" APPRIVOISER LE QUOTIDIEN "

 

Hélène Bergeron, ergothérapeute, conseillère en activités cliniques

Service de formation, recherche, évaluation, documentation, audio-visuel

 

Vous pouvez consulter les deux tomes de ce livre en-ligne

Le lancement de ce livre est l'aboutissement d'un an et demi de discussions et de travail. C'est aussi la troisième génération d'une idée qui remonte à 1978. A cette époque, nous avions monté un document-maison " Autonomie en logement " élaboré par 4 étudiants sous la direction de Gabriel Cabanne et Gisèle Damecour tous deux ergothérapeutes. L'ouvrage présente des articles courants commercialement disponibles, qui peuvent faciliter ou permettre les activités quotidiennes et l'intégration des personnes ayant des déficiences motrices.

 

Sept années plus tard, s'amorce une seconde étape où l'on souhaite concentrer dans un même ouvrage le contenu révisé et mis à jour d'" Autonomie en logement " et les adaptations développées et fabriquées au Centre François-Charon. Le catalogue d'aides techniques à la vie quotidienne sous la responsabilité de Gabriel Cabanne et Renault Marier, connaît vite un succès important auprès d'intervenants du réseau confirmant ainsi le besoin d'un outil d'information sur les aides techniques et leurs utilisations.

 

À la suite de la publication du catalogue d'aides techniques en 1985, nous avons reçu de la Commission administrative qui regroupe les centres de réadaptation de la région de Québec, le mandat de récidiver en préparant un ouvrage qui représente l'expertise des centres de réadaptation de notre région :

 

 

" Apprivoiser le quotidien " est le résultat de la collaboration de ces 4 établissements et de l'Office des personnes handicapées du Québec.

 

Il me semble important à ce point-ci de préciser les objectifs qui ont guidé notre travail.

 

 

 

 

 

" Apprivoiser le quotidien " donne des indications sur les aide techniques pour les personnes atteintes de déficiences motrices, visuelles ou auditives, autant enfants qu'adultes. Il est destiné aux intervenants en réadaptation ou en éducation, aux organismes de promotion et associations et, bien entendu, à toutes les personnes vivant des difficultés dans leur quotidien et à leur famille.

 

Nous avons retenu dix indicateurs du thésaurus d'Able Data qui est une banque de données informatisées sur les aides techniques pour les fins de notre classification. On y trouve donc des aides en relation avec les soins personnels, la vie domestique, le travail et l'éducation, la mobilité, le positionnement, les transports, la communication, les loisirs, l'ambulation et les déficiences sensorielles.

 

 

" Apprivoiser le quotidien " est présenté en 2 tomes. Le tome 1 s'intitule " Guide pour le choix d'une aide technique " et contient les aides techniques commercialement disponibles.

 

500 photos illustrent les 578 aides analysées de la façon suivante :

 

 

S'ajoutent au Tome I des annexes sur les thèmes suivants :

 

 

Le Tome II, " Guide pour la fabrication d'une aide technique " représente la synthèse des expertises en adaptation fabriquées par les centres de réadaptation déjà mentionnés.

 

Pour chacune des 105 adaptations sont décrits :

 

 

Une mise en situation et des plans accompagnent chaque article décrit. Des représentations symboliques indiquent le coût approximatif, le degré de difficulté et le temps de réalisation.

 

Le Tome II est aussi disponible en version anglaise sous le titre " Coping with Daily Life : Handbook of Technical Aids ".

Auteurs

 

France Bélanger, ergothérapeute, Centre Cardinal-Villeneuve

 

Hélène Bergeron, ergothérapeute, Centre François-Charon

 

Gabriel Cabanne, chef d'unité Reclassement professionnel, Centre François-Charon

 

Bernard Coté, audiologiste, Insitut des Sourds de Charlesbourg

 

Claire Poitras, conseillère-cadre à la direction générale, Centre Louis-Hébert

 

Sylvie Robitaille, ergothérapeute, Centre François-Charon

 

Subventions

 

Office des Personnes handicapées du Québec

Santé et Bien-Être Social Canada

 

Références : Propos de réadaptation, vol. 8, no 1, février 1989, p. 18-19

 

Si vous voulez lire ou reproduire ce catalogue d'aides techniques qui contient des objets qui peuvent être achetés dans des magasins et qui sont utiles pour les personnes ayant des incapacités, cliquez ici. Ce catalogue, Apprivoiser le quotidien, tome 1, a été compilé à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ).

 

Si vous voulez lire ou reproduire ce catalogue d'aides techniques qui contient 125 planches permettant de fabriquer des adaptations qui sont utiles pour les personnes ayant des incapacités, cliquez ici. Ce catalogue, Apprivoiser le quotidien, tome 2, a été compilé à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ).

 

Ensemble des données disponibles sur les aides techniques et expertise des 4 centres de réadaptation.

 

Référence : Propos de réadaptation, vol. 8, no 1, février 1989, p. 18-19

 

 

 

LA TECHNOLOGIE AU SERVICE DE LA RÉADAPTATION

 

Par : Jocelyne Bédard, Agente d'information

 

Recherche sur la chaussure arthritique

 

La Faculté de médecine, la Faculté des sciences et de génie de l'université Laval, le Centre hospitalier de l'université Laval et le Centre François-Charon ont entrepris une recherche qui permettra de construire un appareil dont la résultante sera d'acquérir et de reproduire des formes anatomiques. Ce procédé normalisera la fabrication des chaussures arthritiques et autres composantes du domaine de l'orthèse et de la prothèse. Pour plus d'information sur ce projet de recherche, nous avons rencontré les principaux intervenants.

 

L'origine du projet

 

L'idée du projet est venue de monsieur Jerry Houtart qui est responsable du Service d'orthèse-prothèse du Centre François-Charon. Son équipe et lui se sont rendus compte que certaines déformations du pied, dont les cas d'arthrite, se ressemblaient. Durant une période de temps déterminée, le secteur de la chaussure orthopédique, dirigé par monsieur Alfred Depont, a confectionné 75 paires de chaussures pour pieds arthritiques en utilisant seulement 23 paires de formes différentes. C'est de cette prise de conscience qu'a germé l'idée de la normalisation du handicap.

 

Monsieur Houtart a donc entrepris des démarches auprès de la Faculté des sciences et de génie de l'université Laval et auprès du docteur Lucien Latulippe est rhumatologue au CHUL pour voir leur intérêt à pousser plus loin l'investigation. Le projet a été très bien accueilli dans la communauté scientifique. On a même pensé que ce principe, applicable à un handicap simple, pourrait être éventuellement utilisé pour la reproduction de formes plus compliquées.

 

La technologie

 

Les chercheurs de la Faculté de génie de l'université Laval sont impliqués dans le projet depuis déjà deux ans et demi. Ils travaillent à la création d'un appareil qui reproduira, en matériaux solides, des formes et des volumes anatomiques pour la fabrication de chaussures arthritiques.

 

Cet appareil permettra de produire des chaussures plus rapidement et beaucoup plus précisément. Actuellement, tous les moulages et les mesures sont faits à la main de façon artisanale et dépendent grandement de l'habileté de l'artisan. De plus, grâce à l'informatique, cet appareil permettra de garder en mémoire toutes les coordonnées du pied pour conservation et classification. Cette classification des types de pieds ouvrira la porte à la fabrication semi-industrielle, ce qui diminuera grandement les coûts.

 

Monsieur Denis Poussart, du Département de génie électrique, nous a expliqué que l'efficacité d'une prothèse ou d'une orthèse dépend largement de la conformité entre les surfaces où se rencontrent les éléments vivants et leurs prolongements ou revêtements mécaniques. Le système d'acquisition, présentement à l'étude, utilisera une source de lumière laser couplée à une caméra électronique. Cet équipement explorera la surface du pied et la caméra " verra " et identifiera à chaque instant le point de rencontre entre le rayon laser et le pied, tandis que le moteur entraînant l'équipage laser-caméra, donnera à chaque impulsion, la valeur de l'angle parcouru depuis l'origine. Ces données seront déposées dans une mémoire puis traitées et transférées sur disque souple : de là, elles seront prélevées pour permettre la reproduction de l'appareil désiré par une fraiseuse à contrôle numérique. L'acquisition se fera en une minute et les données mémorisées resteront accessibles en tout temps.

 

En termes beaucoup plus simples, cette machine photographiera la forme du pied et en donnera une représentation graphique, gardera en mémoire toutes les données et reproduira en 3 dimensions la forme enregistrée.

 

Cette équipe de chercheurs, qui comprend en plus de monsieur Poussart, monsieur Henry Gerardin du Département de génie mécanique et monsieur Raymond Lamontagne du Département d'informatique, prévoit obtenir une coupe sélective du pied d'ici la fin de cet été. À Noël, on pense pouvoir réaliser le premier objet en 3 dimensions et en décembre (1982), avoir un appareil prêt pour l'expérimentation par du personnel du Centre François-Charon.

 

Le principal problème rencontré en a été un d'argent et monsieur Gerardin nous précise que " la survivance du projet est due a la foi de ceux qui s'y sont engagés ". Le travail effectué sur une base volontaire pendant deux ans a permis de faire avancer le projet et d'avoir assez de matériel pour faire des demandes de subvention.

 

L'aspect clinique

 

Le docteur Lucien Latulippe est responsable de l'Unité des maladies rhumatismales Laval. Cette unité est rattachée à la Faculté de médecine de l'université Laval, au CHUL et à l'Hôtel-Dieu de Québec et comporte 3 secteurs : les soins, l'enseignement et la recherche (fondamentale et clinique). Le projet de recherche sur la chaussure arthritique fait partie intégrante du secteur de la recherche clinique.

 

Pour nous donner une idée de l'ampleur des maladies rhumatismales, le docteur Latulippe nous disait qu'en Amérique du Nord il y aurait 20 millions de personnes ayant des problèmes rhumatismaux et de ce nombre, 2 ou 3% souffriraient de différentes formes d'arthrite.

 

Dans un premier temps, la recherche touchera les cas d'arthrite rhumatoïde et psoriasique, de pelvispondylite ankylosante et d'arthrose qui sont les plus invalidants et le plus coûteux pour les patients et pour l'État. Le docteur Latulippe croit fermement qu'une chaussure bien adaptée peut conserver une meilleure dynamique au niveau des membres inférieurs, du bassin et de la colonne vertébrale. De plus, par un contrôle médical adéquat, il croit pouvoir éviter certaines interventions chirurgicales. Au point de vue économique, la machine permettra de modifier une orthèse ou une prothèse dans un même soulier, ce qui constitue un avantage certain pour le patient qui n'aura pas à payer une nouvelle paire de chaussures à chaque fois que l'évolution de la maladie le commandera.

 

Le docteur Latulippe a mis beaucoup d'espoir dans cette recherche. " C'est un projet fait pour réussir : à date, il y a plus de 2 ans de bénévolat de la part des différents intervenants ". D'ailleurs, il le classe dans les projets d'intérêt international : " il fera certainement l'objet d'une présentation scientifique d'ici quelques années lors du congrès annuel des rhumatologues ".

 

Le financement

 

Monsieur Robert Henry du Centre François-Charon, est responsable de l'administration des fonds pour cette recherche. Depuis 1979, le Centre François-Charon a donné 15 000$ provenant des surplus du Service d'orthèse-prothèse. Une fois le système choisi, au printemps 1980, une subvention a été demandée à la Fondation Yvon Deschamps.

 

Cette Fondation a donné 20 000$ pour l'achat d'équipement, à la condition que le groupe GRAFA (groupe de recherche en acquisition de formes anatomiques) trouve une autre source de financement pour la partie salariale du projet. Une demande a alors été soumise au Conseil de la recherche en santé du Québec et une subvention de 23 920$ a été accordée pour l'année en cours. Une autre demande de l'ordre de

25 000 $ a été faite au même organisme pour défrayer les salaires de la prochaine année. De plus, une somme de 1 000$, a été fournie par la Société canadienne d'arthrite et de rhumatisme.

 

Le coût total du projet est évalué a 150 000$ et monsieur Henry désire approcher d'autres organismes tels, Santé et bien-être Canada, National Research Council of Canada, Prosthetic Services, The War Amputations of Canada et le Conseil de recherches médicales du Canada.

 

C'est très certainement un dossier à suivre.

 

CONSEIL MÉDICAL

DE LA RECHERCHE CANADA

 

Budget aux universités :

98 000 000$

 

58 000 000$

ONTARIO

 

14 000 000$

C.B.

 

10 000 000$

QUEBEC

 

16 000 000$

AUX AUTRES PROVINCES

 

50% des octrois

universités de Toronto et McGill (C.M.R.C.)

 

 

Référence : Propos de réadaptation, vol. 2, no 2, juillet 1981, p. 4-5.

 

 

 

 

 

 

Voici une base de données de logiciels du domaine public qui sont utiles aux personnes ayant des incapacités. Cliquez pour lire cette base de données (dossier lric). Vous pouvez téléchargez ces logiciels.