 unités/heure

- Apport minimum de glucose : chez un patient qui ne s’alimente pas, une perfusion de G10 apportant 150g de glucose en 24 heures (1.5l/j) permet d’apporter les besoins minimum en glucose.

- Vérifier l’absence de désordres hydro-electriques associés à la décompensation du diabète par l’examen clinique et des examens complémentaires simples (natrémie, kaliémie, créatininémie, protidémie, hématocrite, voir les gaz du sang). Ils imposent des mesures thérapeutiques adaptées.

Prendre contact dés que possible avec le service de diabétologie pour définir le schéma thérapeutique ultérieur pour l’équilibre de son diabète.


Version novembre 96
Coordonnateur Dr Poirier

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