L'ordinateur pour la personne sévèrement limitée

Claire Dumont, ergothérapeute

Dans sa pratique quotidienne, l'ergothérapeute qui travaille avec une clientèle sévèrement handicapée est souvent confronté à des problèmes complexes .

Une partie importante de notre approche thérapeutique consiste à permettre à la personne d'accomplir une activité qui sera significative pour elle tout en répondant à des objectifs précis tels que : meilleure mobilité, gain en force, en endurance. amélioration de la dextérité. Les aspects cognitifs et sociaux peuvent aussi être touchés. L'objectif ultime est de cheminer vers la plus grande autonomie possible.

L'activité doit être significative pour la personne car, à ce moment, elle est une source de motivation. Elle peut davantage mobiliser les énergies dans le difficile cheminement qu'est la réadaptation .

Qu'arrive-t-il quand une personne ne peut pratiquement pas se Mouvoir d'elle-même? Le choix d'activités que nous pouvons offrir est à ce moment très restreint, mais son importance n'en est pas pour autant diminuée. Dans ce contexte. l'ordinateur apparaît comme un outil privilégié pour plusieurs raisons :

Il est accessible aux personnes ayant un handicap physique à cause de ses diverses possibilités d'adaptation. Du simple protège - touche au système contrôlé par la voix, il existe plusieurs façons de l'adapter, selon les capacités et limites de l'utilisateur.

En voici quelques exemples :

. protège - touche pour les problèmes de coordination ou utilisation d'une licorne;

. touches modifiées, doubles et triples touches combinées;

. clavier modifié, clavier agrandi pouvant aller jusqu'à l'utilisation avec le pied ou l' utilisation pour une seule main;

. utilisation des pointeurs pour remplacer une fonction déficiente aux doigts;

. utilisation des supports mobiles du bras pour pallier une perte importante de force aux membres supérieurs;

. utilisation de la souris;

. utilisation du disque rigide pour simplifier les manipulations;

. utilisation du souffle avec un appareillage spécial qui actionne les lettres et autres commandes avec le code morse (aspirer fait un trait, souffler un point);

.utilisation de la voix;

. etc.

Le choix de l'équipement approprié est fait suite à l'évaluation de l'ergothérapeute Nous visons une utilisation maximale des capacités résiduelles; par exemple, s'il reste une fonction partielle aux membres supérieurs, nous privilégions leur utilisation plutôt que d'opter pour un système avec le souffle ou la voix.

2)

Par la grande variété d'utilisations possibles, pouvant aller du simple passe-temps à la capacité de retourner aux études ou sur le marché du travail. Le choix très étendu des logiciels permet d'avoir des loisirs, de faire son budget, ses travaux scolaires. sa correspondance, etc. On peut aussi apprendre le système d opération, le langage de Programmation, etc.

3)

Pour la motivation, la valorisation. les échanges et les contacts Sociaux.

Pour ses possibilités quasi sans limites : avec l'ordinateur, on entre dans un monde où il est toujours possible d'aller plus loin, de relever des défis et de se dépasser

L'ordinateur est aussi utilisé comme moyen thérapeutique au niveau des fonctions cognitives et perceptuelles avec les logiciels appropriés pour améliorer certaines fonctions motrices, pour remplacer la voix, pour contrôler l'environnement, etc.

Souhaitons que cet outil soit davantage accessible pour les clients du Centre François-Charon qui pourraient en bénéficier en thérapie et par la suite pour leur usage personnel.

Référence : Propos de réadaptation, vol. 9, no 2, décembre 1990, p. 9-11.

ENFIN UN LABORATOIRE D'INFORMATIQUE CLINIQUE AU CENTRE FRANÇOIS - CHARON

Maurice Blouin, anthropologue

Chargé du développement de la recherche Service de formation, recherche, évaluation, documentation, audio visuel

Depuis l'accident jusqu'à la réinsertion professionnelle, le Centre François - Charon est le seul centre d'accueil du Québec qui offre la gamme complète des services d'adaptation - réadaptation.

La décision de développer un laboratoire d'informatique clinique s'inscrit dans la démarche du Centre François - Charon qui vise à mettre à la disposition des clients et des cliniciens les outils les plus efficaces pour atteindre leurs objectifs d'ADAPTATON - RÉADAPTATION.

Nous retrouvons au Centre François - Charon une clientèle adulte très diversifiée. Elle a, comme caractéristique première, une déficience motrice. Cependant, d'autres déficiences y sont fréquemment associées, comme les déficiences intellectuelles, cognitives, perceptives, visuelles, celles du langage, de la parole, etc. Elles entraînent, entre autres, des difficultés au niveau du comportement, des occupations, de la communication, du contrôle de leur environnement, des activités manuelles. Pour ces raisons, les personnes peuvent rencontrer d'énormes difficultés à se réintégrer dans leur communauté, dans les activités de loisir, d'étude ou de travail.

Plusieurs personnes handicapées peuvent bénéficier de l'informatique soit pour améliorer leurs capacités, soit comme moyen de compenser leurs incapacités, facilitant leur intégration dans leur milieu et améliorant ainsi leur qualité de vie.

L'importance de l'informatique clinique n'est plus à démontrer. Un certain nombre d'unités au Centre François - Charon utilisent, depuis quelques années, des logiciels de stimulation et d'apprentissage. Nous avons aussi développé des applications diverses de l'informatique : table Simplicom pour la communication, fauteuil roulant ergonomique, etc. (Voir Blouin; 1988,

L'innovation technologique en adaptation - réadaptation. Le Réadaptologue, été 1988, vol 2, no 2, pp. 19 - 24).

Développement du laboratoire d'informatique clinique

Devant l'intérêt d'un tel outil et la volonté de certains professionnels de s'impliquer, le Centre François - Charon a mis sur pied un comité avec le mandat de développer les activités d'informatique clinique. Les membres du comité sont :

Maurice Blouin, anthropologue, coordonnateur du comité

Mario Grandmont, responsable de l'audio - visuel, Direction des services de support aux programmes de réadaptation

René Cloutier, ergothérapeute, Direction du programme de réadaptation sociale et professionnelle

Chantal Guérette, ergothérapeute

Claude Sarra - Bournet, médecin, Direction du programme de réadaptation fonctionnelle

Compte tenu que beaucoup de systèmes en informatique clinique fonctionnent par couplage avec le matériel audio - visuel, nous avons intégré le laboratoire avec le secteur de l'audio - visuel du Centre François - Charon

Devant l'ampleur des besoins et la rareté des moyens, nous avons adressé des demandes a des compagnies et organismes pour nous supporter.

Objectifs du laboratoire

Le laboratoire d'informatique clinique vise principalement les quatre objectifs suivants :

Concentration de l'information

La cueillette d'informations touchera autant les logiciels du marché que les ordinateurs et leurs périphériques, les sources de renseignements (banques de données, catalogues, publications etc.), bref tout ce qui sera utile à l'aspect clinique de l'informatique en réadaptation.

La concentration de l'information est un préalable à l'avancement de nos connaissances. Elle favorisera l'utilisation des logiciels et des adaptations déjà développés en adaptation - réadaptation pour tous les cliniciens.

Afin de permettre l'accès aux utilisateurs (personnes handicapées et cliniciens), il nous faut prévoir un nombre suffisant d'ordinateurs, de périphériques et des adaptations pour tout type d'incapacité physique. Il nous faut aussi penser à la mobilité des appareils. Nous devons envisager de nous rendre sur place lorsque nécessaire (essais cliniques d'évaluation, entraînement, adaptation à domicile, etc.) en fonction des besoins des personnes handicapées.

Analyse de l'information

L'analyse judicieuse de l'information recueillie par l'équipe du laboratoire permettra une économie de temps chez les cliniciens. En effet, la quantité impressionnante de matériel actuellement sur le marché demande un temps d'analyse dont chacun des cliniciens ne dispose pas.

Un relevé de la littérature et l'expérimentation de plusieurs logiciels et de périphériques potentielle ment utiles en réadaptation s'avèrent essentiels pour l'analyse et le développement de notre expertise.

Diffusion de l'information

L'expertise développée sera mise à la disposition des personnes handicapées et des cliniciens afin de les supporter dans l'utilisation de l'informatique.

Des moyens diversifiés seront utilisés, soit l'édition de nos fichiers, la publication d'articles, des conférences, des colloques, des séances de formation de groupe, le support des clients et des cliniciens dans l'utilisation quotidienne de l'informatique clinique, etc.

Le laboratoire devra devenir le carrefour d'un réseau de contacts avec les autres centres de réadaptation pour les diverses clientèles, les centres hospitaliers, les regroupements d'utilisateurs (handicapés ou non), les sources d'information du pays et d'autres pays.

Production de matériel informatique clinique

Suite à l'analyse du matériel existant, nous prévoyons en produire pour répondre à des besoins spécifiques de la clientèle.

La première avenue consistera probablement à traduire des logiciels anglais pertinents afin de les rendre accessibles aux usagers francophones.

L'adaptation du contenu de certains logiciels permettra d'en optimiser l'usage thérapeutique. Enfin, nous envisageons la création de nouveaux logiciels ou d'adaptations à l'ordinateur qui n'existent pas sur le marché.

Applications de l'informatique au C.F.C.

Apports du laboratoire d'informatique clinique

L'informatique est omniprésente dans tous les secteurs de notre société. Les personnes ayant des limitations fonctionnelles, comme membres à part entière de la société, doivent pouvoir utiliser et bénéficier de cette technologie. La personne handicapée peut d'autant plus bénéficier de l'informatique qu'elle lui permet de compenser ses limites. Dans cette perspective, par le support qu'il apporte a la clientèle handicapée et aux intervenants en réadaptation, le laboratoire d'informatique clinique constitue un moyen de normalisation.

Ainsi, le laboratoire est un support à l'intervention. Il ne remplace pas le clinicien. Il permet de diversifier et d'augmenter la quantité et la qualité des activités thérapeutiques auprès du client. En fournissant l'expertise informatique aux cliniciens, il favorise l'apport de nouvelles avenues d'interventions. En mettant l'information recueillie à la disposition de la clientèle handicapée, il favorise de nouvelles possibilités d'utilisation de leur potentiel et d'intégration dans la communauté.

Le laboratoire permet donc de rendre disponibles, au niveau clinique, les apports de l'informatique qui ne sont pas négligeables. Parmi ceux - ci, mentionnons - en quelques - uns :

• l'apprentissage de façon autonome

• Une rétroaction constante et immédiate;

• le respect du rythme individuel d'apprentissage;

• la régularité dans la présentation de l'information;

• le contrôle de la réception et de la diffusion de l'information;

• la patience de l'ordinateur à répéter et à faire répéter des opérations.

Notre mission d'adaptation et de réadaptation consiste à tout faire pour l'autonomie maximale de notre clientèle. Nous avons accumulé un retard important dans l'utilisation de l'informatique clinique. Mais, grâce à la mise sur pied du laboratoire d'informatique clinique, nous sommes sur la bonne voie pour nous mettre à jour.

Applications concrètes auprès de la clientèle

ã Support dans le choix du matériel informatique

Description Analyse des buts thérapeutiques ou des besoins et des capacités physiques et intellectuelles du client en vue de recommander les ordinateurs, les logiciels et les adaptations requises.

But Optimiser l'utilisation des outils informatiques en fonction des buts thérapeutiques et des besoins des clients.

Clientèle Les cliniciens et les personnes handicapées en général.

ã Aménagement de l'accès à l'ordinateur

Description Évaluation des capacités physiques des clients à utiliser les ordinateurs et les périphériques, recommandations des adaptations et des aménagements selon le potentiel de l'utilisateur.

But Rendre accessible le matériel informatique; rendre optimales la rapidité et la facilite de son utilisation.

Clientèle Personnes handicapées rencontrant des difficultés physiques à utiliser le matériel informatique, soit pour des fins thérapeutiques, didactiques, ludiques ou d'intégration sur le marché du travail.

ã Utilisation à des fins d'évaluation

Description Analyse des logiciels comme outils d'évaluation du potentiel intellectuel, cognitif, perceptif, visuel, comporte mental et moteur, de même que des concepts de base et des connaissances de la personne handicapée.

But Cerner le potentiel des personnes handicapées pour élaborer des plans d'interventions. Cliente le Personnes handicapées en phase de réadaptation fonctionnelle ou d'intégration sociale ou professionnelle.

ã Utilisation à des fins de stimulation

Description Utilisation de logiciels de stimulation des fonctions cérébrales supérieures (reconnaissance des couleurs, formes, grandeurs. objets, symboles, positions spatiales, relations spatiales; jugement, me moire, anticipation, compréhension, expression, planification, solution de problèmes; recherche visuelle, poursuite visuelle; rapidité psycho - motrice,coordination visuo - motrice, etc.).

But Favoriser le développement optimal du potentiel des personnes handicapées.

Clientèle Les personnes ayant principalement une atteinte des fonctions cérébrales supérieures.

ã Utilisation à des fins didactiques

Description Initiation à des activités ludiques à l'aide de l'informatique (logiciels artistiques, jeux); initiation a la programmation;

But Permettre aux personnes handicapées d'utiliser leur potentiel a des fins ludiques ou de travail.

Clientèle Toute personne handicapée qui en manifeste le besoin.

Référence : Propos de réadaptation, vol. 8, no 1, février 1989, p. 6-8

UN PROJET DE RECHERCHE AU LABORATOIRE D'INFORMATIQUE CLINIQUE

Maurice Blouin, anthropologue,

coordonnateur du laboratoire d'informatique clinique

Diane Tessier, psychologue

Dominique Drolet, étudiante en ergothérapie

Hélène Moschonas, psychologue

Lyne Cloutier, psychologue

Jovette Potvin, secrétaire

Pierre Drouin, étudiant en neuropsychologie

Gaétan Dionne, étudiant en neuropsychologie

Depuis janvier 1989, au laboratoire d'informatique clinique (1), nous poursuivons un projet de recherche. Ce projet est soutenu par divers organismes : la Commission des écoles catholique de Québec (CECQ), l'Association de paralysie cérébrale du Québec (APCQ) et la Compagnie APPLE. Il s'agit d'un projet de recherche. de développement, d'application et d'évaluation de techniques d'alphabétisation et de réalphabétisation sur ordinateur. L'équipe travaille avec 70 clients. Pour le moment, nous nous concentrons sur l'application et l'évaluation d'ordinateurs, de périphériques, d'adaptations et de logiciels.

Au terme de la première phase, nous avons produit un rapport en 2 tomes expliquant tous les aspects du projet (2). Le côté novateur de cette recherche est certainement le modèle d'évaluation que nous avons développé. Nous avons construit une grille des capacités fondée sur la proposition de révision de la Classification internationale des déficiences, incapacités et handicaps (CIDIH) (3). Cette grille permet de décrire le degré d'incapacité à partir duquel un client ne peut plus utiliser un ordinateur, un périphérique, une adaptation ou un logiciel. Nous désirons poursuivre ce projet, avec l'aide de nos partenaires. pour développer notre expertise dans ce domaine en pleine croissance. Éventuellement, nous comptons publier un ouvrage sur le bilan de nos évaluations qui prendra la forme d'un catalogue. Nul doute que celui-ci sera un instrument utile pour les cliniciens et les pédagogues œuvrant auprès des personnes ayant des incapacités. Lorsque nous aurons fait un premier bilan de ce qui est disponible dans le domaine, nous devrons faire une mise à jour constante de l'information et développer de nouveaux instruments.

  1. Pour des informations sur le laboratoire, voir Blouin, Maurice. " Enfin, un laboratoire d'informatique clinique au Centre François-Charon " Propos de réadaptation, vol. 8, no 1, février 1989, pp. 6 à 8.
  2. Blouin, Maurice, Projet de recherche, développement, application et évaluation de matériel informatique auprès des personnes adultes ayant des incapacités. Rapport de la première étape, juin 1989, Centre François-Charon, 2 tomes.
  3. Blouin, Maurice, Fougeyrollas Patrick et St-Michel, Ginette " Proposition d'une révision du 3e niveau de la CIDIH: le handicap " Réseau international C. I . D. I . H., vol. 2. no 1. pp. 9 à 32

Référence : Propos de réadaptation, vol. 8, no 3, décembre 1989, p. 22.

Évaluation de l'efficacité de l'utilisation de logiciels dans le processus de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures d'une clientèle cérébro-lésée (Recension des écrits)

Rapport de recherche remis au

Consortium de Recherche en Réadaptation de

l'Est du Québec (CORREQ)

Par

Maurice Blouin

Pierre Drouin

Laboratoire de Recherches en Informatique Clinique

Centre François-Charon

Novembre 1991

AVANT-PROPOS

Nous remercions le Consortium de Recherche en Réadaptation de l'Est du Québec (CORREQ) pour cette subvention qui a couvert une partie des travaux de cette recension. Nous espérons qu'il s'agit du prélude à plusieurs autres subventions. Celles-ci pourront porter, par exemple, sur les aspects évaluatifs des interventions au moyen de la micro-informatique pour les personnes ayant des incapacités psychiques. Une demande de subvention, faite en collaboration avec le Laboratoire de Recherche en Informatique Clinique du Centre François-Charon et le professeur Michel Pépin de l'Ecole de Psychologie de l'Université Laval, soutenue par le CORREQ, et portant sur cet aspect est acheminée au Fonds de Recherche en Santé du Québec (FRSQ). Un travail énorme et urgent reste à accomplir dans ce domaine.

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION.............................................................................. 1

1. ASPECTS THEORIQUES........................................................ 4

1.1 Théories relatives aux fonctions cérébrales supérieures.................................................................. 4

1.2 Avenues théoriques relatives à la réadaptation

des fonctions cérébrales supérieures.................... 6

2. ASPECTS TECHNIQUES......................................................... 11

Batteries de logiciels

Gianutsos, R. & Klitzner, C. (1982)......................... 12

Browne, R. & Sandford, J. (1985)............................. 13

Bracy, O. (1986).......................................................... 14 Chatelois, J. (1986)................................................... 16 Sbordone, R. J. (1987)................................................ 17

Pépin, M. (1988).......................................................... 18

3. ETAT DE LA RECHERCHE.......................................................... 20

3.1 Etudes portant sur la réadaptation des

fonctions attentionnelles......................................... 24

3.2 Etudes portant sur la réadaptation des

fonctions de la mémoire............................................ 28

3.3 Etudes générales portant sur la réadaptation

des fonctions supérieures......................................... 32

CONCLUSION.................................................................................. 38

BIBLIOGRAPHIE............................................................................. 39

ANNEXE A: Description des termes des fonctions

cérébrales supérieures utilisées...................... 48

INTRODUCTION

L'informatique clinique est un vaste champ de connaissance scientifique et technique. Parmi les applications possibles de l'informatique clinique, il en est une qui présente particulièrement d'intérêt, il s'agit de la réadaptation des fonctions ou capacités cérébrales supérieures.

Suite à des travaux de révision de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps [(CIDIH) (Blouin, Fougeyrollas et St-Michel, 1989)], et des travaux de validation de concepts pertinents pour les fins d'utilisation en informatique clinique. Les fonctions cérébrales supérieures pertinentes ont été segmentées ainsi:

FONCTIONS PSYCHIQUES

Conscience et état de veille

Vigilance

Sommeil-veille

Conscience de la réalité

Instincts

Fonctions supérieures

Gnosies ***

Praxies

Phasies

Mnésies ***

Fonctions intellectuelles ***

Fonctions volitionnelles

Fonctions affectives

Fonctions comportementales

Ainsi, aux fins du présent rapport, nous avons recensé les écrits portant sur sur les principales fonctions cérébrales supérieures qui sont analysables en neuropsychologie (voir les fonctions ci-haut qui sont suivies d'astérisques et mises en caractère gras). Nous avons laissé de coté les applications qui concernent l'aphasie, c'est à dire les problèmes liés à la communication, bien que la littérature sur le sujet soit particulièrement importante. A ce sujet, soulignons entre autre le classique Aphasia Treatment and Microcomputers (Katz,1986).

Depuis l'ouverture du Laboratoire de recherche en informatique clinique du Centre François-Charon, nous poursuivons d'intenses travaux d'inventaire et d'évaluation [Blouin, 1988; Blouin, 1989a; Blouin, 1989b; Blouin, Beaulieu, Bessette, Cloutier, Drolet, Drouin & Giguère, 1990; Blouin, Bessette, Cloutier, Drolet, Drouin & Giguère, 1990; Blouin, Bessette & Drouin, 1991] sur l'application de la micro-informatique pour les personnes ayant des incapacités. La présente recension fait partie de nos recherches sur l'utilité de la micro-informatique dans la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures, technique désignée antérieurement par les vocables de "remédiation ou rééducation cognitive". Elle complète à un certain niveau des travaux déjà entrepris à notre laboratoire par Madame Madeleine Giguère (1990) pour sa thèse de doctorat en psychologie.

Enfin, ce rapport est construit de façon à expliciter les aspects neuropsychologiques (théorie, technique et recherche) de la réadaptation des capacités cérébrales supérieures au moyen de la micro-informatique. En premier lieu, les aspects théoriques importants en rapport avec la neuropsychologie sont présentés. Par la suite, divers points techniques sont discutés, tels que l'appareillage et les différentes batteries de logiciels existantes. Enfin, la dernière partie du rapport concerne l'état actuel de la recherche en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures.

1. ASPECTS THEORIQUES

Cette partie présente une courte discussion des différents courants théoriques qui ont prévalu, et qui prévalent toujours, dans le vaste champ de la neuropsychologie. En premier lieu, une brève description des conceptions théoriques à travers l'histoire de cette science nouvelle est effectuée. Puis, aux fins du présent rapport, une description des différentes avenues théoriques pertinentes reliées à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures est présentée.

1.1 Théories relatives aux fonctions cérébrales supérieures

La neuropsychologie est cette discipline qui, au premier chef, examine les relations entre l'activité psychologique d'un individu et la condition cérébrale correspondante. La conception moderne du cerveau, tel que nous le connaissons aujourd'hui, est une conquête scientifique relativement récente.

Par contre, depuis le tout début des interrogations sur le cerveau, les spéculations théoriques ont beaucoup évolué. Pour le phrénologue Franz Joseph Gall, anatomiste du XVIII e siècle, il existait dans l'esprit humain des facultés séparées comme l'intelligence, la mémoire, etc. Et chacune de ces facultés avait des localisations précises dans le cerveau. Ce point de vue localisationniste, bien que plutôt primaire, a été le précurseur de plusieurs essais théoriques qui ont vu le jour par la suite.

Des conceptions associationnistes, telles celles de Broca et de Wernicke ont été de mode pendant un grand nombre d'années, à partir du XIX e et du début du XX e siècle. Egalement appuyées par le courant localisationniste, ces conceptions mettaient toutefois l'emphase sur les associations évidentes entre certaines manifestations comportementales spécifiques et des conditions neurologiques anormales chez les individus. De nos jours, ces idées demeurent pertinentes pour les domaines de la réadaptation en neuropsychologie et en orthophonie cliniques et fondamentales.

A l'opposé, certains auteurs de l'époque, tels Jackson, préféraient parler de conception holistique du cerveau. Adoptant un point de vue non-localisationniste, leur idée maîtresse était que les fonctions neuropsychologiques se développent hiérarchiquement depuis la conception jusqu'à l'âge adulte. Et chaque fois qu'une de ces fonctions arrive à maturation, elle rend possible les comportements qui lui sont propres mais contrôle également les fonctions psychologiques développées antérieurement. Cette intéressante conception de Jackson tient encore aujourd'hui et a un impact théorique important au niveau des différentes interventions que l'on fait en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Ces idées seront développées plus à fond dans la section suivante.

Enfin, une conception holistique inspirée de la psychologie de la Gestalt a également été lancée (v.g. Lashley et Goldstein) dans les années '50. Bien que particulièrement importante au niveau de la neuropsychologie théorique, cette approche et ses influences ont été particulièrement négligées en neuropsychologie clinique et en réadaptation.

1.2 Avenues théoriques relatives à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures

Peu d'auteurs ont finalement influencé de façon définitive la formulation d'hypothèses théoriques relativement à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Mais une des conceptions les plus citées et utilisées en neuropsychologie est le modèle d'organisation fonctionnelle du cerveau du soviétique Alexander Luria (1963, 1973, 1978). Il s'agit certainement d'un des essais empiriques les plus sérieux et respectés des auteurs contemporains. Cette conception, inspirée à la fois des travaux de Jackson et de localisationnistes célèbres, tels Broca et Wernicke, prend forme de manière suivante: trois blocs anatomo-fonctionnels qui s'étagent ontogénétiquement sont responsables de toute l'activité cérébrale d'un être humain.

Premièrement, on retrouve des fonctions d'éveil, de vigilance et de conscience primaire, fonctions qui impliquent le tronc cérébral et d'autres régions sous-corticales telle la formation réticulée. En deuxième lieu, on retrouve des fonctions de réception, d'intégration et d'analyse de l'information sensorielle (processus de travail localisés dans les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux). Enfin, des fonction de planification, d'exécution et de vérification de l'activité mentale sont situées dans les lobes frontaux (les régions motrices, prémotrices et préfrontales). La structure de l'activité cérébrale est conçue, selon Luria, comme un édifice à plusieurs étages, avec des composantes identifiées de manière anatomo-fonctionnelle. La subtilité d'une telle théorie a permis d'élaborer un solide modèle de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Différents principes de compensation sont nécessaire à la réadaptation des fonctions cognitives selon Luria: 1- une compensation des fonctions d'un hémisphère par celles de l'autre, 2- une compensation des fonctions cérébrales supérieures par des fonctions dites "inférieures" et, 3- une compensation des fonctions inférieures par des fonctions cérébrales supérieures.

Bracy (1986) est un auteur qui a été fortement influencé par les aspects théoriques de Luria. Une application du modèle de Luria en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures au moyen de la micro-informatique est certainement une de ses plus grandes contributions. Son approche consiste à opérationnaliser les trois unités fonctionnelles du cerveau en termes localisationnistes et par rapport aux différents processus cognitifs spécifiques associés. Bracy définit les différents processus de base qui doivent être entraînés d'abord, avant que des processus plus spécifiques et complexes soient travaillés. La connaissance quantitative et qualitative des processus qui ont été courtcircuités par un dommage cérébral (traumatisme crânio-cérébral, accident vasculaire cérébral, etc,) doit être préalable à l'élaboration d'un plan spécifique de traitement en réadaptation. Enfin, la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures doit impliquer une réorganisation fonctionnelle des systèmes atteints ou le développement de stratégies compensatoires. Cette approche est certainement la technique la plus employée par les spécialistes et les différents intervenants en réadaptation qui ont une bonne formation en neuropsychologie, en sciences cognitives et/ou en neurosciences. Ce dernier auteur a d'ailleurs élaboré une batterie d'exercices de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures sur un support informatique.

Un autre modèle théorique utilisé en réadaptation, bien que très récent, propose une approche basée sur la théorie du traitement de l'information ("information processing approach"). Ce modèle développé par Diller (1976) et Reitan & Woolfson (1985a) a récemment été adapté par Diamant & Hakkaart (1989). Celui-ci offre une perspective intéressante et nouvelle pour le processus de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures.

Les fonctions cognitives dont a besoin un individu sont reliées à diverses fonctions de traitement central du cerveau: 1- un premier traitement a lieu dans les aires sensorielles primaires, localisées dans les deux hémisphères; elles impliquent les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux, 2- une fonction de traitement central est ensuite activée; il se produit alors de l'encodage, de la consolidation d'information et le recouvrement d'informations devient alors possible. Cette fonction implique les zones anatomiques responsables de l'activité attentionnelle et mnésique, 3- par la suite, le traitement de l'information de nature verbale se fait au niveau de l'hémisphère gauche (fonctions langagières et symboliques nécessaires à la communication), alors que le traitement de l'information visuo-spatiale se fait dans l'hémisphère droit (habilités spatiales visuelles, auditives et tactiles); à ce stade du traitement, les fonctions cérébrales spécialisées des deux hémisphères deviennent opérationnelles, et 4- un traitement de niveau supérieur, soit l'abstraction, la formation de concept et l'analyse logique. Ces fonctions sont localisées de manière diffuse dans le cortex cérébral.

La batterie d'évaluation neuropsychologique de Halstead-Reitan (1985b) permet d'examiner chacune des fonctions cérébrales supérieures et la capacité de traitement spécifique de l'information; on peut alors produire un diagnostic à partir duquel un plan de traitement ou un programme de réadaptation peut être articulé. Cette procédure permet à un individu cérébro-lésé de profiter d'un entraînement pour chacun de ses déficits spécifiques.

Ces deux modèles théoriques de la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures font tout autant état de processus de traitement de l'information sous-jacents. Par contre, celui de Luria fait constamment référence aux conditions anatomo-fonctionnelles du cerveau. L'approche du traitement de l'information repose, quant à elle, sur le raffinement de l'évaluation des processus cognitifs nécessaires au bon fonctionnement de l'individu.

Toutefois, aucun consensus n'existe dans la littérature quant à savoir quel est le modèle le plus adéquat à employer et quelle technique doit être privilégiée pour la réadaptation des fonctions cognitives chez un individu. L'emploi et la connaissance de modèles théoriques neuropsychologiques dans un but de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures est toutefois d'une importance primordiale. Une bonne connaissance des principes sous-jacents à la rééducation cognitive empêchera, par exemple, de fonctionner par essai-erreur avec un bénéficiaire cérébro-lésé ou bien de le stimuler de façon "générale" pour observer les résultats de cette pratique de façon non-rigoureuse.

Bracy (1986) résume d'ailleurs bien cet état de fait:

"Every therapist should have some conception of normal brain functioning, of how injury disrupts normal functioning and of why it is that way they are doing with the patient could be therapeutic. In other words, a theory of brain functioning and of brain rehabilitation is necessary for assessment, diagnosis, treatment planning, goal setting and providing therapy. Without a unifying and guiding theoretical framework, our efforts would not amount to much more than random stabs in the dark." (p.11)

Un aperçu des différentes répercussions théoriques sur le matériel informatique utilisé en réadaptation sera exposé dans les sections qui suivent.

2. ASPECTS TECHNIQUES

La littérature regorge d'articles et de courts papiers techniques qui s'intéressent à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Par contre, peu d'entre eux font état d'expérimentations empiriques conjointement à l'utilisation de micro-ordinateurs de façon strucuturée. Il est de plus très visible dans la littérature que plusieurs chercheurs-ses et cliniciens-nes du domaine de la réadaptation emploient des mesures "maisons", en accord ou non avec les principes sous-jacents à la réadaptation cognitive. Ces expérimentations faussent souvent la réalité des différentes clientèles cérébro-lésées, laissent paraître différents artéfacts méthodologiques. Elles sont souvent non-validées et non-standardisées. Elles sont également peu généralisables au contexte de la vie de tous les jours des différentes populations étudiées. C'est le cas, par exemple, de chercheurs-ses qui utilisent des stimuli visuels ou auditifs, programmés par un spécialiste en informatique, et qui sont générés à l'écran pour obtenir différentes mesures. Bien que ces études soient monnaie courante en psychologie cognitive et en psychophysique, avec des sujets normaux, ces procédures sont difficilement applicables dans un contexte de réadaptation où l'on ne peut se permettre que très rarement des études exploratoires de ce genre.

Toutefois, depuis les années 80, différentes batteries de réadaptation des fonctions supérieures informatisés ont fait leur apparition sur le marché. Bien que jamais parfaites, ces batteries de logiciels ont au moins l'avantage d'avoir été construites de la façon la plus rigoureuse possible, en accord avec les principes théoriques en neuropsychologie, et sont souvent employées de façon standardisée.

La partie qui suit décrit les différentes batteries existant sur le marché. Celles-ci sont analysées chronologiquement selon leur année de parution. A notre connaissance, et en regard de la littérature consultée, six (6) batteries commercialisées sont disponibles:

GIANUTSOS, R., & KLITZNER, C. (1982). Computer Programs for Rehabilitation: Personal computing for brain-injured persons (COGREHAB), Life Sciences Associates: Bayport, NY, USA. (en anglais)

Cette batterie, la plus vieille de toutes celles recensées, couvre tous les champs de la cognition humaine. Dans le volume I, on retrouve des tâches de temps de réaction, d'attention et de coordination visuo-motrice. Dans le volume II, différents exercices visuo-moteurs et visuo-spatiaux sont offerts au sujet. Enfin, le volume III comprend diverses tâches de mémoire (immédiate, court-terme, long-terme, verbal, non-verbale, etc.).

Ces programmes sont compatibles avec des micro-ordinateurs de type IBM, Apple (série II) et TRS (Tandy).

Bien qu'intéressants, ces programmes de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures ont toutefois le désavantage d'être assez complexes au niveau de l'utilisation et des procédures de départ, et n'offre qu'un choix limité de tâches. Par contre, les exercices offerts sont de bonne qualité (autant esthétique que conceptuelle). A notre connaissance, aucune théorie sous-jacente n'a servi de base pour l'élaboration des exercices.

BROWNE, R., & SANDFORD, J. (1985). CAPTAIN'S LOG: Cognitive Training System, Braintrain: Richmond, VA, USA.(en anglais)

Cette batterie est employée pour entrainer des fonctions cognitives telles l'attention, la concentration, la mémoire, etc. Captain's Log peut être employé dans le traitement de personnes ayant des lésions cérébrales, des troubles neurologiques, des troubles d'apprentissage de 6 ans à l'âge adulte. Il peut également servir de mesure prétest-postest dans le cadre d'un programme de traitement pharmaceutique pour des enfants souffrant de Trouble d'Attention et d'Hyperactivité. Quatre modules d'exercices sont présents dans la batterie complète. Une première sert à entraîner les fonctions attentionnelles de base et la concentration. Le deuxième module exerce les fonctions visuo-motrices et visuo-spatiales. Le troisième bloc d'exercices sert à entraîner des fonctions telles que le raisonnement, la mémoire et les habilités perceptuelles. Enfin, le quatrième module comporte des exercices stimulant les fonctions arithmétiques et les habilités mnésiques.

Disponible pour des appareils IBM ou Apple (série II), ces programmes sont faciles d'utilisation, comportent des niveaux de difficulté et pourraient servir à des fins évaluatives. Par contre, l'interface graphique laisse à désirer quelque peu et cette batterie de rééducation cognitive a des allures de jeu vidéo. La littérature indique d'ailleurs que cette batterie semble davantage utilisée par des enfants. Aucune orientation théorique ne semble être associée à cette batterie d'exercices de rééducation cognitive.

BRACY, O. (1986). Programs for Cognitive Rehabilitation: Cognitive Rehabilitation Therapy, Psychological Software Services: Indianapolis, IN, USA. (en anglais)

Cette batterie d'exercices, certainement la plus utilisée dans le monde de la réadaptation, comprend sept (7) modules. Deux de ceux-ci comprennent des exercices de temps de réaction, de recherche et de discrimination visuelle (Foundations I et II). Conformément aux principes théoriques de Luria, le sujet devrait normalement commencer avec ces exercices qui sont de nature assez primaire en ce qui a trait au traitement de l'information. Ceux-ci se rapportent au premier bloc anatomo-fonctionnel de Luria, soit les fonctions d'éveil, de vigilance, d'attention et de concentration primaire, fonctions qui impliquent le tronc cérébral et certaines autres régions sous-corticales. Par la suite, deux autres modules s'adressent principalement aux habilités visuo-spatiales. Visuospatial I et II renferment des exercices de labyrinthe, de reconnaissance de forme, d'orientation spatiale, etc. Cette deuxième section d'exercices renferment des tâches qui font appel au deuxième bloc anatomo-fonctionnel de Luria, soit les fonctions de réception primaire, d'intégration et d'analyse de l'information sensorielle, processus de travail généralement reconnus comme étant localisés dans les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux. Deux autres modules comportent des exercices de mémoire, sous toutes ses formes (Memory I et II). On a ici des exercices de reconnaissance et de rappel dans les modalités sensorielles visuelles et auditives. On retrouve également des stimuli à pairer, des tâches de mémoire spatiale, etc. Ce bloc d'exercices fait également référence au deuxième bloc anatomo-fonctionnel de Luria, soit les fonctions de réception, d'intégration et d'analyse de l'information sensorielle. Enfin, une dernière série d'exercices solicitent les fonctions exécutives (les régions frontales). Problem Solving I renferme des exercices de manipulations complexes de chiffres, de raisonnement logique, de catégorisation, de déduction, etc. Cette batterie est certes une des mieux construites sur le marché. On retouve des exercices gradués pour les sujets, des critères à atteindre, et visuellement, cette batterie possède un attrait certain. Les instructions sont bien exposées et un manuel accompagne la batterie de logiciels. Des normes sont également disponibles (Braun et al., 1987). Cette batterie est adaptée pour des micro-ordinateurs IBM, Apple (série II) et Atari. Elle s'adresse à toute population adulte cérébro-lésée.

CHATELOIS, J. (1986). Programme de Rémédiation Cognitive, Clinique de Réadaptation et d'Intervention Cognitive: Montréal, Québec, Canada. (en français).

Ce programme d'exercices cognitifs développé par Jean Chatelois, neuropsychologue, en 1986 est une des batteries les plus employées avec les francophones. Cette batterie comprend trois sections: une porte sur le développement d'habilités attentionnelles (Attention), une deuxième comporte des exercices visant à stimuler la Mémoire alors que la troisième section vise à entraîner les habilités menant à la Résolution de Problèmes. Cette batterie est très bien construite, comporte beaucoup d'exercices et permet de conserver des résultats de chaque sujet, de chaque séance, etc. Le module Attention comporte à lui seul, huit exercices différents, et vise à restaurer des fonctions telles que le balayage visuel, l'attention soutenue, la discrimination visuelle, etc. Le module Mémoire comprend, quant à lui, cinq exercices, dont des tâches de mémoire immédiate (une complexe, l'autre plus facile), des exercices de mémoire et d'orientation spatiale, et permet même de développer des stratégies mnémoniques pour rééduquer les fonctions de la mémoire. Enfin, le module Résolution de Problèmes comprend trois tâches, dont une de déduction, et les deux autres visent à instaurer des stratégies de résolutions de problèmes complexes (processus complexes, abstraction, etc.). Cette batterie est une des plus utiles et utilisées dans le monde de la réadaptation au Québec. Le logiciel est simple d'utilisation (malgré les nombreuses opération d'accès et d'entrée au logiciel) et permet le branchement de plusieurs périphériques. Cette batterie est disponible pour des ordinateurs Commodore 64, ce qui est en soit un désavantage (mémoire vive insuffisante, lenteur du processeur, programmation, etc.). Tout de même, cette batterie est très valable, parce que bien construite et variée au niveau des exercices proposés. Le fait qu'elle soit en français n'est certes pas négligeable. Enfin, cette batterie a été conçu pour différents types de populations cérébro-lésées.

SBORDONE, R. J. (1987). Computer Programs for Neuropsychological Testing and Cognitive Rehabilitation, Fountain Valley, CA, USA. (en anglais)

Cette courte batterie d'exercices informatisées comprend des tâches de substitution de symboles, d'attention soutenue et de vigilance. Peu d'informations sont disponibles sur ce logiciel assez mince en substance. Les instructions sont complexes, comme les procédures d'entrée dans le logiciel. Elle est probablement la batterie disponible qui offre le moins d'intérêt. A notre connaissance, ce programme ne fonctionne qu'avec la série II de micro-ordinateurs Apple.

PEPIN, M. (1988; 1990). REEDUC: Rééducation Cognitive et Exercices Informatisés, MicroLude Inc: Lac Delage, Québec, Canada. (en français)

Cette batterie est la plus récente de toutes celles recensées. Les deux versions de cette excellente batterie ont été développées par le Docteur Michel Pépin, professeur à l'Ecole de Psychologie de l'Université Laval. Tout le travail de programmation est la responsabilité de Monsieur Marquis Falardeau. Cette série d'exercices propose une période d'entraînement de plus d'une centaine d'heures "informatisées", ce qui fait de cette batterie l'une des plus importantes sur le marché. Hautement structurée, REEDUC propose un entraînement progressif tenant compte des difficultés de chaque sujet, car à l'aide d'un système de gestion intégré au logiciel, celui-ci détermine les niveaux de difficultés appropriés, enregistre les résultats et permet à un sujet de revenir au même point où il avait quitté lors de sa dernière utilisation. De plus, le logiciel tient compte des succès et des échecs du sujet afin d'ajuster le niveau de difficulté en conséquence.

La batterie comporte douze exercices permettant de stimuler les habilités cognitives de base: la poursuite visuelle, la coordination visuo-motrice, l'orientation spatiale, différentes gnosies visuelles (figure-fond, discrimination de figures, de lettres, de syllabes et de mots), la visualisation spatiale, des tâches de temps de réaction, les processus attentionnels et les habilités mnémoniques.

Comme la plupart des programmes informatisés de rééducation cognitive, REEDUC s'appuie sur l'hypothèse à l'effet que la pratique répétée d'exercices spécialement conçus pour différentes habilités cognitives est susceptible d'améliorer grandement ou d'optimiser les habilités qui font l'objet de l'entraînement. Ces habilités cognitives de base sont constamment impliquées dans l'exécution de diverses tâches d'apprentissage (scolaire ou vocationnelle) et dans de nombreuses activités de la vie quotidienne. REEDUC est utilisable auprès de clientèles agées de sept ans et plus. Les personnes atteintes de dommages cérébraux, les gens souffrant de Troubles d'Apprentissage ou de Trouble d'Attention et d'Hyperactivité constituent autant de clientèles qui peuvent bénéficier de REEDUC en tant qu'outil d'entraînement spécifique.

Le logiciel est très bien fait, est bien gradué en difficulté, comporte de nombreux niveaux de travail et est très esthétique. Le fonctionnement est simple (grâce à un menu et un "gestionnaire"). Le nombre d'heures d'entraînement disponible est très élevé, et finalement, le tout est en français. Cette batterie fonctionne avec des ordinateurs IBM compatible.

Cette batterie est déjà largement répandue et utilisée au Québec. Nous l'utilisons constamment avec la centaine de clients inscrits chaque année au Laboratoire de Recherche en Informatique Clinique (LRIC) du Centre François-Charon (CFC). La première version de celle-ci a d'ailleurs fait l'objet d'une étude de validation auprès de personnes ayant subi un traumatisme cranio-cérébral (Giguère, 1991, voir plus loin). Cette étude est une première pour une batterie élaborée au Québec.

Résumé. Toutes les batteries en anglais sont utilisées, principalement aux Etats-Unis et au Canada anglais, dans un contexte de rééducation cognitive. Il demeure possible d'utiliser les batteries conçues en anglais avec des francophones. Lorsque les stimuli employés sont de nature non-verbale, il n'y a donc pas de contraintes majeures. Par contre, les consignes, les renforcements ou les résultats seront toujours présentés en anglais.

Au Québec, la présence des deux excellentes batteries mentionnées ci-haut est à souligner. Il s'agit d'une contribution majeure en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures au moyen de la micro-informatique clinique. Celles-ci sont largement utilisées dans les centres de réadaptation, particulièrement par les ergothérapeutes et les neuropsychologues. La plus ancienne, celle de Chatelois (1986) est encore utilisée partout au Québec, bien que cette utilisation risque de diminuer avec la disparition de la génération d'appareils Commodore.

La batterie la plus récente est celle de Pépin. Elle est déjà largement utilisée, notamment dans les écoles, les centres d'apprentissage spécialisés et les centres de réadaptation. Sa dernière version date de 1990. Une validation de la première version (1988) a d'ailleurs été effectuée au LRIC du CFC (Giguère, 1991).

3. ETAT DE LA RECHERCHE

Depuis le début des années 1980, la recherche en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures n'a cessé d'augmenter. En fait, ce champ scientifique est certainement un des domaines les plus florissants et prometteurs en neuropsychologie et dans les sciences impliquées en réadaptation. Par contre, les résultats rapportés dans la littérature sont loins d'être convaincants. Après une phase de développement que l'on pourrait qualifier de quasi-euphorique, avec l'obtention de résultats spectaculaires (de la fin des années soixante-dix au début des années quatre-vingt), le monde scientifique s'est vite rendu à l'évidence que le micro-ordinateur n'était pas l'instrument nécessaire et suffisant qui allait révolutionner le monde de la réadaptation. Ce n'est que depuis peu que des chercheurs-ses ou des équipes de travail s'intéressent particulièrement à l'utilisation de la micro-informatique en réadaptation cognitive, à sa validité thérapeutique et aux différentes spécificités de la technique.

En général, les différentes contraintes méthodologiques reliées au processus de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures sont également présentes lorsque le médium de réadaptation utilisé est le micro-ordinateur et les batteries de logiciels qui lui sont associées. Comme la littérature comporte des études qui utilisent des protocoles d'expériences inter-groupes ("between-group studies") aussi bien que des protocoles d'intervention à cas unique ("single-case studies"), les différentes contraintes touchent autant les études de groupes que ces analyses à cas uniques:

1- Une des premières contraintes majeures est certainement la pauvreté du nombre d'études empiriques de groupes qui ont été effectuées dans le domaine jusqu'à présent. L'emploi de protocoles de groupes permet, entre autres, de contrôler différents aspects tels les effets du traitement, la récupération spontanée, les différents effets placebos possibles, etc.

2- Un autre point important est le net désavantage des protocoles à cas unique, en ce qui concerne la généralisation des résultats. En effet, ces protocoles servent certainement à noter l'augmentation de performance individuelles, mais on n'a aucun indice qui peut déterminer si cette augmentation de la performance est significative, si elle n'est pas due à un artéfact méthodologique, etc.

3- Un autre point négatif est également, dans le cas d'études individuelles, le manque de rigueur au niveau des mesures de base et des critères de départ d'un traitement. Les protocoles qui incorporent des mesures de niveau de base multiples ainsi que des instruments de mesure prétest et post-test valides et normalisées ont certainement avantage à être multiplié.

4- On relève également une grande incongruence entre les mesures servant à l'évaluation du sujet et les modalités d'entraînement. En effet, on retrouve souvent des incohérences flagrantes entre la sélection et/ou l'utilisation des tâches d'entraînement et les mesures prétest, post-test et les différentes mesures de suivi qui sont effectuées.

5- On retrouve également bon nombre d'études qui ne durent pas assez longtemps ou pour lesquelles la durée de traitement des personnes cérébro-lésées laisse à désirer. La plupart des écrits pertinents laissent entendre que la réadaptation des fonctions supérieures requiert du temps et que les populations cérébro-lésées prennent généralement plus de temps pour apprendre différentes tâches cognitives. De façon surprenante, plusieurs études n'offrent que très peu de séances d'entraînement à leurs sujets (parfois moins de cinq séances).

6- L'hétérogénéité des différentes clientèles ainsi que toutes les variables inhérentes aux sujets sont également perçues comme une source majeure de parasite. Des variables comme la sévérité des atteintes, la durée du coma, la durée de l'amnésie post-traumatique, le temps écoulé depuis l'événement, l'âge et le sexe doivent faire l'objet de contrôles plus serrés. Plusieurs de ces variables sont de bons prédicteurs en ce qui a trait au pronostic et un contrôle de ces variables permet de construire des groupes aussi similaires que possible.

7- Enfin, l'état du savoir, en neuropsychologie en particulier, fait en sorte que plusieurs définitions conceptuelles et opérationnelles sont données à un même concept dans le domaine de la recherche empirique. Ainsi, des articles traitant d'un même concept déficitaire chez un groupe de sujet pourra être mesuré de différentes façons, souvent tout aussi différentes les unes que les autres. D'ailleurs, ces conceptions nosographiques différentes d'un chercheur à l'autre ou d'une étude à l'autre se retrouvent également au centre de bien des mésententes entre disciplines et même au sein d'un même groupe de professionnels qui oeuvrent en réadaptation (Brooks et al., 1984; Gordon, 1987).

Pour les besoins du présent rapport, la présentation et l'analyse des différentes études recensées tiendra compte de ces éléments de contraintes inhérentes au processus de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures.

Trois (3) grandes divisions font l'objet de ce travail: les études portant sur les fonctions attentionnelles, les études portant sur les fonctions mnésiques (immédiate, court terme, long terme, etc), et enfin, les études à caractère plus général (les fonctions visuo-spatiales, les gnosies en général, les fonctions plus complexes telles la résolution de problèmes, les processus d'abstraction, la synthèse, l'analyse, le jugement etc.), soit celles touchant plusieurs processus différents, en plus parfois, des fonctions déjà mentionnées ci-haut. Pour une définition opérationnelle des différentes fonctions analysées, le lecteur est prié de se référer à l'annexe A.

3.1 Etudes portant sur la réadaptation des fonctions attentionnelles

Des évaluations déficitaires au niveau de la vitesse du traitement de l'information, de temps de réaction et des processus attentionnels sont très communes chez les populations cérébro-lésées (Braun, Daigneault & Champagne, 1989; Lezak, 1983; Van Zomeran, 1981). En conséquence, plusieurs travaux ont été effectués dans le but d'augmenter la performance attentionnelle à l'aide de tâches demandant l'inhibition de distracteurs et le maintien de la sélection pertinente d'éléments pendant un laps de temps défini.

Bracy (1983) est un des premiers à avoir testé la pertinence d'exercices informatisés dans un but de remédiation des fonctions attentionnelles. Les résultats de deux études de cas tend à démontrer la réussite de cette approche. Bien que cette approche soit plutôt primaire et non-contrôlée, les améliorations du point de vue attentionnel sont assez spectaculaires. A cette époque, Bracy utilisait des ébauches de ce qu'est devenu sa batterie de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures.

Dans une étude datant de 1984, Sivak, Hill & Olson, utilisant des épreuves informatisées de Bracy (1985) et Gianutsos & Klitzner (1982) ont obtenu des succès thérapeutiques évidents au niveau de tâches de temps de réaction et de performance attentionnelle chez quatre sujets. Par contre, les effets positifs du programme d'entraînement de 10 heures ne se sont pas généralisés aux différents mesures neuropsychologiques effectuées en follow-up.

Malec, Jones, Rao & Stubbs (1984) ont obtenu une augmentation de la performance attentionnelle chez dix sujets (effet de pratique) lorsque ceux-ci ont été entraînés avec différentes tâches informatisées, dont des jeux vidéo. Les résultats ont été meilleurs au Stroop Color-Word Test, à des tâches de cancellation de lettres et de temps de réaction, mais aucune amélioration significative n'a été enregistrée, ne permettant pas de tirer quelque conclusion que ce soit par rapport au bienfait d'une telle technique thérapeutique.

Stanwood (1986) a rapporté des résultats similaires dans une étude comportant dix-huit sujets, répartis en trois groupes de traitement de réadaptation différents. L'auteur a obtenu des augmentations graduelles de la performance chez le groupe pertinent (réadaptation à l'aide d'exercices informatisés), mais les mesures post-test ne se sont pas avérées significativement différentes des évaluations neuropsychologiques effectuées en pré-test. Le manque de contrôle méthodologique de cette étude demeure un des facteurs qui ont peut-être pu influencer la tendance des résultats (groupes contrôles inadéquats, mesure du recouvrement spontané ? mesure de l'effet de pratique ?...).

Sohlberg & Mateer (1987), dans une étude à cas unique très bien contrôlée, ont obtenu des performances significativement supérieures chez tous leurs sujets (n = 4) au Paced Auditory Serial Addition Test (PASAT), une mesure de vigilance et d'attention soutenue qui demande une haute charge de capacité attentionnelle. Utilisant des mesures de base à niveaux multiples et des exercices d'entraînement hautement hiérarchisés, les quatre sujets ont augmenté significativement leurs performance, et ce tout au long des exercices d'entraînement, et ces résultats se sont maintenus. Les tâches utilisées étaient des exercices de la batterie de Gianutsos & Kiltzner (1982), de Bracy (1985) ainsi que diverses tâches développées par les auteurs eux-mêmes. Cette étude est probablement une des plus pertinentes et intéressantes dans le domaine de la réadaptation des processus attentionnels, et ce, autant pour la qualité et la validité des mesures employées que pour la forme des exercices informatiques utilisés.

Enfin, Ponsford & Kinsella, dans une étude datant de 1988, ont obtenu des résultats plutôt mitigés en ce qui a trait à l'augmentation de la performance attentionnelle et de la vitesse de traitement de l'information. Contrôlant adéquatement le recouvrement spontané ainsi que les apprentissages concommitants chez leurs dix sujets, cette étude ne démontre pas d'augmentation significative de la performance chez les sujets. Un protocole à cas unique avec mesures de niveaux de base multiples ainsi que des analyses de groupe ont été effectués. Les tâches d'entraînement utilisées étaient des exercices de la batterie de Gianutsos & Kiltzner (1982) ainsi que des tâches développées par le premier auteur. Par contre, les mesures de pré-test et de post-test employées pour mesurer les gains possibles laissaient à désirer, autant du point de vue conceptuel que du côté validité. Les auteurs n'ont pas réellement discuté ce point de vue.

Résumé. La prépondérance d'études de cas et le manque de travaux portant sur des groupes de sujets dans le domaine de la réadaptation des fonctions attentionnelles est certainement un des points majeurs à ressortir de la littérature. Certaines études démontrent des augmentations significatives de la performance chez les sujets testés, alors que d'autres ne rapportent que de minimes augmentations qui peuvent être imputées a`un effet de pratique. Les résultats de Sohlberg & Mateer (1987) tendent à démontrer qu'une étude à cas unique, utilisant des mesures valides et méthodologiquement opérationnalisables et des tâches d'entraînement structurées peut amener des réussites dans ce domaine. Plusieurs autres travaux sont évidemment à souhaiter pour pouvoir tirer de meilleures conclusions à ce sujet. Les études futures devront mettre l'accent sur des études de groupe, avec des mesures pré-test et post-test valides et reconnues, et sur des exercices spécifiques au domaine attentionnel. Evidemment, les différentes controverses théoriques et opérationnelles entourant le concept même de l'Attention dans la littérature ne sont pas de nature à faciliter l'émergence de travaux dans le domaine, mais il est permis de croire qu'une approche rigoureuse, additionnée d'un bon cadre théorique et de mesures hautement sécifiques aux processus attentionnels peut certainement servir le domaine de la réadaptation des fonctions attentionnelles chez une population de personnes cérébro-lésées.

3.2 Etudes portant sur la réadaptation des fonctions de la mémoire

S'il y a un domaine qui a été fouillé lorsque l'on parle de la recherche en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures, c'est bien celui des fonctions mnémoniques. En effet, depuis une bonne dizaine d'années, plusieurs travaux se retrouvent dans la littérature concernant la rééducation des troubles de mémoire, et ce, autant chez les personnes victimes de traumatisme crânio-cérébral que d'accident vasculaire cérébral divers. Tout de même, peu de travaux effectués font usage de la technologie micro-informatique dans un but de réadaptation des fonctions de la mémoire.

Les premières ébauches de travaux, sans grande rigueur méthodologique, datent du début des années quatre-vingt. Parente & Anderson (1983) présentent deux analyses de cas de personnes qui ont profité de techniques de réadaptation des fonctions mnémoniques. Employant une seule mesure pré-test (le Weschler Memory Scale) et un protocole A-B [mesure de base (A) + présence d'un traitement (B)], les sujets ont obtenu des augmentations spectaculaires. Dans le but de généraliser le plus possible les gains obtenus, les personnes devaient pratiquer les exercices à la maison à l'aide d'un ordinateur portatif. Aucune mesure de follow-up n'a toutefois été prise lors de la cessation du traitement. Sous ce rapport, il est d'ailleurs fréquent que les gains obtenus lors d'un traitement particulier au niveau des fonctions mnémoniques se perdent lors de l'arrêt des traitements. Il semble que les techniques employées ne se généralisent que très rarement à la vie de tous les jours.

Dans une étude datant de 1985, Kerner & Acker font état de résultats particulièrement révélateurs sur la valeur de la technologie micro-informatique pour la rééducation des troubles de mémoire. Un groupe de six sujets ayant bénéficié de traitements et d'entraînements à l'aide des programmes de Gianutsos & Klitzner (1982) a obtenu une performance statistiquement supérieure à celles de deux autres groupes de six sujets contrôles. De plus, ces augmentations de la performance se sont maintenus pour plus de trente jours. Par contre, le petit nombre de sujets, la pertinence des mesures dépendantes effectuées et le flou des procédures statistiques utilisées laissent un doute quant à la rigueur scientifique de cette étude.

En 1986, Marks, Parente & Anderson, dans une étude supplémentaire à celle de 1983, ont testé la performance de deux groupes de dix sujets, dont un avait un entraînement informatisé spécifique aux fonctions mnémoniques. Les résultats ont démontré une augmentation significative de la performance au Weschler Memory Scale chez le groupe avec entraînement informatisé. Malgré la faiblesse évidente du protocole de recherche, dans ce cas-ci, on note une augmentation assez spectaculaire, et celle-ci s'est maintenue lors d'un follow-up tenu de six mois à un an plus tard. L'absence de contrôle adéquat par rapport à l'effet de pratique et le recouvrement spontané demeure une des failles majeures de cette étude, mais celle-ci démontre qu'il est possible d'obtenir des résultats stimulants dans le domaine.

Un des domaines de recherche qui soulève le plus d'enthousiasme est certainement l'approche de réadaptation des fonctions mnémoniques centrée sur les apprentissages d'un domaine spécifique de connaissances ("domain-specific knowledge"). Une série d'articles (Glisky & Schacter, 1987; 1988; 1989 et Glisky, Schacter & Tulving, 1986a; 1986b) propose une technique de réadaptation basée sur des tâches applicables à la vie de tous les jours de sujets atteints de troubles mnémoniques sévères. Lors d'entraînements informatisés, les sujets ont à faire des apprentissages qui ont un rapport spécifique avec leurs connaissances, leur vécu, leur domaine vocationnel pré-morbide, etc. Cette méthode donne des résultats très satisfaisants, bien que celle-ci soit encore une fois difficilement généralisable à la vie réelle de tous les jours. Néammoins, les résultats obtenus orientent davantage la recherche dans le domaine de l'applicabilité de l'entraînement et des tâches informatisées.

Enfin, une excellente étude de Ryan & Ruff (1988) rapporte des conclusions particulièrement pertinentes pour le domaine de la réadaptation des fonctions mnémoniques. Utilisant un protocole de recherche expériemental (ce qui est d'ailleurs très rare dans le domaine), ce projet comporte deux groupes de dix sujets aléatoirement assignés à deux conditions expérimentales, soit une condition d'entraînement informatisé des fonctions mnémoniques, et une condition placebo, sans entraînement spécifique de la mémoire. Les résultats ne démontrent pas de différences significatives entre les deux conditions expérimentales à différentes mesures des fonctions mnémoniques effectuées en post-test. Par contre, on note tout de même une augmentation graduelle des performances chez les sujets, et ce, tout au long du processus d'entraînement (durée de 4 mois). De plus, les données recueillies permettent de constater que la variable "sévérité du traumatisme" semble le meilleur prédicteur du succès d'un traitement de réadaptation des fonctions mnémoniques. En effet, les groupes de l'étude de Ryan & Ruff sont classifiés selon le degré de sévérité du traumatisme, on constate que le traitement a un effet significatif seulement avec les traumatismes légers, alors que les patients atteints sévèrement ne semblent pas répondre au traitement de rééducation. Ces derniers résultats nous semblent d'une importance capitale dans l'élaboration d'un traitement de réadaptation des fonctions mnémoniques qui est adéquat à tous les types de populations cérébro-lésées.

Résumé. En général, on observe peu de résultats spectaculaires. En fait, le peu d'études structurées et rigoureuses ne permet pas de tirer quelque conclusion que ce soit en ce qui a trait à l'efficacité des techniques de réadaptation des fonctions mnémoniques à l'aide de techniques micro-informatiques. Par contre, quelques résultats intéressants et certaines allégations théoriques des chercheurs-ses orientent la démarche thérapeutique vers quelques avenues possibles. Les résultats d'études utilisant des techniques centrées sur les apprentissages dans un domaine spécifique de connaissances semblent très bien adaptés à certaines populations cérébro-lésées et se généralisent bien à des activités de la vie quotidienne (contrairement à celles utilisant des techniques d'imagerie mentale, par exemple). Cette approche, développée par Glisky & Schacter, donne de bons résultats avec des populations amnésiques sévères (Syndrome de Korsakoff, séquelles d'encéphalite de type herpétique, etc.). Par contre, la grande majorité des études qui se retrouvent dans la littérature portent sur des populations victimes de traumatismes crânio-cérébraux et d'accidents vasculaires-cérébraux de diverses causes. Dans ces cas, aucune étude ne fait ressortir les bienfaits de techniques utilisant la micro-informatique à des fins de réadaptation. Plusieurs causes peuvent expliquer ces résultats décevants. Selon la majorité des chercheurs oeuvrant dans le domaine, il importe de trouver un cadre théorique cohérant et facilement adaptable à des fins de réadaptation des troubles de mémoire. Il importe également de tenir compte de la sévérité des atteintes et du type de déficiences avant de prescrire un traitement particulier à l'aide de techniques micro-informatiques. Enfin, il demeure primordial de procéder à une rigoureuse et complète évaluation des fonctions atteintes de la personne cérébro-lésée. En effet, plusieurs atteintes fonctionnelles peuvent jouer un rôle important au niveau des fonctions mnémoniques et ainsi contrecarrer les efforts qui sont investis à tort et à travers pour restaurer des processus qui ne pourront peut-être jamais être fonctionnels. Autrement dit, il conviendra de tenter de réadapter des processus primaires (tels que formulés dans différentes théories en neuropsychologie) bien avant de s'attaquer à des fonctions beaucoup plus complexes, telles que les fonctions de la mémoire. Ainsi, par exemple, une personne présentant d'énormes déficits au niveau des fonctions attentionnelles ne devrait pas faire l'objet de traitements de rééducation de la mémoire tant et aussi longtemps que les difficultés primaires ne sont pas corrigées. Les études recensées dans le cadre de ce travail font rarement mention des caractéristiques des sujets à des mesures autres que mnémoniques.

3.3 Etudes générales portant sur la réadaptation des fonctions supérieures

Plusieurs travaux offrent une approche différente en ce qui a trait à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. C'est le cas notamment des approches axées sur la réadaption globale des fonctions cognitives. Dans ces études, une évaluation multi-fonctionnelle est effectuée et le plan de traitement est global c'est-à-dire que toutes les fonctions cérébrales supérieures sont entraînées. Un exemple de cette approche est l'étude de Finlayson et al. (1987). Dans cette étude, la batterie neuropsychologique de Halstead & Reitan est utilisée, et la méthodologie de traitement est basée sur l'approche REHABIT (Reitan Evaluation of Hemispheric Ability and Brain Improvement Training). Cette méthodologie est directement sur la théorie de recouvrement des fonctions supérieures basée sur le traitement sélectif et central de l'information (Reitan & Woolfson (1985a). Dans ce cas-ci, un protocole à cas unique est utilisé pour démontrer les bienfaits de l'approche globale de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Les résultats montrent de spectaculaires augmentations des performances au test, et ce, à toutes les variables de la batterie. Par contre, la généralisation de ces augmentations ne vaut que pour un seul sujet, et on n'a aucune idée de la part que prend le phénomène de recouvrement spontanée des fonctions dans les augmentations observées. Toutefois, la méthodologie est intéressante et la perspective lancée s'avère prometteuse.

Batchelor et al. (1988), dans une étude hautement structurée, ont employé deux groupes de dix-sept sujets, dont un de ceux-ci étaient soumis à un entraînement cognitif, sans techniques micro-informatiques. Les résultats démontrent une augmentation significative des performances à une grande quantité de mesures neuropsychologiques, et ce, chez les deux groupes. Par contre, aucune différence n'est observée entre les deux techniques de réadaptation. Les auteurs concluent que les techniques de réadaptation utilisant la micro-informatique ne donnent pas de meilleurs résultats que des traitements conventionnels en réadaptation cognitive. Cependant, des différences notables au niveau de certaines variables socio-démographiques (âge, niveau de scolarité, etc.) entre les groupes peuvent expliquer ces résultats mitigés. Egalement, l'emploi de logiciels structurés en réadaptation des fonctions supérieures auraient peut-être permis d'obtenir de meilleurs résultats (certains exercices étaient des jeux vidéos...). Enfin, l'emploi d'un troisième groupe ne bénéficiant pas nécessairement de réadaptation cognitive en tant que telle aurait permis de mesurer la part des augmentations observées dues à la récupération spontanée.

Egalement, une étude de Ruff et al. (1989) rend compte d'un des travaux les plus structurés dans le domaine de la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Utilisant deux groupes de vingt sujets traumatisés crânio-cérébraux, répartis aléatoirement dans des conditions structurées et non-structurées d'interventionn neuropsychologique, les auteurs ont obtenu des gains significativement plus importants au niveau des fonctions attentionnelles et mnémoniques chez le groupe d'intervention structurée. Ces résultats indiquent qu'un mode d'intervention axé sur des entraînements structurés en neuropsychologie et des traitements dispensés par une équipe formée et informée du point de vue de la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures peuvent améliorer significativement la performance de populations cérébro-lésées.

Une série d'études effectuées par Ethier, Braun & Baribeau (1989a, 1989b) et Ethier (1987; 1990) mettent également en relief divers point d'une importance capitale en ce qui a trait aux interventions thérapeutiques assistées par micro-ordinateur auprès d'une clientèle cérébro-lésée. Dans ces travaux, les auteurs sont unanimes à dire que la rééducation des fonctions cérébrales supérieures est une avenue possible et souhaitable dans le monde de la réadaptation. Par contre, l'emploi de techniques de comparaisons inter-groupes, avec groupes contrôle et témoin, est privilégiée. De plus, les méthodes d'entraînement de masse ne semblent pas donner de meilleurs résultats qu'un entraînement plus espacé et distribué dans le temps. La durée allouée au traitement doit être également assez élevée, et les méthodes de contrôle de l'effet de recouvrement spontané des fonctions atteintes doivent être prises en considération. Différents types de traitement doivent être comparés (avec micro-ordinateur, rééducation traditionnelle, etc.) afin de mieux cerner l'outil le plus efficace et le plus économiquement rentable, et ce, pour le bienfait du bénéficiaire et pour le coût de sa réadaptation. Enfin, on doit évaluer les effets possibles de généralisation à la vie de tous les jours en effectuant des mesures de suivi espacées de trois ou six mois pour vérifier la constance des apprentissages. Dans ces travaux, les auteurs ont utilisé la batterie d'entraînement de Bracy (1985), batterie axée principalement sur les principes de restauration des fonctions cérébrales supérieures chez l'homme, tels que formulés par Luria (1963, 1973, 1978). Les résultats montrent des gains importants (bien que pas toujours significatifs) pour la grande majorité des exercices utilisés.

Enfin, une récente étude de Giguère (1991), réalisée au Laboratoire de Recherche en Informatique Clinique du Centre François-Charon, démontre la pertinence d'utiliser une batterie spécifiquement élaborée dans un but de rééducation des fonctions cérébrales supérieures chez une population de sujets traumatisés crânio-cérébraux. Le programme REEDUC, première version, (Pépin, 1988) servait de batterie d'entraînement, et différentes mesures neuropsychologiques et d'aptitudes étaient administrées en pré-test et en post-test. Lors des analyses statistiques, les mesures d'habiletés spatiales ont démontré un effet d'entraînement significatif (p < 0.05), et la grande majorité des vingt-cinq sujets participant à cette étude ont obtenu des gains appréciables aux mesures en post-test. Ces résultats incitent à croire que la batterie REEDUC constitue un moyen efficace pour le réentraînement de fonctions visuo-spatiales et perceptuelles (gnosiques) qui peuvent être perturbées lors d'un traumatisme crânio-cérébral. Cette étude démontre que du matériel typiquement québécois peut également servir de base à de nombreux modes d'intervention thérapeutiques dans un contexte de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures chez une population d'adultes cérébro-lésés.

Résumé. Cette partie mettait en relief diverses études qui ont ont été effectuées dans un contexte de réadaptation globale des fonctions cérébrales supérieures. A première vue, les résultats sont très encourageants, et il est permis de croire que, lorsque des études utilisant la micro-informatique sont planifiées de façon structurée et rigoureuse et qu'elles sont menées par une approche hypothético-déductive dans un contexte théorique bien élaboré, les conclusions tirées peuvent donner un grand coup de main aux méthodes traditionnelles de traitement en réadaptation.

Nul doute que les étude de Ruff et al. (1989), Ethier, Braun & Baribeau (1989a, 1989b), Ethier (1987; 1990), et surtout celle de Giguère (1990), démontrent l'utilité de pareilles techniques en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Il est permis de croire que suite à l'obtention de ces résultats plutôt concluants, la recherche dans ce domaine ne peut être que stimulée davantage.

CONCLUSION

Il existe déjà un petit noyau d'expériences intéressantes d'évaluation des interventions au moyen de la micro-informatique pour les personnes ayant des incapacités psychiques, c'est-à-dire en rééducation cognitive. Après les avoir situées dans un cadre neuropsychologique, nous les avons recensées dans ce rapport.

Plusieurs travaux restent néammoins à accomplir, notamment en ce qui regarde les interventions au moyen de la micro-informatique sur l'aphasie (recension des écrits et évaluations cliniques). De plus, d'importants travaux de validation devraient aussi être effectués sur des batteries d'évaluation neuropsychologique assistée par micro-ordinateur. D'ailleurs, tout ce domaine de l'utilisation de la micro-informatique à des fins d'évaluation clinique constitue une voie d'avenir très importante. Nous faisons plus particulièrement référence à la batterie d'évaluation neuropsychologique informatisée COGITEX de Laplante (1990, 1991). Des travaux de validation et de normalisation sont d'ailleurs entrepris à l'heure actuelle (Drouin, 1991).

Nous espérons que cette subvention est le prélude à d'autres subventions. Maintenant que nous connaissons l'état de la littérature sur le sujet, ces nouvelles études devront porter sur les aspects évaluatifs des interventions au moyen de la micro-informatique pour les personnes ayant des incapacités psychiques. Comme il est mentionné dans l'avant-propos de ce document, un travail énorme et urgent reste à accomplir dans ce domaine de pointe.

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ANNEXE A

 

DESCRIPTION DES TERMES DES FONCTIONS CEREBRALES SUPERIEURES UTILISEES (CAPACITES)

 

GNOSIE: Capacité de reconnaître les objets familiers d'après leurs qualités sensorielles.

Gnosie visuelle de la profondeur: La perception de la profondeur se rapporte aussi bien à la distance absolue qui nous sépare de tel ou tel objet qu'à la distance relative entre les objets.

Gnosie visuelle de la verticalité: Perception de la verticale apparente appréciée à partir des données sensorielles visuelles et labyrinthiques.

Gnosie visuelle des couleurs: Capacité de reconnaître les couleurs.

Gnosie visuelle des grandeurs: Capacité d'évaluer les différentes grandeurs.

Gnosie visuelle des formes: Capacité de reconnaître des formes.

Gnosie visuelle-Figure-fond: Capacité de discriminer l'avant-plan de l'arrière-plan.

Gnosie visuelle-Position spatiale: Capacité de saisir le concept de la position d'objets dans l'espace comme en dehors, en haut, en bas, en arrière, etc.

Gnosie visuelle-Relations spatiales: Capacité de percevoir la position de deux ou plusieurs objets en relation les uns avec les autres et en relation avec soi.

Gnosie visuelle-Constance de la perception: Tendance qu'ont les objets de garder la même apparence en dépit de changements intervenants dans les stimuli (Ex.: forme, grandeur, couleur).

Gnosie visuelle des symboles: Capacité de reconnaître des symboles.

Gnosie auditive: Capacité de distinguer et de reconnaître les sons.

MNÉSIE: Capacité propre à l'individu de se rappeler des apprentissages antérieurs.

Mémoire immédiate: Capacité de rappel ou de reconnaissance, sans délai, d'informations qui viennent d'être perçues.

Mémoire à court terme: Capacité de maintenir des informations permettant l'accomplissement d'activités qui requièrent un maintien en mémoire limité dans le temps (mémoire de travail) (ex.: calcul, compréhension de texte).

Mémoire à long terme: Capacité de maintenir des informations qui permettent l'utilisation d'expériences ou d'apprentissages antérieurs éloignés temporellement.

Mémoire sémantique: Capacité de garder en mémoire ce qui a trait aux acquis didactiques et à l'ensemble des connaissances sur le monde, y compris sur le langage, sur les caractéristiques fonctionnelles ou associations d'objets (ex.: Rome = la capitale de l'Italie; le mot "avocat" signifie à la fois un plaideur et un fruit).

Mémoire procédurale: Capacité de garder en mémoire ce qui concerne l'acquisition graduelle et le maintien de diverses aptitudes à agir (apprentissages) sur le monde extérieur suivant des programmes moteurs (des procédures) (ex.: comment aller à bicyclette, comment faire une sauce).

Mémoire verbale: Capacité de rappel ou de reconnaissance d'informations encodées sous forme verbale (ex: rappel de mots pairés, de chiffres).

Mémoire visuo-spatiale: Capacité de rappel ou de reconnaissance d'informations encodées sous forme non-verbale (ex: rappel d'une figure complexe, de formes pairées).

FONCTIONS INTELLECTUELLES:

Attention: Orientation mentale élective conduisant à une conscience plus aiguë d'une variété limitée de stimuli. Cette activité peut être vue comme la sélection d'informations pertinentes et le soutien de cette activité pour un laps de temps défini.

Concentration: Capacité de soutenir son attention avec force sur un seul aspect de l'environnement pour une période de temps prolongée.

Pensée logique: Capacité de générer des hypothèses en les testant et, d'en tirer des conclusions. Capacité de relier des idées hiérarchiquement.

Orientation spatiale: Capacité d' évaluer avec précision la relation physique entre notre corps et l'environnement et à traiter les modifications de cette relation au cours de nos déplacements. Cette habileté inclut l'orientation droite-gauche, l'orientation sur les parties du corps, l'orientation dans l'espace péricorporel et l'orientation topographique.

Orientation temporelle: Capacité d'évaluer avec précision la relation chronologique des événements les uns par rapport aux autres et à les situer dans le temps. Cette habileté implique la capacité à identifier des points de repère temporaux (ex.: le jour, le mois, etc.) et à estimer la durée temporelle (le sens du temps).

Association: Capacité cognitive par laquelle les représentations et les concepts sont susceptibles de s'évoquer mutuellement. Ex.: association d'idées.

Synthèse: Opération mentale complexe permettant d'aller des notions simples aux notions composées, de l'élément simple au tout.

Analyse: Opération mentale complexe permettant de décomposer une œuvre, un texte en ses éléments essentiels, afin d'en saisir les rapports et de donner un schéma de l'ensemble.

Calculie: Capacité d'effectuer une ou plusieurs opérations sur des symboles mathématiques.

Jugement: Capacité d'analyser une situation pour en arriver à une conclusion, à une décision, ou une opinion.

Abstraction: Capacité de raisonnement qui ne se limite pas à des contenus concrets ou perceptibles sensoriellement, mais pouvant porter sur de l'abstrait, c'est-à-dire des propositions ou des idées. Implique la capacité à former des concepts.

Créativité: Capacité d'imagination, d'inventivité, d'originalité.

Projet de recherche, d'application et d'évaluation de périphériques auprès de personnes adultes ayant des incapacités

Rapport final

Remis à l'Association de la paralysie cérébrale du Québec (APCQ)

Par

Maurice Blouin, anthropologue, coordonnateur du Comité d'informatique clinique et du Laboratoire d'informatique clinique

Lyne Cloutier, neuropsychologue, clinicienne chercheure,

Pierre Drouin, neuropsychologue, clinicien chercheur,

Mario Bessette, orthopédagogue, clinicien chercheur,

Madeleine Giguère, neuropsychologue, clinicienne chercheure,

Dominique Drolet, ergothérapeute, clinicienne chercheure,

Laboratoire d'informatique clinique

Centre François-Charon

Juin 1990

Remerciements

 

Les auteurs de cette recherche tiennent à remercier vivement les dirigeants de l'Association de paralysie cérébrale du Québec pour le soutien qu'ils nous ont accordé. La subvention qu'ils nous ont remise nous a permis d'accomplir un important pas en avant. En effet, au terme de cette recherche, de ces acquisitions et de ces évaluations de périphériques, c'est la qualité de nos interventions auprès de notre clientèle qui s'en trouvera rehaussé d'autant. Notre mandat commun est de contribuer par nos interventions au mieux-être des personnes qui ont des incapacités. En poursuivant ces objectifs de recherche, c'est la partie la plus obscure, la plus délicate mais certainement la plus porteuse d'espoir de notre mandat commun que nous accomplissons. Au nom des clients, des cliniciens chercheurs et du coordonnateur du Laboratoire d'informatique clinique, merci encore.

PREMIERE PARTIE: DESCRIPTION DES ACTIVITES DU LABORATOIRE D'INFORMATIQUE CLINIQUE (LIC)

Préalablement à la lecture de ce rapport, il nous semble particulièrement important de spécifier le contexte dans lequel évolue la clientèle inscrite au LIC et de définir quelque peu le type de personnes qui participent aux activités quotidiennes du laboratoire.

1.0 Description de la clientèle

La clientèle (n=70) qui fréquente le Laboratoire d'Informatique Clinique (LIC) a en commun des déficiences motrices ou neurologiques entraînant des incapacités de divers types. Pour la majorité, ce sont les incapacités motrices qui figurent au premier plan, mais auxquelles s'ajoutent souvent d'autres niveaux d'incapacités. Parmi celles-ci, mentionnons les problèmes affectant les fonctions sensorielles (ex.: troubles visuels, auditifs...), les fonctions cognitives (ex.: acalculie, troubles mnémoniques, agnosies, diverses, apraxies...), les fonctions comportementales et affectives (ex.: adynamie, impulsivité, désinhibition..).

1.1 Types de pathologie

Quatre (4) principaux groupes de clients répartis selon le type pathologique constituent ainsi cette clientèle:

1) Déficience Motrice Cérébrale (DMC)

2) Traumatisme Crânio-Cérébral (TCC)

3) Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

4) Sclérose en Plaques (SEP)

Un autre groupe (environ 10 % des gens) est affecté de pathologies diverses du Système Nerveux Central (SNC) et du Système Nerveux Périphérique (SNP). Citons, par exemple, la maladie de Spina-Bifida, l'ataxie de Ramsey-Hunt, l'ataxie cérébelleuse, le syndrome de Guillain-Barré, etc.

1.1.1 Déficience Motrice Cérébrale

De cause congénitale, la Déficience Motrice Cérébrale entraîne une incapacité motrice générale qui limite l'utilisation du corps dans des activités telles que la marche, la parole, l'écriture, les manipulations fines, les préhensions, etc. Les atteintes observées peuvent varier de très légères à extrêmement sévères. Cette dernière clientèle représente environ 20 % de tout l'effectif fréquentant le Laboratoire.

1.1.2 Traumatisme Crânio-Cérébral

Le Traumatisme Crânio-Cérébral consiste en une atteinte cérébrale ou bulbaire caractérisée par une lésion anatomique et/ou fonctionnelle du tissu cérébral, provoquée par un contact brusque (rotation, accélération, décélération, contrecoup) entre le tissu nerveux et la boîte crânienne, ou par une fracture ouverte. Les séquelles se manifestent également aux plans physique, cognitif, sensoriel, affectif et comportemental. Celles-ci rejoignent sensiblement les mêmes que nous observons chez les autres clientèles, avec toutefois un caractère séquellaire plus diffus. Plus de 40 % de la clientèle fait partie de cette catégorie diagnostique.

1.1.3 Accident Vasculaire Cérébral

L'Accident Vasculaire Cérébral résulte d'atteinte de nature ischémique (thrombose d'une artère cérébrale, embolie, etc. ) ou hémorragique (anévrisme rupturé, malformation congénitale, etc.) provoquant une destruction ou une dysfonction du tissu cérébral. Selon la localisation (gauche vs droit; antérieur vs postérieur) et la sévérité de l'atteinte, les séquelles peuvent consister en des dysfonctions motrices (ex.: hémiplégie, hémiparésie...), sensorielles (ex.: hémianopsie, hémiasomatognosie, hyperacousie...), cognitives (ex.: agnosies aphasies, apraxies variées) ou comportementales (ex.: irritabilité, baisse de la motivation). Ce groupe compte également pour 20 % de la clientèle.

1.1.4 Sclérose En Plaques

La Sclérose en Plaques attaque le système nerveux périphérique par une démyélinisation des nerfs. Elle peut affecter principalement la motricité et la vision (atteinte des nerfs optiques) et éventuellement, les fonctions cérébrales supérieures (ex.: attention, mémoire, gnosie) et le comportement en général. C'est une maladie dégénérative à évolution plus ou moins rapide selon les cas.

Ce groupe est le moins représenté dans notre clientèle, avec moins de 10 %.

1.2 Activités spécifiques du LIC

Les activités poursuivies au LIC consistent essentiellement en exercices informatisés (applications de logiciels) de stimulation cognitive et des exercices d'alphabétisation. Cette dernière activité, subventionnée par la Commission des Ecoles Catholiques de Québec (CECQ), se veut également un vaste projet de recherche qui vise à faire le point sur le domaine florissant de l'informatique clinique (Recherche, développement, application et évaluation de logiciels et de matériel informatique auprès de personnes adultes ayant des incapacités). Une équipe de cliniciens-chercheurs oeuvre en effet, autant au niveau de la recherche dans le domaine, que du point de vue clinique.

La clientèle inscrite fréquente le LIC à raison d'une moyenne de six (6) heures/semaine. La majorité (près du deux tiers) de cette clientèle provient du Centre Jour d'Intégration Communautaire du Centre François-Charon (CFC); les autres inscrits sont pour la plupart en provenance d'autres unités du CFC, soit l'Unité des Encéphalopathes, le Module Psycho-social, le Reclassement Professionnel (pour un aperçu des cheminements systémiques à l'intérieur du programme, le lecteur est invité à consulter l'annexe 1). La totalité de la clientèle poursuit un programme davantage axé sur le développement d'habiletés en français et/ou en mathématiques, ou encore sur le développement de pré-requis de base nécessaires à l'alphabétisation (attention, concentration, mémoires, etc.).

Les participants aux activités disposent à ce jour de seize (16) ordinateurs: 2 appareils Samsung (compatible IBM), 2 appareils MacIntosh SE, 2 appareils Tandy, 1 Apple IIe, 1 Apple IIGs, 2 Commodore 64 et enfin 6 appareils de type Learning Window (axés principalement sur des apprentissages de base en français et en mathématiques). De plus, le LIC possède plus d'une centaine de logiciels variés, tant au niveau du contenu, de la forme que de leur complexité.

DEUXIEME PARTIE: METHODES D'EVALUATION

Différentes méthodes d'évaluation sont employées au LIC. Cette partie traite ainsi spécifiquement de ces modalités qui se veulent, à la fois, qualitative et quantitative.

2.0 Grille des capacités

Une grille d'évaluation des capacités requises pour utiliser adéquatement le matériel informatique a été créée en fonction des objectifs du LIC. Cette grille s'inspire d'ailleurs en totalité de la nouvelle proposition de nomenclature des fonctions du corps, telle que décrite par Blouin, Fougeyrollas & St-Michel (1989) (voir annexe 2).

Le corps de cet outil d'évaluation des capacités est constitué de fonctions, regroupées en quatre (4) grandes classes: les Fonctions Physiologiques, les Fonctions Sensorielles, les Fonctions Motrices et les Fonctions Psychiques. A l'intérieur de chacune de ces classes, nous retrouvons plusieurs divisions. En guise d'exemple, citons les fonctions respiratoires, extéroceptives (vision, audition...), les déplacements, les fonctions supérieures (gnosies, praxies, phasies, mnésies...), etc. Pour plus de précision, le lecteur est invité à référer à la définition opérationnelle des items de la grille, celle-ci étant exposée dans le glossaire des termes à la fin du rapport (annexe 3).

2.1 Application de la grille des capacités

2.1.1 Application de logiciels

Deux mille sept cent quarante-cinq (2745) applications nouvelles de logiciels ont été recensées à l'aide de cette grille depuis le mois de janvier 1989. Ces applications sont dites "nouvelles" car, en aucun temps, une personne n'a été cotée deux fois avec un même logiciel.

Deux (2) types de cotation sont spécifiquement employés. Premièrement, pour chaque utilisation d'un logiciel par un client, le niveau de Réussite est enregistré et ce, en rapport avec quatre (4) aspects bien distincts, soit:

a) L'accès à l'appareillage informatique ("Hardware") nécessaire à l'utilisation du logiciel (Ex: mettre l'appareil en marche, insérer la disquette, etc.)

b) L'entrée dans le logiciel (Ex: commandes à effectuer pour y accéder, taper les instructions de démarrage, etc.)

c) Le fonctionnement avec la forme du logiciel i.e le passage d'une étape à une autre, les interactions, le retour au menu, etc.

d) La performance proprement dite, en rapport au contenu du logiciel (le niveau de réussite).

Les cotes de Réussite sont quantifiées sous ces quatre (4) aspects selon une échelle graduée en cinq (5) points, soit de 0 à 4. La cote 0 correspond à une Réussite sans aide, la cote 1, une Réussite avec une aide légère, la cote 2, une Réussite avec une aide moyenne, la cote 3, une Réussite avec une aide constante, et enfin un échec se voit attribué la cote 4.

2.1.2 L'échelle de sévérité:

La deuxième évaluation, propre à l'application de la grille, consiste à définir le niveau d'atteinte des capacités ayant entravé la Réussite (sous l'un ou l'autre des aspects présentés ci-haut). A cet effet, une échelle de sévérité, également graduée de 0 à 4, est utilisée; la cote 0 correspond alors à une absence de déficit au niveau de la fonction tandis qu'à l'extrême, la cote 4 indique une perturbation totale de la fonction atteinte.

2.2 Révision de la grille des capacités

Après une année complète de recension de résultats à l'aide de cette grille de capacités, et plus de 2700 applications nouvelles de logiciels, une période intensive de réévaluation du contenu de la grille et des capacités a été entreprise dans le but de valider l'efficacité de l'instrument. Une compilation statistique des résultats a ainsi permis de mettre en lumière certains concepts inadéquats versus les fins de l'Informatique Clinique.

En effet, plusieurs fonctions ont été mises de côté, celles-ci étant jugées non pertinentes pour l'utilisation à la fois de l'appareillage et/ou des logiciels ont été tout simplement inutilisées. Citons en exemple: les mouvements volontaires de la ceinture scapulaire, le passage de la position debout à assis, ou des fonctions comportementales et affectives telles que les sentiments, l'empathie, la présentation de soi, etc. Egalement, la démarche effectuée a permis de mieux définir et opérationnaliser les capacités retenues comme pertinentes aux fins de l'Informatique Clinique.

2.3 Grille des profils

Une grille standardisée, basée sur le modèle des capacités, est utilisée comme outil descriptif de la clientèle qui fréquente la Laboratoire d'Informatique Clinique du Centre François-Charon. Diverses informations sont récoltées par les cliniciens-nes du Centre et/ou du LIC, permettant, à la fois d'obtenir les données qualitatives et quantitatives pertinentes.

Ainsi, des rubriques telles les noms et prénoms de l'individu, la personne chargée du séjour du-de la bénéficiaire, l'âge, le niveau de scolarité, le diagnostic ainsi que diverses observations cliniques diagnostiques sont rassemblées dans le volet qualitatif de la grille-profil.

La partie quantitative, quant à elle, comprend la nomenclature des capacités pertinentes à l'informatique clinique, ainsi que le niveau de sévérité de l'atteinte (si tel est le cas) de la fonction

Ce niveau de sévérité est toujours exprimé à l'aide de la même échelle graduée de 0 (pas de déficit) à 4 (atteinte totale). Ces informations recensées à l'aide d'une base de données informatiques standard (File Maker de Macintosh) permettent aux cliniciens-nes concernés-es un accès immédiat et hiérarchisé en tout moment.

2.4 Grilles d'évaluations descriptives

Une grille descriptive, permettant d'évaluer divers aspects relatifs au contenu et à la forme du logiciel, est également remplie. Cette grille tient compte de concepts tels que le type de logiciel, les fabricants et distributeurs, le prix, une description sommaire des tâches à effectuer, les instructions, etc. Basée en partie sur des travaux antérieurs tels que les Catalogues des Logiciels Educatifs Evalués du Ministère de l'Education du Québec (1989, 1988) ou encore sur les différents catalogues IBM ou APPLE disponibles sur le marché, cet outil se veut un élément supplémentaire permettant de mieux comprendre le fonctionnement du logiciel ainsi que les diverses applications possibles dans un contexte pédagogique et/ou d'adaptation-réadaptation.

Une autre grille, semblable à celle utilisée avec les logiciels, est également disponible pour l'évaluation descriptive des périphériques (celle utilisée pour le présent rapport), des adaptations ainsi que des différents types d'ordinateurs utiles en informatique clinique.

2.5 Grille d'évaluation: Contenu

La grille des capacités sert également à l'évaluation des fonctions nécessaires à l'utilisation des logiciels, des périphériques

disponibles, des adaptations et des ordinateurs. Toujours selon les critères déjà mentionnés auparavant (soit l'accès, l'entrée, la forme), chacun a fait l'objet d'une démarche évaluative particulière.

2.5.1 Logiciels:

Chaque logiciel est évalué en tenant compte du degré maximal d'incapacité à partir duquel le (la) client (e) ne peut plus travailler seul, et ce, autant pour l'accès, l'entrée et la forme. Ainsi, trois (3) cases sont cotées, en utilisant, encore une fois, l'échelle de sévérité graduée de 0 à 4 (pas d'incapacité à incapacité totale). Une quatrième case sert à indiquer quelles fonctions sont plus stimulées par le logiciel (indiqué par un "X" dans la grille).

2.5.2 Périphériques et adaptations:

Les périphériques (ce dont il est question spécifiquement dans ce rapport) et adaptations évalués l'ont été en tenant compte, d'une part, du degré maximal d'incapacité à partir duquel le (la) client (e) ne peut plus les utiliser de manière autonome et, d'autre part, de l'apport de l'instrument pour une utilisation maximale. Ainsi, deux (2) cases de la grille sont utilisées: une première indiquant le degré de sévérité de l'incapacité et, une seconde qui pointe quelles incapacités peuvent être contournées par l'utilisation du périphérique et/ou de l'adaptation (également indiqué par un "X").

2.5.3 Ordinateurs:

Les différents appareils répertoriés sont évalués en fonction du degré maximal d'incapacité à partir duquel le (la) client (e) ne peut plus les utiliser de manière autonome (échelle de sévérité de 0 à 4), et ce encore une fois, au niveau de l'accès, de l'entrée et de la forme d'utilisation.

TROISIEME PARTIE: DESCRIPTION DES TYPES DE PERIPHERIQUES EXISTANT ET LISTE DES ACHATS EFFECTUES

Après avoir étudié la littérature et les nombreux catalogues existant, on se rend compte aisément qu'il existe une énorme quantité de périphériques disponibles sur le marché. Parmi ceux-ci, certains possèdent des qualités indéniables, alors qu'en d'autres occasions, le rapport qualité/prix ne justifie peut-être pas l'usage que l'on voudrait en faire.

Le but de cet exposé est justement de rendre justice à la qualité de certains produits et d'aider le lecteur à démystifier le domaine. Ainsi, la démarche effectuée dans cette partie se subdivise en deux (2) étapes:

1) une recension pertinente des périphériques existants sur le marché et une description sommaire de certains périphériques pertinents recensés

2) la liste des achats effectués.

3.1 Recension des périphériques existant sur le marché

Plusieurs catégories de matériel périphérique existent bien que certaines conventions délimitent le plus souvent les sous-sections les plus largement répandues. A la lumière de la littérature existante, le travail effectué repose justement sur une de ces catégorisations, soit celles couramment employées par les compagnies IBM et Apple. La première partie du texte décrit sommairement certaines composantes spécifiques que l'on obtient généralement lors de l'achat d'un système informatique. C'est pourquoi cette partie se veut assez succinte.

3.1.1 Claviers conventionnels

Une grande variété de claviers conventionnels, compatibles avec les différents modèles d'ordinateurs, sont inclus dans l'achat global d'un appareil. Il en existe une bonne variété selon le modèle choisi ainsi que selon le fabricant. Ils peuvent être plus ou moins condensés; le type de touches et la localisation peuvent changer; les possibilités peuvent varier, etc. Ils sont, pour la plupart, tous disponibles en magasins et/ou peuvent être achetés par catalogue. Etant donné la très grande quantité qu'ils représentent et la relative similarité des composantes, nous ne les décrirons pas ici, ni ne les énumérerons. Comme ils sont moins pertinents pour notre clientèle généralement plus lourdement handicapée, nous nous attarderons plus à la description des claviers adaptés dans une section ultérieure.

3.1.2 Ecrans conventionnels

L'écran standard d'un ordinateur fait partie intégrante de son achat global. Il en existe une bonne variété selon l'appareil choisi et la compagnie qui le fabrique. Plusieurs modèles différents sont vendus sur le marché et par catalogues. Chacun a ses caractéristiques propres, ses qualités et ses applications particulières. Dépendamment de la qualité de définition ou du

diamètre de l'écran qu'on désire, les prix varient énormément d'un appareil à l'autre et d'une compagnie à l'autre. Comme pour la partie précédente, étant donné leur grand nombre ainsi que la moindre pertinence pour notre type de clientèle, nous n'en ferons pas une énumération. Nous mettrons plutôt l'emphase sur la catégorie des écrans dits adaptés, ce qui nous intéresse évidemment davantage.

3.1.3 Unités de lecture

Plusieurs lecteurs de disquettes sont généralement compris dans l'achat des différents modèles d'ordinateurs. On peut en ajouter d'autres pouvant convenir à différentes grosseurs de disquettes (5 pouce 1/4 et/ou 3 pouces 1/2), ceci augmentant les possibilités de l'appareil pour la clientèle qui l'utilise.

3.1.4 Imprimantes conventionnelles

Une grande variété d'imprimantes régulières sont vendues sur le marché. Les différents modèles ne diffèrent les uns des autres que de par les compagnies qui les commercialisent. Que ce soit pour la génération des appareils IBM, compatibles ou Apple, elles ont des caractéristiques particulières et sont plus ou moins performantes. Le rapport qualité/prix est ici très important dans l'achat d'un type déterminé d'imprimante. Soulignons que les appareils pour les ordinateurs Apple sont généralement beaucoup plus onéreux à l'achat. Enfin, la qualité de l'impression (9 points, 24 points, jet d'encre, laser, etc.) y est pour beaucoup dans le prix à payer.

3.1.5 Modems

Un modem est un instrument de télécommunication qui opère à l'aide d'une ligne téléphonique et branché à un ordinateur ou plusieurs terminaux à la fois. Ce pratique instrument permet d'envoyer ou de recevoir de l'information à même l'appareil que l'on utilise. Beaucoup de modèles existent et, là encore, ceux-ci varient selon le type d'ordinateur utilisé ainsi que la compagnie qui les fabrique. Ils peuvent être intégrés à l'intérieur de l'appareil ou externes, et en élargissent amplement les possibilités.

A partir de la prochaine partie (3.1.6) les composantes énumérées se veulent beaucoup plus spécifiques aux besoins d'une clientèle qui présentent diverses incapacités. L'énumération est ainsi plus exhaustive et adéquate pour les besoins de la cause. La description sommaire de ces composantes recensées suit ainsi chacune des parties.

3.1.6 Interrupteurs

Il existe une très grande quantité d'interrupteurs de toutes sortes pouvant s'adapter à plusieurs types d'ordinateurs. Ils sont plus ou moins gros, plus ou moins sensibles, et présentent chacun leurs caractéristiques propres, encore une fois. Toutefois, ils servent presque tous à la même fonction, soit ouvrir toutes les composantes nécessaires au fonctionnement de l'ordinateur et/ou d'un autre appareil en un seul mouvement.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Cap

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. , Unit 12

Markham, Ont. L3R 4C2

416-475-2212

Description sommaire

Interrupteur fonctionnant en poussant la surface, rétroaction auditive

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Cup

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

 

70 Gibson Dr. , Unit 12

Markham, Ont. L3R 4C2

416-475-2212

Coordonnées

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Hands Controls

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Koala Technologies Corporation

Coordonnées

269 Mount Herman Road

Scotts Valley Ca. 95066

408-438-0946

Description sommaire

Deux interrupteurs s'utilisant avec le logiciel " The Earlyu Learning programs from Marblesoft ". Les boutons sont clairement identifiés " oui " et " non ", ces deux options offertes par le logiciels.

Description du périphérique

No

m et/ou modèle

Head Switch by KY Enterprises

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

KY Enterprises/Custom Computer Solutions

Coordonnées

3039 East 2nd Street

Long Beach Ca 90803

213-433-5244

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

ICOMM

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ontex Micro Systems Corporation

Coordonnées

725 South Adam Road, Suite L8

Birmingham Mi 48011

313-540-7601

Description sommaire

Système à balayage comme aide de communication à interrupteur simple, avec 64 symboles de location, à 16 vitesses et 6 modes d'opération. La sortie (output) du ICOMM peut être faite à partir du synthétiseur de la parole, à une imprimante et à l'ordinateur. Est aussi disponible sans synthétiseur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Interface Box for Apple Iie

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Comput Ability Corporation

Coordonnées

101 Route 46 East

Pine Brook, NJ 07058

201-882-0171

Description sommaire

Interface d'entrée à l'ordinateur avec un ou deux interrupteurs, ayant16 fils conducteurs permettant d'utiliser tout interrupteur avec une prise de mini-phone. Se branchant dans le port de jeux Applel IIe.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Mini cup

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3T 4C2

Description sommaire

Similaire à l'interrupteur " Cup " mais à 1 de diamètre.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Multiple Switch Box for the Adaptive Firmware Card

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Comput Ability Corporation

A Division of Preston

Coordonnées

101 Route 46 East

Pine Brook NJ 07058

210-882-0171

Description sommaire

Boîte à connections multiples, itilisée avec " Adaptive Firmware Cardv" peut brancher jusqu'à 8 interrupteurs qui peuvent être utilisés pour sélectionner des commandes de l'ordinateur. 4 interrupteurs spéciaux pour l'écran sont compris dans le kit.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Platform

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

416-474-2212

Description sommaire

Un interrupteur simple, s'utilise en poussant le large bouton, de demande pas tellement de force physique et contrôle bien le mouvement du membre supérieur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Round Pad

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

416-474-2212

Description sommaire

Plaque ronde à interrupteur simple, s'utilise en poussant la surface, rétraction auditive et tactile.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Square Pad

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

416-474-2212

Description sommaire

Interrupteur de large dimension s'utilisant en poussant la surface. Pensé pour les enfants dont les mouvements sont maladroits.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Star

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

416-474-2212

Description sommaire

Un interrupteur multiple de 5 interrupteurs mécaniques de 2.2¨, fourni abec 5 points de couleurs pour identification.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Tip

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

416-474-2212

Description sommaire

Interrupteur simple ayant une pointe de caoutchouc flexible montée sur une base tubulaire de métal. La pointe de caoutchouc peut être enlevée et tournée. S'utilise par la rotation ou l'inclinaison de la tête.

3.1.7. Adapteurs

Une très grande quantité d'adapteurs se retrouvent sur le marché. Ils permettent pour la plupart de brancher des périphériques de toutes sortes à divers modèles d'ordinateur. Le nombre de connexions possibles, la grosseur des prises ainsi que certaines autres caractéristiques de ce genre peuvent varier d'un adapteur à l'autre.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Adapteur Apple

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

KY Enterprises/Customs Computer Solutions

Coordonnées

3039 East 2nd Street

Long Beach CA 90803

213-433-5244

Description sommaire

Adapteur rendant le joystick Atari compatible avec le Apple II + et IIc.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Adapteur d'entrée Apple

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Steven E. Kanor, Ph.D. Inc.

Coordonnées

8 Main St.

Hastings-On-Hudson NY 10706

Description sommaire

Adapteur permet l'utilisation, avec le logiciel approprié d'un interrupteur spécial ou d'un double interrupteur; se branche dans le port E/S de l'ordinateur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Adapteur d'entrée Apple IIe

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Life Science Associates

Coordonnées

1 Fennimore Road

Bayport NY 11705

516-472-2111

Description sommaire

Il se branche dans le port de jeux du Apple, et utiliser un seul interrupteur d'entrée. Tout interrupteur simple avec un mini-jack (écouteur) ou un microphone peut être utilisé. Les différentes applications sont sur la disquette

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Apple Switch Interface

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Prentke Romich Company

Coordonnées

1022 Heyl Road

Wooster OH 44691

216-262-1984

Description sommaire

Interface permettant d'utiliser un interrupteur à la place du bouton digital ou du bâton et de la plaque de jeux.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Compudapter

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

R/M Systems

Coordonnées

22903 Fern Avenue

Torrance CA 90505

 

Description sommaire

Un clavier alternatif d'ordinateur qui permet à l'utilisateur de sélectionnaer à l'Aide d'un sondeur des caractères à`l'horizontale ou à la verticale. Les interrupteurs du sondeur au nombre de 3, sont activés au contact de la peau (aucune pression n'est nécessaire). Les interrupteurs activés sont signalés par un son et une lumière sur le tableau. Cinq (5) positions sont disponibles pour modifieri le temps d'attente.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

E-Z Port Plug

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Versa Company Inc.

Coordonnées

887 Conestoga Circle

Newburg Park Ca 91320

Description sommaire

Fiche à 16 branches pour le port de jeux du Apple II + ou le Apple IIe.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Finger Tip Controller

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

KY Enterprises/Customs Compujter Solutions

Coordonnées

3039 East 2nd Street

Long Beach Ca 90803

213-433-5244

Description sommaire

Appareil à cinq (5) boutons poussoirs, simulant l'action d'une manette de commande conventionnelle. Il contrôle l'écran dans les 4 directions et le 5e bouton est utilisé pour le tir et l'amorce du jeux. Aussi disponible pour gaucher.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Multiport

 

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Psychological Software Services Inc.

Coordonnées

6555 Carrollton Avenue

Indiannapolis In. 46220

317-257-9672

Description sommaire

Port de périphérique de jeux permettant à l'utilisateur de choisir plusieurs éléments à l'aide d'un interrupteur, sans les débrancher. Fonctionne avec trois périphériques sur le Apple.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Paddle Adapple

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Comput Ability Corporation

Coordonnées

101 Route 46 East

Pine Brook NY 07058

201-882-0171

Description sommaire

Adaptateur qui permet de brancher deux types différents d'interrupteurs à l'ordinateur; ceux-ci peuvent être utilisés simultanément sou séparément.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Switch Interface

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Development Equipment

Coordonnées

900 Winnetka Drive

Lake Zurich Il 60047

312-438-3476

Description sommaire

Adapteur du Apple fonctionnant de façon à ce que deux interrupteurs s'utilisant avec ces interfaces. Disponible en deux modèles, l'un se branchant dans le port du jeux de l'ordinateur, et l'autre dans le E/S maître de l'ordinateur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Universal Input Adaptor

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Steven E. Kanor, Ph.D. Inc.

Coordonnées

8 Main Street

Hastings-On-Hudson NY 10706

914-478-0960

Description sommaire

3.1.8. Systèmes d'entrée alternatifs

Cette catégorie comprend des systèmes spécifiques d'entrée pouvant être utilisés directement et/ou en combinaison avec différents adapteurs et périphériques pour faciliter l'accès à l'ordinateur. Ils peuvent servir à brancher d'autres périphériques mieux adaptés aux besoins de la clientèle (par exemple: manettes, claviers, tableaux tactiles, etc.) ou encore pour modifier certaines caractéristiques de l'appareil en tant que tel (par exemple: la vitesse de présentation des données à l'écran, le nombre et la grosseur des stimuli etc.).

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Governor

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

Description sommaire

Carte qui contrôle la vitesse des jeux à l'ordinateur en entrant certains caractères au clavier. Elle mesure 8¨ x 3¨x 0.5¨et pèse 0.33 lb.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyboard Interface for Apple IIe

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

Description sommaire

Carte interne de circuits, s'utilisant avec quelques claviers du Apple IIe, tels le Apple " King Keyboard ", " Mod Keyboard System ",

" Membrane Keyboard ", et le " Mini Keyboard ". Les deux derniers claviers mentionnés demandent en plus, un autre interface spécial (se référer au Keyscan II), qui s'intalle dans le port 1 de l'ordinateur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyscan II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

Description sommaire

Keyscan II est une carte de circuits qui est nécessaire pour utiliser le " Mini Keyboard " ou le " King Keyboard " (de Tash Inc.) avec le Apple IIe. Le clavier se branche au Keyscan II et ce dernier au Keyboard Interface for the Apple II et l'interface à l'ordinateur. La condifuration du système rend le clavier conventionnel et l'usage de tous les logiciels du IIe.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

PC A.I.D.

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

Description sommaire

Système flexible à différents modes d'entrée: standard, inversé, à différent balayage, à interrupteur simple ou double, code Morse, clavier adapté, etc. S'utilise avec la plupart des logiciels de la génération IBM ou IBM compatible. S'installe à l'ordinateur; une imprimante peut être branchée

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

PC Pedel

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Brown & Co. Inc.

Coordonnées

P.O. Box 2443

So. Hamilton Ma 01962

508-468-7464

Description sommaire

Système opérationnel d'entrée à partir d'une pédale pour le pied; contrôle les touches du clavier et permet l'utilisation d,une main seulement. Disponible en deux versions; l'une conventionnelle, contrôlant les touches, SHIFT, ALTERNMATE OU CONTROL, et la version complète qui permet l'utilisation de toutes les touches. Mode d'emploi et logiciel inclus. Se branche dans le port de l'ordinateur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Repeat Defeat

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Life Science Associates

Coordonnées

1 Fenimore Road

Bayport

NY 11705

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Response Optimizer

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Icon Peripherals

Coordonnées

2901 Independence Avenue South

St. Louis Park MN 55426

612-933-7986

Description sommaire

Il a pour fonction de ralentir l'ordinateur Apple afin de répondre aux besoins de l'utilisateur. Carte de circuits imprimés contrôlée par une boîte extérieure et s'utilisant avec tout logiciel.

3.1.9. Modalités d'entrée adaptées

Afin de faciliter l'accès à l'ordinateur, plusieurs modalités d'entrée adaptées ont été conçues par diverses compagnies. Le rôle principal de cet appareillage est de simplifier les commandes normalement effectuées à l'aide du clavier conventionnel. Pour une clientèle qui est souvent multi-handicapée, clientèle qui nous intéresse ici, ces périphériques adaptés s'avèrent tout indiqués.

3.1.9.1. Claviers adaptés

Il existe une gamme très étendue de claviers adaptés aux différents besoins des personnes handicapées physiquement et qui ne peuvent généralement utiliser efficacement un clavier conventionnel. Ils sont agrandis, condensés, plus sensibles, de configurations différentes, etc.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Bloorview Miniature Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Bloorview Children Hospital Ressource Centre

Coordonnées

25 Buchan Court

Willowdale Ont. M2J 4S9

416-494-2222

Description sommaire

Clavier miniature utilisé par les personnes ayant peu de force physique (30mg.) et de capacité de mouvements (étant incapables d'utiliser la clavier IBM PC ou PC XT). Il fonctionne avec un ordinateur de poche Sharp 136-.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Computer Entry Terminal

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Prentke Romich Company

Coordonnées

1022 Heyl Road

Wooster, Oh. 44692

 

Description sommaire

Le terminal d'entrée est un clavier alternatif d'ordinateur qui s'utilise en mode direct à l'aide d'un pointer optique ou d'un sondeur (balayage). Comme le système des sorties est en code ASCII, on doit ajouter un interface de clavier. 250 caractères peuvent être enregistrés dans la mémoire du terminal avant d'être acheminés à l'ordinateur. Le distributeur offre des émulateurs de clavier pour les modèles Apple II + IIe et IBM.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

D-Tach Apple Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Access Unlimited-Speech Enterprises

Coordonnées

9039 Katy Freewayt, Suite 414

Houston, TX 77024

713-461-1666

Description sommaire

D-Tach Apple Keyboard est un clavier externe du Apple IIe. La disposition et les touches du clavier sont les mêmes que le clavier conventionnel sauf qu'il est dans un étui et relié à l'ordinateur par un câble de 8 pieds. Le D-Tach et le clavier conventionnel de l'ordinateur peuvent être opérationnels en même temps.

Description de l'ordinateurOu de l'adaptation

Nom et/ou modèle

Dreamer

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

T.S. Micro Tech. Inc.

Coordonnées

12565 Crenshaw Boulevard

Hawthorne, Ca 90250

213-644-0859

Description sommaire

Système IBM, ajoutant des fonctions multiples aux touches. Possédant un clavier de 30 touches programmables et un tableau numérique, peut être modifié sur mesure selon les besoins de l'utilisateur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Dvorak Keyboard Converter

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Typewriting Institute for the Handicapped

Coordonnées

3102 W. Augusta Avenue

Phoenix Az. 85201

Description sommaire

Clavier alternatif fonctionnant comme un clavier conventionnel sauf que les touches sont configurées en système Dvorak, système qui réduit la tension et augmente l'efficacité d'une personne tapant d'une main.

Modèles disponibles pour droitier ou gaucher.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Dvorak One-Handed Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Typwriting Institute for the Handicapped

Coordonnées

3120 W. Augusta Avenue

Phooenix, AZ 85021

Description sommaire

Ce clavier IBM, à l'apparence d'un clavier conventionnel dont les touches les plus utilisées sont concentrées scientifiquement dans le centre. Est disponible pour droitier ou gaucher.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Elementary Mod Keyboard System

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

416-475-2212

Description sommaire

Similaire au clavier Mod dans sa conception. Cette version est pratique aux étudiants lourdement handicapés car la présentation est simple et en caractères grossis. Plusieurs options de vérification et d'attente sont disponibles et les interrupteurs simples, doubles ou multiples sont utilisables.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Expanded Keyboard for Apple II+ and IIe

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ekeg Electronics Company Ltd.

Coordonnées

P.O.Box 46199 Station G

Vancouver BC V6R 4G5

Description sommaire

De large panneaux semblables au clavier conventionnel et des touches de 2¨ ayant leur microprocesseur et qui n'interviennent pas avec le clavier régulier, composent ce clavier Apple. Les touches de fonction, telles que Shift, sont à verrouillage et témoin lumineux. Aussi disponible pour IBM PC.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Expanded Keyboard for Apple IIGs And Macintosh

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ekeg Electronics Company Ltd.

Coordonnées

P.O. Box 461299, Station G

Vancouver BC V6R 4G5

604-273-4358

Description sommaire

Ce clavier est composé de large panneaux semblables à un modèle conventionnel de clavier sauf que les touches ont 1.5¨ et qu'il a son propre microprocesseur. Les deux claviers sont opérationnels en même temps. Les touches de fonction sont à verrouillage.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Expanded Keyboard for the Adaptive Firmware Card

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ekeg Electronics Company Ltd.

Coordonnées

P.O. Box 461299, Station G

Vancouver BC V6R 4G5

604-273-4358

Description sommaire

Ce clavier alternatif utilisé avec les " Adaptive Firmware Cards " convient parfaitement au programme langage Bliss de Apple.

 

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Expanded Keyboards

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Words+ Inc.

Coordonnées

P.O. Box 1229

Lancaster GA 93534

805-949-8331

Description sommaire

Ce sont de large panneaux pour les micro-interrupteurs qui peuvent être groupés, de formats différents et programmés pour remplacer les touches du clavier conventionnel. Un gabarit des touches de fonction est disponible. Le prix est proportionnel à la quantité et à la grosseur des touches désirées.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Expanded Keyboards for the Talking Bliss Apple

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ekerg Electronics Company Ltd.

Coordonnées

P.O. Box 461299, Station G

Vancouver BC V6R 4G5

604-273-4358

Description sommaire

Clavier dont les touches dont des carrées de la grandeur des standards des symboles du Bliss. Il s'utilise avec le programme Bliss du Trace Center's Talking Bliss Apple et contient un petit microprocesseur fonctionnant en code ASCII. Peut-être relié avec tout autre ordinateur ou périphérique ayant le port RS232. Se fait en deux modèles

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

EyeTyper 200

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Sentient Systems Technology

Coordonnées

5001 Baum Boulevard

Pittsburg PA 15213

412-682-0144

Description sommaire

Clavier électronique contrôlé par le regard de l'utilisateur qui sélectionne une lettre ou une commande désirée. La lettre choisie apparaît, elle peut être dite par un synthétiseur de parole, imprimée ou envoyée à l'ordinateur. Pour Apple et IBM.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keasyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Parallel Systems Inc.

Coordonnées

P.O. Box 58435

Vancouver BC

V6P 6K2

604- 261-4106

Description sommaire

Clavier fonctionnant sans aucune pression de la part de l'utilisateur, en placant tout simplement un doigt ou un pointeur sur la touche désirée; à l'interruption de la lumière la touche est enregistrée. Ce clavier se branche directement sur Apple IIe. Par contre, un adaptateur est nécessaire pour les autres modèles.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Key Tronic Plug-Compatible Keyboards

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Key Tronic

Coordonnées

P.O. Box 14687

Spokane, WA 14687

800-262-6006

Description sommaire

Clavier conventionnel IBM PC offrant différentes options: touches de fonction situées au-dessus du clavier et non à gauche, curseur séparé, clavier de touches numériques, localisation différente pour les touches sans caractère, et une variété d'agencements Dvorak. Aussi version disponible pour les personnes handicapées.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Key Tronic Touch Pad Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Key Tronic

Coordonnées

P.O. Box 14687

Spokane, WA 14687

800-262-6006

Description sommaire

Table électronique IBM, intégrée à un clavier conventionnel à toucher digital et permettant quatre (4) modes d'opération: touche du curseur, la souris, les graphiques et une touche fonction.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

AbleTech Connection

Coordonnées

P.O. Box 2301

Kettering, OH 45429

513-293-6803

Description sommaire

Clavier d'ordinateur IBM dans un format de dactylo. Interrupteur alternatif disponible

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

ProEnt Co.

Coordonnées

8350 North Lincoln Avenue

Skokie Il 60077

312-767-1080

Description sommaire

Clavier IBM à une main

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyboard Emulator

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Crabapple Systems

Coordonnées

118 Commercial Street

Portland ME 0411

207-772-8610

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyboard Interfaces I

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Prentkek Romich Company

Coordonnées

1011 Heyl Road

Wooster Oh 44691

216-262-1984

Description sommaire

Interface interprétant le code ASCII d'un autre périphérique (telle une aide électronique de communication) et traduisant les signaux en touches de clavier conventionnel. Le clavier de l'ordinateur demeure fonctionnel. Est disponible pour une variété d'ordinateurs

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyboard Interfaces II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Prentke Romich Compamy

Coordonnées

1022 Heyl Road

Wooster Oh 44691

800-642-8255 - 216-262-1984

Description sommaire

Interface IBM qui accepte des caractères en code ASCII d'un appareil d'entrée tel les aides de communications, en les transformant en signaux compatibles à l'ordinateur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyport 300 et 60

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Polytel Computer Products Corporation

Coordonnées

1250 Oakmead Parkway Suite 310

Synnyvale Ca 94086

800-245-6655- 408-730-1347

Description sommaire

Clavier PC à pression digitale de 300 touches programmables disposées en 20 rangées et 15 colonnes dont les touches ont 1/2¨. En remplacement du clavier conventionnel. L'agencement interchangeable identifie la fonction des touches.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

King Keyboard Apple

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham Ontario L3R 4C2

Description sommaire

Un clavier avec des touches d'un diamètre de 1.25¨. Le clavier a été modifié de façon à intégrer un protège clavier. Les touches demandent 200gm. de pression. Lorsqu'il est utilisé avec " Adaptive Firmware Card " les touches peuvent être transformées en mots, caractère ou phrases et sa mémoire peut aller jusqu'à 126 messages. Le temps d'attente peut aussi être modifié, les touches Shift et Control sont à verrouillage.

 

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Magic Wand Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

In Touch Systems

Coordonnées

11 Westview Road

Spring Valley NY 10977

914-354-7431

Description sommaire

Clavier miniature IBM, utilisable d'une main ou avec un stylet de bouche d'une position assise ou inclinée. L'unité est attachée à l'aide d'un cordon à la boite d'interface et celle-ci branchée directement à l'ordinateur. Demande une force physique minimale. Ce clavier comporte six touches programmables donnant deux cent (200) caractères; l'information demeure en mémoire lorsque l'appareil est fermé.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Mini Keyboard Apple

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham, Ontario L3R 4C2

416-475-2212

Description sommaire

Petit clavier à espaces limités, dont les touches sont sélectionnées à l'aide d'une sonde conductrice ne demandant presque pas de force physique. Si le clavier est utilisé avec " Adaptive Firmware Card ", toutes les touches peuvent être modifiées de façon è entrer des mots, phrases ou caractères spécifiques. Les temps de réponse des touches de fonction est aussi variable. Peut être utilisé avec Keyscan II et Keyboard Interface.

 

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Mini Membrane Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Comput Ability

A Division of Preston

Coordonnées

101 Route 46 East

Pine Brook NJ 07058

201-882-0171

Description sommaire

Ce clavier miniature de 70 clés programmables demande très peu d'effort physique pour être utilisé. Le clavier mesure 7¨ par 4.75¨, et, une force physique maximale de 300g est nécessaire. Le clavier a un câble de 6¨ et un gabarit déjà imprimé. Fonctionne avec

" Adaptive Firmware Card ".

 

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Mod Keyboard System

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham Ontario L3R 4C2

416- 475-2212

Description sommaire

Système modulaire Apple et IBM utile aux personnes incapables d'opérer un ordinateur. A l'aide d'une cassette, un clavier simplifié est montré à l'écran sur un second moniteur (Vic-20). L'utilisateur contrôle le curseur et sélectionne les caractères, mots, phrases ou commandes. Les sélections sont transmises à l'hôte PC. En utilisant le kit approprié les logiciels conventionnels sont compatibles.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Morse-Code-Based Keyboard Emulator (MC/PC)

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Adapotive Peripherals Inc

Coordonnées

4529 Bagley Avenue North

Seattle, Wa. 98103

206-633-26120

Description sommaire

Equipement permettant 2 interrupteurs de code Morse pour l'utilisation du IBM PC à la place du clavier. Les touches de fonction et les touches de SHIFT, CTRL, LOCK, ALT sont accessibles en Morse.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Mouse Emulator

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham Ont. L3R 4C2

426-475-2212

Description sommaire

Périphérique d'entrée ( utilisant un groupe d'interrupteurs en remplacement de la souris, dont: haut, bas, gauche, et droite et le

" click ".

 

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Multi Access Package

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Regenesis Development Corporation

Coordonnées

4281 Gallant Avenue

North Vancouver BC V7G 1L1

604-929-2414

Description sommaire

Kit IBM PC, servant aux gens lourdement handicapés et qui comprend 3 produits, soit ezMorse, ezBalayage et la quincaillerie/logiciel pour l'expansion du clavier; ces produits se vendent aussi séparément. EzMorse est un interface de type émulateur de clavier utilisant les codes militaires.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Muppet Learning Keys

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Sunburst Communications

Coordonnées

39 Washington Avenue

Pleasantville NY 10570

914-769-5030

Description sommaire

Clavier à membrane de 83 touches pour le Apple II. Les touches sont recouvertes de dessins animés des marionnettes de Jim Henson, illustrant les différentes fonctions des touches. Ce clavier n'étant pas l'équivalent d'un clavier conventionnel, il s'utilise avec un logiciel inclus avec l'appareil, enseignant les couleurs par des graphiques animés, les lettres, nombres et couleurs par de la musique

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Narwhal Board

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ekeg Electronics Company Ltd

Coordonnées

P.O.Box 46199, Station G

Vancouver BC V6R 4G5

604-273-4358

Description sommaire

Clavier utilisant " Adaptive Firmware Card " dont les touches mesurent un po.ca. exigeant un espace de 8¨ par 16¨ seulement. En réalité les touches bougent, il y a un contact physique lorsqu'elles sont touchées donnant à l'utilisateur une rétroaction. Il n'y a pas d'espace perdu lorsque 4 touches sont utilisées ensembles.

 

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Octima Chord Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham Ont. L3R 4C2

416-475-2212

Description sommaire

Clavier à une main utilisant un système de cordes (groupe de touches) qui représentent toutes les touches d'un clavier conventionnel. L'utilisateur choisi un groupe de touches et le caractère approprié (lettre, nombre commande) est envoyé à` l'ordinateur. Il vient avec un logiciel d'aide, un manuel d'instruction et un diagramme de toutes les cordes.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Octima Chord Keyboard from Ergoplic Keyboards

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham, Ont. L3R 4C2

416-475-2212

Description sommaire

Clavier droitier pour Apple II ou IBM PC. Basé sur un nouveau système de frappes, il suffit d'appuyer sur une ou plusieurs touches pour obtenir un caractère. De petit format et facile d'accès.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

One Finger Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Independence Microsystems

Coordonnées

27883 Thackeray Ave.

Hayward, CA 94544

415-845-4424

Description sommaire

Ce clavier à un doigt est un clavier dont les touches CTRL, ALT, et SHIFT se vérouillent électroniquement, avec témoin lumineux. Le déblocage se fait trés aisément par l'utilisateur. Fonctionne avec tous les modèles IBM.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Remote Keyboard for the Apple II+ and IIE

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ekeg Electronics Company Ltdf

Coordonnées

P.O. Box 46199 Station G

Vancouver BC V6R 4G5

604-273-4358

Description sommaire

Clavier fonctionnant avec les ordinateurs modifiées pour opérer d'une main, aidée d'un stylet de bouche, crayons lumineux et lecteur optique sur la tête. La grosseur et la disposition des touches est la même que le clavier conventionnel. Un joystick spécial s'utilisant sur la tête ou à la bouche a été ajouté, ce qui rend les logiciels de graphiques accessibles.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Smartboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Arts Computer Products Inc.

Coordonnées

145 Tremont Street Suite 407

Boston, MA 02111

617-487-8248

Description sommaire

Ce clavier IBM a les touches de fonction disposées à l'horizontale rendant l'entrée des données plus facile. La configuration des touches peut être changée selon les besoins de l'utilisateur et gardée en mémoire.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Smartline Smartboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Wico Corporation

Coordonnées

6400 W. Grosse Point Rd

Niles IL 60648

312-647-7500

Description sommaire

Clavier ayant des touches programmables et une boule pour les mouvements du curseur. Garde en mémoire les touches usuelles et leur disposition. La mémoire fonctionne à l'aide de piles lorsque l'ordinateur est fermé. Les agencement de clavier " Qwarty " et de " Dvorak " conventionnels sont déjà programmés dans le clavier. Rouler la boule équivaut aux touches de commandes g/d-h/b. Il a un port d'expansion qui permet de brancher un autre périphérique de même tune.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Ten Key Board

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ekeg Electronics Company Ltd.

Coordonnées

PO Box 46199, Station G

Vancouver, BC V6R 4G5

604-273-4358

Description sommaire

Clavier alternatif, pour les Apple IIe et II+ de dix (10) pouces de 2¨, correspondant aux chiffres de 0 à 9 et une touche large pour l'entrée. S'utilise avec le logiciel " Trace Center's Talking Bliss Apple " ou tout autre logiciel dont l'input est avec les chiffres 0 à 9.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Turbo Select

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Venture Technologies Inc.

Coordonnées

304-134 Abbott St.,

Vancouver BC V6B 2K4

604-684-9803

Description sommaire

Clavier à membrane ayant 128 touches " LED " contrôlé par l'utilisateur avec une variété de techniques d'entrées, incluant l'accès direct (en pressant sur les touches), le balayage (témoin lumineux en séquences de rangées ou de colonnes), balayage direct (sélection avec le joystick), ou en Morse (avec l'aide d'un ou deux interrupteurs). Compatible Apple et IBM PC.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Zygo Tetrascan II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Zygo Industries Inc.

Coordonnées

PO Box 1008

Portland Or 97207

503-297-1724

Description sommaire

Clavier alternatif s'utilisant par balayage. Chaque surface de sélection est représentée par une touche du clavier. L'utilisateur peut sélectionner une méthode de balayage en rangées et colonnes en utilisant un interrupteur ou en balayage direct avec plusieurs interrupteurs. La vitesse et le temps de réponse dont variables. Une rétroaction est perceptible lorsque chaque touches est activée.

        1. Manettes de commande

Plusieurs sortes de manettes de commande sont vendues sur le marché à des fins ludiques (jeux sur ordinateur) ou d'entraînement particulier de certains types de clientèles (stimulation cognitive, apprentissage d'habiletés motrices, etc.). Ces manettes peuvent aider grandement une personne ayant des incapacités motrices. Comme elles sont très faciles à trouver sur le marché et comme elles s'y retrouvent en très grand nombre, nous ne dresserons que la liste de celles que nous possédons déjà, ainsi que celles plus adaptées que nous avons recensées:

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Joystick 500 XJ EPIX

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Konix Inc.

Coordonnées

Description sommaire

Bâton de commande rouge et noir en plastique dur. Manette sur le dessus permettant de l'orienter dans les deux axes (g-d et h-b). Bouton de réponse sur le côté droit.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Joystick Tandy Deluxe

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tandy Corporation

Coordonnées

Description sommaire

Manette de commande blanche et noire en plastique moulé. Bâton situé du côté droit. Le bouton rouge dans le coin supérieur gauche est de bouton réponse. Il sert également à la calibration.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Joystick Wico

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Wico Corporation

Coordonnées

6400 W. Grosse Point Road

Niles IL. 60648

312-647-7500

Description sommaire

Comprend un bouton pressoir sur la base, une manette avec un autre bouton pressoir sur le dessus et un bouton pour sélectionner l'un ou l'autre (base). Il a de plus une indication pour la direction " en haut " (très pratique).

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Lite Touch

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Lovejoy Electronics

Distributeur

35 Garrison Street

Portland ME 04102

207-774-9421

Coordonnées

Description sommaire

Joystick léger. Quatre senseurs sont attachés à la base de l'écran de l'ordinateur et quatre autres peuvent être placés aux coins de l'écran. L'utilisateur porte un pointeur sur la tête ou à toute autre partie du corps. Ce pointeur est dirigé vers les quatre senseurs de base pour imiter les mouvements de base du joystick conventionnel. Un des senseurs additionnels sert de bouton de tir.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Modified Joystick

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

KY Enterprises/Customs Computer Solutions

Coordonnées

3039 East 2nd Street

Long Beach CA 90803

213-433-5244

Description sommaire

Joystick conventionnel adapté. La personne tire une planchette du boîtier rectangulaire afin de reposer sa main. Le joystick est agrippé à une table.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Mouth-Operated Controller

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

KY Enterprise/Custom

Coordonnées

3039 East 2nd Street

Long Beach CA 90803

213-433-5244

Description sommaire

L'utilisateur bouge une manette à l'aide de sa langue pour l'exécution des différents mouvements. Il souffle dans un tube pour tirer, redémarrer et sélectionner.

3.1.9.3 Souris

Les souris sont de plus en plus en plus populaires dans le domaine de l'informatique. Plusieurs modèles se retrouvent sur le marché. Elles permettent, entres autres, de mieux reproduire le mouvement de la main et aide souvent au niveau de l'aisance et de la finesse motrice qui est souvent de rigueur lors de tâches spécifiques.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Felix

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Lightgate

Coordonnées

6202 Christie Avenue

Emeryville CA 94608

415-653-8500

Description sommaire

Felix est un crayon lumineux en remplacement de la souris pour le Macintosh.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Footmouse

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Versatron Corporation

Coordonnées

103 Plaza Street

Healdsburg CA 95488

707-433-8244

Description sommaire

Base au plancher, contrôlé par le pied par des mouvements bas/haut, droite/gauche et permettant les déplacements du curseur à l'écran. Produit IBM

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Fulcrum Trackball Plus

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Fulcrum Computer Products

Coordonnées

459 Allan Court

Healdsburg CA 95448

707-433-0202

Description sommaire

Produit IBM remplaçant la souris et permettant les déplacements du curseur en utilisant le bout des doigts pour positionner la boule.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Mouse Track

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Itac Systems Inc.

Coordonnées

3121 Benton Drive

Garland TX 75042

800-533-4822- 214-494-3073

Description sommaire

Appareil remplaçant la souris et permettant des déplacements de curseur à l'écran. Il s'utilise avec le bout des doigts en poussant deux boutons programmables qui font pivoter une boule de 2¨. Les mouvements de cette boule sont ajustables.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Optimouse

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Iscan Inc.

Coordonnées

125 Cambridge Park Drive

PO Box 2076

Cambridge MA 02238

617-868-5353

Description sommaire

Curseur de commande à distance IBM permettant à l'utilisateur de contrôler le curseur en pointant à l'écran. Il est fabriqué de deux petits senseurs vidéo, d'un stylet léger ayant un bouton digital afin de sélectionner les différents menus.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Souris Apple

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Apple Computer Inc.,

Coordonnées

20525 Mariavi Avenue

Cupertino CA 95104

Description sommaire

Petite " boîte grise " munie d'une boule en dessous et qui permet de faire déplace une flèche à l'écran. Bouton de réponse sur le dessus (carré). Type de souris le plus conventionnel.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Souris Turbo

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Kensington Microware

Coordonnées

251 Park Avenue South

New York NY 10010

212-475-5200

Description sommaire

Petit boîtier surmonté d'une boule. L'utilisateur bouge cette boule manuellement pour imiter les mouvements de la souris. Deux boutons de sélection sont disponibles (pour gaucher et droitier). Demande peu d'activité physique. Pour le Apple II et Le Macintosh.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Souris XCMS

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Mouse Systems

Coordonnées

2600 San Thomas Espwy

Santa Clara CA 95501

408-988-0211, 800-523-5189

Description sommaire

Appareil s'utilisant avec la main et permettant les déplacements du curseur à l'écran. Peut s'utiliser à la place du clavier ou servir de crayon ou de pinceau dans les logiciels compatibles de graphiques, tel PC Paint.

3.1.9.4 Tableaux tactiles

Des entrées tactiles existent en grand nombre sur le marché. Elles permettent d'entrer des données par une simple pression du doigt ou de la main, parfois même en touchant directement une sélection déterminée (ex. toucher une petite maison sur le tableau tactile permettra de visualiser la maison à l'écran). Ceci simplifie de beaucoup les modalités d'entrées de données.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Koala Pad I

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Koala Technologies Corporation

Coordonnées

296 Mount Mermon Road

Scotts Valley CA 95066

497-436-0946

Description sommaire

Equipement IBM PC, et PC jr. ayant une surface de dessin de 4¨x 4¨ approprié pour les arts, les travaux académiques et les loisirs. S'utilise avec un logiciel (fourni), une carte de jeux (non fournie) et un moniteur couleur si possible. Le logiciel contient un Micro Illustrator (tablette électronique de dessin), Illustrator (dessin 3 dimensions). Dancing Bear (son et mouvements) et Spide Easter( notes musicales).

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Koala Pad II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Koala Technologies Corporation

Coordonnées

296 Mount Mermon Road

Scotts Valley CA 95066

497-436-0946

Description sommaire

Tablette graphique sensible au toucher, s'utilisant avec les logiciels " Koala Painter " et " Graphic Exhibitor ". Elle permet à l'utilisateur de sélectionner un espace à l'écran en touchant la tablette avec un doigt ou un stylet de plastique.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Mac & Touch

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Micro Touch Systems Inc.

Coordonnées

Ten Stete St.

Woburn MA 01801

617-935-0080

Description sommaire

Cet équipement permet le contrôle de l'écran par la stimulation tactile.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Power Pad

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Dunamis Inc.

Coordonnées

3620 Highway 317

Sunwanee GA 30174

404-932-0485- 404-932-0486

Description sommaire

Système flexible d'entrée, composé d'une table de 14 400 micro interrupteurs et recouverte d'une couche de plastique de 12¨x 12¨¨ dont la surface se divise de plusieurs façons dépendamment du logiciel utilisé. La grille de référence peut être fabriquée sur mesure, indiquant ici la position de chaque touche. Se branche dans le port de jeux de l'ordinateur Apple &IBM.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Touch Pad

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Response Input Company

Coordonnées

P O Box 1487

Spokane WA 99214

800-262-6006

Description sommaire

Table à toucher digital Keytronic. Souris programmable, graphiques et systèmes Dvorak optionnels.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Touch Window

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Edmark Corp.

Coordonnées

P O Box Box 3903

Bellevue WA 98009

800-426-0856 - 206-746-3900

Description sommaire

Fenêtre transparente en plastique qui s'installe sur l'écran. Si on l'utilise avec le logiciel approprié, le touché du doigt ou du crayon lumineux devient l'entrée des données à l'ordinateur. Lorsque enlevée de l'écran, elle devient une table graphique.

3.1.9.5. Entrées vocales

Il s'avère possible de communiquer directement, sans intermédiaire, des données à un ordinateur et ce, à l'aide de la parole. Une certaine catégorie de périphérique est alors nécessaire, soit les modalités d'entrées vocales.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Coretechs Vet3

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Scott Instruments

Coordonnées

1111 Willow Drive

Denton TX 76201

817-387-9514

Description sommaire

Coretechs Vet3 est un périphérique qui permet l'entrée de données par la vois. L'utilisateur peut créer un vocabulaire jusqu'à 200 mots, lettres ou phrases par application. Lorsque la phrase est dite à l'aide d'un microphone branché au Vet3, la séquence de caractère désignés est acheminé à l'ordinateur par les touches du clavier. Le Vet3 permet une conversation sans pause entre les mots. Un vocabulaire additionnel de 200 mots peut-être crée , sauvegardé et rappelé au besoins.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Print-it

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Texprint

Coordonnées

220 Resevoir Street

Needham Heights MA 01294

617-449-5808

Description sommaire

Interface d'imprimante permettant l'impression du contenu de l'écran, de tout logiciel conventionnel ou Braille, même ceux n'ayant pas la fonction d'être imprimés, peut aussi envoyer la voix au synthétiseur. S'utilise avec une imprimante à points ou de meilleure qualité.

3.1.10 Modalités de sortie adaptées

3.1.10.1 Ecrans adaptés

Il est possible de se procurer des écrans plus adaptés aux besoins d'une clientèle multi-handicapée. Il en existe une certaine variété: certains sont agrandis, d'autres permettent un grossissement des caractères à l'aide ou non de logiciels ou de lentilles adéquates. Ces instruments sont d'une très grande utilité pour les gens qui ont des problèmes visuels tels un champ visuel réduit, une myopie prononcée, des problèmes d'hémianopsie etc.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Beamscope II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

International Marketing Services Inc.

Coordonnées

14 Siesta Lane

Port Richey FL 34668

813-842-3231

Description sommaire

Lentille grossissant les caractères à l'écran de télévision, de 2 à 4 fois leur taille normale. S'installe sur l'écran, est disponible en 4 modèles dont 3 modèles ont un châssis en métal et le modèle de luxe en bois.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Braille Display Processor

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Vtek

Coordonnées

1625 Olympic Boulevard

Santa Monica CA 90404

213-452-5966- 800-345-2256

Description sommaire

Système transformant les caractères à l'écran en caractères Braille. Fonctionnant avec une unité externe, des touches de contrôle et une carte de circuits qui se place dans la rainure de l'ordinateur.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

CloseView

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Apple Computer Inc.

Coordonnées

Description sommaire

Cet équipement s'utilise avec le Macintosh Plus, SE, et II, il permet de grossir de 2 à 16 fois, de changer de noir à blanc et vice versa. Système complet cependant demande une mémoire de 1 Meg.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Large Print Display Processor

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Vtek

Coordonnées

1625 Olympic Boulevard

Santa Monica CA 94404

213-452-5966- 800-345-2256

Description sommaire

Périphérique agrandissant le texte à l'écran jusqu'à 16 fois sa grandeur normale. Le champ à être élargie peut être déplacé à l'aide du joystick, cependant ne fonctionne pas avec les graphiques. S'utilise sans logiciel, ne dérange pas les opérations en cours et n'occupe aucune mémoire.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Lime Light

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Apercom Corporation

Coordonnées

721 Linda Court

San Mateo CA 94403

415-572-14643

Description sommaire

Périphérique projetant sur un écran ou sur le mur, le contenu de l'écran, incluant les graphiques. Projeté en pleine lumière avec focus, la clarté et le contraste sont ajustables. Disponible avec cet équipement, une variété d'écran de projection, un interrupteur de données permettant jusqu'à 40 ordinateurs de se brancher et un adaptateur d'ordinateur pour ceux qui n'ont pas les mêmes signaux.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

OCR Plus

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Data Copy Corp

Coordonnées

1215 Terra Bella Avenue

Mountain View CA 94043

800-821-2898

Description sommaire

Sondeur optique pour le Macintosh qui fonctionne conjointement avec son propre logiciel, le " Datacopy ". Il a été programmé pour lire 17 variétés de caractères de dactylo, d'imprimante à matrice à points et imprimante laser, dont les caractères ont de 10 à 18 points.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Scan 300

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Abaton Technology Corporation

Coordonnées

48431 Milmount

Fremont CA 94538

415-683-2226

Description sommaire

Scan 300 peut déchiffrer une page imprimée et transférer l'image au Mcintosh en utilisant le logiciel " ACR " ou " Abaton Character Recognition " qui reconnaît les caractères et les transforment en nombres lettres avec la ponctuation en un fichier de textes. Le sondeur s'alimente automatiquement en feuille.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Scan 300/SF II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Abaton Technology Corporation

Coordonnées

48431 Milmount

Freemont CA 94538

415-683-2226

Description sommaire

Il est semblable au Scan 300 sauf qu'il accepte des feuilles simples dans des formats différents allant jusqu'à 8.5¨ x 11¨ grâce à son mécanisme à rouleaux.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Scan 300/FB I

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Abaton Technology Corporation

Coordonnées

48431 Milmount

Freemont CA 94538

415-683-2226

Description sommaire

Ce périphérique peut déchiffrer une page imprimée et transférer l'image au Mcintosh comme le Scan 300, la seule différence est que ce modèle utilise des feuilles de 8.5¨ x 11¨seulement.

3.1.10.2 Synthétiseurs de voix

Il existe sur le marché une quantité surprenante de synthétiseurs de voix compatibles avec des ordinateurs de toutes sortes. Ils se ressemblent beaucoup quoique certains soient plus perfectionnés que d'autres. De plus, leur coût varie, selon les qualités que chacun présente et la compagnie fabricatrice, mais celui-cidemeure très élevé. Voici donc une liste des différents synthétiseurs de voix recensés:

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

DP-200 Connected Speech Recognizer

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

NEC America Inc.

Coordonnées

8 Old Sod Farm Road

Melville NY 11747

515-753-7361

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Echo

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Street Electronics Corportion

Coordonnées

1470 East Valley Road P"O" Box 50220

Santa Barbara Ca 03150

805-565-1612

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Echo Enhancement Box

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Access Unlimited- SPEECH Enterp^rises

Coordonnées

9039 Katy Freeway Suite 414

Houston Tx 77025

713-461-1666

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Echo External Speaker

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Street Electronics Corporation

Coordonnées

1470 East Valley Road PO Box 50220

Santa Barbara CA 50220

805-565-1612

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Echo GP

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Street Electronics Corporation

Coordonnées

1470 East Valley Road PO Box 50220

Santa Barbara CA 50220

805-565-1612

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Hearsay

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Hearsay Inc.

Coordonnées

1825-74th St.

Brooklyn NY 11201

718-259-4934

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

IBM PC Voice Activated Keyboard Utility

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

IBM Corporation

Coordonnées

Contact Local IBM Authorized PC Dealer

800-426-2468

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Inted-Talker

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Intex Micro Systems Corporation

Coordonnées

725 South Adams Road Suite 18

Birmingham MI 48011

313-540-7601

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Intro Voice I & II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Voice Connection

Coordonnées

17835 Skypark Circle, Suite C

Irvine CA 92714

714-261-2366

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Intro Voice III

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Voice Connection

Coordonnées

17835 Skypark Circle Suite C

Irvine CA 92714

714-261-2366

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Keyworks

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Alpha Software Corp.

Coordonnées

30B Street

Burlington MA 01803

617-229-2915

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Kurzweil Voice systems (KVS)

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Kurzweil Applied Interllligences

Coordonnées

411 Wasverley Oaks

Waltham MA 01254

617-893-5151

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Lis'ner

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Micromint Inc.

Coordonnées

25 Terrace dr.

Vernon CT 06066

800-635-3355

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

McIntyre

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

McIntyre Computer Systems Division

Coordonnées

22809 Shabark

Birmingham MI 48-10

313-645-5090

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

MS-300A

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Microtech Lab. Inc.

Coordonnées

16901 South Western Ave.,

Gardena CA 90247

213-321-2121

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Omnibox

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Expert Systems Software Inc.

Coordonnées

Suite 316, 2120 Cressmoor Road

Nashville TN 37215

615-292-7667

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Pronounce

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

MicroPhonics Technological Corporation

Coordonnées

14711 N.E. 29th Placeast Suite 245

Bellevue WA 98007

800-325-9206

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

R/S II Series Wireless Link

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Communications Applied Technology

Coordonnées

15014 Roger Bacon Drive

Reston VA 22090

703-481-0068

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

SAR-10 Voice Plus

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

NEC America Inc.

Coordonnées

8 Old Sod Farm Road

Melville NY 11747

516-753-7361

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

SAR-100 Voice Plus Board

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

NEC America Inc.

Coordonnées

8 Old Sod Farm Road

Melville NY 11747

516-753-7361

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Smooth Talker

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

First Byte Inc.

Coordonnées

2845 Temple Avenue

Long Beach CA 90806

213-595-7006

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Software Automatic Mouth (SAM)

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tronix Publishing Inc.

Coordonnées

8295 South La Cienega Boulevard

Inglewood CA 90301

213-533-8180

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Speech Recognition Board

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Interstate Voice Products

Coordonnées

1849 W Sequoia Avenue

Orange CA 92668

714-937-9010

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Speech Recognition Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

KeytTronic

Coordonnées

PO Box 14687

Spokane WA 99124

800-262-6006

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

SR-100 Voice Input Terminal

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

NEC America Inc.

Coordonnées

8 Old Sod Farm Road

Melville NY 11747

516-753-7361

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Supertalker

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Mountain Computer

Coordonnées

360 El Pueblo Road

Scotts Valley CA 95066

800-458-0300 408-438-6650

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

SynPhonix 100

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Artic Technologies

Coordonnées

55 Parl St Suite 2

Troy MI 48083

313-588-7370

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Télévox

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Hexamédia

Coordonnées

4101 Jarry est Bureau 300

Montréal (Québec)

H1Z 2H4

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

TI-Speech

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Texas Instruments Inc.

Coordonnées

2301 North University PO Box 53

Lubbock TX 79408

800-842-2737 806-741-2000

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Type-'N-Talk

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Votrax International Inc.

Coordonnées

1394 Rankin Drive

Troy MI 48083

800-521-1350

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

VCS1000

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Voice Control Systems

Distributeur

14140 Midway Suite 100

Dallas TX 85244

214-386-0300

Coordonnées

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

VocaLink CSRB-LC

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Interstate Voice Products

Coordonnées

1849 W. Sequoia Avenue

Orange CA 92668

714-937-9010

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

VocaLink Series 4000

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Interstate Voicie Products

Coordonnées

1849 W. Sequoia Avenue

Orange CA 92668

714-937-9010

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Voice Card

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Votan

Coordonnées

4487 Technology Drive

Freemont CA 94538

415-490-7600

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Voice Communications Systems

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Coordonnées

ITT Informations Systems

Description sommaire

2350 Qume Drive

San Jose CA 95131

406-945-8950

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Voice Drive

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Supersoft

Coordonnées

Box 1628

Champaingn IL 61820

217-359-2112

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Voice Driver by Voice Recognition Systems

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Voice Recognition System

 

Coordonnées

550 Battery St. Suite 1716

San Francisco CA 94111

415-788-2007

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Voice Systems Package

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

SRI Distribution Inc

Coordonnées

2691 Dow Avenue Suite F

Tustin CA 91860

714-544-9941

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Voicescribe-1000

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Dragon Systems Inc.

Coordonnées

90 Bridge Street

Newton MA 02158

617-965-5200

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Voicescribe-2000

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Dragon Systems Inc.

Coordonnées

Chapel Bridge Park 90 Bridge Street

Newton MA 02158

617-965-5299

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Votalker AP

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Votrax International Inc.

Coordonnées

1394 Rankin Drive Troy MI 48083

800-521-1350

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

VTR 6050 Series II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Votan

Coordonnées

4487 Technology Drive

Fremont CA 94538

415-490-7600

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Western Center Echo+Synthesizer Package

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Western Center for Microcomputers in Special Education

Coordonnées

1259 El Camino Real Suite 275

Menlo Park CA 94025

415-326-6997

Description sommaire

3.1.10.3. Imprimantes Braille

Bien que plutôt méconnues par le public en général, plusieurs imprimantes Braille sont disponibles commercialement pour plusieurs types d'ordinateurs et ne diffèrent que très peu les unes des autres selon les compagnies.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

BETA-X3 Thiel Braille Printer

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

VTEK

Coordonnées

1625 Olympic Boulevard

Santa Monica CA 94404

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Cranman Modified Perkins Brailler

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Enabling Technologies

Coordonnées

3102 Jay Street

Stuart FL 34997

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

MBOSS-1

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

VTEK

Coordonnées

1625 Olympic Boulevard

Santa Monica FA 94404

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

MBOSS-35

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

VTEK

Coordonnées

1625 Olympic Boulevard

Santa Monica CA 90404

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

MPRINT

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

VTEK

Coordonnées

1625 Olympic Boulevard

Santa Monica CA 90404

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Ohtsuki Printer

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Ohtsuki Communications Products

Coordonnées

985 Moranga Road, Suite 202

Lafayette CA 94549

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Pocket-Braille

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Southland Manufacturing Company

Coordonnées

680 Bivzeel Drive

Lexington KY 40510

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Porta-Braille

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Southland Manufacturing Company

Coordonnées

680 Vivzeel Drive

Lexington KY 40510

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Romeo Brailler

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Enabling Technologies

Coordonnées

3102 Jay Street

Stuart FL 34997

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

TED-600 Text Embossing Device

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Enabling Technologies

Coordonnées

3102 Jay Street

Stuart FL 34997

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Versa Braille

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Telesensory Systems Inc.

Coordonnées

455 North Bernardo Ave PO Box 7455

Mountain View CA 94039

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Versa-Point-40

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Telesensory Systems Inc.

Coordonnées

455 North Bernardo Ave PO Box 7455

Mountain View CA 94039

Description sommaire

3.1.11 Autres périphériques

Différents autres périphériques existent. Sans faire partie d'une classification spécifique, ils offrent tout de même certaines caractéristiques intéressantes. Voici donc une liste de ces composantes non-recencées ailleurs.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Flexcom

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Furalletech Systems Inc.

Coordonnées

PO Box 190

Liberty IA 52358

319-626-6101

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Freestyle

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Rose Point Technology Corp.

Coordonnées

770 South Arroyo Parkway

Pasadena CA 91105

818-793-0330

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Gibson Light Pen System

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Koala Technologies Corp.

Coordonnées

269 Herman Road

Scotts Valley CA 95066

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

HeadMaster

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Personics Corporation

Coordonnées

2352 Main Street Building 2

Concord MA 01792

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Personal Reader

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Kurzweil Computer Products

Coordonnées

185 Albany Street

Cambridge MA 0219

617-864-4700

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Personal Writer

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Anatex Inc.

Coordonnées

1801 Avenue of the StarsSuite 507

Los Angeles CA 90067

213-556-1628

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Ready Reader

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Enabling Technologies Co.

Coordonnées

3102 S.E.. Jay Street

Stuart FL 34007

305-283-4817

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Unités de lecture

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Informatique Mercier Inc

Coordonnées

3291 Ch. Ste-Foy

Québec (Québec)

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Zygo Model 100

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Zygo Industries Inc.

Coordonnées

PO Box 1008

Portland OR 97207

503-297-1724

Description sommaire

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Zygo ScanWriter

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Zygo Induistries Inc.

Coordonnées

PO Box 1008

Portland OR 97207

503-297-1724

Description sommaire

3.2. Liste des achats effectués

A la suite de l'extensive recension effectuée, certains items se sont révélés plus pertinents pour les besoins spécifiques de la clientèle qui fréquentent le laboratoire. De plus, le caractère indispensable de certaines composantes a grandement facilité certains choix. Voici donc, à la suite de cette analyse des périphériques existant sur le marché, la liste de ceux les plus pertinents et utiles que nous avons analysés:

Imprimante:

Imprimante ImageWriter II $ 667.00

Imprimante Panasonic KX-P1180 2 x $ 310.00 $ 620.00

Modem:

Modem Smart One $ 200.00

Système d'entrées alternatif:

PC Serial A.I.D. $ 400.00

Adaptive Firmware Card $ 616.00

Adaptive Firmware Card Model G32 $ 669.00

Interrupteur:

Barre d'alimentation $ 15.00

Adapteur:

Adapteur CA-5 $ 70.00

Adapteur Supergraphics Junior pour C-64 $ 90.00

Coprocesseur mathématique 80287 2 X $ 340.00 $ 680.00

Carte Joystick IBM-Compatible 2 X $ 55.00 $ 110.00

PSS Joystick Adapter 2 X $ 40.00 $ 80.00

Clavier adapté:

Unicorn Expanded Keyboard $ 568.00

PC King Keyboard $1000.00

PC Mini Keyboard $ 700.00

Membrane Keyboard $ 490.00

Tableau Enchanteur $ 275.00

Manette de commande:

Joystick Mach-III $ 70.00

PSS Paddle Panel 2 X $ 45.00 $ 90.00

Joystick with Pad $ 275.00

Wafer $ 160.00

Game Paddle $ 165.00

Joystick Gravis $ 50.00

Joystick Kraft $ 60.00

Souris:

Souris Trackball $ 103.00

Autres:

Up and Running $ 100.00

Moniteur Couleur VGA Samsung 2 X $ 520.00 $1040.00

Unité de lecture interne 3 pouces et demi

(1.44 megabits de mémoire) 2 X $ 150.00 $ 300.00

Unité de lecture interne Disque dur

(40 megabits de mémoire) 2 X $ 575.00 $1150.00

SOUS-TOTAL: $11057.00 + tx ($ 995.13)

TOTAL: $12052.13

QUATRIEME PARTIE: ANALYSE DES PERIPHERIQUES ACHETES

Cette partie regroupe l`évaluation du matériel acheté. Chaque pièce fait l'objet d'une description exhaustive (contrairement à la précédente partie); de plus, chaque périphérique acheté et qui, lors des utilisations, est en contact avec la clientèle, a fait l'objet d'une évaluation basée sur le modèle des capacités. Ainsi, dans ce contexte, dix-sept (17) évaluations sont recensées et pour la plupart, elles se rapportent aux différents types de claviers adaptés achetés, aux manettes de commande, etc.

Chaque pièce évaluée à l'aide du modèle des capacités l'est en fonction de deux (2) types de cotes. D'une part, la première colonne concerne "le degré maximal d'incapacité à partir duquel une personne ne peut plus utiliser de façon autonome une pièce d'équipement". Les cotes, de 0 à 4, indiquent le degré de sévérité maximal d'atteinte de la fonction en jeu; à cet effet, la cote 0 correspond à une absence d'incapacité alors qu'à l'opposé, la cote 4 indique une totale incapacité. D'autre part, la deuxième colonne indique la capacité que le périphérique évalué sert à améliorer. Un " x " dans la case pointe alors la fonction améliorée.

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Adaptive Firmware Card

Fabricant

Maison de production

Adaptive Peripherals Inc.

Coordonnées

4529 Bagley Avenue North

Seattle

Wa98103

Distributeur

Tash

Coordonnées

70Gibson Dr. Unit 12

Markham Ont.

Canada L3R 4C2

Description sommaire

Carte permettant aux personnes handicapées d'accéder à l'ordinateur, en utilisant les logiciels disponibles en éducation, en gestion ou traitement de texte. A plusieurs fonctions et modes d'entrée.

Opérations à effectuer pour l'accès

Utiliser les disquettes de départ. Laissez l'interrupteur toujours ouvert. Insérer les disquettes d'application que vous désirez et consulter le menu.

pour l'utilisation

Fonctionne sans intermédiaire.

Forces et faiblesses

Intéressant parce que permet l'utilisation d'une foule de claviers adaptés différents permettant de suppléer à l'emploi d'un clavier conventionnel pour les gens ayant principalement des incapacités motrices. Ce périphérique s'avère indispensable à l'utilisation de certains logiciels très pertinents pour les personnes ayant des incapacités diverses.

Prix approximatif

681,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Adaptive Firmware Card Model G32

Fabricant

Maison de production

Adaptive Peripherals Inc

Coordonnées

4529 Bagley Avenue North

Seattle Wa

98103

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham Ont. Canada

L3R 4C2

Description sommaire

Cette carte est une version de la carte de microprogramme crée pour Apple IIGS. Le modèle AFCG32 est une carte de circuit imprimé qui s'ajuste à la rainure d'expansion de l'ordinateur; elle est transparente à tous les programmes qui sont généralement utilisés avec le clavier standard ou la souris.

Opérations à effectuer pour l'accès

Utiliser les disquettes de départ. Laisser l'interrupteur toujours ouvert. Insérer les disquettes d'application que vous désirez et consulter le menu. Identique en terme de fonctionnement à l'Adaptive Firmware Card.

pour l'utilisation

Fonctionne sans intermédiaire.

Forces et faiblesses

Idem à la description précédente. Comme pour sa cousine, cette carte est également indispensable à l'utilisation de certains logiciels très pertinents.

Prix approximatif

735,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Barres d'alimentation (variées)

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

TASH Inc. (et autres compagnies)

Coordonnées

70 Gibson Driver Unit 12

Markham Ont.

Canada L3R 2S3

Description sommaire

Barre d'alimentation comprenant plusieurs prises et un interrupteur permettant de tout ouvrir en même temps (ou pour certaines, d'ouvrir partie par partie). Très pratique pour les personnes ayant des incapacités motrices.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher l'équipepment voulu. Brancher ensuite la barre d'alimentation à une prise conventionnelle.

pour l'utilisation

Appuyer sur les boutons correspondants.

Forces et faiblesses

Plus simple d'utilisation que les opérations normalement requises (et plus complexes) sur les ordinateurs. Permet de tout ouvrir en même temps. Idéal pour les personnes ayant de la difficulté à se rappeler les commandes ou ayant un handicap les empêchant d'utiliser les commandes usuelles. N'a pas de système de fixation à l'achat. Peut s'ouvrir avec différentes parties du corps.

 

Prix approximatif

12,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Carte Joystick pour IBM-Compatible

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Informatique Mercier Inc.

Coordonnées

3291 Chemin Ste-Foy

Québec Canada

Description sommaire

Carte de microprocesseur permettant d'adapter toutes sortes de manettes de commande à un ordinateur IBM-compatible

Opérations à effectuer pour l'accès

Insérer la carte à l'intérieur de l'appareil dans les fentes d'extension prévues à cet effet.

pour l'utilisation

Forces et faiblesses

Indispensable pour la génération des IBM et BM-compatible lorsque l'on désire utiliser une manette de commande. Outil indispensable pour certain logiciels qui fonctionnent avec la génération d'appareils IBM.

Prix approximatif

55,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Coprocesseur mathématique 80287 pour IBM-compatible

Fabricant

Maison de production

Intel Corpporation

Coordonnées

5200 Elam Young Parkway

Hillsboro Or

97124

Distributeur

Informatique Mercier Inc.

Coordonnées

3291 Chemin Sainte-Foy

Québec (PQ) Canada

Description sommaire

Carte de microprocesseur permettant à`un appareil de type IBM-Compatible de mieux gérer toute application de logiciel avec une grande quantité de chiffres.

Opérations à effectuer pour l'accès

Idem à la carte Joystick.

pour l'utilisation

Forces et faiblesses

Excellent achat pour les applications qui demanderont beaucoup de manipulations de chiffres. Permet au processeur conventionnel de l'appareil d'usage de " respirer " un peu à l'occasion. Cet équipement est indispensable à un ordinateur de type IBM pour faire fonctionner certains logiciels et progiciels.

Prix approximatif

340,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Game Paddle for Apple II Computers

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibsoon Dr. Unit 12

Markham Ont. Canada

L3R 4C2

Description sommaire

Palette de jeux offrant un contrôle proportionnel, avec une base antidérapante et une boule pour contrôler. Nécessite un adapteur. Très utile et utilisé.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher une bout à l'adapteur et l'autre à la prise de jeu d'un Apple.

pour l'utilisation

Effectuer les mêmes mouvement qu'avec une manette de commande sans commande de tir.

Forces et faiblesses

Efficace pour les applications demandant des déplacements dans l'axe horizontal.

Prix approximatif

165,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Imprimante Imagewriter II

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Apple Computer Inc.

Coordonnées

20525 Mariani Ave.

Cupertino C.A.

95014

Description sommaire

Imprimante matricielle à points; impression de texte ou graphique; possibilité de six couleurs sur ruban. Chargement de papier continu ou simple. S'utilise avec un câble d' imprimante spécifique. Spécifique aux appareils de marque Apple ou Macintosh.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher le câble d'adaptation à l'appareil émetteur. Configurer l'imprimante en fonction du type d'ordinateur.

pour l'utilisation

Programmer l'appareil en fonction du type d'impression que l'on désire. Est tout à fait dépendant tu type de logiciels que l'on utilise.

Forces et faiblesses

Une des seules imprimantes compatibles avec la génération des appareils de type Apple ou Macintosh. Très performante bien qu'un peu coûteuse.

Prix approximatif

667,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Imprimante Panasonic KX-P1180

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Informatique Mercier Inc.

Coordonnées

3291 Chemin Ste-Foy

Québec Canada

Description sommaire

Imprimante à pointage matricielle (9 aiguilles) qui permet différentes qualités d'impression, de lettrage etc. Compatible avec IBM-comptaible.

Opérations à effectuer pour l'accès

Le fonctionnement est à peu près le même que pour l'image Writer II.

pour l'utilisation

Idem à Image Writer II.

Forces et faiblesses

Imprimante dans la gamme des modèles supérieurs. Très performante. Beaucoup de possibilités. Excellent rapport qualité/prix.

Prix approximatif

310,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Joystick Gravis

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Advanced Gravis Computer Tech. Ltd.

Coordonnées

Burnaby B.C.

Canada

Description sommaire

Bâton de commande avec manette en caoutchouc. permettant l'orientation dans les deux axes avec un bouton réponse sur le dessus. Possibilité de donner les réponses avec les boutons qui se trouvent sur le boîtier également. Exigé pour certaines applications de logiciels pertinents pour une clientèle adulte ayant des incapacités de divers degrés.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher à un port série d'un appareil IBM ou Apple. La manette doit être calibrée à l'aide des trois petits boutons rouges situés sur le côté gauche.

pour l'utilisation

Orienter la manette dans la bonne direction. Répondre avec le bouton rouge situé sur le dessus de la manette ou avec les boutons rouges situés sur le boîtier.

Forces et faiblesses

Robuste. Peut être calibré. Possibilité de deux options de réponse. Peut aisément se fixer solidement avec du Velcro. Est manipulable d'une main.

Prix approximatif

48,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Joystick Kraft

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Apple Computer Inc.

Coordonnées

20525 MARIAVI Avenue

Cupertiino CA 95014

Description sommaire

Bâton de commande avec la manette à droite et les boutons de réponse dans le coin supérieur gauche. Calibrage sous l'appareil. Bon pour Apple IIE, IIC ou IIGS. Remarque idem à la précédente (souvent nécessaire).

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher la manette dans la prise correspondante d'un Apple IIC ou IIE ou IIGS.

pour l'utilisation

Orienter la manette dans la bonne direction. Donner la réponse en appuyant sur le bouton rouge.

Forces et faiblesses

Très sensible. Facilement fixable avec du velcro. Compliqué à calibrer. Ne permet que difficilement l'utilisation d'une seule main.

Prix approximatif

60,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Joystick Mach-III

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

La Maison des Semi-Conducteurs

Coordonnées

2750 Chemin Ste-Foy

Québec Canada

Description sommaire

Manette de commande utilisée pour les appareils IBM-Compatible. Compte tenu de la quantité de logiciels disponibles sur le marché dans la gamme IBM, outil indispensable pour une grande quantité d'exercices.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher la manette dans la prise Joystick correspondante d'un appareil IBM ou IBM-compatible. Calibrer la manette.

pour l'utilisation

Orienter la manette dans la bonne direction. Donner la réponse en appuyant sur le bouton orange.

Forces et faiblesses

Manette régulière sans particularité défectueuse. C'est l'une des seules robustes que l'on peut retrouver sur le marché pour les appareils de type IBM.

Prix approximatif

70,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Joystick with Pad

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Driver, Unit 12

Markham Ontario

Canada L3R 2Z3

Description sommaire

Manette de commande conventionnelle avec un bouton élargi en forme de plaque. Très solide; répond bien aux exigences d'une clientèle adulte avec des incapacités motrices sévères.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher la manette dans la prise de tout type d'appareil muni d'une prise DB-9.

pour l'utilisation

Fonctionne comme tout joystick. On donne la réponse en appuyant sur le gros bouton.

Forces et faiblesses

Empêche quelqu'un d'incoordonné de bifurquer vers la diagonale lorsqu'il veut aller vers le haut ou le bas. Ne nécessite pas une grande pression pour peser sur le bouton. Même quelqu'un d'incoordonné peut se servir de la plaque. La préhension est grossière (ce qui est utile pour plusieurs clients). Muni d'antidérapant.

Prix approximatif

275,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Membrane Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive Unit 12

Markham Ont.

Canada L3R 42C2

Description sommaire

Les touches s'utilisent avec le doigt, un pointeur digital ou buccal demandant 100g de pression. Si on l'utilise avec l'Adaptive Firmware Card, toutes les touches peuvent être transformées, le temps de réponse des touches de fonction peut se modifier. Plusieurs autres options sont disponibles si utilisé avec Keyscan II et Keyboard Interface pour la série Apple II. Indispensable pour certains logiciels pertinents.

Opérations à effectuer pour l'accès

Se branche généralement sur la prise externe d'une Adaptive Firmware Card.

pour l'utilisation

S'utilise comme un clavier conventionnel.

Forces et faiblesses

Grandes touches encavées ne demandant que peu de pression. Bien fait pour les gens avec des problèmes moteurs.

Prix approximatif

490,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Modem Smart One

Fabricant

Maison de production

Best Date Products

Coordonnées

5907 Noble Avenue

Van Nuys CA

91411

Distributeur

Coordonnées

Description sommaire

Instrument de télécommunication permettant de relier plusieurs ordinateurs ou autres terminaux dans un réseau.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher l'appareil à une prise téléphonique. Également connecter l'autre extrémité à un port série de l'ordinateur que l'on désire utiliser avec le Modem.

pour l'utilisation

Avec ce type d'appareil, il est fortement recommandé de bien lire le manuel avant tout usage. Il faut de plus se munir d'un logiciel de télécommunication.

Forces et faiblesses

Intéressant pour les gens dont la mobilité est réduite (incapacité, transport, etc.). Permet l'accès à des banques de données, des informations, des analyses etc. et ce à partir de chez soi.

Prix approximatif

200,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Moniteur couleur Samsung VGA 14¨

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Informatique Mercier Inc.

Coordonnées

3291 Chemin Ste-Foy

Québec, Canada

Description sommaire

Écran couleur 14¨ à haute définition (640x 480 lignes), compatible à tout appareil IBM ou autre.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher le moniteur dans la prise vidéo de l'ordinateur.

pour l'utilisation

Ajuster les couleurs et les contrôles horizontaux et verticaux.

Forces et faiblesses

Excellent en terme de définition et de la variété des couleurs disponibles indispensable pour certaines applications de logiciels qui nécessitent la couleur.

Prix approximatif

510,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

PC King Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Marham Ont.

Canada L3R 4C2

Description sommaire

C'est un clavier avec des touches d'un diamètre de 1.25¨. Ce clavier a été modifié de façon à intégrer un protège-clavier. Les touches demandent 200 g de pression

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher led clavier sur la prise externe du PC A.I.D. ou du PC Serial A.I.D.

pour l'utilisation

S'utilise comme un clavier conventionnel.

Forces et faiblesses

Demande très peu de pression pour enclancher les touches. De plus, celles-ci sont relativement assez espacées, permettant ainsi une plus grande aisance dans l'exécution du geste.

Prix approximatif

1000,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

PC Mini Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham Ont

Canada L3R 4C2

Description sommaire

Clavier à membrane de petit format utilisant un minimum de force physique soit 100g. Les touches sont sélectionnées à l'aide d'un pointeur de bouche ou de tête, d'une éclisse ou d'un doigt. Compatible avec système IBM.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher directement le clavier à la place du clavier conventionnel.

pour l'utilisation

S'utilise comme un clavier conventionnel.

Forces et faiblesses

Excellent pour les gens dont la mobilité des membres supérieurs est réduite.

Prix approximatif

700,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

PC Serial A.I.D.

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Drive, Unit 12

Markham, Ont.

Canada L3R 4C2

Description sommaire

Système flexible permettant l'utilisation de plusieurs méthodes d'entrée avec le IBM ou tout. Compatible, telles le balayage, interrupteur simple ou double en Code Morse, les clavier assistés et alternatif (maximum de 8 x 16 touches) et interrupteurs multiples d'entrée et une adaptation pour opérer le clavier à un doigt. Se branche dans le port de l'ordinateur et est compatible avec la plupart des logiciels.

Opérations à effectuer pour l'accès

Se branche directement au port série.

pour l'utilisation

Fonctionne de manière autonome.

Forces et faiblesses

Intéressant parce que permet l'utilisation d'une foule de claviers adaptés différents permettant de suppléer à l'emploi d'un clavier conventionnel pour les gens ayant principalement des incapacités motrices. Indispensable pour brancher certains périphériques pertinents (clavier adaptés, manette, etc.)

Prix approximatif

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

PSS Joystick Adapter

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Psychological Software Services Inc.

Coordonnées

6555 Carrollton Avenue

Indianapolis In

46220

Description sommaire

Cet adapteur permet l'utilisation d'un joystick de type digital pour tout type d'appareil Apple.

Opérations à effectuer pour l'accès

Brancher à la prise de sortie jeu de l'appareil Apple

pour l'utilisation

Forces et faiblesses

Nécessaire pour certaines applications particulières sur Apple

Prix approximatif

40,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

PSS Paddle Panel

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Psychological Software Services Inc.

Coordonnées

6555 Carrolltone Avenue

Indianapolis IN 46220

Description sommaire

Manette de jeu de type " Palette " permettant des mouvements pour la plupart latéraux.

Opérations à effectuer pour l'accès

Se branche au Joystick Adapter.

pour l'utilisation

S'utilise comme les Game Paddle d'Apple

Forces et faiblesses

Efficace pour les applications demandant des déplacements dans l'axe horizontal.

Prix approximatif

45,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Souris Quadlyn Trackball

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Honeywell Disc Instruments Sujbsidiary

Coordonnées

102 East Baker Street

Costa Mesa CA

926236

Description sommaire

Cet équipement se branche directement dans un port de la souris McIntosh. Il fonctionne avec les logiciels de la même façon qu'une souris. La boule est installée sur une base fixe et contrôle le curseur par des mouvements précis. L'appareil est versatile et facile d'utilisation.

Opérations à effectuer pour l'accès

Se branche comme une souris conventionnelle.

pour l'utilisation

Forces et faiblesses

L'appareil est versatile et facile d'utilisation en plus d'être relativement précis.

Prix approximatif

103,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Switch Adapter Modèle CA-5

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Tash Inc.

Coordonnées

70 Gibson Dr. Unit 12

Markham Ont.

Canada L3R 4C2

Description sommaire

Boîte de jonction qui accepte l'entrée de plusieurs interrupteurs différents (dans le cas présent, 5) et envoie le signal à l'entrée de jeux de l'ordinateur. Se branche directement dans le port de jeux.

Opérations à effectuer pour l'accès

Connecter à une sortie en série de l'appareil d'usage.

pour l'utilisation

Forces et faiblesses

Intéressant à cause du nombre de connections différentes que l'on peut faire.

Prix approximatif

70,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Tableau Enchanteur

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Distribution Internationale de Logiciels (DIL)

Coordonnées

2115 Boivin

Ste-Foy (Québec)

Canada

Description sommaire

Table graphique à toucher digital pouvant être utilisée comme clavier alternatif avec des logiciels spécifiques. Disponible pour des applications avec IBM.

Opérations à effectuer pour l'accès

Se branche dans le port série d'un appareil de type IBM ou compatible.

pour l'utilisation

Nécessite peu de pression et fonctionne de manière interactive avec le sujet. Celui-ci peut dessiner, écrire etc. Ressemble à un écran de type Macintosh sur lequel on pourrait écrire (interface semblable).

Forces et faiblesses

Intéressant en terme de concept (interaction, couleur, dessin etc.). Par contre le trop petite quantité de logiciels " adultes " disponible compatibles avec la tableau est à considérer.

Prix approximatif

275,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Unicorn Expanded Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Unicorn Engineering Co.

Coordonnées

6201 Harwoodo Avenue

Oakland CA

94618

Description sommaire

Clavier tactile à membrane de 128 touches larges de 1.25¨ et programmables. Toutes les touches ou groupe de touches peuvent être alignées en une chaine pouvant aller jusqu'à quarante (40 ) caractères. Peut être utilisé avec Apple et IBM. L'emploi de l'utilitaire Up and Running est fortement recommandé.

Opérations à effectuer pour l'accès

Se branche à la sortie externe de la carte adaptée de votre choix PC A.I.D. ou Adaptive Firmware Card.

pour l'utilisation

Fonctionne comme un clavier conventionnel.

Forces et faiblesses

Excellent pour les gens dont la pression manuelle est déficiente.

Prix approximatif

568,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Utilitaire Up and Running pour Unicorn Expanded Keyboard

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Unicorn Engineering Co.

Coordonnées

6201 Hatwood Avenuer

Oakland CA

94618

Description sommaire

Utilitaire permettant la génération de plusieurs applications de type différent utilisées avec la clavier Unicorn.

Opérations à effectuer pour l'accès

Se servir des disquettes de départ et consulter le menu extensif disponible.

pour l'utilisation

Forces et faiblesses

Intéressant de par la vaste quantité de logiciels disponible avec cet utilitaire. Nécessaire à plusieurs applications de logiciels pertinents pour la clientèle ayant des incapacités de nature diverse.

Prix approximatif

100,00$

Description du périphérique

Nom et/ou modèle

Unité de lecture interne (Disque dur)

Fabricant

Maison de production

Coordonnées

Distributeur

Informatique Mercier Inc.

Coordonnées

3291 Chemin Ste-Foy

Ste-Foy (Québec)

Canada

Description sommaire

Unité de stockage pour de grandes quantités d'informations. Celles-ci sont emmagasinées sur un disque rigide généralement à l'intérieur de l'appareil. Les modèles varient en fonction de la compagnie (IBM, Apple etc.) et du format disponible (20, 40, 60 ou 80) mégaoctets de mémoire morte supplémentaire.

Opérations à effectuer pour l'accès

S'incorpore à l'intérieur de l'appareil à l'endroit prédéterminé d'avance. Nécessite habituellement l'aide d'un technicien, à moins d'avoir une version externe (de plus en plus courant).

pour l'utilisation

Est autonome. Il suffit " d'appeler " l'unité sur laquelle est stockée l'information pour y avoir accès.

Forces et faiblesses

Plus le disque dur est " gros " meilleur est le rendement. Également, la vitesse d'accès dépend d'une compagnie à l'autre.

Prix approximatif

575,00$

Conclusion

 

Les auteurs de ce rapport tiennent à souligner l'importante contribution de cette recherche à la poursuite de nos objectifs. La subvention que l'Association de paralysie cérébrale du Québec nous a remise nous a permis d'accomplir un important pas en avant. En effet, au terme de cette recherche, de ces acquisitions et de ces évaluations depériphériques, c'est la qualité de nos interventions auprès de notre clientèle qui s'en trouvera rehaussée d'autant. Notre mandat commun est de contribuer par nos inteventions au mieux-être des personnes qui ont des incapacités. En poursuivant ces objectifs de recherche, c'est la partie la plus obscure, la plus délicate mais certainement la plus porteuse d'espoir de notre mandat commun que nous accomplissons.

Plus précisément, cette recherche se situe dans la foulée de nos efforts pour recenser le domaine de l'informatique clinique et mettre son potentiel à contribution pour ceux qui, cliniciens et pédagogues, interviennent auprès des personnes qui ont des incapacités. Notre système d'évaluation, basé sur la version revisée de la Classification Internationale des déficiences, incapacités et handicaps (CIDIH) (Blouin, Fougeyrollas & St-Michel, 1989). est maintenant rodé et ne risque pas de devenir désuet à cour terme. Les résultats de cette recherche feront d'ailleurs éventuellement partie d'un catalogue des logiciels, ordinateurs, périphériques et adaptations disponibles pour les intervenants de notre domaine.

Lorsque nous aurons recensé le vaste domaine de l'informatique clinique, nous devrons garder l'information à jour, la transmettre par les moyens les plus efficaces et, éventuellement, développer des instruments qui feront défaut.

Nous espérons d'ailleurs pouvoir continuer à compter sur l'Association de Paralysie Cérébrale du Québec pour accomplir cette difficile, mais nécessaire tâche.

Évaluation de l'efficacité de l'utilisation de logiciels dans le processus de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures d'une clientèle cérébro-lésée (Recension des écrits)

Rapport de recherche remis au

Consortium de Recherche en Réadaptation de

l'Est du Québec (CORREQ)

Par

Maurice Blouin

Pierre Drouin

Laboratoire de Recherches en Informatique Clinique

Centre François-Charon

Novembre 1991

AVANT-PROPOS

Nous remercions le Consortium de Recherche en Réadaptation de l'Est du Québec (CORREQ) pour cette subvention qui a couvert une partie des travaux de cette recension. Nous espérons qu'il s'agit du prélude à plusieurs autres subventions. Celles-ci pourront porter, par exemple, sur les aspects évaluatifs des interventions au moyen de la micro-informatique pour les personnes ayant des incapacités psychiques. Une demande de subvention, faite en collaboration avec le Laboratoire de Recherche en Informatique Clinique du Centre François-Charon et le professeur Michel Pépin de l'Ecole de Psychologie de l'Université Laval, soutenue par le CORREQ, et portant sur cet aspect est acheminée au Fonds de Recherche en Santé du Québec (FRSQ). Un travail énorme et urgent reste à accomplir dans ce domaine.

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION.............................................................................. 1

1. ASPECTS THEORIQUES........................................................ 4

1.1 Théories relatives aux fonctions cérébrales supérieures.................................................................. 4

1.2 Avenues théoriques relatives à la réadaptation

des fonctions cérébrales supérieures.................... 6

2. ASPECTS TECHNIQUES......................................................... 11

Batteries de logiciels

Gianutsos, R. & Klitzner, C. (1982)......................... 12

Browne, R. & Sandford, J. (1985)............................. 13

Bracy, O. (1986).......................................................... 14 Chatelois, J. (1986)................................................... 16 Sbordone, R. J. (1987)................................................ 17

Pépin, M. (1988).......................................................... 18

3. ETAT DE LA RECHERCHE.......................................................... 20

3.1 Etudes portant sur la réadaptation des

fonctions attentionnelles......................................... 24

3.2 Etudes portant sur la réadaptation des

fonctions de la mémoire............................................ 28

3.3 Etudes générales portant sur la réadaptation

des fonctions supérieures......................................... 32

CONCLUSION.................................................................................. 38

BIBLIOGRAPHIE............................................................................. 39

ANNEXE A: Description des termes des fonctions

cérébrales supérieures utilisées...................... 48

INTRODUCTION

L'informatique clinique est un vaste champ de connaissance scientifique et technique. Parmi les applications possibles de l'informatique clinique, il en est une qui présente particulièrement d'intérêt, il s'agit de la réadaptation des fonctions ou capacités cérébrales supérieures.

Suite à des travaux de révision de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps [(CIDIH) (Blouin, Fougeyrollas et St-Michel, 1989)], et des travaux de validation de concepts pertinents pour les fins d'utilisation en informatique clinique. Les fonctions cérébrales supérieures pertinentes ont été segmentées ainsi:

FONCTIONS PSYCHIQUES

Conscience et état de veille

Vigilance

Sommeil-veille

Conscience de la réalité

Instincts

Fonctions supérieures

Gnosies ***

Praxies

Phasies

Mnésies ***

Fonctions intellectuelles ***

Fonctions volitionnelles

Fonctions affectives

Fonctions comportementales

Ainsi, aux fins du présent rapport, nous avons recensé les écrits portant sur sur les principales fonctions cérébrales supérieures qui sont analysables en neuropsychologie (voir les fonctions ci-haut qui sont suivies d'astérisques et mises en caractère gras). Nous avons laissé de coté les applications qui concernent l'aphasie, c'est à dire les problèmes liés à la communication, bien que la littérature sur le sujet soit particulièrement importante. A ce sujet, soulignons entre autre le classique Aphasia Treatment and Microcomputers (Katz,1986).

Depuis l'ouverture du Laboratoire de recherche en informatique clinique du Centre François-Charon, nous poursuivons d'intenses travaux d'inventaire et d'évaluation [Blouin, 1988; Blouin, 1989a; Blouin, 1989b; Blouin, Beaulieu, Bessette, Cloutier, Drolet, Drouin & Giguère, 1990; Blouin, Bessette, Cloutier, Drolet, Drouin & Giguère, 1990; Blouin, Bessette & Drouin, 1991] sur l'application de la micro-informatique pour les personnes ayant des incapacités. La présente recension fait partie de nos recherches sur l'utilité de la micro-informatique dans la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures, technique désignée antérieurement par les vocables de "remédiation ou rééducation cognitive". Elle complète à un certain niveau des travaux déjà entrepris à notre laboratoire par Madame Madeleine Giguère (1990) pour sa thèse de doctorat en psychologie.

Enfin, ce rapport est construit de façon à expliciter les aspects neuropsychologiques (théorie, technique et recherche) de la réadaptation des capacités cérébrales supérieures au moyen de la micro-informatique. En premier lieu, les aspects théoriques importants en rapport avec la neuropsychologie sont présentés. Par la suite, divers points techniques sont discutés, tels que l'appareillage et les différentes batteries de logiciels existantes. Enfin, la dernière partie du rapport concerne l'état actuel de la recherche en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures.

1. ASPECTS THEORIQUES

Cette partie présente une courte discussion des différents courants théoriques qui ont prévalu, et qui prévalent toujours, dans le vaste champ de la neuropsychologie. En premier lieu, une brève description des conceptions théoriques à travers l'histoire de cette science nouvelle est effectuée. Puis, aux fins du présent rapport, une description des différentes avenues théoriques pertinentes reliées à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures est présentée.

1.1 Théories relatives aux fonctions cérébrales supérieures

La neuropsychologie est cette discipline qui, au premier chef, examine les relations entre l'activité psychologique d'un individu et la condition cérébrale correspondante. La conception moderne du cerveau, tel que nous le connaissons aujourd'hui, est une conquête scientifique relativement récente.

Par contre, depuis le tout début des interrogations sur le cerveau, les spéculations théoriques ont beaucoup évolué. Pour le phrénologue Franz Joseph Gall, anatomiste du XVIII e siècle, il existait dans l'esprit humain des facultés séparées comme l'intelligence, la mémoire, etc. Et chacune de ces facultés avait des localisations précises dans le cerveau. Ce point de vue localisationniste, bien que plutôt primaire, a été le précurseur de plusieurs essais théoriques qui ont vu le jour par la suite.

Des conceptions associationnistes, telles celles de Broca et de Wernicke ont été de mode pendant un grand nombre d'années, à partir du XIX e et du début du XX e siècle. Egalement appuyées par le courant localisationniste, ces conceptions mettaient toutefois l'emphase sur les associations évidentes entre certaines manifestations comportementales spécifiques et des conditions neurologiques anormales chez les individus. De nos jours, ces idées demeurent pertinentes pour les domaines de la réadaptation en neuropsychologie et en orthophonie cliniques et fondamentales.

A l'opposé, certains auteurs de l'époque, tels Jackson, préféraient parler de conception holistique du cerveau. Adoptant un point de vue non-localisationniste, leur idée maîtresse était que les fonctions neuropsychologiques se développent hiérarchiquement depuis la conception jusqu'à l'âge adulte. Et chaque fois qu'une de ces fonctions arrive à maturation, elle rend possible les comportements qui lui sont propres mais contrôle également les fonctions psychologiques développées antérieurement. Cette intéressante conception de Jackson tient encore aujourd'hui et a un impact théorique important au niveau des différentes interventions que l'on fait en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Ces idées seront développées plus à fond dans la section suivante.

Enfin, une conception holistique inspirée de la psychologie de la Gestalt a également été lancée (v.g. Lashley et Goldstein) dans les années '50. Bien que particulièrement importante au niveau de la neuropsychologie théorique, cette approche et ses influences ont été particulièrement négligées en neuropsychologie clinique et en réadaptation.

1.2 Avenues théoriques relatives à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures

Peu d'auteurs ont finalement influencé de façon définitive la formulation d'hypothèses théoriques relativement à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Mais une des conceptions les plus citées et utilisées en neuropsychologie est le modèle d'organisation fonctionnelle du cerveau du soviétique Alexander Luria (1963, 1973, 1978). Il s'agit certainement d'un des essais empiriques les plus sérieux et respectés des auteurs contemporains. Cette conception, inspirée à la fois des travaux de Jackson et de localisationnistes célèbres, tels Broca et Wernicke, prend forme de manière suivante: trois blocs anatomo-fonctionnels qui s'étagent ontogénétiquement sont responsables de toute l'activité cérébrale d'un être humain.

Premièrement, on retrouve des fonctions d'éveil, de vigilance et de conscience primaire, fonctions qui impliquent le tronc cérébral et d'autres régions sous-corticales telle la formation réticulée. En deuxième lieu, on retrouve des fonctions de réception, d'intégration et d'analyse de l'information sensorielle (processus de travail localisés dans les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux). Enfin, des fonction de planification, d'exécution et de vérification de l'activité mentale sont situées dans les lobes frontaux (les régions motrices, prémotrices et préfrontales). La structure de l'activité cérébrale est conçue, selon Luria, comme un édifice à plusieurs étages, avec des composantes identifiées de manière anatomo-fonctionnelle. La subtilité d'une telle théorie a permis d'élaborer un solide modèle de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Différents principes de compensation sont nécessaire à la réadaptation des fonctions cognitives selon Luria: 1- une compensation des fonctions d'un hémisphère par celles de l'autre, 2- une compensation des fonctions cérébrales supérieures par des fonctions dites "inférieures" et, 3- une compensation des fonctions inférieures par des fonctions cérébrales supérieures.

Bracy (1986) est un auteur qui a été fortement influencé par les aspects théoriques de Luria. Une application du modèle de Luria en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures au moyen de la micro-informatique est certainement une de ses plus grandes contributions. Son approche consiste à opérationnaliser les trois unités fonctionnelles du cerveau en termes localisationnistes et par rapport aux différents processus cognitifs spécifiques associés. Bracy définit les différents processus de base qui doivent être entraînés d'abord, avant que des processus plus spécifiques et complexes soient travaillés. La connaissance quantitative et qualitative des processus qui ont été courtcircuités par un dommage cérébral (traumatisme crânio-cérébral, accident vasculaire cérébral, etc,) doit être préalable à l'élaboration d'un plan spécifique de traitement en réadaptation. Enfin, la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures doit impliquer une réorganisation fonctionnelle des systèmes atteints ou le développement de stratégies compensatoires. Cette approche est certainement la technique la plus employée par les spécialistes et les différents intervenants en réadaptation qui ont une bonne formation en neuropsychologie, en sciences cognitives et/ou en neurosciences. Ce dernier auteur a d'ailleurs élaboré une batterie d'exercices de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures sur un support informatique.

Un autre modèle théorique utilisé en réadaptation, bien que très récent, propose une approche basée sur la théorie du traitement de l'information ("information processing approach"). Ce modèle développé par Diller (1976) et Reitan & Woolfson (1985a) a récemment été adapté par Diamant & Hakkaart (1989). Celui-ci offre une perspective intéressante et nouvelle pour le processus de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures.

Les fonctions cognitives dont a besoin un individu sont reliées à diverses fonctions de traitement central du cerveau: 1- un premier traitement a lieu dans les aires sensorielles primaires, localisées dans les deux hémisphères; elles impliquent les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux, 2- une fonction de traitement central est ensuite activée; il se produit alors de l'encodage, de la consolidation d'information et le recouvrement d'informations devient alors possible. Cette fonction implique les zones anatomiques responsables de l'activité attentionnelle et mnésique, 3- par la suite, le traitement de l'information de nature verbale se fait au niveau de l'hémisphère gauche (fonctions langagières et symboliques nécessaires à la communication), alors que le traitement de l'information visuo-spatiale se fait dans l'hémisphère droit (habilités spatiales visuelles, auditives et tactiles); à ce stade du traitement, les fonctions cérébrales spécialisées des deux hémisphères deviennent opérationnelles, et 4- un traitement de niveau supérieur, soit l'abstraction, la formation de concept et l'analyse logique. Ces fonctions sont localisées de manière diffuse dans le cortex cérébral.

La batterie d'évaluation neuropsychologique de Halstead-Reitan (1985b) permet d'examiner chacune des fonctions cérébrales supérieures et la capacité de traitement spécifique de l'information; on peut alors produire un diagnostic à partir duquel un plan de traitement ou un programme de réadaptation peut être articulé. Cette procédure permet à un individu cérébro-lésé de profiter d'un entraînement pour chacun de ses déficits spécifiques.

Ces deux modèles théoriques de la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures font tout autant état de processus de traitement de l'information sous-jacents. Par contre, celui de Luria fait constamment référence aux conditions anatomo-fonctionnelles du cerveau. L'approche du traitement de l'information repose, quant à elle, sur le raffinement de l'évaluation des processus cognitifs nécessaires au bon fonctionnement de l'individu.

Toutefois, aucun consensus n'existe dans la littérature quant à savoir quel est le modèle le plus adéquat à employer et quelle technique doit être privilégiée pour la réadaptation des fonctions cognitives chez un individu. L'emploi et la connaissance de modèles théoriques neuropsychologiques dans un but de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures est toutefois d'une importance primordiale. Une bonne connaissance des principes sous-jacents à la rééducation cognitive empêchera, par exemple, de fonctionner par essai-erreur avec un bénéficiaire cérébro-lésé ou bien de le stimuler de façon "générale" pour observer les résultats de cette pratique de façon non-rigoureuse.

Bracy (1986) résume d'ailleurs bien cet état de fait:

"Every therapist should have some conception of normal brain functioning, of how injury disrupts normal functioning and of why it is that way they are doing with the patient could be therapeutic. In other words, a theory of brain functioning and of brain rehabilitation is necessary for assessment, diagnosis, treatment planning, goal setting and providing therapy. Without a unifying and guiding theoretical framework, our efforts would not amount to much more than random stabs in the dark." (p.11)

Un aperçu des différentes répercussions théoriques sur le matériel informatique utilisé en réadaptation sera exposé dans les sections qui suivent.

2. ASPECTS TECHNIQUES

La littérature regorge d'articles et de courts papiers techniques qui s'intéressent à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Par contre, peu d'entre eux font état d'expérimentations empiriques conjointement à l'utilisation de micro-ordinateurs de façon strucuturée. Il est de plus très visible dans la littérature que plusieurs chercheurs-ses et cliniciens-nes du domaine de la réadaptation emploient des mesures "maisons", en accord ou non avec les principes sous-jacents à la réadaptation cognitive. Ces expérimentations faussent souvent la réalité des différentes clientèles cérébro-lésées, laissent paraître différents artéfacts méthodologiques. Elles sont souvent non-validées et non-standardisées. Elles sont également peu généralisables au contexte de la vie de tous les jours des différentes populations étudiées. C'est le cas, par exemple, de chercheurs-ses qui utilisent des stimuli visuels ou auditifs, programmés par un spécialiste en informatique, et qui sont générés à l'écran pour obtenir différentes mesures. Bien que ces études soient monnaie courante en psychologie cognitive et en psychophysique, avec des sujets normaux, ces procédures sont difficilement applicables dans un contexte de réadaptation où l'on ne peut se permettre que très rarement des études exploratoires de ce genre.

Toutefois, depuis les années 80, différentes batteries de réadaptation des fonctions supérieures informatisés ont fait leur apparition sur le marché. Bien que jamais parfaites, ces batteries de logiciels ont au moins l'avantage d'avoir été construites de la façon la plus rigoureuse possible, en accord avec les principes théoriques en neuropsychologie, et sont souvent employées de façon standardisée.

La partie qui suit décrit les différentes batteries existant sur le marché. Celles-ci sont analysées chronologiquement selon leur année de parution. A notre connaissance, et en regard de la littérature consultée, six (6) batteries commercialisées sont disponibles:

GIANUTSOS, R., & KLITZNER, C. (1982). Computer Programs for Rehabilitation: Personal computing for brain-injured persons (COGREHAB), Life Sciences Associates: Bayport, NY, USA. (en anglais)

Cette batterie, la plus vieille de toutes celles recensées, couvre tous les champs de la cognition humaine. Dans le volume I, on retrouve des tâches de temps de réaction, d'attention et de coordination visuo-motrice. Dans le volume II, différents exercices visuo-moteurs et visuo-spatiaux sont offerts au sujet. Enfin, le volume III comprend diverses tâches de mémoire (immédiate, court-terme, long-terme, verbal, non-verbale, etc.).

Ces programmes sont compatibles avec des micro-ordinateurs de type IBM, Apple (série II) et TRS (Tandy).

Bien qu'intéressants, ces programmes de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures ont toutefois le désavantage d'être assez complexes au niveau de l'utilisation et des procédures de départ, et n'offre qu'un choix limité de tâches. Par contre, les exercices offerts sont de bonne qualité (autant esthétique que conceptuelle). A notre connaissance, aucune théorie sous-jacente n'a servi de base pour l'élaboration des exercices.

BROWNE, R., & SANDFORD, J. (1985). CAPTAIN'S LOG: Cognitive Training System, Braintrain: Richmond, VA, USA.(en anglais)

Cette batterie est employée pour entrainer des fonctions cognitives telles l'attention, la concentration, la mémoire, etc. Captain's Log peut être employé dans le traitement de personnes ayant des lésions cérébrales, des troubles neurologiques, des troubles d'apprentissage de 6 ans à l'âge adulte. Il peut également servir de mesure prétest-postest dans le cadre d'un programme de traitement pharmaceutique pour des enfants souffrant de Trouble d'Attention et d'Hyperactivité. Quatre modules d'exercices sont présents dans la batterie complète. Une première sert à entraîner les fonctions attentionnelles de base et la concentration. Le deuxième module exerce les fonctions visuo-motrices et visuo-spatiales. Le troisième bloc d'exercices sert à entraîner des fonctions telles que le raisonnement, la mémoire et les habilités perceptuelles. Enfin, le quatrième module comporte des exercices stimulant les fonctions arithmétiques et les habilités mnésiques.

Disponible pour des appareils IBM ou Apple (série II), ces programmes sont faciles d'utilisation, comportent des niveaux de difficulté et pourraient servir à des fins évaluatives. Par contre, l'interface graphique laisse à désirer quelque peu et cette batterie de rééducation cognitive a des allures de jeu vidéo. La littérature indique d'ailleurs que cette batterie semble davantage utilisée par des enfants. Aucune orientation théorique ne semble être associée à cette batterie d'exercices de rééducation cognitive.

BRACY, O. (1986). Programs for Cognitive Rehabilitation: Cognitive Rehabilitation Therapy, Psychological Software Services: Indianapolis, IN, USA. (en anglais)

Cette batterie d'exercices, certainement la plus utilisée dans le monde de la réadaptation, comprend sept (7) modules. Deux de ceux-ci comprennent des exercices de temps de réaction, de recherche et de discrimination visuelle (Foundations I et II). Conformément aux principes théoriques de Luria, le sujet devrait normalement commencer avec ces exercices qui sont de nature assez primaire en ce qui a trait au traitement de l'information. Ceux-ci se rapportent au premier bloc anatomo-fonctionnel de Luria, soit les fonctions d'éveil, de vigilance, d'attention et de concentration primaire, fonctions qui impliquent le tronc cérébral et certaines autres régions sous-corticales. Par la suite, deux autres modules s'adressent principalement aux habilités visuo-spatiales. Visuospatial I et II renferment des exercices de labyrinthe, de reconnaissance de forme, d'orientation spatiale, etc. Cette deuxième section d'exercices renferment des tâches qui font appel au deuxième bloc anatomo-fonctionnel de Luria, soit les fonctions de réception primaire, d'intégration et d'analyse de l'information sensorielle, processus de travail généralement reconnus comme étant localisés dans les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux. Deux autres modules comportent des exercices de mémoire, sous toutes ses formes (Memory I et II). On a ici des exercices de reconnaissance et de rappel dans les modalités sensorielles visuelles et auditives. On retrouve également des stimuli à pairer, des tâches de mémoire spatiale, etc. Ce bloc d'exercices fait également référence au deuxième bloc anatomo-fonctionnel de Luria, soit les fonctions de réception, d'intégration et d'analyse de l'information sensorielle. Enfin, une dernière série d'exercices solicitent les fonctions exécutives (les régions frontales). Problem Solving I renferme des exercices de manipulations complexes de chiffres, de raisonnement logique, de catégorisation, de déduction, etc. Cette batterie est certes une des mieux construites sur le marché. On retouve des exercices gradués pour les sujets, des critères à atteindre, et visuellement, cette batterie possède un attrait certain. Les instructions sont bien exposées et un manuel accompagne la batterie de logiciels. Des normes sont également disponibles (Braun et al., 1987). Cette batterie est adaptée pour des micro-ordinateurs IBM, Apple (série II) et Atari. Elle s'adresse à toute population adulte cérébro-lésée.

CHATELOIS, J. (1986). Programme de Rémédiation Cognitive, Clinique de Réadaptation et d'Intervention Cognitive: Montréal, Québec, Canada. (en français).

Ce programme d'exercices cognitifs développé par Jean Chatelois, neuropsychologue, en 1986 est une des batteries les plus employées avec les francophones. Cette batterie comprend trois sections: une porte sur le développement d'habilités attentionnelles (Attention), une deuxième comporte des exercices visant à stimuler la Mémoire alors que la troisième section vise à entraîner les habilités menant à la Résolution de Problèmes. Cette batterie est très bien construite, comporte beaucoup d'exercices et permet de conserver des résultats de chaque sujet, de chaque séance, etc. Le module Attention comporte à lui seul, huit exercices différents, et vise à restaurer des fonctions telles que le balayage visuel, l'attention soutenue, la discrimination visuelle, etc. Le module Mémoire comprend, quant à lui, cinq exercices, dont des tâches de mémoire immédiate (une complexe, l'autre plus facile), des exercices de mémoire et d'orientation spatiale, et permet même de développer des stratégies mnémoniques pour rééduquer les fonctions de la mémoire. Enfin, le module Résolution de Problèmes comprend trois tâches, dont une de déduction, et les deux autres visent à instaurer des stratégies de résolutions de problèmes complexes (processus complexes, abstraction, etc.). Cette batterie est une des plus utiles et utilisées dans le monde de la réadaptation au Québec. Le logiciel est simple d'utilisation (malgré les nombreuses opération d'accès et d'entrée au logiciel) et permet le branchement de plusieurs périphériques. Cette batterie est disponible pour des ordinateurs Commodore 64, ce qui est en soit un désavantage (mémoire vive insuffisante, lenteur du processeur, programmation, etc.). Tout de même, cette batterie est très valable, parce que bien construite et variée au niveau des exercices proposés. Le fait qu'elle soit en français n'est certes pas négligeable. Enfin, cette batterie a été conçu pour différents types de populations cérébro-lésées.

SBORDONE, R. J. (1987). Computer Programs for Neuropsychological Testing and Cognitive Rehabilitation, Fountain Valley, CA, USA. (en anglais)

Cette courte batterie d'exercices informatisées comprend des tâches de substitution de symboles, d'attention soutenue et de vigilance. Peu d'informations sont disponibles sur ce logiciel assez mince en substance. Les instructions sont complexes, comme les procédures d'entrée dans le logiciel. Elle est probablement la batterie disponible qui offre le moins d'intérêt. A notre connaissance, ce programme ne fonctionne qu'avec la série II de micro-ordinateurs Apple.

PEPIN, M. (1988; 1990). REEDUC: Rééducation Cognitive et Exercices Informatisés, MicroLude Inc: Lac Delage, Québec, Canada. (en français)

Cette batterie est la plus récente de toutes celles recensées. Les deux versions de cette excellente batterie ont été développées par le Docteur Michel Pépin, professeur à l'Ecole de Psychologie de l'Université Laval. Tout le travail de programmation est la responsabilité de Monsieur Marquis Falardeau. Cette série d'exercices propose une période d'entraînement de plus d'une centaine d'heures "informatisées", ce qui fait de cette batterie l'une des plus importantes sur le marché. Hautement structurée, REEDUC propose un entraînement progressif tenant compte des difficultés de chaque sujet, car à l'aide d'un système de gestion intégré au logiciel, celui-ci détermine les niveaux de difficultés appropriés, enregistre les résultats et permet à un sujet de revenir au même point où il avait quitté lors de sa dernière utilisation. De plus, le logiciel tient compte des succès et des échecs du sujet afin d'ajuster le niveau de difficulté en conséquence.

La batterie comporte douze exercices permettant de stimuler les habilités cognitives de base: la poursuite visuelle, la coordination visuo-motrice, l'orientation spatiale, différentes gnosies visuelles (figure-fond, discrimination de figures, de lettres, de syllabes et de mots), la visualisation spatiale, des tâches de temps de réaction, les processus attentionnels et les habilités mnémoniques.

Comme la plupart des programmes informatisés de rééducation cognitive, REEDUC s'appuie sur l'hypothèse à l'effet que la pratique répétée d'exercices spécialement conçus pour différentes habilités cognitives est susceptible d'améliorer grandement ou d'optimiser les habilités qui font l'objet de l'entraînement. Ces habilités cognitives de base sont constamment impliquées dans l'exécution de diverses tâches d'apprentissage (scolaire ou vocationnelle) et dans de nombreuses activités de la vie quotidienne. REEDUC est utilisable auprès de clientèles agées de sept ans et plus. Les personnes atteintes de dommages cérébraux, les gens souffrant de Troubles d'Apprentissage ou de Trouble d'Attention et d'Hyperactivité constituent autant de clientèles qui peuvent bénéficier de REEDUC en tant qu'outil d'entraînement spécifique.

Le logiciel est très bien fait, est bien gradué en difficulté, comporte de nombreux niveaux de travail et est très esthétique. Le fonctionnement est simple (grâce à un menu et un "gestionnaire"). Le nombre d'heures d'entraînement disponible est très élevé, et finalement, le tout est en français. Cette batterie fonctionne avec des ordinateurs IBM compatible.

Cette batterie est déjà largement répandue et utilisée au Québec. Nous l'utilisons constamment avec la centaine de clients inscrits chaque année au Laboratoire de Recherche en Informatique Clinique (LRIC) du Centre François-Charon (CFC). La première version de celle-ci a d'ailleurs fait l'objet d'une étude de validation auprès de personnes ayant subi un traumatisme cranio-cérébral (Giguère, 1991, voir plus loin). Cette étude est une première pour une batterie élaborée au Québec.

Résumé. Toutes les batteries en anglais sont utilisées, principalement aux Etats-Unis et au Canada anglais, dans un contexte de rééducation cognitive. Il demeure possible d'utiliser les batteries conçues en anglais avec des francophones. Lorsque les stimuli employés sont de nature non-verbale, il n'y a donc pas de contraintes majeures. Par contre, les consignes, les renforcements ou les résultats seront toujours présentés en anglais.

Au Québec, la présence des deux excellentes batteries mentionnées ci-haut est à souligner. Il s'agit d'une contribution majeure en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures au moyen de la micro-informatique clinique. Celles-ci sont largement utilisées dans les centres de réadaptation, particulièrement par les ergothérapeutes et les neuropsychologues. La plus ancienne, celle de Chatelois (1986) est encore utilisée partout au Québec, bien que cette utilisation risque de diminuer avec la disparition de la génération d'appareils Commodore.

La batterie la plus récente est celle de Pépin. Elle est déjà largement utilisée, notamment dans les écoles, les centres d'apprentissage spécialisés et les centres de réadaptation. Sa dernière version date de 1990. Une validation de la première version (1988) a d'ailleurs été effectuée au LRIC du CFC (Giguère, 1991).

3. ETAT DE LA RECHERCHE

Depuis le début des années 1980, la recherche en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures n'a cessé d'augmenter. En fait, ce champ scientifique est certainement un des domaines les plus florissants et prometteurs en neuropsychologie et dans les sciences impliquées en réadaptation. Par contre, les résultats rapportés dans la littérature sont loins d'être convaincants. Après une phase de développement que l'on pourrait qualifier de quasi-euphorique, avec l'obtention de résultats spectaculaires (de la fin des années soixante-dix au début des années quatre-vingt), le monde scientifique s'est vite rendu à l'évidence que le micro-ordinateur n'était pas l'instrument nécessaire et suffisant qui allait révolutionner le monde de la réadaptation. Ce n'est que depuis peu que des chercheurs-ses ou des équipes de travail s'intéressent particulièrement à l'utilisation de la micro-informatique en réadaptation cognitive, à sa validité thérapeutique et aux différentes spécificités de la technique.

En général, les différentes contraintes méthodologiques reliées au processus de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures sont également présentes lorsque le médium de réadaptation utilisé est le micro-ordinateur et les batteries de logiciels qui lui sont associées. Comme la littérature comporte des études qui utilisent des protocoles d'expériences inter-groupes ("between-group studies") aussi bien que des protocoles d'intervention à cas unique ("single-case studies"), les différentes contraintes touchent autant les études de groupes que ces analyses à cas uniques:

1- Une des premières contraintes majeures est certainement la pauvreté du nombre d'études empiriques de groupes qui ont été effectuées dans le domaine jusqu'à présent. L'emploi de protocoles de groupes permet, entre autres, de contrôler différents aspects tels les effets du traitement, la récupération spontanée, les différents effets placebos possibles, etc.

2- Un autre point important est le net désavantage des protocoles à cas unique, en ce qui concerne la généralisation des résultats. En effet, ces protocoles servent certainement à noter l'augmentation de performance individuelles, mais on n'a aucun indice qui peut déterminer si cette augmentation de la performance est significative, si elle n'est pas due à un artéfact méthodologique, etc.

3- Un autre point négatif est également, dans le cas d'études individuelles, le manque de rigueur au niveau des mesures de base et des critères de départ d'un traitement. Les protocoles qui incorporent des mesures de niveau de base multiples ainsi que des instruments de mesure prétest et post-test valides et normalisées ont certainement avantage à être multiplié.

4- On relève également une grande incongruence entre les mesures servant à l'évaluation du sujet et les modalités d'entraînement. En effet, on retrouve souvent des incohérences flagrantes entre la sélection et/ou l'utilisation des tâches d'entraînement et les mesures prétest, post-test et les différentes mesures de suivi qui sont effectuées.

5- On retrouve également bon nombre d'études qui ne durent pas assez longtemps ou pour lesquelles la durée de traitement des personnes cérébro-lésées laisse à désirer. La plupart des écrits pertinents laissent entendre que la réadaptation des fonctions supérieures requiert du temps et que les populations cérébro-lésées prennent généralement plus de temps pour apprendre différentes tâches cognitives. De façon surprenante, plusieurs études n'offrent que très peu de séances d'entraînement à leurs sujets (parfois moins de cinq séances).

6- L'hétérogénéité des différentes clientèles ainsi que toutes les variables inhérentes aux sujets sont également perçues comme une source majeure de parasite. Des variables comme la sévérité des atteintes, la durée du coma, la durée de l'amnésie post-traumatique, le temps écoulé depuis l'événement, l'âge et le sexe doivent faire l'objet de contrôles plus serrés. Plusieurs de ces variables sont de bons prédicteurs en ce qui a trait au pronostic et un contrôle de ces variables permet de construire des groupes aussi similaires que possible.

7- Enfin, l'état du savoir, en neuropsychologie en particulier, fait en sorte que plusieurs définitions conceptuelles et opérationnelles sont données à un même concept dans le domaine de la recherche empirique. Ainsi, des articles traitant d'un même concept déficitaire chez un groupe de sujet pourra être mesuré de différentes façons, souvent tout aussi différentes les unes que les autres. D'ailleurs, ces conceptions nosographiques différentes d'un chercheur à l'autre ou d'une étude à l'autre se retrouvent également au centre de bien des mésententes entre disciplines et même au sein d'un même groupe de professionnels qui oeuvrent en réadaptation (Brooks et al., 1984; Gordon, 1987).

Pour les besoins du présent rapport, la présentation et l'analyse des différentes études recensées tiendra compte de ces éléments de contraintes inhérentes au processus de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures.

Trois (3) grandes divisions font l'objet de ce travail: les études portant sur les fonctions attentionnelles, les études portant sur les fonctions mnésiques (immédiate, court terme, long terme, etc), et enfin, les études à caractère plus général (les fonctions visuo-spatiales, les gnosies en général, les fonctions plus complexes telles la résolution de problèmes, les processus d'abstraction, la synthèse, l'analyse, le jugement etc.), soit celles touchant plusieurs processus différents, en plus parfois, des fonctions déjà mentionnées ci-haut. Pour une définition opérationnelle des différentes fonctions analysées, le lecteur est prié de se référer à l'annexe A.

3.1 Etudes portant sur la réadaptation des fonctions attentionnelles

Des évaluations déficitaires au niveau de la vitesse du traitement de l'information, de temps de réaction et des processus attentionnels sont très communes chez les populations cérébro-lésées (Braun, Daigneault & Champagne, 1989; Lezak, 1983; Van Zomeran, 1981). En conséquence, plusieurs travaux ont été effectués dans le but d'augmenter la performance attentionnelle à l'aide de tâches demandant l'inhibition de distracteurs et le maintien de la sélection pertinente d'éléments pendant un laps de temps défini.

Bracy (1983) est un des premiers à avoir testé la pertinence d'exercices informatisés dans un but de remédiation des fonctions attentionnelles. Les résultats de deux études de cas tend à démontrer la réussite de cette approche. Bien que cette approche soit plutôt primaire et non-contrôlée, les améliorations du point de vue attentionnel sont assez spectaculaires. A cette époque, Bracy utilisait des ébauches de ce qu'est devenu sa batterie de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures.

Dans une étude datant de 1984, Sivak, Hill & Olson, utilisant des épreuves informatisées de Bracy (1985) et Gianutsos & Klitzner (1982) ont obtenu des succès thérapeutiques évidents au niveau de tâches de temps de réaction et de performance attentionnelle chez quatre sujets. Par contre, les effets positifs du programme d'entraînement de 10 heures ne se sont pas généralisés aux différents mesures neuropsychologiques effectuées en follow-up.

Malec, Jones, Rao & Stubbs (1984) ont obtenu une augmentation de la performance attentionnelle chez dix sujets (effet de pratique) lorsque ceux-ci ont été entraînés avec différentes tâches informatisées, dont des jeux vidéo. Les résultats ont été meilleurs au Stroop Color-Word Test, à des tâches de cancellation de lettres et de temps de réaction, mais aucune amélioration significative n'a été enregistrée, ne permettant pas de tirer quelque conclusion que ce soit par rapport au bienfait d'une telle technique thérapeutique.

Stanwood (1986) a rapporté des résultats similaires dans une étude comportant dix-huit sujets, répartis en trois groupes de traitement de réadaptation différents. L'auteur a obtenu des augmentations graduelles de la performance chez le groupe pertinent (réadaptation à l'aide d'exercices informatisés), mais les mesures post-test ne se sont pas avérées significativement différentes des évaluations neuropsychologiques effectuées en pré-test. Le manque de contrôle méthodologique de cette étude demeure un des facteurs qui ont peut-être pu influencer la tendance des résultats (groupes contrôles inadéquats, mesure du recouvrement spontané ? mesure de l'effet de pratique ?...).

Sohlberg & Mateer (1987), dans une étude à cas unique très bien contrôlée, ont obtenu des performances significativement supérieures chez tous leurs sujets (n = 4) au Paced Auditory Serial Addition Test (PASAT), une mesure de vigilance et d'attention soutenue qui demande une haute charge de capacité attentionnelle. Utilisant des mesures de base à niveaux multiples et des exercices d'entraînement hautement hiérarchisés, les quatre sujets ont augmenté significativement leurs performance, et ce tout au long des exercices d'entraînement, et ces résultats se sont maintenus. Les tâches utilisées étaient des exercices de la batterie de Gianutsos & Kiltzner (1982), de Bracy (1985) ainsi que diverses tâches développées par les auteurs eux-mêmes. Cette étude est probablement une des plus pertinentes et intéressantes dans le domaine de la réadaptation des processus attentionnels, et ce, autant pour la qualité et la validité des mesures employées que pour la forme des exercices informatiques utilisés.

Enfin, Ponsford & Kinsella, dans une étude datant de 1988, ont obtenu des résultats plutôt mitigés en ce qui a trait à l'augmentation de la performance attentionnelle et de la vitesse de traitement de l'information. Contrôlant adéquatement le recouvrement spontané ainsi que les apprentissages concommitants chez leurs dix sujets, cette étude ne démontre pas d'augmentation significative de la performance chez les sujets. Un protocole à cas unique avec mesures de niveaux de base multiples ainsi que des analyses de groupe ont été effectués. Les tâches d'entraînement utilisées étaient des exercices de la batterie de Gianutsos & Kiltzner (1982) ainsi que des tâches développées par le premier auteur. Par contre, les mesures de pré-test et de post-test employées pour mesurer les gains possibles laissaient à désirer, autant du point de vue conceptuel que du côté validité. Les auteurs n'ont pas réellement discuté ce point de vue.

Résumé. La prépondérance d'études de cas et le manque de travaux portant sur des groupes de sujets dans le domaine de la réadaptation des fonctions attentionnelles est certainement un des points majeurs à ressortir de la littérature. Certaines études démontrent des augmentations significatives de la performance chez les sujets testés, alors que d'autres ne rapportent que de minimes augmentations qui peuvent être imputées a`un effet de pratique. Les résultats de Sohlberg & Mateer (1987) tendent à démontrer qu'une étude à cas unique, utilisant des mesures valides et méthodologiquement opérationnalisables et des tâches d'entraînement structurées peut amener des réussites dans ce domaine. Plusieurs autres travaux sont évidemment à souhaiter pour pouvoir tirer de meilleures conclusions à ce sujet. Les études futures devront mettre l'accent sur des études de groupe, avec des mesures pré-test et post-test valides et reconnues, et sur des exercices spécifiques au domaine attentionnel. Evidemment, les différentes controverses théoriques et opérationnelles entourant le concept même de l'Attention dans la littérature ne sont pas de nature à faciliter l'émergence de travaux dans le domaine, mais il est permis de croire qu'une approche rigoureuse, additionnée d'un bon cadre théorique et de mesures hautement sécifiques aux processus attentionnels peut certainement servir le domaine de la réadaptation des fonctions attentionnelles chez une population de personnes cérébro-lésées.

3.2 Etudes portant sur la réadaptation des fonctions de la mémoire

S'il y a un domaine qui a été fouillé lorsque l'on parle de la recherche en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures, c'est bien celui des fonctions mnémoniques. En effet, depuis une bonne dizaine d'années, plusieurs travaux se retrouvent dans la littérature concernant la rééducation des troubles de mémoire, et ce, autant chez les personnes victimes de traumatisme crânio-cérébral que d'accident vasculaire cérébral divers. Tout de même, peu de travaux effectués font usage de la technologie micro-informatique dans un but de réadaptation des fonctions de la mémoire.

Les premières ébauches de travaux, sans grande rigueur méthodologique, datent du début des années quatre-vingt. Parente & Anderson (1983) présentent deux analyses de cas de personnes qui ont profité de techniques de réadaptation des fonctions mnémoniques. Employant une seule mesure pré-test (le Weschler Memory Scale) et un protocole A-B [mesure de base (A) + présence d'un traitement (B)], les sujets ont obtenu des augmentations spectaculaires. Dans le but de généraliser le plus possible les gains obtenus, les personnes devaient pratiquer les exercices à la maison à l'aide d'un ordinateur portatif. Aucune mesure de follow-up n'a toutefois été prise lors de la cessation du traitement. Sous ce rapport, il est d'ailleurs fréquent que les gains obtenus lors d'un traitement particulier au niveau des fonctions mnémoniques se perdent lors de l'arrêt des traitements. Il semble que les techniques employées ne se généralisent que très rarement à la vie de tous les jours.

Dans une étude datant de 1985, Kerner & Acker font état de résultats particulièrement révélateurs sur la valeur de la technologie micro-informatique pour la rééducation des troubles de mémoire. Un groupe de six sujets ayant bénéficié de traitements et d'entraînements à l'aide des programmes de Gianutsos & Klitzner (1982) a obtenu une performance statistiquement supérieure à celles de deux autres groupes de six sujets contrôles. De plus, ces augmentations de la performance se sont maintenus pour plus de trente jours. Par contre, le petit nombre de sujets, la pertinence des mesures dépendantes effectuées et le flou des procédures statistiques utilisées laissent un doute quant à la rigueur scientifique de cette étude.

En 1986, Marks, Parente & Anderson, dans une étude supplémentaire à celle de 1983, ont testé la performance de deux groupes de dix sujets, dont un avait un entraînement informatisé spécifique aux fonctions mnémoniques. Les résultats ont démontré une augmentation significative de la performance au Weschler Memory Scale chez le groupe avec entraînement informatisé. Malgré la faiblesse évidente du protocole de recherche, dans ce cas-ci, on note une augmentation assez spectaculaire, et celle-ci s'est maintenue lors d'un follow-up tenu de six mois à un an plus tard. L'absence de contrôle adéquat par rapport à l'effet de pratique et le recouvrement spontané demeure une des failles majeures de cette étude, mais celle-ci démontre qu'il est possible d'obtenir des résultats stimulants dans le domaine.

Un des domaines de recherche qui soulève le plus d'enthousiasme est certainement l'approche de réadaptation des fonctions mnémoniques centrée sur les apprentissages d'un domaine spécifique de connaissances ("domain-specific knowledge"). Une série d'articles (Glisky & Schacter, 1987; 1988; 1989 et Glisky, Schacter & Tulving, 1986a; 1986b) propose une technique de réadaptation basée sur des tâches applicables à la vie de tous les jours de sujets atteints de troubles mnémoniques sévères. Lors d'entraînements informatisés, les sujets ont à faire des apprentissages qui ont un rapport spécifique avec leurs connaissances, leur vécu, leur domaine vocationnel pré-morbide, etc. Cette méthode donne des résultats très satisfaisants, bien que celle-ci soit encore une fois difficilement généralisable à la vie réelle de tous les jours. Néammoins, les résultats obtenus orientent davantage la recherche dans le domaine de l'applicabilité de l'entraînement et des tâches informatisées.

Enfin, une excellente étude de Ryan & Ruff (1988) rapporte des conclusions particulièrement pertinentes pour le domaine de la réadaptation des fonctions mnémoniques. Utilisant un protocole de recherche expériemental (ce qui est d'ailleurs très rare dans le domaine), ce projet comporte deux groupes de dix sujets aléatoirement assignés à deux conditions expérimentales, soit une condition d'entraînement informatisé des fonctions mnémoniques, et une condition placebo, sans entraînement spécifique de la mémoire. Les résultats ne démontrent pas de différences significatives entre les deux conditions expérimentales à différentes mesures des fonctions mnémoniques effectuées en post-test. Par contre, on note tout de même une augmentation graduelle des performances chez les sujets, et ce, tout au long du processus d'entraînement (durée de 4 mois). De plus, les données recueillies permettent de constater que la variable "sévérité du traumatisme" semble le meilleur prédicteur du succès d'un traitement de réadaptation des fonctions mnémoniques. En effet, les groupes de l'étude de Ryan & Ruff sont classifiés selon le degré de sévérité du traumatisme, on constate que le traitement a un effet significatif seulement avec les traumatismes légers, alors que les patients atteints sévèrement ne semblent pas répondre au traitement de rééducation. Ces derniers résultats nous semblent d'une importance capitale dans l'élaboration d'un traitement de réadaptation des fonctions mnémoniques qui est adéquat à tous les types de populations cérébro-lésées.

Résumé. En général, on observe peu de résultats spectaculaires. En fait, le peu d'études structurées et rigoureuses ne permet pas de tirer quelque conclusion que ce soit en ce qui a trait à l'efficacité des techniques de réadaptation des fonctions mnémoniques à l'aide de techniques micro-informatiques. Par contre, quelques résultats intéressants et certaines allégations théoriques des chercheurs-ses orientent la démarche thérapeutique vers quelques avenues possibles. Les résultats d'études utilisant des techniques centrées sur les apprentissages dans un domaine spécifique de connaissances semblent très bien adaptés à certaines populations cérébro-lésées et se généralisent bien à des activités de la vie quotidienne (contrairement à celles utilisant des techniques d'imagerie mentale, par exemple). Cette approche, développée par Glisky & Schacter, donne de bons résultats avec des populations amnésiques sévères (Syndrome de Korsakoff, séquelles d'encéphalite de type herpétique, etc.). Par contre, la grande majorité des études qui se retrouvent dans la littérature portent sur des populations victimes de traumatismes crânio-cérébraux et d'accidents vasculaires-cérébraux de diverses causes. Dans ces cas, aucune étude ne fait ressortir les bienfaits de techniques utilisant la micro-informatique à des fins de réadaptation. Plusieurs causes peuvent expliquer ces résultats décevants. Selon la majorité des chercheurs oeuvrant dans le domaine, il importe de trouver un cadre théorique cohérant et facilement adaptable à des fins de réadaptation des troubles de mémoire. Il importe également de tenir compte de la sévérité des atteintes et du type de déficiences avant de prescrire un traitement particulier à l'aide de techniques micro-informatiques. Enfin, il demeure primordial de procéder à une rigoureuse et complète évaluation des fonctions atteintes de la personne cérébro-lésée. En effet, plusieurs atteintes fonctionnelles peuvent jouer un rôle important au niveau des fonctions mnémoniques et ainsi contrecarrer les efforts qui sont investis à tort et à travers pour restaurer des processus qui ne pourront peut-être jamais être fonctionnels. Autrement dit, il conviendra de tenter de réadapter des processus primaires (tels que formulés dans différentes théories en neuropsychologie) bien avant de s'attaquer à des fonctions beaucoup plus complexes, telles que les fonctions de la mémoire. Ainsi, par exemple, une personne présentant d'énormes déficits au niveau des fonctions attentionnelles ne devrait pas faire l'objet de traitements de rééducation de la mémoire tant et aussi longtemps que les difficultés primaires ne sont pas corrigées. Les études recensées dans le cadre de ce travail font rarement mention des caractéristiques des sujets à des mesures autres que mnémoniques.

3.3 Etudes générales portant sur la réadaptation des fonctions supérieures

Plusieurs travaux offrent une approche différente en ce qui a trait à la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. C'est le cas notamment des approches axées sur la réadaption globale des fonctions cognitives. Dans ces études, une évaluation multi-fonctionnelle est effectuée et le plan de traitement est global c'est-à-dire que toutes les fonctions cérébrales supérieures sont entraînées. Un exemple de cette approche est l'étude de Finlayson et al. (1987). Dans cette étude, la batterie neuropsychologique de Halstead & Reitan est utilisée, et la méthodologie de traitement est basée sur l'approche REHABIT (Reitan Evaluation of Hemispheric Ability and Brain Improvement Training). Cette méthodologie est directement sur la théorie de recouvrement des fonctions supérieures basée sur le traitement sélectif et central de l'information (Reitan & Woolfson (1985a). Dans ce cas-ci, un protocole à cas unique est utilisé pour démontrer les bienfaits de l'approche globale de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Les résultats montrent de spectaculaires augmentations des performances au test, et ce, à toutes les variables de la batterie. Par contre, la généralisation de ces augmentations ne vaut que pour un seul sujet, et on n'a aucune idée de la part que prend le phénomène de recouvrement spontanée des fonctions dans les augmentations observées. Toutefois, la méthodologie est intéressante et la perspective lancée s'avère prometteuse.

Batchelor et al. (1988), dans une étude hautement structurée, ont employé deux groupes de dix-sept sujets, dont un de ceux-ci étaient soumis à un entraînement cognitif, sans techniques micro-informatiques. Les résultats démontrent une augmentation significative des performances à une grande quantité de mesures neuropsychologiques, et ce, chez les deux groupes. Par contre, aucune différence n'est observée entre les deux techniques de réadaptation. Les auteurs concluent que les techniques de réadaptation utilisant la micro-informatique ne donnent pas de meilleurs résultats que des traitements conventionnels en réadaptation cognitive. Cependant, des différences notables au niveau de certaines variables socio-démographiques (âge, niveau de scolarité, etc.) entre les groupes peuvent expliquer ces résultats mitigés. Egalement, l'emploi de logiciels structurés en réadaptation des fonctions supérieures auraient peut-être permis d'obtenir de meilleurs résultats (certains exercices étaient des jeux vidéos...). Enfin, l'emploi d'un troisième groupe ne bénéficiant pas nécessairement de réadaptation cognitive en tant que telle aurait permis de mesurer la part des augmentations observées dues à la récupération spontanée.

Egalement, une étude de Ruff et al. (1989) rend compte d'un des travaux les plus structurés dans le domaine de la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Utilisant deux groupes de vingt sujets traumatisés crânio-cérébraux, répartis aléatoirement dans des conditions structurées et non-structurées d'interventionn neuropsychologique, les auteurs ont obtenu des gains significativement plus importants au niveau des fonctions attentionnelles et mnémoniques chez le groupe d'intervention structurée. Ces résultats indiquent qu'un mode d'intervention axé sur des entraînements structurés en neuropsychologie et des traitements dispensés par une équipe formée et informée du point de vue de la réadaptation des fonctions cérébrales supérieures peuvent améliorer significativement la performance de populations cérébro-lésées.

Une série d'études effectuées par Ethier, Braun & Baribeau (1989a, 1989b) et Ethier (1987; 1990) mettent également en relief divers point d'une importance capitale en ce qui a trait aux interventions thérapeutiques assistées par micro-ordinateur auprès d'une clientèle cérébro-lésée. Dans ces travaux, les auteurs sont unanimes à dire que la rééducation des fonctions cérébrales supérieures est une avenue possible et souhaitable dans le monde de la réadaptation. Par contre, l'emploi de techniques de comparaisons inter-groupes, avec groupes contrôle et témoin, est privilégiée. De plus, les méthodes d'entraînement de masse ne semblent pas donner de meilleurs résultats qu'un entraînement plus espacé et distribué dans le temps. La durée allouée au traitement doit être également assez élevée, et les méthodes de contrôle de l'effet de recouvrement spontané des fonctions atteintes doivent être prises en considération. Différents types de traitement doivent être comparés (avec micro-ordinateur, rééducation traditionnelle, etc.) afin de mieux cerner l'outil le plus efficace et le plus économiquement rentable, et ce, pour le bienfait du bénéficiaire et pour le coût de sa réadaptation. Enfin, on doit évaluer les effets possibles de généralisation à la vie de tous les jours en effectuant des mesures de suivi espacées de trois ou six mois pour vérifier la constance des apprentissages. Dans ces travaux, les auteurs ont utilisé la batterie d'entraînement de Bracy (1985), batterie axée principalement sur les principes de restauration des fonctions cérébrales supérieures chez l'homme, tels que formulés par Luria (1963, 1973, 1978). Les résultats montrent des gains importants (bien que pas toujours significatifs) pour la grande majorité des exercices utilisés.

Enfin, une récente étude de Giguère (1991), réalisée au Laboratoire de Recherche en Informatique Clinique du Centre François-Charon, démontre la pertinence d'utiliser une batterie spécifiquement élaborée dans un but de rééducation des fonctions cérébrales supérieures chez une population de sujets traumatisés crânio-cérébraux. Le programme REEDUC, première version, (Pépin, 1988) servait de batterie d'entraînement, et différentes mesures neuropsychologiques et d'aptitudes étaient administrées en pré-test et en post-test. Lors des analyses statistiques, les mesures d'habiletés spatiales ont démontré un effet d'entraînement significatif (p < 0.05), et la grande majorité des vingt-cinq sujets participant à cette étude ont obtenu des gains appréciables aux mesures en post-test. Ces résultats incitent à croire que la batterie REEDUC constitue un moyen efficace pour le réentraînement de fonctions visuo-spatiales et perceptuelles (gnosiques) qui peuvent être perturbées lors d'un traumatisme crânio-cérébral. Cette étude démontre que du matériel typiquement québécois peut également servir de base à de nombreux modes d'intervention thérapeutiques dans un contexte de réadaptation des fonctions cérébrales supérieures chez une population d'adultes cérébro-lésés.

Résumé. Cette partie mettait en relief diverses études qui ont ont été effectuées dans un contexte de réadaptation globale des fonctions cérébrales supérieures. A première vue, les résultats sont très encourageants, et il est permis de croire que, lorsque des études utilisant la micro-informatique sont planifiées de façon structurée et rigoureuse et qu'elles sont menées par une approche hypothético-déductive dans un contexte théorique bien élaboré, les conclusions tirées peuvent donner un grand coup de main aux méthodes traditionnelles de traitement en réadaptation.

Nul doute que les étude de Ruff et al. (1989), Ethier, Braun & Baribeau (1989a, 1989b), Ethier (1987; 1990), et surtout celle de Giguère (1990), démontrent l'utilité de pareilles techniques en réadaptation des fonctions cérébrales supérieures. Il est permis de croire que suite à l'obtention de ces résultats plutôt concluants, la recherche dans ce domaine ne peut être que stimulée davantage.

CONCLUSION

Il existe déjà un petit noyau d'expériences intéressantes d'évaluation des interventions au moyen de la micro-informatique pour les personnes ayant des incapacités psychiques, c'est-à-dire en rééducation cognitive. Après les avoir situées dans un cadre neuropsychologique, nous les avons recensées dans ce rapport.

Plusieurs travaux restent néammoins à accomplir, notamment en ce qui regarde les interventions au moyen de la micro-informatique sur l'aphasie (recension des écrits et évaluations cliniques). De plus, d'importants travaux de validation devraient aussi être effectués sur des batteries d'évaluation neuropsychologique assistée par micro-ordinateur. D'ailleurs, tout ce domaine de l'utilisation de la micro-informatique à des fins d'évaluation clinique constitue une voie d'avenir très importante. Nous faisons plus particulièrement référence à la batterie d'évaluation neuropsychologique informatisée COGITEX de Laplante (1990, 1991). Des travaux de validation et de normalisation sont d'ailleurs entrepris à l'heure actuelle (Drouin, 1991).

Nous espérons que cette subvention est le prélude à d'autres subventions. Maintenant que nous connaissons l'état de la littérature sur le sujet, ces nouvelles études devront porter sur les aspects évaluatifs des interventions au moyen de la micro-informatique pour les personnes ayant des incapacités psychiques. Comme il est mentionné dans l'avant-propos de ce document, un travail énorme et urgent reste à accomplir dans ce domaine de pointe.

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ANNEXE A

 

DESCRIPTION DES TERMES DES FONCTIONS CEREBRALES SUPERIEURES UTILISEES (CAPACITES)

 

GNOSIE: Capacité de reconnaître les objets familiers d'après leurs qualités sensorielles.

Gnosie visuelle de la profondeur: La perception de la profondeur se rapporte aussi bien à la distance absolue qui nous sépare de tel ou tel objet qu'à la distance relative entre les objets.

Gnosie visuelle de la verticalité: Perception de la verticale apparente appréciée à partir des données sensorielles visuelles et labyrinthiques.

Gnosie visuelle des couleurs: Capacité de reconnaître les couleurs.

Gnosie visuelle des grandeurs: Capacité d'évaluer les différentes grandeurs.

Gnosie visuelle des formes: Capacité de reconnaître des formes.

Gnosie visuelle-Figure-fond: Capacité de discriminer l'avant-plan de l'arrière-plan.

Gnosie visuelle-Position spatiale: Capacité de saisir le concept de la position d'objets dans l'espace comme en dehors, en haut, en bas, en arrière, etc.

Gnosie visuelle-Relations spatiales: Capacité de percevoir la position de deux ou plusieurs objets en relation les uns avec les autres et en relation avec soi.

Gnosie visuelle-Constance de la perception: Tendance qu'ont les objets de garder la même apparence en dépit de changements intervenants dans les stimuli (Ex.: forme, grandeur, couleur).

Gnosie visuelle des symboles: Capacité de reconnaître des symboles.

Gnosie auditive: Capacité de distinguer et de reconnaître les sons.

MNÉSIE: Capacité propre à l'individu de se rappeler des apprentissages antérieurs.

Mémoire immédiate: Capacité de rappel ou de reconnaissance, sans délai, d'informations qui viennent d'être perçues.

Mémoire à court terme: Capacité de maintenir des informations permettant l'accomplissement d'activités qui requièrent un maintien en mémoire limité dans le temps (mémoire de travail) (ex.: calcul, compréhension de texte).

Mémoire à long terme: Capacité de maintenir des informations qui permettent l'utilisation d'expériences ou d'apprentissages antérieurs éloignés temporellement.

Mémoire sémantique: Capacité de garder en mémoire ce qui a trait aux acquis didactiques et à l'ensemble des connaissances sur le monde, y compris sur le langage, sur les caractéristiques fonctionnelles ou associations d'objets (ex.: Rome = la capitale de l'Italie; le mot "avocat" signifie à la fois un plaideur et un fruit).

Mémoire procédurale: Capacité de garder en mémoire ce qui concerne l'acquisition graduelle et le maintien de diverses aptitudes à agir (apprentissages) sur le monde extérieur suivant des programmes moteurs (des procédures) (ex.: comment aller à bicyclette, comment faire une sauce).

Mémoire verbale: Capacité de rappel ou de reconnaissance d'informations encodées sous forme verbale (ex: rappel de mots pairés, de chiffres).

Mémoire visuo-spatiale: Capacité de rappel ou de reconnaissance d'informations encodées sous forme non-verbale (ex: rappel d'une figure complexe, de formes pairées).

FONCTIONS INTELLECTUELLES:

Attention: Orientation mentale élective conduisant à une conscience plus aiguë d'une variété limitée de stimuli. Cette activité peut être vue comme la sélection d'informations pertinentes et le soutien de cette activité pour un laps de temps défini.

Concentration: Capacité de soutenir son attention avec force sur un seul aspect de l'environnement pour une période de temps prolongée.

Pensée logique: Capacité de générer des hypothèses en les testant et, d'en tirer des conclusions. Capacité de relier des idées hiérarchiquement.

Orientation spatiale: Capacité d' évaluer avec précision la relation physique entre notre corps et l'environnement et à traiter les modifications de cette relation au cours de nos déplacements. Cette habileté inclut l'orientation droite-gauche, l'orientation sur les parties du corps, l'orientation dans l'espace péricorporel et l'orientation topographique.

Orientation temporelle: Capacité d'évaluer avec précision la relation chronologique des événements les uns par rapport aux autres et à les situer dans le temps. Cette habileté implique la capacité à identifier des points de repère temporaux (ex.: le jour, le mois, etc.) et à estimer la durée temporelle (le sens du temps).

Association: Capacité cognitive par laquelle les représentations et les concepts sont susceptibles de s'évoquer mutuellement. Ex.: association d'idées.

Synthèse: Opération mentale complexe permettant d'aller des notions simples aux notions composées, de l'élément simple au tout.

Analyse: Opération mentale complexe permettant de décomposer une oeuvre, un texte en ses éléments essentiels, afin d'en saisir les rapports et de donner un schéma de l'ensemble.

Calculie: Capacité d'effectuer une ou plusieurs opérations sur des symboles mathématiques.

Jugement: Capacité d'analyser une situation pour en arriver à une conclusion, à une décision, ou une opinion.

Abstraction: Capacité de raisonnement qui ne se limite pas à des contenus concrets ou perceptibles sensoriellement, mais pouvant porter sur de l'abstrait, c'est-à-dire des propositions ou des idées. Implique la capacité à former des concepts.

Créativité: Capacité d'imagination, d'inventivité, d'originalité.

Bilan et évaluation des ressources d'informatique clinique

utilisées dans les programmes d'adaptation-réadaptation

des centres de réadaptation du Québec métropolitain

Rapport de recherche remis au

Consortium de Recherche en Réadaptation de

l'Est du Québec (CORREQ)

Par

Maurice Blouin

Pierre Drouin

Laboratoire de Recherche en Informatique Clinique

Centre François-Charon

AVANT-PROPOS

Nous tenons à remercier le CORREQ pour la subvention couvrant cette recherche. Elle s'est avérée d'autant plus utile qu'elle nous a permis de compléter notre inventaire de ce qui est utilisé en réadaptation physique dans la région de Québec.

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION....................................................................... 1

1. DEMARCHE EFFECTUEE DANS LE CADRE DU PROJET...... 2

2. ASPECTS THEORIQUES...................................................... 3

2.1 Modèle théorique.................................................... 4

2.2 Un système d'évaluation original........................ 5

2.3 Aspects descriptifs et évaluatifs...................... 6

2.3.1 Grille descriptive....................................... 6

2.3.2 Grille évaluative.......................................... 6

2.3.3 Révision de la grille d'évaluation............ 7

2.3.4 Mise à jour des grilles descriptives........ 9

2.4 Description et évaluation des logiciels............. 9

2.5 Echelle de sévérité................................................. 10

2.6 Description et évaluation des périphériques et

des adaptations........................................................ 10

2.7 Description et évaluation des ordinateurs......... 11

3. DESCRIPTION ET EVALUATION DU MATERIEL RECENSE: EXPLICATION...................................................................... 11

3.1 Logiciels................................................................... 12

3.2 Périphériques et adaptations................................ 15

3.3 Ordinateurs............................................................... 15

DESCRIPTION ET EVALUATION DES LOGICIELS RECENSES.. 16

DESCRIPTION ET EVALUATION DES ADAPTATIONS ET

PERIPHERIQUES RECENSES.................................................... 116

DESCRIPTION ET EVALUATION DES ORDINATEURS

RECENSES................................................................................ 160

CONCLUSION............................................................................. 169

BIBLIOGRAPHIE........................................................................ 170

ANNEXE A.................................................................................. 173

Octobre 1991

Problématique

L'utilisation de l'informatique à des fins cliniques de développement de capacités des personnes ayant des déficiences dans les programmes des centres de réadaptation est un phénomène en pleine croissance, actuellement non coordonné. Ce nouvel outil clinique est de plus en plus communément utilisé en ergothérapie et en orthophonie, par exemple. Toutefois, il n'existe pas d'instrument qui permette de classifier et de repérer de façon pratique, rapide et efficace les logiciels ("software"), les aides techniques, les périphériques et les ordinateurs usuels ("hardware") employés dans une démarche d'adaptation-réadaptation des clientèles de nos établissements.

L'élaboration d'un tel système exhaustif et précis de repérage de ce matériel serait d'une grande utilité pour la clinique et le suivi des développements rapides en ce domaine.

Ce projet qui concerne les quatre centres associés dans le CORREQ, s'inscrit dans la continuité d'une démarche de recension et d'évaluation des ressources disponibles, amorcée par le Laboratoire de recherche en informatique clinique et financée par le programme d'alphabétisation de la Commission des Ecoles Catholiques de Québec, l'Association de la Paralysie Cérébrale du Québec et Apple Canada.

Objectifs

1o Développer un instrument de repérage "multidéficiences" des ressources d'informatique clinique utilisées à des fins d'adaptation-réadaptation.

2o Réaliser un bilan évaluatif de l'utilisation de la micro-informatique et des composantes associées ('hardware et software") dans les quatre centres de réadaptation du Québec métropolitain

3o Ultérieurement, ce dernier objectif pourrait s'étendre aux autres centres de réadaptation du Québec afin de favoriser une meilleure utilisation de ces ressources par les cliniciens.

4o Ce projet a également pour objectif de développer un système qui rendra possible des recherches rigoureuses et plus standardisées dans ce domaine.

Méthodologie

Développer un groupe de concertation inter-établissement pour le repérage des ressources dans les quatre centres.

Adapter et faire valider par le groupe de concertation, un système de repérage général qui intègre les diverses clientèles et types d'utilisation.

Recueillir les informations sur le matériel informatique utilisé dans les centres de réadaptation.

Obtenir le matériel (échange, achat, prêt, etc.)

Recenser et évaluer de façon qualitative à l'aide d'un instrument standard toutes ces composantes selon leur utilisation en relation avec les incapacités des diverses clientèles. Deux outils pourraient être utilisés: une grille descriptive et une grille évaluative basée sur la nomenclature des capacités inspirée de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps.

Résultats

Les résultats seront exposée selon deux (2) formes:

1o Une description exhaustive des logiciels, des périphériques, des adaptations et des divers types d'ordinateurs.

2o Une évaluation des capacités nécessaires pour que le client utilise de façon autonome le matériel décrit.

INTRODUCTION

L'utilisation de l'informatique à des fins cliniques de développement des capacités de personnes ayant des déficiences est un phénomène en pleine croissance, mais malheureusement non coordonné actuellement. Ce nouvel outil clinique est de plus en plus communément utilisé dans les centres de réadaptation. Toutefois, il n'existe toujours pas d'instrument qui permette de classifier et de repérer de façon pratique, rapide et efficace les logiciels ("software"), les aides techniques, les périphériques et les ordinateurs usuels ("hardware") employés dans une démarche d'adaptation-réadaptation des clientèles de nos établissements. Ainsi, ce projet avait comme objectif principal de développer un système qui rendra possible des recherches rigoureuses et plus standardisées dans ce vaste domaine qu'est l'informatique clinique.

Ce projet, qui concernait les quatre centres associés dans le Consortium de Recherche en Réadaptation de l'Est du Québec (CORREQ), soit le Centre François-Charon (CFC), le Centre Cardinal Villeneuve (CCV), le Centre Louis-Hébert (CLH) et l'Institut des Sourds de Charlesbourg (ISC), s'inscrit dans la continuité d'une démarche de recension et d'évaluation des ressources disponibles, amorcée par le Laboratoire de Recherche en Informatique Clinique du CFC et financée par le programme d'alphabétisation de la Commission des Ecoles Catholiques de Québec, l'Association de la Paralysie Cérébrale du Québec et Apple Canada.

1. DEMARCHE EFFECTUEE DANS LE CADRE DU PROJET

Une des premières activités consistait à développer un groupe de concertation inter-établissement pour le repérage des ressources dans les quatre centres de réadaptation de la région de Québec. Ainsi, suite à des rencontres avec chacune des représentantes des institutions, un système de repérage général qui intègre les diverses clientèles et types d'utilisation de l'appareillage en micro-informatique clinique a été adopté et validé par le groupe de concertation. Ce système qui est en usage au Laboratoire de Recherches en Informatique Clinique depuis janvier 1989 est basé essentiellement sur la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps.

Les informations sur le matériel informatique utilisé dans les centres de réadaptation ont ensuite été recueillies, et les composantes ont été décrites et analysées. Diverses rencontres ont été nécessaires et les auteurs du présent rapport ont visité les installations sur place dans les centres participants.

- Le lundi 5 août 1991: Visite du Centre Louis-Hébert, avec Madame Hélène Roussel, orthopédagogue.

- Le mardi 13 août 1991: Visite de l'Institut des Sourds de Charlesbours, avec Madame Annie Goulet, ergothérapeute.

- Le jeudi 22 août 1991: Visite du Centre Cardinal Villeneuve, avec Madame Louise Pagé, ergothérapeute.

A ces endroits, il a été possible de recenser et d'évaluer de façon qualitative à l'aide d'un instrument standard toutes ces composantes selon leur utilisation en relation avec les incapacités des diverses clientèles. Deux (2) outils ont été utilisés: une grille descriptive et une grille évaluative basée sur la nomenclature des capacités et inspirée de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps (CIDIH).

Les résultats sont exposés selon deux (2) formes:

1o Une description exhaustive des logiciels, des périphériques, des adaptations et des divers types d'ordinateurs, à l'aide d'une grille descriptive.

2o Une évaluation des capacités nécessaires pour que le client utilise de façon autonome le matériel décrit, à l'aide d'une grille évaluative.

2. ASPECTS THEORIQUES

Cette partie du rapport porte sur les aspects théoriques concernant la méthodologie utilisée dans le cadre de ce travail. Il s'agit donc de préciser le projet d'évaluation et d'analyse de logiciels, d'ordinateurs, de périphériques et d'adaptations. La procédure méthodologique utilisée repose sur un système d'évaluation original. Ainsi, cette partie permettra de se familiariser avec le système d'évaluation employé pour analyser le vaste domaine de l'informatique clinique. Toutes les descriptions et les évaluations effectuées (logiciels, ordinateurs, périphériques et adaptations) se retrouvent dans les sections qui suivent. Avant d'expliquer ces différentes méthodes d'évaluation, il importe toutefois de prendre connaissance du modèle théorique d'où elles émergent. Les paragraphes suivants sont donc consacrés à une succinte description du modèle théorique en question.

2.1 Modèle théorique

Il s'agit d'un modèle qui permet de mieux circonscrire les concepts de déficiences, incapacités et handicaps. Ceci est une toute nouvelle façon de classer les conséquences des maladies et traumatismes. Suite à une demande de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 1980), les travaux de plusieurs spécialistes de différentes disciplines ont permis l'élaboration de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps (CIDIH).

Dans ce modèle, les déficiences se rapportent à des anomalies objectives et durables des organes. Pour leur part, les incapacités sont définies comme étant des perturbations des fonctions du corps ou de la capacité d'utilisation du corps. Ces incapacités découlent directement des déficiences. Enfin, le handicap est défini comme étant la perte ou la limitation des chances de participer à part égale avec les autres, à la vie normale dans la communauté, et cela à cause de barrières physiques, sociales et/ou culturelles.

2.2 Un système d'évaluation original

L'évaluation des personnes ayant des incapacités présente une particularité dont il faut systématiquement tenir compte, et qui n'est pas évidente pour les intervenants-tes qui ne sont pas rompus à la problématique de ces personnes.

Le degré d'atteinte des capacités de ces personnes empêche que l'on utilise pour elles les systèmes d'évaluation habituels parce qu'ils sont tous basés sur une norme qui convient pour l'ensemble de la population. Cette norme (et les systèmes d'évaluation qui sont basés sur elle) est inefficace parce qu'elle ne tient pas compte des différences propres aux personnes ayant des incapacités.

De plus, ces personnes ne peuvent performer à d'habituels tests d'évaluation parce qu'elles ont des difficultés avec les capacités qui sont prérequises pour performer à ces tests. Elles ont des difficultés avec la forme de ces évaluations et ne peuvent ainsi en atteindre le contenu. Pour tenir compte de ces difficultés, nous avons dû concevoir un système d'évaluation original et spécifique, dont la pertinence par rapport à la problématique des personnes ayant des incapacités est indiscutable.

2.3 Aspects descriptifs et évaluatifs

Pour chacune des quatre (4) catégories de matériel informatique évalué (logiciels, périphériques, adaptations et ordinateurs), on retrouve une grille descriptive et une grille évaluative.

2.3.1 Grille descriptive

Le contenu descriptif des grilles, qu'il s'agisse de celle des logiciels ou de celle des ordinateurs, périphériques et adaptations est une synthèse de travaux antérieurs du même type. Cette grille descriptive inclut le type de matériel, les fabricants et distributeurs, le prix (si possible), une description sommaire des tâches à effectuer, les instructions, etc. Basée en partie sur des travaux antérieurs tels que les Catalogues des Logiciels Educatifs Evalués du Ministère de l'Education du Québec (1989, 1988) ou encore sur les catalogues IBM ou APPLE disponibles sur le marché, cet outil se veut un élément supplémentaire permettant de mieux comprendre le fonctionnement du matériel ainsi que les diverses applications possibles dans un contexte pédagogique et clinique.

2.3.2 Grille évaluative

La grille des capacités est issue d'une version détaillée de la nomenclature des incapacités. Cette grille a fait l'objet d'évaluations et de révisions par les spécialistes du Centre François-Charon qui sont rompus à l'utilisation des ordinateurs auprès de notre clientèle. Il s'agissait d'extraire de cette nomenclature des incapacités celles qui sont pertinentes dans l'utilisation des ordinateurs, des périphériques, des adaptations et des logiciels. Aussi, nous avons précisé le contenu de chacune des incapacités sélectionnées (voir Définition des termes utilisés, annexe A). Cet outil d'évaluation des capacités est constitué de fonctions, regroupées en cinq (5) grandes classes: les capacités reliées aux Activités Intellectuelles, les capacités reliées au Langage, les capacités reliées aux Comportements, les capacités reliées aux Sens et à la Perception et les capacités reliées aux activités Motrices. A l'intérieur de chacune de ces classes, nous retrouvons plusieurs divisions. En guise d'exemple, citons les fonctions respiratoires, extéroceptives (vision, audition...), les déplacements, les fonctions supérieures (gnosies, praxies, phasies, mnésies...), etc.

2.3.3 Révision de la grille d'évaluation

Après près de trois années complètes de recension de résultats au moyen de la grille des capacités, et plus de 4000 applications nouvelles de logiciels, une période intensive de réévaluation du contenu de la grille des capacités a été entreprise en 1990 et 1991 dans le but de valider l'efficacité de l'instrument. Une compilation statistique (distribution de fréquences) des résultats a permis de mettre en lumière certains concepts inadéquats versus les fins de l'informatique clinique. Cette démarche a permis de mieux définir et opérationnaliser les capacités pertinentes aux fins de l'informatique clinique.

Le système d'évaluation utilisé a également été l'objet de quelques modifications au niveau de la forme et du contenu. Suite à un travail de révision constante, ce système d'évaluation a été ajusté en fonction de documents de travail présenté aux membres du Comité Québécois sur la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps (CQCIDIH, 1990). C'est suite à de nombreuses rencontres inter-disciplinaires et à des discussions au sein même de l'équipe du Laboratoire de Recherches en Informatique Clinique, que ce travail acharné a pu être produit. A titre d'exemple, la description de certaines fonctions cérébrales supérieures (notamment au niveau des différentes subdivisions de la mémoire) ont été modifiées pour tenir compte des différents courants théoriques actuels en neuropsychololgie. Nous avons précisé et défini le contenu de chacune de ces incapacités en conséquence.

En ce qui concerne les évaluations du matériel informatique, certaines modifications d'importance ont également été effectuées. La grille servant à l'évaluation des logiciels, entre autres, a maintenant trois critères d'évaluation au lieu de quatre, soit l'entrée dans le logiciel, l'interaction avec le contenu et les fonctions principalement stimulées par celui-ci. Le critère "accès au logiciel" a été mis de côté puisqu'il correspond plus à une tâche impliquant le micro-ordinateur en tant que tel, plutôt que le logiciel. Un travail de concertation a également permis d'en arriver à ces conclusions.

2.3.4 Mise à jour des grilles descriptives

Les grilles descriptives ont, quant à elles, fait l'objet de remaniements mineurs, permettant une lecture plus aisée des différentes caractéristiques décrites. Une nouvelle rubrique permet maintenant de spécifier si les logiciels sont prinipalement utilisés à des fins d'adaptation, de réadaptation ou à des fins évaluatives. Notons, que pour de nombreuses raisons pratiques et esthétiques, toutes les descriptions et évaluations "papier" sont maintenant présentées dans un format 8 1/2 par 11.

Tous ces résultats ont été obtenus à partir d'un travail d'induction appuyé sur les nombreuses applications que nous avons effectuées auprès de la clientèle depuis les trois dernières années, et non de façon déductive à partir d'une compilation systématique des résultats. Il serait important de répéter ici que la grille d'évaluation du matériel permet, d'une part, d'indiquer les degrés de capacités requis pour utiliser le matériel, et d'autre part, de pointer les capacités pouvant être améliorées ou palliées par celui-ci.

2.4 Description et évaluation des logiciels

Chaque logiciel est évalué en tenant compte du degré maximal d'incapacité à partir duquel le (la) client (e) ne peut plus travailler seul, et ce, pour l'entrée et la forme. On retrouve trois séries de colonnes pour chaque évaluation de logiciels. Ainsi, deux (2) cases sont cotées, en utilisant une échelle de sévérité graduée de 0 à 4 (absence d'incapacité à incapacité totale; voir plus bas). Une troisième case sert à indiquer quelles fonctions sont principalement stimulées par le logiciel (indiqué par un "X" dans la grille). Ces cases sont cotées pour chaque incapacité pertinente.

2.5 Echelle de sévérité:

Cette échelle de sévérité de l'incapacité correspond à un degré d'atteinte de la fonction. Elle est facilement compréhensible pour un-e clinicien-ne ou un-e pédagogue qui travaille auprès du type de clientèle que l'on retrouve dans un centre de réadaptation.

0 = aucune atteinte de la fonction

1 = atteinte légère de la fonction

2 = atteinte moyenne de la fonction

3 = atteinte sévère de la fonction

4 = atteinte totale de la fonction

2.6 Description et évaluation des périphériques et des adaptations

Il importe d'abord de faire une distinction entre un périphérique et une adaptation. Ainsi, un périphérique se distingue de l'adaptation en ce que cette dernière ne comporte pas de composantes électroniques pour son utilisation. Les périphériques et les adaptations sont d'abord décrits (grille descriptive: type, fonction, points forts, etc.) et ensuite évalués (grille évaluative) en tenant compte de deux aspects: la première case indique le degré maximal d'incapacité à partir duquel le client ne peut plus les utiliser de manière autonome (échelle de sévérité de l'incapacité de 0 à 4). En ce qui concerne la deuxième case, elle pointe quelles incapacités peuvent être contournées par l'utilisation du périphérique ou de l'adaptation (indiqué par un "X").

2.7 Description et évaluation des ordinateurs

Les différents appareils répertoriés sont évalués en fonction du degré maximal d'incapacité à partir duquel le (la) client (e) ne peut plus les utiliser de manière autonome (échelle de sévérité de 0 à 4). Une grille descriptive est également remplie.

3. DESCRIPTION ET EVALUATION DU MATERIEL RECENSE: EXPLICATION

Dans les pages qui suivent, on retrouve les descriptions et les évaluations du matériel recensé dans les centres participants. Il importe de noter à ce stade-ci que le matériel qui est exclusif au Centre François-Charon ne se retouve pas dans ce rapport. En effet, étant donné le grand nombre de composantes que possèdent le CFC, et par souci d'alléger le présent rapport, le lecteur intéressé est invité à consulter le 2 ième rapport remis à la Commission des Ecoles Catholiques de Québec par le Laboratoire de Recherches en Informatique Clinique du CFC (1989).

3.1 LOGICIELS

En premier lieu, nous retrouvons le bilan concernant les logiciels. Une évaluation basée sur les capacités nécessaires et une grille descriptive sont présentées pour chaque logiciel recensé. Seuls les logiciels qui sont propriété des centres ont fait l'objet de l'évaluation et de la description. Egalement, toutes les applications strictement pédagogiques ne sont pas recensées ici. Il est également important de souligner que ce ne sont pas tous les logiciels qui ont été évalués et décrits. En effet, lorsque plusieurs applications de logiciels sont semblables, on ne retrouve qu'une évaluation d'un logiciel type. Par exemple, si un centre possède quatre (4) logiciels semblables qui stimulent la mémoire immédiate, avec des stimuli de nature verbale, avec des animations et des renforcements sonores et, qu'en plus, ils soont distribués par la même compagnie, un seul exemple-type est évalué et décrit. Cette situation s'est présentée au Centre Cardinal Villeneuve, étant donné la très grande quantité de logiciels. Ainsi, seuls les logiciels types ont été recensés. Une énumération des autres complète le travail.

Logiciels recensés au Centre Cardinal Villeneuve:

Relation de cause à effet

Barbara's Adapted Motor Training Games

Children's Music and Graphics

Creature Antics

Creature Chorus

Fire Organ

The Game Room

My Computer Pictures Book

My Grand Piano

Numberswitch's Program

Readiness Fun

Run Rabbit Run

Simple Cause and Effect *

Sticky Bear Opposites

The New Cause and Effect Disk

Toddler Preschool Games

White Lodge Early Learning

Discrimination Semblable/Différent

All About Shapes

Early Games

Early Discoveries

Mix and Match *

Regrouping

Same and Different

Touch and Match *

Concept corporel

The Human Being Machine

Mr & Mrs Potato Head

Reconnaissance de formes

Fun with Colors *

Notion de grandeur

Big and Small *

Notion de formes

All About Shapes

Inside-Outside Shapes

Learning Shapes

Numberswitch Shapes

Perfect Fit

Regrouping

Sticky Bear Shapes

What's in a Frame

Orientation spatiale

Inside-Outside Shapes

Knowing Directions

Learning Directions

Notion de nombres

Fish Scales

Free Calculator

Numberswitch Numbers

White Lodge Math

Notion de lettres

Alphabet Keys

Learning Letters

Attention/Concentration

Schutterbug's Patterns and Pictures

Touch and See *

Cognitive Rehabilitation-Memory-Visuospatial *

Mémoire

Concentration *

I Can Remember

Mind Memory Improvement Course

Cognitive Rehabilitation-Memory *

Simon Says

Touch and See *

Résolution de problèmes

Bozon's Quest

Entrap

Cognitive Rehabilitation-Problem Solving *

Note. Seuls les logiciels du CCV suivis d'un astérisque sont décrits et évalués dans les sections qui suivent.

3.2 PERIPHERIQUES ET ADAPTATIONS

On retrouve dans cette partie, une description et une évaluation du matériel. Certains périphériques n'ont toutefois pas fait l'objet d'une évaluation avec la grille des capacités. En effet, seul les composantes étant en contact direct ou manipulées par la clientèle sont évaluées à l'aide de la grille des capacités. On retrouve donc plusieurs composantes pour lesquelles une seule description a été effectuée. Parmi ces exceptions, citons par exemple certains périphériques branchés à l'intérieur des appareils, des cartes d'entrée ou des microprocesseurs, des protège-touches, etc.

3.3 ORDINATEURS

Les différents appareils répertoriés sont évalués en fonction du degré maximal d'incapacité à partir duquel le (la) client (e) ne peut plus les utiliser de manière autonome (échelle de sévérité de 0 à 4) au niveau de l'accès. On retrouve également une grille descriptive.

DESCRIPTION ET EVALUATION DES LOGICIELS RECENSES

DESCRIPTION ET EVALUATION DES ADAPTATIONS ET PERIPHERIQUES RECENSES RECENSES

DESCRIPTION ET EVALUATION DES ORDINATEURS RECENSES

CONCLUSION

Cette recherche s'est avérée d'autant plus utile qu'elle nous a permis de compléter notre inventaire de ce qui est utilisé en réadaptation physique dans la région de Québec. Elle s'inscrit dans l'inventaire qui servira à élaborer la base de donnée pour le domaine de l'informatique clinique, base de donnée qui devrait voir le jour au cours de 1992. A partir de cette base, nous allons poursuivre des recherches évaluatives comparatives dans ce domaine. Nul doute que l'appui scientifique et financier du CORREQ sera essentiel à la poursuite de ces recherches.

ANNEXE A

 

DESCRIPTION DES TERMES DE LA GRILLE DE CAPACITES

 

FONCTION RESPIRATOIRE

Respirer: Capacité d'aspirer et d'expirer de l'air des poumons.

CAPACITES RELIEES AUX ACTIVITES INTELLECTUELLES

Conscience de la réalité: Concerne la conscience de soi, la conscience de l'environnement et la conscience des événements.

GNOSIE: Capacité de reconnaître les objets familiers d'après leurs qualités sensorielles.

Gnosie visuelle de la profondeur: La perception de la profondeur se rapporte aussi bien à la distance absolue qui nous sépare de tel ou tel objet qu'à la distance relative entre les objets.

Gnosie visuelle de la verticalité: Perception de la verticale apparente appréciée à partir des données sensorielles visuelles et labyrinthiques.

Gnosie visuelle des couleurs: Capacité de reconnaître les couleurs.

Gnosie visuelle des grandeurs: Capacité d'évaluer les différentes grandeurs.

Gnosie visuelle des formes: Capacité de reconnaître des formes.

Gnosie visuelle-Figure-fond: Capacité de discriminer l'avant-plan de l'arrière-plan.

Gnosie visuelle-Position spatiale: Capacité de saisir le concept de la position d'objets dans l'espace comme en dehors, en haut, en bas, en arrière, etc.

Gnosie visuelle-Relations spatiales: Capacité de percevoir la position de deux ou plusieurs objets en relation les uns avec les autres et en relation avec soi.

Gnosie visuelle-Constance de la perception: Tendance qu'ont les objets de garder la même apparence en dépit de changements intervenants dans les stimuli (Ex.: forme, grandeur, couleur).

Gnosie visuelle des symboles: Capacité de reconnaître des symboles.

Gnosie auditive: Capacité de distinguer et de reconnaître les sons.

PRAXIE: Possibilité d'exécuter sur ordre des gestes orientés vers un but déterminé alors que les mécanismes d'exécution motrice sont conservés.

Praxie motrice: Capacité d'effectuer des mouvements fins et précis dans l'utilisation d'objets familiers.

Praxie idéomotrice: Capacité d'exécuter des gestes ne comportant pas l'utilisation d'objets. Capacité de déclencher ces gestes, volontairement ou sur commandes verbales (ex.: faire le signe de croix, faire le salut militaire).

Praxie idéatoire: Capacité d'organiser séquentiellement les gestes nécessaires à une action complexe (en plusieurs étapes) (ex.: allumer une bougie, préparer une tasse de café). Les atteintes à ce niveau entravent l'enchaînement des gestes nécessaires à une action, gestes qui par ailleurs, peuvent être exécutés seuls ou l'un après l'autre.

Praxie de construction: Capacité de reproduire ou de dessiner spontanément des formes ou de manipuler des objets dans l'espace à partir de formes composantes. L'évaluation de cette forme d'apraxie consiste en des épreuves de construction en dimensionverticale, horizontale, et 3 dimensions (avec des blocs) ou encore de copie et de dessin sur commande verbale.

MNÉSIE: Capacité propre à l'individu de se rappeler des apprentissages antérieurs.

Mémoire immédiate: Capacité de rappel ou de reconnaissance, sans délai, d'informations qui viennent d'être perçues.

Mémoire à court terme: Capacité de maintenir des informations permettant l'accomplissement d'activités qui requièrent un maintien en mémoire limité dans le temps (mémoire de travail) (ex.: calcul, compréhension de texte).

Mémoire à long terme: Capacité de maintenir des informations qui permettent l'utilisation d'expériences ou d'apprentissages antérieurs éloignés temporellement.

Mémoire sémantique: Capacité de garder en mémoire ce qui a trait aux acquis didactiques et à l'ensemble des connaissances sur le monde, y compris sur le langage, sur les caractéristiques fonctionnelles ou associations d'objets (ex.: Rome = la capitale de l'Italie; le mot "avocat" signifie à la fois un plaideur et un fruit).

Mémoire procédurale: Capacité de garder en mémoire ce qui concerne l'acquisition graduelle et le maintien de diverses aptitudes à agir (apprentissages) sur le monde extérieur suivant des programmes moteurs (des procédures) (ex.: comment aller à bicyclette, comment faire une sauce).

Mémoire verbale: Capacité de rappel ou de reconnaissance d'informations encodées sous forme verbale (ex: rappel de mots pairés, de chiffres).

Mémoire visuo-spatiale: Capacité de rappel ou de reconnaissance d'informations encodées sous forme non-verbale (ex: rappel d'une figure complexe, de formes pairées).

FONCTIONS INTELLECTUELLES:

Attention: Orientation mentale élective conduisant à une conscience plus aiguë d'une variété limitée de stimuli. Cette activité peut être vue comme la sélection d'informations pertinentes et le soutien de cette activité pour un laps de temps défini.

Concentration: Capacité de soutenir son attention avec force sur un seul aspect de l'environnement pour une période de temps prolongée.

Pensée logique: Capacité de générer des hypothèses en les testant et, d'en tirer des conclusions. Capacité de relier des idées hiérarchiquement.

Orientation spatiale: Capacité d' évaluer avec précision la relation physique entre notre corps et l'environnement et à traiter les modifications de cette relation au cours de nos déplacements. Cette habileté inclut l'orientation droite-gauche, l'orientation sur les parties du corps, l'orientation dans l'espace péricorporel et l'orientation topographique.

Orientation temporelle: Capacité d'évaluer avec précision la relation chronologique des événements les uns par rapport aux autres et à les situer dans le temps. Cette habileté implique la capacité à identifier des points de repère temporaux (ex.: le jour, le mois, etc.) et à estimer la durée temporelle (le sens du temps).

Association: Capacité cognitive par laquelle les représentations et les concepts sont susceptibles de s'évoquer mutuellement. Ex.: association d'idées.

Synthèse: Opération mentale complexe permettant d'aller des notions simples aux notions composées, de l'élément simple au tout.

Analyse: Opération mentale complexe permettant de décomposer une oeuvre, un texte en ses éléments essentiels, afin d'en saisir les rapports et de donner un schéma de l'ensemble.

Calculie: Capacité d'effectuer une ou plusieurs opérations sur des symboles mathématiques.

Jugement: Capacité d'analyser une situation pour en arriver à une conclusion, à une décision, ou une opinion.

Abstraction: Capacité de raisonnement qui ne se limite pas à des contenus concrets ou perceptibles sensoriellement, mais pouvant porter sur de l'abstrait, c'est-à-dire des propositions ou des idées. Implique la capacité à former des concepts.

Créativité: Capacité d'imagination, d'inventivité, d'originalité.

CAPACITES RELIEES AU LANGAGE

PHASIE: Fonctions langagières d'expression et de compréhension orale et écrite. Servent à établir une relation entre les pensées et la parole. Ces capacités peuvent se subdiviser en oral et écrit.

Expression: Capacité d'expression orale ou écrite en terme de quantité ou de qualité. Les atteintes au niveau de l'oral peuvent consister en de la suppression, de la réduction, de l'agrammatisme (limitations dans le nombre de combinaisons syntaxiques, brièveté des phrases, juxtaposition, manque du mot, paraphasies, jargonaphasie, etc. Les atteintes au niveau de l'expression écrite peuvent également consister en de la suppression, réduction, agrammatisme, manque du mot, mais également en des troubles du graphisme (déviations dysorthographiques) et de la jargonagraphie.

Compréhension: Capacité de compréhension orale ou écrite et d'analyse des messages verbaux, laquelle est évaluée à travers des ordres de complexité croissante. (Ex.: Pour la compréhension orale: épreuve de désignation, d'exécution des ordres; pour la compréhension écrite: épreuve de correspondance mot-image, d'exécution d'ordres écrits.) Les atteintes au niveau de la compréhension orale peuvent consister en de la surdité verbale (incapacité à comprendre la sens des mots, perturbations psycholinguistiques (Ex. les ordres simples sont parfois compris et exécutés alors que les ordres complexes ne le sont pas.)

CAPACITES RELIEES AUX COMPORTEMENTS

Décision: Capacité de prendre des décisions avec assurance et sans hésitation.

Initiative: Qualité de celui qui est porté à agir, à entreprendre spontanément.

Motivation: Capacité de porter un intérêt soutenu et d'éprouver de l'enthousiasme face à un but, une action quelconque.

Estime de soi: Capacité d'éprouver un sentiment favorable à son endroit, lequel naît de la bonne opinion qu'on a du mérite et une valeur personnelle.

Compétitivité: Capacité d'affronter des situations de concurrence, de rivaliser avec autrui.

Contrôle des pulsions: Capacité de retenue émotive, de maîtrise de soi et de domination de ses émotions.

Indépendance: Capacité d'autonomie.

Adaptation aux situations: Capacité de flexibilité comportementale et d'ajustement personnel en fonction de diverses situations.

Respect des règles: Capacité de se conformer à ce qui est imposé ou adopté comme ligne directrice de conduite.

Coopération: Capacité de collaboration et de participation à un projet commun. Implique la capacité à faire des compromis dans les relations interpersonnelles.

Ecoute: Capacité de prêter attention à des messages verbaux.

Imitation: Capacité de reproduire volontairement ou de chercher à reproduire une apparence, un geste ou un acte d'autrui.

Persévérance: Capacité de demeurer constant et tenace face à une situation qui pose problème.

CAPACITES RELIEES AUX SENS ET A LA PERCEPTION

FONCTIONS SENSORIELLES PROPRIOCEPTIVES:

Sens de la position des membres: Modalité de la sensibilité proprioceptive qui renseigne sur la position des différents segments corporels les uns par rapport aux autres.

Sens du mouvement des membres: Modalité de la sensibilité prioprioceptive qui renseigne sur les mouvements des divers segments corporels. Aussi appelée kinesthésie.

Position de la tête: Perception des mouvements de la tête autour des 3 axes (vertical, sagittal et frontal) ou dans les plans verticaux et horizontaux.

FONCTIONS SENSORIELLES EXTÉROCEPTIVES:

FONCTIONS VISUELLES:

Vision des détails: Fait référence à la précision et à la clarté de la perception visuelle. Consiste à percevoir le plus petit détail possible d'un élément physique et à distinguer entre elles des parties différentes du champ visuel. Les chartes de Snellen en fournissent le moyen d'évaluation classique.

Champ visuel: Région ou extension de l'espace physique visible à un oeil dans une position donnée. Approximativement 65° en haut, 75° en bas, 60° à l'intérieur, 95° à l'extérieur de la position droit devant.

Vision des couleurs: La capacité de discriminer les couleurs résultant de la présence dans les cônes de 3 pigments sensibles aux longueurs d'onde du bleu, du vert et du rouge et de l'activité plus ou moins importante de chaque récepteur aux différentes longueurs d'onde.

Accomodation à l'intensité lumineuse: Aptitude de l'oeil à modifier le degré de courbure du cristallin, ce processus assurant la convergence des rayons lumineux sur la rétine entre 10 cm et l'infini (Mise au point). Permet la netteté de l'image.

Vision stéréoscopique: Perception binoculaire de la profondeur et de la distance d'un objet résultant du chevauchement des champs de vision des deux yeux.

FONCTION AUDITIVE:

Clarté auditive: Représente la faculté qu'a l'oreille de percevoir les sons. Ne peut être appréciée que par une courbe (audiomètre). L'oreille humaine capte des sons de l6 à 20 000 Hz (fréquence). Une discrimination auditive très fine permet d'apprécier des différences de hauteur tonale de 3 Hz d'intensité de 1 DB, d'intervalle temporel de 2 ms.

CAPACITES RELIEES AUX ACTIVITES MOTRICES

FONCTIONS MOTRICES: Membres supérieurs et inférieurs. Différentes activités sont possibles pour chacun des segments: Flexion, extension, rotation interne, rotation externe, abduction, adduction, supination.

DEPLACEMENTS:

Changement de position: Capacités de passer d'une position donnée à une autre.

ACTIVITÉS MANUELLES:

Préhension unilatérale: Ce sont les différents types de prises à une main c'est-à-dire les prises digitales, les prises palmaires et les prises centrées (aussi appelées prises directionnelles).

Préhension bilatérale: Capacité de prendre un objet avec les deux mains ou de transférer un objet d'une main à l'autre.

Relâchement volontaire: Capacité de relâcher volontairement et adéquatement un objet tenu dans la main.

Pointer: Capacité de diriger un doigt dans une direction.

Toucher: Capacité de porter sur une surface.

PAROLE: Capacité de communiquer sa pensée par des sons articulés.

Articulation: Capacité de prononcer les sons distinctement.

Voix: Capacité de parler avec une intonation, une intensité et une qualité vocale.

Fluidité: Capacité de parler sans interruption du débit et du rythme.

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INTRODUCTION

Ce rapport contient la description d'une expérience d'initiation à la micro-informatique effectuée au Laboratoire de recherche en informatique clinique (LRIC) du Centre François-Charon par la Fondation François-Charon. Pour ce faire, la Fondation François-Charon a obtenu une importante subvention du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science (MESS) dans le cadre de son programme " Étalez votre science ". Elle a aussi obtenu la collaboration du Centre François-Charon et de plusieurs associations vouées au soutien de personnes ayant des incapacités. Ces associations sont l'Association de Paralysie Cérébrale du Québec, chapitre du Québec métropolitain, l'Association Canadienne de la Sclérose en Plaques, l'Association des Personnes Intéressées à l'Aphasie, chapitre de Québec, le Groupe d'Entraide TCC de Québec, " Épilepsie " section de Québec, l'Association des bénéficiaires du Centre François-Charon et l'Association de Dystrophie Musculaire. La subvention et l'expérimentation ont porté sur deux (2) ans, de septembre 1991 à août 1993.

Les rédacteurs de ce rapport ont acquis au LRIC une vaste expérience de l'utilisation de la micro-informatique auprès de personnes adultes ayant des incapacités. La subvention du MESS nous a ainsi permis de faire une première étude systématique.

Il s'agit ici d'une étude exploratoire portant sur un domaine peu connu parce que peu étudié: l'appropriation de la micro-informatique par des personnes ayant des incapacités. Cette étude présente de telles originalités qu'elle n'est pas basée sur une étude antérieure dont elle se voudrait le prolongement, bien que nous ayons déjà effectué des études sur le sujet (Blouin, 1989a; Blouin, 1989b; Blouin et al., 1989; Blouin et al., 1990a; Blouin et al., 1990b; Blouin et al., 1991; Blouin et Drouin, l991a; Blouin et Drouin, l991b; Drouin et La plante, 1992).

Ce rapport est divisé en quatre chapitres. Le premier porte sur les aspects théoriques de ce projet. On y situe le cas particulier que constitue cette étude dans la problématique plus générale de la maladie, du traumatisme et de leurs conséquences. Cette problématique repose essentiellement sur deux versions révisées de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps (CIDIH) (Fougeyrollas, St-Michel et Blouin, 1989; Blouin et Fougeyrollas, 1991). On y présente également un schéma des différents aspects mesurés au cours de cette étude.

Au second chapitre, on retrouve les aspects descriptifs de l'étude. Après les aspects sociographiques, les maladies ou traumatismes des participants sont décrits. Par la suite, le degré de sévérité des incapacités (systèmes du corps et de l'esprit) et des handicaps est exposé.

Au chapitre trois, les résultats que nous avons obtenus sont présentés. Ces résultats comprennent la performance des participants et la relation entre cette performance et d'autres aspects mesurés au cours de cette recherche.

Enfin la dernière partie (chapitre quatre), présente une discussion synthétique des résultats observés et contrôlés en rapport avec les hypothèses et le cadre théorique de départ.

ÉVALUATION D'UN PROGRAMME D'INITIATION A L'INFORMATIQUE

POUR DES ADULTES AYANT DES INCAPACITÉS

PAR

MAURICE BLOUIN

MARIO BESSETTE

ET PIERRE DROUIN

REMIS AU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT

SUPÉRIEUR ET DE LA SCIENCE

SEPTEMBRE 1993

CHAPITRE 1

ASPECTS THÉORIQUES

1.0 INTRODUCTION

Ce chapitre contient d'abord une description du modèle sur lequel nous nous sommes basés pour étayer nos hypothèses (figure 1). C'est sur la base de ce modèle conceptuel et de son articulation que nous avons décidé des mesures à effectuer. Ces mesures sont décrites aux chapitres suivants du présent rapport. Nous décrivons par la suite les hypothèses comme telles. Enfin, nous montrons comment chaque mesure effectuée s'articule aux concepts de base (figure 2).

1.1 LES HYPOTHESES

Nos hypothèses consistaient essentiellement à vérifier un certain nombre de corrélations et de variations significatives entre les divers éléments mesurés. Ces hypothèses sont au nombre de quatre. Au terme de l'initiation, nous voulions mieux connaître:

1) quelle place la technologie micro-informatique occupe-t-elle dans la vie de ces

personnes ?

2) quelle est la nature et le degré d'appropriation objective et subjective de la

technologie micro-informatique ?

3) quels sont les facteurs sociographiques qui favorisent ou non chez ces personnes

l'utilisation de la technologie micro-informatique ?

4) quels sont les pathologies (groupes diagnostiques), les incapacités et les situations

de handicap qui favorisent ou non l'utilisation de la technologie micro-informatique ?

1.2 LA CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES DEFICIENCES, INCAPACITES ET

HANDICAPS (CIDIH)

Ces hypothèses sont fondées sur une conception des maladies, des traumatismes, de leur causes et de leurs conséquences, conséquences que vivent les personnes recrutées pour notre initiation à la micro-informatique. Ces conceptions ont été élaborées lors de débats sur la révision de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps (CIDIH). Plus précisément, nous nous appuierons sur deux versions de cette révision qui ont donné lieu à la production d'un modèle systémique simplifié de la problématique des participants au projet d'utilisation de la micro-informatique (voir figure 1) (Fougeyrollas, St-Michel et Blouin, 1989; Blouin et Fougeyrollas, 1991).

1.3 LES CONCEPTS UTILISÉS

Dans la version proposée ici, nous précisons (voir figure l), les concepts décrivant les états plus généraux (les facteurs de risque, la santé, les organes, les capacités, les habitudes de vie et les facteurs environnementaux), sur fond pointillé, où peuvent émerger, sur fond blanc, les situations particulières (les causes, les maladies et traumatismes, les déficiences, les incapacités, les handicaps et les obstacles) que vivent les personnes ayant participé à notre expérimentation. Dans ce modèle, nous distinguons les concepts selon qu'ils portent sur l'individu (encadré sur fond blanc) ou son environnement (encadré sur fond ombragé). Les causes des maladies sont des actualisations d'un certain nombre de facteurs de risque, comme les handicaps qui sont des perturbations des habitudes de vie. Ils relèvent de l'individu et de son environnement.

1.3.1 Les causes

Les causes des maladies dont il s'agit ici concernent essentiellement les facteurs de risque qui provoquent les maladies et les traumatismes. Par exemple, des problèmes de sécurité routière (facteur de risque) peuvent contribuer à provoquer un accident de la route (cause). Un manque d'hygiène (facteur de risque) peut occasionner une ingestion néfaste d'aliments (cause). Des facteurs génétiques ou périnataux comme une malformation cérébrale (cause) peuvent être provoqués par un accouchement avec complications (facteur de risque), etc. Nous n'avons pas mesuré aucune des causes ayant provoqué la maladie ou le traumatisme chez nos participants.

1.3.2 Les maladies et les traumatismes

L'état général dans lequel peut émerger la situation de maladie ou le traumatisme, c'est évidemment la santé, santé de l' âme et du corps. La maladie et le traumatisme sont les phases aiguës de dysfonction de l'organisme. La Classification Internationale des Maladies (CIM) comprend surtout une description extensive des diagnostics connus. Plus précisément, les diagnostics de nos participants étaient les suivants:

1. Accident Vasculaire Cérébral (AVC) (CI.430-439)

2. Epilepsie (EPS) (CI.345)

3. Paralysie Cérébrale Infantile (PCI) (CI.343)

4. Sclérose en Plaques (SEP) (CI.340)

5. Traumatisme Cranio-Cérébral (TCC) (CI.850)

6. Autres diagnostics (AUTRES)

La première parenthèse contient l'abbréviation que nous allons utiliser tout au long du rapport. Les codes alpha-numériques (CI.xxx) de la deuxième parenthèse sont ceux de la Classification Internationale des Maladies. Le lecteur trouvera au chapitre 2 d'autres détails pertinents concernant chacune de ces catégories.

1.3.3 La déficience

Une déficience est une perte, une malformation, une anomalie ou une insuffisance d'un ou de plusieurs organes. Elle est subséquente à certaines maladies et à certains traumatismes (Fougeyrollas, St-Michel et Blouin, 1989). On retrouve dans cette catégorie des systèmes tels que le système nerveux central, le système musculaire, etc. Les déficiences des participants n'ont fait l'objet d'aucune mesure.

1.3.4 L'incapacité

L'incapacité correspond à toute réduction résultant de la déficience, des activités physiques et mentales considérées comme normales pour un être humain selon ses caractéristiques biologiques et psychologiques (Fougeyrollas, St-Michel et Blouin, 1989).

A titre indicatif, voici la liste des incapacités pertinentes pour l'utilisation de la micro informatique et retenues pour notre analyse. Pour les fins de la présente étude, les incapacités ont été subdivisées en deux catégories: physiques et psychologiques. Les définitions de ces incapacités se retrouvent dans l'annexe 1.

INCAPACiTÉS PHYSIQUES

Incapacités liées aux sens et à la perception

Sens de la position des membres

Sens du mouvement des membres

Vision

Audition

Incapacités liées aux activités motrices

Mouvement du cou

Mouvement des membres supérieurs

Mouvement des membres inférieurs

Changement de position

Relachement volontaire

Préhension

Pointer

Toucher

Parole

INCAPACITÉS PSYCHOLOGIQUES

Incapacités liées aux activités intellectuelles

Conscience de la réalité

Agnosie visuelle

Agnosie auditive

Apraxie

Aphasie d'expression orale

Aphasie d'expression écrite

Aphasie de compréhension orale

Aphasie de compréhension écrite

Mémoire

Attention

Concentration

Pensée logique

Orientation

Synthèse

Analyse

Acalculie

Abstraction

Créativité

Incapacités liées aux comportements

Prise de décision

Initiative

Motivation

Controle des pulsions

Respect des règles

Persévérance

1.3.5 L'obstacle

L'obstacle cause la limitation dans la réalisation des activités de la vie quotidienne ou des rôles sociaux. Il s'agit essentiellement de facteurs éco-sociaux qui, dans l'environnement, perturbent une ou plusieurs habitudes de vie.

Les contraintes imposées (fréquence, durée et contenu) par la nature des initiations proposées constituaient déjà un obstacle à l'inscription à notre projet de certaines personnes ayant des incapacités. De là le fait que notre échantillon soit un tant soit peu biaisé par rapport à l'ensemble de la population ayant des incapacités. Et même inscrites, certaines personnes n'ont pas pu passer à travers les obstacles que constituaient les contraintes de l'initiation. Leur participation en a été perturbée d'autant.

1.3.6 Le handicap

Le handicap est une perturbation pour une personne dans la réalisation d'habitudes de vie compte tenu de l' Age, du sexe, de l'identité socio-culturelle, résultant d'une part, de déficiences ou d'incapacités et d'autre part, d'obstacles découlant de facteurs environnementaux (Fougeyrollas, St-Michel et Blouin, 1989).

L'initiation comme telle représentait une nouvelle habitude de vie pour les participants. Il fallait donc voir comment la performance (les abandons, les absences, le nombre de semaines de participation et les objectifs atteints) pouvait avoir été affectée par, soit l'appartenance à un sous-groupe particulier (sociographie) soit par la maladie ou le traumatisme, soit par l'incapacité, soit par une autre habitude de vie. En fait, il n'y a pas de relation théorique entre la maladie ou le traumatisme et le handicap. Mais, certaines maladies et certains traumatismes causent des incapacités qui peuvent perturber la réalisation de certaines habitudes de vie. Nous avons donc aussi vérifié s'il y avait des liens significatifs entre le niveau de perturbation des habitudes de vie et la performance à notre initiation (handicap lié à l'éducation).

La liste des habitudes de vie retenues pour les fins de notre analyse est présentée ici. Le lecteur désireux de connâître la définition de ces habitudes de vie voudra bien se référer à l'annexe 2

HABlTUDES DE VIE RELIÉES AUX RESPONSABILITÉS

Responsabilités financières

Responsabilités civiles

HABlTUDES DE VIE RELIÉES A L'ÉDUCATION

Préscolaire Scolaire

Scolaire

Professionnelle

HABlTUDES DE VIE RELIÉES A LA COMMUNICATION

Expression d'information

Réception d'information

HABlTUDES DE VIE RELIEES AUX LOISIRS

Sport et jeux

Arts et cultures

Autres habitudes

HABITUDES DE VIE RELIÉES AU TRAVAIL

Orientation professionnelle

Recherche d'un emploi

Occupation rémunérée

1.4 EXEMPLES

La section qui suit présente deux exemples de situations de personnes, telles que nous les rencontrons dans le cadre de cette étude. Ces exemples mettent en relief les différentes composantes de la chaîne causale responsable de certaines situations de handicap que vivent les personnes ayant des incapacités.

Exemple 1: Pendant l'hiver 1990, Monsieur X., abordant une courbe et conduisant à une vitesse excessive (facteurs de risque), est victime d'un grave accident de la route (cause). Le diagnostic de traumatisme cranio-cérébral (maladie-traumatisme) est posé à l'hopital. Les séquelles permanentes (déficiences) issues de ce traumatisme consistent principalement en des problèmes au niveau du système nerveux central. Des limitations fonctionnelles importantes (incapacités) affectent les capacités reliées aux activités intellectuelles, aux sens et à la perception et au niveau du comportement. Dû à l'incompréhension des gens de son milieu (obstacles) face à ses problèmes, monsieur X est de plus en plus isolé. L'état et l'environnement de monsieur X l'exposent à différentes situations où il ne peut plus faire ce qu'il faisait avant son accident: loisirs, sport, études. etc. (habitudes de vie perturbées=situation de handicap).

Exemple 2: Madame Y est née dans les années l950. Suite à de multiples complications lors de sa naissance (facteur de risque), elle a souffert d'un manque d'oxygène (cause). Les médecins ont par la suite posé un diagnostic de paralysie cérébrale infantile (maladie-traumatisme). Les séquelles laissées par cet événement à la naissance consistent en une altération du système nerveux central ainsi que du système musculaire (déficiences). De multiples altérations des fonctions du corps et de l'esprit découlent de ces déficiences, principalement au niveau des activités motrices des quatre membres, de la parole, de l'équilibre, de la préhension d'objets et de manipulations fines (incapacités). Les personnes qui l'entourent ne l'acceptent pas telle qu'elle est et ont même tendance à la rejeter. Elle a des difficultés d'accès à des endroits où elle aurait besoin de se rendre avec son fauteuil roulant (obstacles). Ses activités sont très limitées à cause de ces atteintes principalement motrices et des problèmes d'accès. Cette dame s'isole de plus en plus et ne participe plus aux activités de sa communauté (habitudes de vie perturbées= situation de handicap).

1.5 LES MESURES ETABLIES

Pour ce faire, nous avons tenu compte des maladies ou traumatismes des participants, du niveau de leurs incapacités et de leurs handicaps, c'est-à-dire de la sévérité de la perturbation de leurs habitudes de vie, ainsi que nous le mentionnons plus haut. Ces aspects descriptifs forment autant de variables que nous avons mesurées. Nous avons aussi établi un certain nombre de mesures sociographiques auprès des personnes qui se sont prêtées à notre initiation. Elles portaient sur:

Nous avons mesuré à trois reprises (pré-test, post-test et suivi) la perception qu'ils avaient de leurs connaissances en micro-informatique et de son utilisation. Nous avons enfin tenu compte des abandons, des absences, du nombre de semaines de participation et des objectifs atteints lors de l'initiation.

Enfin, dans le schéma qui suit (figure 2), nous présentons tous les aspects descriptifs pour lesquels des données sont fournies. On y souligne aussi les relations mesurées (variables croisées) tout au long du projet. Bien que les relations potentielles entre toutes les variables mesurées ont fait l'objet d'une attention particulière, celles qui sont incluses dans ce rapport et donc inscrites dans le schéma sont les plus pertinentes et les plus significatives. Nous avons donc essayé d'expliquer les échecs relatifs et les succès par des analyses diverses. Ainsi, nous avons tenté des rapprochements analytiques entre les divers éléments que nous avons mesurés. Le lecteur intéressé à replacer dans son ensemble et à évaluer l'importance relative d'une mesure ou d'un résultat à l'intérieur de la problématique pourra constamment se référer à ce schéma lors de la lecture de ce rapport.

CHAPITRE 2

 

ASPECTS DESCRIPTIFS

2.0 INTRODUCTION

Ce chapitre présente les aspects descriptifs relatifs à ce projet. En premier lieu, les diverses caractéristiques de la clientèle à l'étude sont présentées, telles le sexe, la scolarité, le niveau d'emploi, etc. Par la suite, une description des diagnostics, des niveaux d'incapacité et de la réalisation des habitudes de vie de la clientèle est exposée. Des explications concernant la grille d'analyse utilisée afin de mesurer l'appropriation de la technologie micro-informatique sont également présentées. Enfin, la procédure d'initiation des participants, le matériel utilisé ainsi que le déroulement typique d'une séance sont exposés dans la dernière section.

2.1 CARACTÉRISTIQUES DES PARTICIPANTS DE L'ETUDE

Soixante (60) personnes constituent l'échantillon de la présente expérimentation. De ce nombre, 31 sont des femmes (51.67 % du total) alors que 29 sont de sexe masculin (48.33 % du total). Cette différence n'est pas significative (n.s.) et correspond, en général à la répartition selon le sexe des personnes qui ont des incapacités au Québec (Blouin, Bolduc, Fougeyrollas et St-Michel, 1991).

2.1.1 Caractéristiques de l' âge

L' âge moyen de tout l'échantillon est de 41.07 ans, avec une étendue de 22 à 72 ans. Les hommes sont légèrement plus âgés que les femmes avec une moyenne de 43.44 ans, versus 38.83 ans pour ces dernières, mais cette différence s'avère marginale (n.s.). Le tableau 1

présente, quant à lui, la répartition des différents groupes d' âge de l'échantillon de participants.

Tableau 1. Répartition de l' âge pour tous les participants de l'initiation (pourcentage du total entre parenthèses).

 

ÂGE

 

RÉPARTITION

De 20 à 29 ans

11 (18.33 %)

De 30 à 39 ans

19 (31.66 %)

De 40 à 49 ans

16 (26.66 %)

De 50 à 59 ans

10 (16.66 %)

De 60 à 69 ans

3 (5.00 %)

De 70 à 79 ans

1 (1.66 %)

Il est à noter que, malgré que l' âge moyen de l'échantillon se situe à un peu plus de 41 ans, nous retrouvons tout de même 50 % des participants qui n'ont pas atteint cet âge. Seulement 4 personnes sur 60 étaient âgées de plus de 60 ans. Ceci n'est pas caractéristique de la population de personnes ayant des incapacités au Canada. En effet, plus les gens sont âgés, en général, plus ils vivent avec des incapacités (Blouin, Bolduc, Fougeyrollas, St-Michel, 1991). Ces importantes différences peuvent être dues à la nature du recrutement des participants ou à un quelconque biais méthodologique. En effet, les critères de sélection étaient tout de même assez restrictifs et exigeaient une volonté et une motivation importantes chez ces personnes. Enfin, il faut avouer qu'il n'existe pas encore, à notre connaissance, d'associations spécifiques de personnes âgées ayant des incapacités. Ces constats peuvent expliquer, en partie, la répartition particulière de l' âge chez les participants au projet.

2.1.2 Niveau de scolarité

Le niveau de scolarité varie passablement au sein du groupe. Toutefois, nous ne retrouvons pas de différence marquée entre les femmes et les hommes au niveau de la dernière année de scolarité moyenne complétée (E =11.41 années vs G =11.89 années; n.s.). L'échantillon, au total, laisse voir une moyenne de 11.65 années, avec une étendue allant de 5 à 26 années complétées. Le tableau 2 présente la répartition des participants selon cette variable.

Tableau 2. Répartition de la scolarité pour tous les participants de l'initiation (pourcentage du total entre parenthèses).

 

SCOLARITÉ

 

RÉPARTITION

 

5 années et moins

I (1.66 %)

De 6 à 11 années

26 (43.33 %)

De 12 à 17 années

31 (51.66 %)

De 18 à 23 années

1 (1.66 %)

24 années et plus

1 (1.66 %)

Une analyse sommaire de ce dernier tableau nous permet de voir qu'une majorité de personnes possède une scolarité variant de 12 à 17 ans (soit plus qu'un cours de niveau secondaire), alors que 45 % des personnes ne possèdent pas ce niveau de scolarité.

2.1.3 Situation de l'emploi

La situation de l'emploi est également une variable dont il a fallu tenir compte lors de l'étude. A ce sujet, une faible proportion de personnes étaient à l'emploi lors de la réalisation du projet, soit 11.67 % (7 personnes sur 60). Ainsi, 53 personnes (soit plus de 88 %) ne tiraient aucun revenu provenant d' un emploi rémunéré. Cette situation particulière est compréhensible, selon nous, compte tenu que les personnes ayant des incapacités éprouvent généralement des difficultés à percer le marché du travail ou à conserver leur emploi suite à un traumatisme ou une maladie quelconque. Les présentes proportions nous semblent ainsi représentatives des personnes ayant des incapacités.

Lorsque l'on compare le niveau d'emploi selon le sexe des participants à l'étude, nous n'observons pas de différence significative (n.s.). Le tableau 3 illustre ces données.

Tableau 3. Répartition de l'emploi selon les femmes et les hommes.

 

EMPLOI

 

 

 

FEMMES

 

HOMMES

 

TOTAL

 

SANS EMPLOI

 

28

25

53

AVEC EMPLOI

 

3

4

7

Total 31 29 60

Le niveau de scolarité moyen selon que les gens travaillent ou non a également été pris en considération. Selon les résultats contenus dans le tableau 4, nous observons que les gens qui travaillent montrent deux années de scolarité, en moyenne, de plus que les personnes qui ne travaillaient pas au moment de l'étude. Cette différence qui ne s'avère toutefois pas statistiquement significative (n.s.) nous semble un reflet réaliste de la situation que l'on retrouve chez la population en général.

Tableau 4. Niveau de scolarité moyen par rapport à l'emploi des participants.

 

EMPLOI

 

NOMBRE

 

SCOLARITÉ

 

 

AVEC EMPLOI

 

7

13.37

SANS EMPLOI

 

53

11.37

2.1.4 Situation du revenu

La situation du revenu est la dernière caractéristique sociographique de la clientèle à laquelle nous nous sommes attardés dans le cadre de cette étude. Le tableau 5 indique les répartitions de cette variable pour tous les participants.

Il semble particulièrement important de souligner ici que plus de 86 % des participants à l'étude avaient un revenu déclaré inférieur à $ 20 000.00. En effet, seulement 8 personnes sur la totalité des 60 personnes inscrites ont admis gagner un revenu supérieur à $ 20 000.00. Cette proportion est significative ment différente (p < 0.05).

Tableau 5. Situation du revenu pour tous les participants de l'initiation (pourcentage du total entre parenthèses).

 

REVENU

 

RÉPARTITION

 

Moins de $10 000.00

 

46 (76.66 %)

De $10 000.00 ~ (IU W '.

à $19 999.99

 

6 (10,99%)

De $20 000.00 3 (5.00 %)

à $29 999.99

 

3 (5.00%)

De $30 000.00 3 (5.00 %)

à $39 999.99

 

3 (5.00%)

$40 000.00 et plus 2 (3.33 %)

2 (3.33%)

Le niveau de scolarité moyen varie également significative ment selon le revenu des participants (p < 0.05). Il est aisé de constater, dans le tableau 6, que le niveau de scolarité augmente de façon significative en fonction du revenu des participants.

Tableau 6. Niveau de scolarité moyen selon le revenu des participants.

REVENU RÉPARTITION SCOLARITÉ

 

RÉPARTITION

 

SCOLARITÉ

 

Moins de $10 000.00

 

46

 

10.63

De $10 000.00

à $19 999.99

 

6

 

12.66

De $20 000.00

29 999.99à 3 16.00à $29 999.99

 

3

 

16.00

De $30 000.00 3 17.00

à $39 999.99

 

3

 

17.00

$40 000.00 et plus

 

2

 

17.50

Enfin, le tableau 7 présente la répartition des hommes et des femmes selon le revenu total. Les données illustrent particulièrement le fait que les femmes représentent le sous-groupe qui possède le moins de revenu. En effet, la totalité des femmes participantes à l'étude déclarent des revenus inférieurs à $ 20 000.00. Les huit personnes de l'étude qui possèdent le plus haut revenu sont des hommes. La différence en faveur des hommes s'avère significative (p < 0.05).

Tableau 7. Répartition des niveaux de revenu par rapport aux femmes et aux hommes (pourcentage du total entre parenthèses).

 

REVENU

 

FEMMES

 

HOMMES

 

TOTAL

 

Moins de $10 000.00

29 (63.04 %)

17 (36.96 %)

46 (100 %)

De $10 000.00

à $19 999.99

 

2 (33.33 %)

 

4 (66.67 %)

 

6 (100 %)

De $20 000.00

à $29 999.99

 

0 (0 %)

 

3 (100 %)

 

3 (100 %)

De $30 000.00

à $39 999.99

0 (0 %)

 

3 (100 %)

 

3 (100 %)

$40 000.00 et plus

0 (0 %)

2 (100 %)

2 (100 %)

Total 31 (51.67 %) 29 (48.33 %) 60 (100 %)

2.1.5 Groupes diagnostiques

Les soixante (60) personnes qui ont participé à l'étude sont réparties en six (6) groupes diagnostiques de grandeur variée (7 à 13 personnes). Ces groupes diagnostiques sont:

- Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

- Épilepsie (EPS)

- Paralysie Cérébrale Infantile (PCI)

- Sclérose en Plaques (SEP)

- Traumatisme Cranio-Cérébral (TCC)

- Autres diagnostics

Ces personnes ont en commun plusieurs types de déficiences physiques et/ou sensorielles, et ces déficiences entraînent des incapacités de divers ordres. Pour certains individus, ce sont les incapacités motrices qui figurent au premier plan [ex.: préhension, toucher, pointer, changement de position, etc. (incapacités physiques)] alors que pour d'autres personnes, nous retrouvons des incapacités affectant les fonctions liées à la sensation (ex.: troubles visuels, auditifs, etc.), les fonctions cognitivo-perceptuelles (ex.: calcul, mémoire, attention, etc.) ainsi que les fonctions comportementales et affectives (incapacités psychologiques).

2.1.5.1 Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

L'accident vasculaire cérébral résulte d'une atteinte de nature ischémique (ex.: thrombose d'une artère cérébrale, embolie cérébrale, etc.) ou hémorragique (anévrisme rupturé, malformation congénitale au niveau cérébral). Cette atteinte provoque alors une destruction ou une dysfonction du tissu cérébral.

Selon la localisation de l'atteinte (gauche vs droite; antérieur vs postérieur) et la sévérité de l'atteinte, les séquelles peuvent consister en différents niveaux d'incapacités motrices (par exemple: hémiplégie, hémiparésie, dysarthrie, etc.), sensorielles (ex.: hémianopsie, etc.), cognitives, comporte mentales et surtout langagières (aphasie, dysphasie, anomie, etc.).

2.1.5.2 Épilepsie (EPS)

L'épilepsie est un état clinique caractérisé par l'apparition de crises paroxystiques correspondant à l'excitation transitoire d'une population de cellules nerveuses cérébrales qui se mettent à se décharger toutes ensemble. Les manifestations cliniques d'une crise d'épilepsie seront motrices, sensorielles ou autres selon que le processus s'adresse à telle ou telle partie du cerveau.

La personne épileptique manifeste parfois des incapacités de nature cognitive (lenteur, trouble de mémoire et d'attention, fonctionnement intellectuel atypique, etc.) mais rarement des séquelles motrices. On observe également des troubles de comportement et du caractère chez certaines personnes (immaturité). La prise en charge au niveau médical ainsi qu'un bon contrôle personnel de la maladie font en sorte que cette affection passe le plus souvent inaperçue aux yeux des gens.

Enfin, I'épilepsie a également des répercussions au niveau social. En effet, la menace imprévisible d'une crise pose des interdictions pour certains métiers, certaines responsabilités (ex.: conduite automobile) ainsi que certains types de loisirs.

2.1.5.3 Paralysie Cérébrale Infantile (PCI)

Cette nosologie diagnostique est aussi connue sous les vocables de " infirmité motrice cérébrale" (en France) ou "déficience motrice cérébrale " (au Québec). De nature périnatale, la paralysie cérébrale infantile peut entrâîner une incapacité motrice générale qui limite l'utilisation du corps dans des activités telles que la marche, la parole, I'écriture, les manipulations fines, les préhensions, etc. Les atteintes de ces fonctions sont très variées d'un individu à l'autre et peuvent amener des séquelles très légères à extrêmement sévères.

On retrouve parfois, associé à la PCI, une déficience intellectuelle ou une sous stimulation depuis l'enfance. Ces éléments amènent alors de sévères répercussions quant à la réalisation potentielle d'habitudes de vie.

2.1.5.4 Sclérose en plaques (SEP)

Cette maladie du système nerveux se caractérise par l'existence de petites lésions situées dans la substance blanche du cerveau, du cervelet, du tronc cérébral ou de la moelle épinière (démyélinisation des nerfs). Son évolution est caractérisée par des poussées dont le nombre et la fréquence sont difficilement prévisibles. C'est une maladie dégénérative à évolution plus ou moins rapide selon les cas.

Les symptômes que l'on peut observer dans cette affection sont aussi variés que nombreux: troubles de l'acuité visuelle, troubles de l'équilibre, troubles de la sensibilité, troubles moteurs, etc. L'évolution chronique mène vers des dérèglements neurologiques importants, des incapacités des fonctions intellectuelles et des troubles de comportement majeurs.

2.1.5.5 Traumatisme Cranio-Cérébral (TCC)

Le traumatisme cranio-cérébral consiste en une atteinte cérébrale caractérisée par une lésion anatomique et/ou fonctionnelle, provoquée par un contact brusque (rotation, accélération, décélération ou contrecoup) entre le tissu nerveux et la boite crânienne, ou par une fracture ouverte. Les différentes séquelles résultantes d'un TCC sont multiples sur les plans physique, cognitif, sensoriel, affectif, comporte mental et social. Ce sont toutefois les atteintes reliées au comportement et aux fonctions intellectuelles qu'on remarque le plus souvent chez ce type de personnes. Ainsi, les séquelles rejoignent sensiblement les mêmes que nous observons chez les autres personnes cérébro-lésées, avec toutefois un caractère séquellaire plus hétérogène et diffus.

2.1.5.6 Autres diagnostics (AUTRES)

Étant donné le petit nombre de personnes porteurs de certains diagnostics particuliers, ceux-ci ont été regroupés dans un même sous-groupe. Dans cette catégorie, nous retrouvons ainsi les paraplégies (3 personnes), les ataxies de diverses formes (Friedriech, de Charlevoix, spastique, cérébelleuse-4 personnes), les malformations congénitales sans atteintes du système nerveux central (2 personnes), les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde (3 personnes) ainsi qu'une personne souffrant du syndrome de Guillain-Barré. Tout au long du texte, ce groupe sera nommé AUTRES.

Le tableau 8 présente la répartition des participants par diagnostic. Ces répartitions ne different pas entre elles significativement (n.s.).

Tableau 8. Répartition des participants par diagnostic (pourcentage du total entre parenthèses).

DIAGNOSTIC

 

RÉPARTITION

 

Accident Vasculaire Cérébral

(AVC)

 

10 ( 16.66 %)

Épilepsie (EPS)

8 (13.33 %)

Paralysie Cérébrale

Infantile (PCI)

7 (11.66 %)

Sclérose en Plaques (SEP)

7 (11.66 %)

Traumatisme Cranio-Cérébra (TCC)

13 (21.66 %)

AUTRES

13 (21.66 %)

Le tableau 9 présente, quant à lui, la répartition des hommes et des femmes à l'intérieur de chaque groupe diagnostique. Nous observons une forte majorité d'hommes dans les groupes diagnostiques AVC, EPS et TCC alors qu'à l'opposé, les femmes sont représentées majoritaire ment dans les diagnostics PCI, SEP et AUTRES (X2=11.03; p < 0.05). Ces proportions peuvent, à première vue, paraître surprenantes compte tenu que ce ne sont pas les proportions qui correspondent habituellement dans la population de personnes ayant des incapacités (Blouin, Bolduc, Fougeyrollas, St-Michel, 1991). Toutefois, certains critères d'inclusion et d'exclusion particuliers ont été prédéterminés afin de recruter les participants de l'étude. Ces constations rejoignent en quelque sorte celles concernant l' âge des participants au projet. Celles-ci seront discutées plus à fond dans la section " Recrutement des participants".

Tableau 9. Répartition en pourcentage des femmes et des hommes selon le diagnostic.

DIAGNOSTIC

 

FEMMES

 

HOMMES

AVC

6.45 %

27.59 %

 

EPS

9.68 %

17.24 %

 

PCI

16.13 %

 

13.79 %

SEP

22.58 %

0 %

 

TCC

19.35 %

24.14 %

 

AUTRES

25.81 %

17.24 %

 

Total 100 % Total 100 %

Le niveau de scolarité moyen atteint varie également passablement d ' un groupe diagnostique à l'autre (p < 0.05). Une analyse sommaire du tableau 10 nous permet de constater que les groupes AVC, TCC et SEP montrent un niveau de scolarité plus élevé que la moyenne totale, alors que les groupes EPS et PCI se retrouvent sous la moyenne de tous les participants à ce niveau. Le groupe AUTRES, quant à lui, se situe approximativement au même niveau que l'échantillon total. Les personnes présentant les diagnostics AVC et SEP possèdent une scolarité plus élevée en raison de l'apparition en général plus tardive de leurs incapacités. Les groupes dont les incapacités sont d'origine périnatale ou d'apparition précoce dans le développement de la personne ont généralement une scolarité moins élevée.

Tableau 10. Niveau de scolarité moyen selon le diagnostic des participants.

 

DIAGNOSTIC

 

SCOLARITÉ

 

AVC

14.70

EPS

8 . 88

PCI

8.22

SEP

13.43

TCC

12.69

AUTRES

11. 39

2.1.6 Niveaux d'incapacité

2.1.6.1 Explication des niveaux de cotation

Le profil des incapacités de chaque participant a été effectué à l'aide d'une version abrégée de la nomenclature des incapacités inspirée d'une révision de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps (Blouin, Fougeyrollas et St-Michel, 1989). Ce profil évaluatif a été effectué lors des rencontres de sélection des participants à l'étude. Seules les incapacités reliées à l'utilisation de la micro-informatique ont été évaluées. Nous retrouvons donc des sections reliées aux sens et à la perception, aux activités motrices, aux activités intellectuelles et au comportement. Un exemple-type de cette grille d'évaluation est exposé en annexe 1. Les incapacités sont cotées selon une échelle de sévérité allant de 0 à 4:

0=Pas d'incapacité

l=Incapacité légère

2=Incapacité moyenne

3=Incapacité sévère

4=Incapacité totale

Pour les besoins du présent rapport et des fins d'analyse particulières, les incapacités de la clientèle ont été regroupées en deux catégories: les incapacités de nature physique et les incapacités de nature psychologique.

2.1.6.2 Profil des participants

La détermination des niveaux d'incapacité de la clientèle a été obtenu en faisant la moyenne de toutes les incapacités recensées chez un sujet. Par exemple, si une personne n'a qu'une incapacité cotée à 4, son score moyen se calcule comme étant 4 divisé par 37 incapacités potentielles, soit un score d'incapacité total de 0.108. Cette méthode a été appliquée pour les deux catégories d'incapacités ainsi que pour le score d'incapacité total.

Le niveau d'incapacité varie en fonction de plusieurs variables sociographiques dans notre étude. Le tableau 11 indique, à cet effet, le niveau d'incapacités en fonction des hommes et des femmes. Un rapide coup d'oeil permet d'apprécier la relative similitude des femmes face aux hommes aux niveaux d'incapacité autant psychologique que physique. Il va de soi qu'il n'y a pas non plus de différence statistiquement significative au niveau total (n.s.).

Tableau 11. Moyenne des incapacités physiques, psychologiques et de toutes les incapacités, selon les femmes et les hommes.

 

INCA. PHYS.

I

NCA. PSY

 

TOUTES

 

FEMMES

 

0.27

0.20

0.22

HOMMES

 

0.24

0.22

0.23

Lorsque l'on compare le niveau d'incapacité en fonction des groupes diagnostiques, les données different passablement d'un groupe à l'autre (c.f. tableau 12). Au niveau physique, les groupes les plus sévèrement atteints sont les personnes atteintes de paralysie cérébrale infantile ainsi que le groupe AUTRES. Au niveau psychologique, le groupe de personnes ayant subi un traumatisme cranio-cérébral se démarque des autres avec un score presque deux fois plus élevé que les autres catégories. Il est intéressant de constater que, dans la plupart des cas, lorsque le niveau d'incapacité physique est élevé, celui correspondant au volet psychologique l'est moins. Les seules exceptions concernent les groupes de personnes ayant eu un accident vasculaire cérébral et celles affectées par la sclérose en plaques. Ces groupes ont un niveau d'incapacité physique équivalent au coté psychologique.

Tableau 12. Moyenne des incapacités physiques, psychologiques et de toutes les incapacités, selon le diagnostic des participants.

 

 

INCA. PHYS

 

INCA. PSY

 

TOUTES

 

AVC

0.21

0.21

0.21

EPS

0.00

0.25

0.17

PCI

0.58

0.09

0.24

SEP

0.13

0.12

0.12

TCC

0.18

0.40

0.33

AUTRES

0.37

0.12

0.20

Au niveau de l'association entre le revenu des participants de l'étude et leurs niveaux d'incapacité (tableau 13), bien que nous observons des différences marquées selon les différents niveaux de revenu, aucune différence statistiquement significative n'est observée (n.s.).

Tableau 13. Moyenne des incapacités physiques, psychologiques et de toutes les incapacités, selon le revenu des participants.

 

 

INCA. PHYS

 

INCA. PSY.

 

TOUTES

 

Moins de $10 000.00

 

0.29

0.22

0.24

De $10 000.00

à $19 999.99

0.21

0.09

0.13

De $20 000.00

à $29 999.99

0.07

0.22

0.17

De $30 000.00

à $39 999.99

0.00

0.23

0.16

 

$40 000.00 et plus

0.19

0.29

0.26

Enfin, dans le tableau 14, les incapacités aux niveaux physique, psychologique et au total sont comparées selon l'occupation ou non d'un emploi. Bien que les personnes qui travaillent présentent des scores de deux à trois fois moindres que les personnes ne travaillant pas, ces résultats ne sont que marginale ment significatifs (0.05 < p < 0.1).

Tableau 14. Moyenne des incapacités liées aux aspects physiques, aux aspects psychologiques et au total, par rapport à l'emploi.

 

 

INCA. PHYS.

 

INCA. PSY.

 

TOUTES

 

AVEC EMPLOI

0.10

 

0.10

0.10

SANS EMPLOI

 

0.28 -

0.22

0.24

2.1.7 Niveaux de réalisation des habitudes de vie

2.1.7.1 Explication des niveaux de cotation

Le profil de réalisation des habitudes de vie de chaque participant a été effectué à l'aide d'une partie de la nomenclature des habitudes de vie révisée tirée de la Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps (Blouin, Fougeyrollas et St-Michel, 1989). Ce profil évaluatif a également été effectué lors des rencontres de sélection des participants à l'étude. Rappelons toutefois que les handicaps sont des perturbations dans la réalisation des habitudes de vie.

Comme pour la section traitant des incapacités, seules les habitudes de vie reliées à l'utilisation potentielle de la micro-informatique ont été évaluées. Nous retrouvons donc des catégories associées aux responsabilités, à l'éducation, à la communication, au loisir et au travail. Un exemple-type de cette grille d'évaluation apparâît à l'annexe 2.

Le niveau de réalisation des habitudes de vie est coté selon une échelle allant de 0 à 8:

0=Réalisée totalement sans difficulté, sans compensation

1=Réalisée totalement sans difficulté, avec compensation

2=Réalisée totalement avec difficulté, sans compensation

3=Réalisée totalement avec difficulté, avec compensation

4=Réalisée partiellement sans difficulté, sans compensation

5=Réalisée partiellement sans difficulté, avec compensation

6=Réalisée partiellement avec difficulté, sans compensation

7=Réalisée partiellement avec difficulté, avec compensation

8=Non realisée

Tableau 16. Moyenne de la réalisation des habitudes de vie liées aux responsabilités financières, à l'éducation, à la communication, aux loisirs, au travail et moyenne totale, selon le diagnostic des participants.

 

RESP.

ÉDUC.

COMM.

LOIS

TRAV.

TOTAL

 

AVC

2.35

0.83

4.45

2.80

3.50

2.79

EPS

2.19

4.00

0.00

1.25

5.38

2.56

PCI

2.33

3.58

0.94

1.56

5.72

2.83

SEP

2.21

1.29

0.00

1.10

6.36

2.19

TCC

3.85

2.32

0.81

2.28

5.15

2.88

AUTRES

1.92

1.87

0.50

1.25

5.69

2.24

Le tableau 17 indique, quant à lui, les moyennes de réalisation des habitudes de vie en fonction du revenu des participants. Au niveau des responsabilités, aucune différence significative n'est observée entre les groupes de revenus différents. Par contre, on retrouve des différences pour ce qui est de l'éducation, des communications, des loisirs et du travail.

Pour les habitudes de vie reliées à l'éducation, le groupe possédant des revenus inférieurs à

$ 10 000.00 est celui qui semble le moins avantagé quant à la réalisation de ses habitudes de vie (p < 0.05). Pour les habitudes de vie reliées à la communication et aux loisirs, c'est le groupe de personnes possédant un revenu moyen (de $ 20 000.00 à $ 30 000.00) qui, curieusement, réalise le moins ses habitudes de vie dans ces deux domaines.

Enfin, pour ce qui est du travail, les personnes possédant un revenu supérieur à $ 30 000.00 et plus sont nettement les plus avantagées quant à la réalisation de leurs habitudes de vie.

Tableau 17. Moyenne de la réalisation des habitudes de vie liées aux responsabilités financières, à l'éducation, à la communication, aux loisirs, au travail et moyenne totale, selon le revenu des participants.

 

RESP

ÉDUC.

COMM.

LOIS.

 

TRAV

TOTAL

 

Moins de $10 000.00

2.54

2.70

0.85

1.49

5.91

2.70

De $10 000.00 2.33 0.88 1.67 2.22 4.38 2.29

à $ 19 999.99

 

2.33

0.88

1.67

2.22

4.38

2.29

De $20 000.00

à $29 999.99

3.33

0.92

4.67

4.00

3.67

 

3.32

De $30 000.00

à $39 999.99

2.00 2.00 2.0

3.33

1.25

1.67

2.00

2.00

2.05

$40 000.00 et plus

0.75

0.00

1.00

2.50

0.00

0.85

Les données du tableau 18 concernent la réalisation des habitudes de vie en fonction de l'occupation ou non d'un emploi. Aucune surprise n'est ici observée puisque les habitudes de vie reliées à l'éducation et au travail semblent plus réalisées chez le groupe de personnes qui occupe un emploi (p < 0.05). Aucune autre différence significative n'est observée.

Tableau 18. Moyenne de la réalisation des habitudes de vie liées aux responsabilités financières, à l'éducation, à la communication, aux loisirs, au travail et moyenne totale, par rapport à l'emploi.

 

RESP.

 

ÉDUC.

 

COMM.

 

LOIS.

 

TRAV.

 

TOTAL

 

AVEC 2.43 0.82 1.71 1.48 2.21 1.73

EMPLOI

 

2.43

 

0.82

 

1.71

 

1.48

 

2.21

 

1.73

SANS 2.56 2.46 1.09 1.79 5.65 2.71

EMPLOI

 

2.56

 

2.46

 

1.09

 

1.79

 

 

5.65

 

2.71

2.2 DESCRIPTION DE LA GRILLE D'ANALYSE

Une grille d'analyse a été constituée afin de mesurer l'impact de l'initiation ainsi que l'appropriation de la technologie micro-informatique par la clientèle participante. Deux indicateurs ont été utilisés afin de mesurer cette appropriation: la connaissance de la micro informatique ainsi que son utilisation dans les habitudes de vie.

Le questionnaire utilisé comporte dix-sept (17) questions. Les sept premières se rapportent à la connaissance de la micro-informatique, les composantes usuelles et ses différentes applications. Les cinq questions suivantes se rapportent, quant à elles, à l'utilisation de la micro-informatique. Enfin, cinq questions se rapportent à l'appréciation générale de l'initiation et la formulation de commentaires ou de suggestions.

Chacune des douze premières questions comporte un choix de réponses graduées allant de 0 à 5. Ce sont ces deux catégories de réponses qui ont fait l'objet d'analyses pré-test, post-test et suivi. Les scores respectifs des personnes de l'étude ont été obtenus en faisant la moyenne de toutes les cotes relatives à chaque indicateur. Par exemple, si un participant répondaient aux sept questions traitant de la connaissance: 5, 4, 5, 0, 1, 3 et 3, sa moyenne concernant la connaissance se chiffraient à 3. Cette grille d'analyse est présentée en annexe 3.

2.3 PROCEDURE

Cette brève section concerne la procédure effectuée dans le cadre de cette étude, le recrutement des participants ainsi qu'une description de la période d'initiation.

2.3.1 Recrutement des participants

Le programme d'initiation a été effectué avec des groupes de personnes adultes (femmes et hommes) ayant diverses incapacités. Ces personnes ont été principalement référées par des associations vouées au service des personnes handicapées. Ces personnes ont été appelées directement ou ont été contactées via les bulletins de liaison de leur association:

-Les personnes atteintes d'une Paralysie Cébérale Infantile (PCI), avec ou sans vécu social, ont été référées par l'Association de Paralysie Cérébrale du Québec, chapitre du Québec métropolitain.

- Les personnes atteintes de Sclérose En Plaques (SEP) nous ont été référées par

l'Association Canadienne de la Sclérose en Plaques.

-Les personnes ayant subi un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) nous ont été

référées par l'Association des Personnes Intéressées à l'Aphasie, chapitre de

Québec.

- Les personnes ayant subi un Traumatisme Cranio-Cérébral (TCC) nous ont été principalement référées via le Groupe d'Entraide TCC de Québec.

- Les personnes souffrant d'épilepsie (EPS) nous sont parvenues d'Epilepsie, section de Québec.

- Enfin, pour ce qui est du groupe AUTRES, les personnes atteintes de blessures médullaires nous ont été référées par l'Association des bénéficiaires du Centre François-Charon alors que l'Association de Dystrophie Musculaire nous a aidé aussi à recruter des particpants.

2.3.2 Critères d'inclusion

Quelques critères de sélection ont été appliqués compte tenu du nombre important de demandes qui ont été soumises pour participer au projet. Les personnes recrutées ne devaient avoir aucune connaissance de la micro-informatique ou du moins ne pas avoir utilisé cette technologie depuis la maladie ou le traumatisme qui a entrainé leur(s) incapacité(s). Les personnes recrutées devaient démontrer une capacité minimale de compréhension écrite et orale. Elles devaient, de plus, etre fonctionnelle au niveau des fonctions motrices de base, principalement des membres supérieurs (deux personnes du groupe PCI ont fait exception à cette dernière restriction puisqu'elles étaient en mesure d'opérer adéquatement l'équipement micro informatique à l'aide de leurs membres inférieurs). L'autonomie de déplacement était également un critère important dans la sélection des participants puisque la totalité de l'initiation a eu lieu au Centre François-Charon.

Les personnes appelés à participer au projet devaient être disponibles pour une période d'initiation par semaine, pour un maximum de 52 semaines. Enfin, les personnes démontrant une motivation intrinsèque à participer et à s'initier au monde micro-informatique ont été privilégiées. La participation à l'étude était évidemment volontaire.

2.3.3 Critères d'exclusion

Mis à part le non-respect des critères d'inclusion au projet, certains critères d'exclusion ont été appliqués systématiquement. Les personnes ayant des troubles majeurs au niveau des fonctions cérébrales supérieures (mémoire, attention, etc.) ainsi que celles avec des limitations motrices empêchant l'utilisation de l'appareillage conventionnel, ou même adapté, ont été nommément exclues du groupe. Il en va de même pour les désordres majeurs de comportement.

2.3.4 Période d'initiation

La période d'initiation s'est déroulée de septembre 1991 à mars 1993, ce qui a ainsi permis à toutes les personnes de compléter un minimum de semaines d'initiation dans le cadre du projet. Cette initation a eu lieu dans un local du Centre François-Charon, le Laboratoire de recherche en informatique clinique (LRIC).

2.3.5 Déroulement

Chaque participant avait un horaire fixe à respecter (3 heures par semaine). Les personnes recrutées ont été soumises à un programme d'initiation personnalisé qui tenait compte de leurs incapacités et des objectifs poursuivis en regard de l'utilisation éventuelle du micro ordinateur dans leurs habitudes de vie. Les incapacités, le niveau de réalisation des habitudes de vie et les objectifs poursuivis par ces personnes, ont fait l'objet d'une évaluation préalable.

Les tâches d'évaluation, de formation et d'encadrement de la clientèle, de même que les tâches de suivi ont été accomplies par M. Mario Bessette, orthopédagogue de formation. M. Bessette connaissait bien les différentes clientèles auxquelles nous nous sommes adressés et possédait une bonne connaissance de la micro-informatique. Il a travaillé à temps plein durant les vingt-quatre (24) mois de la durée du projet.

2.3.6 Matériel utilisé

Les participants au projet avaient le choix de deux types d'appareils: IBM/IBM compatible et Macintosh (6 appareils au total: 2 Macintosh et 4 IBM/IBM compatible). Selon les objectifs d'apprentissage qu'ils s'étaient fixés au départ lors d'entrevues individuelles, un type d'appareil adéquat leur a été proposé.

Trois (3) blocs d'objectifs d'initiation étaient proposés pour chaque type

d'appareil:

-Initiation au système d'exploitation (DOS, version 5.0 pour IBM/IBM compatible et le Système 6.0 pour Macintosh).

-Initiation à différents traitements de texte (Word Perfect, version 4.2 et 5.1 pour IBM/IBM compatible et Microsoft Word 4.0 et MacWrite 1.0 pour Macintosh).

-Initiation à divers chiffriers et base de données, pour les personnes qui ont évolué plus rapidement dans les différents modules (File Maker 2.0, File Maker Pro pour Macintosh, et Lotus et DBase IV pour les appareils IBM/IBM compatible).

CHAPITRE 3

 

ANALYSE DES RÉSULTATS

3.0 INTRODUCTION

Ce chapitre présente les différents résultats obtenus suite à l'initiation des participants. En premier lieu, les statistiques concernant le nombre de semaines d'initiation, les absences et les présences ainsi que les abandons sont présentées. Par la suite, les résultats relatifs aux objectifs (nombre atteint) sont exposés. Enfin, la plus grande partie de ce chapitre concerne les résultats obtenus à l'aide de la grille d'analyse pour la connaissance et l'utilisation de la micro informatique chez les participants.

Pour chaque analyse effectuée, et si des tests inférentiels sont présentés, le niveau de signification est de 0.05. Les résultats ont été obtenus en utilisant les logiciels Stat View 512 +, version 1.1 et SYSTAT, version 5.2.1, pour ordinateur Macintosh.

3.1 DONNÉES CONCERNANT LE NOMBRE DE SEMAINES D'INITIATION, LES ABSENCES ET LES ABANDONS

Au départ, il était prévu que les personnes participeraient au projet pour une durée de 50 semaines. A ce sujet, le tableau 19 présente les résultats concernant le nombre de semaines d'initiation, les absences ainsi que les abandons. Les principaux points qui ressortent se rapportent à la situation des femmes. Bien qu'on ne retrouve pas de différences significatives entre les femmes et les hommes en ce qui concerne le nombre de semaines d'initiation, le pourcentage d'absences et les abandons (n.s.), on dénote une proportion tout de même plus importante de femmes qui se sont absentées et qui ont abandonné. Toutefois, ces résultats peuvent être dus au hasard ou à un biais d'échantillonnage.

Tableau 19. Nombre moyen de semaines d'initiation, pourcentage d'absences et nombre d'abandons selon les femmes, les hommes et pour tous les participants.

|

 

 

SEMAINES

D'INITIATION

 

ABSENCES D'INITIATION D'ABANDON/ |

 

 

NOMBRE D'ABANDON /

TOTAL

FEMMES

 

48.16

14.50 %

9/31

HOMMES

 

49.48

11.10 %

5/29

TOUS LES

PARTICIPANTS

48.80

12.80 %

14/60

Le tableau 20, quant à lui, présente les résultats à ces dernières variables selon le diagnostic des participants à l'étude. Aucune différence significative n'est observée entre les différents groupes diagnostiques (n.s.). Toutefois, on observe une tendance marginale ment significative (p=0.0718) en ce qui concerne le nombre de semaines d'initiation effectuées par les groupes. A la variable " Abandon ", il est cependant intéressant de noter que deux groupes diagnostiques comptent pour plus de 71 % (10 sur 14) des abandons, soit les groupes traumatisés cranio-cérbraux et AUTRES.

Plusieurs variables peuvent entrer en ligne de compte en ce qui concerne les facteurs d'abandon. Une analyse détaillée du profil des participants qui ont abandonné fait ressortir quelques points saillants. Il existe en effet une relation entre les personnes qui ont abandonné et leurs moyennes d'incapacités psychologiques (0.171 pour les personnes qui ont terminé leurs initiations vs 0.333 pour les gens qui ont abandonné; p < 0.05).

Il existe également une relation entre l'emploi, les abandons et la moyenne d'incapacité psychologique. En effet, les personnes qui occupent un emploi et qui n'ont pas abandonné l'initiation ont une moyenne d'incapacité psychologique nettement inférieure à celles qui ne travaillent pas et qui ont abandonné (0.009 vs 0.387; p < 0.05). Ces facteurs peuvent avoir contribué au phénomène d'abandon chez certaines personnes.

Tableau 20. Nombre moyen de semaines d'initiation, pourcentage d'absences et nombre d'abandons selon le diagnostic.

 

SEMAINES

D'INITIATION

 

ABSENCES

 

NOMBRE

D'ABANDON

TOTAL

AVC

51.70

14.50 %

1/10

 

EPS

54.88

11.10 %

1/8

 

PCI

56.00

9.60 %

1/9

 

SEP

50.29

11.60 %

1/7

 

TCC

41.77

15.40 %

6/13

 

AUTRES

44.08

12.80 %

4/ 13

 

3.2 NOMBRE D'OBJECTIFS ATTEINTS

Les participants à l'étude avaient un programme d'initiation à la micro-informatique structuré en 32 points ou objectifs à atteindre (voir annexe 4). Le tableau 21 permet d'apprécier le nombre moyen d'objectifs atteints selon le sexe des participants. Aucune différence statistiquement significative n'est observée entre les hommes et les femmes (n.s.).

34

Tableau 21. Nombre moyen d'objectifs atteints par rapport aux femmes, aux hommes et pour tout le groupe.

 

SEXE

 

NOMBRE D'OBJECTIFS

ATTEINTS

 

FEMMES

19.55

HOMMES

20.83

TOUS LES PARTICIPANTS

 

20.17

Le nombre moyen d'objectifs atteints varie toutefois passablement selon le groupe diagnostique d'appartenance des participants, tel que le démontre le tableau 22. En effet, une différence statistiquement significative est observée entre les groupes (p < 0.05); le groupe TCC differe ainsi de tous les autres groupes diagnostiques en ce qui a trait au nombre moyen d'objectifs atteints.

Ce résultat ne surprend toutefois pas vraiment, puisqu'il faut se rappeler que le groupe TCC est également le groupe qui présente le plus d'abandons et qui a le plus fort pourcentage d'absences

En terme de caractéristiques de cette clientèle, rappelons également que ce sont les participants de ce groupe qui présentent le plus haut taux d'incapacité psychologique, d'incapacité au total et le plus faible taux de réalisation des habitudes de vie, en général. Ces constats ne sont toutefois pas statistiquement significatifs.

.

Tableau 22. Nombre moyen d'objectifs atteints selon le diagnostic

 

DIAGNOSTIC

 

NOMBRE D'OBJECTIFS

ATTEINTS

 

AVC

24.70

EPS

20.75

PCI

25.10

SEP

24.00

TCC

10.08

AUTRES

20.92

3.3 ÉVALUATION DE LA PERCEPTION DE LA CONNAISSANCE DE LA MICRO INFORMATIQUE

Les résultats qui suivent illustrent la connaissance de la micro-informatique selon le sexe des participants au projet, le groupe diagnostique, l'emploi et le revenu. Ces résultats sont issus de la passation de la grille d'analyse administrée aux personnes en pré-test, post-test et lors du suivi. Des analyses de covariance à mesures répétées, avec les résultats du pré-test en covariable, ont été effectuées pour chacune des variables et des croisements possibles. Aucune interaction significative entre une variable quelconque et la mesure répétée (temps d'évaluation) ne s'est avérée significative. A chaque analyse, la covariable s'est avérée statistiquement significative, ce qui dénote le bien-fondé de la procédure statistique utilisée.

Ainsi, chaque tableau présentant des résultats comporte les résultats au pré-test, sans modification, alors que les résultats au post-test et au suivi sont des données moyennes ajustées en fonction du résultat du pré-test.

Une analyse détaillée des résultats (c.f. tableau 23) permet d'observer la progression constante dans le temps de la connaissance de la micro-informatique chez les hommes et les femmes

(p < 0.05). Les résultats obtenus ne different toutefois pas significative ment en fonction du sexe. Ces constatations mettent ainsi en relief le fait qu'autant les femmes que les hommes ont progressé quant à la connaissance de la micro-informatique, en général. Ces résultats font évidemment ressortir une certaine appropriation de la technologie micro informatique.

Tableau 23. Évaluation de la connaissance de la micro-informatique (pré-test, post-test et suivi) selon

les femmes, les hommes et pour tous les participants.

 

 

 

PRÉ-TEST

 

POST-TEST

 

SUIVI

 

Femmes

 

1.07

2.95

3.19

Hommes

 

1.21

3.06

3.51

TOUS LES

PARTICIPANTS

1.14

3.01

3.36

Les résultats du tableau 24 illustrent la progression de la connaissance de la micro informatique selon le diagnostic des participants à l'étude. Malgré des écarts parfois importants entre les groupes à différents temps d'évaluation, aucune différence significative n'est toutefois observée entre les groupes diagnostiques. Cependant, la variable " temps "s'avère significative, en ce sens que les résultats sont plus élévés d'un temps d'évaluation à un autre (p < 0.05).

Tableau 24. Évaluation de la connaissance de la micro-informatique (pré-test, post-test et suivi) selon le diagnostic.

 

 

 

PRÉ-TEST

 

POST-TEST

 

SUIVI

 

AVC

 

1.46

3.00

3.68

EPS

 

0.63

3.23

3.18

PCI

 

0.98

2.86

3.36

SEP

 

1.26

3.35

3.36

TCC

 

1.25

2.84

3.25

AUTRES

 

1.21

2.88

3.26

Le tableau 25 présente, quant à lui, les résultats concernant la connaissance de la micro informatique en fonction de l'occupation ou non d'un emploi. Une différence significative est observée entre les personnes qui ont un emploi et celles qui n'en ont pas (p < 0.05). Ainsi, les participants occupant un emploi semblent avoir acquis une meilleure connaissance de la micro-informatique, et ce à chaque étape d'évaluation.

Tableau 25. Évaluation de la connaissance de la micro-informatique (pré-test, post-test et suivi) selon l'emploi.

 

 

 

PRÉ-TEST

 

POST-TEST

 

SUIVI

 

SANS EMPLOI

 

1.12

2.96

3.29

AVEC EMPLOI

 

1.37

3.44

3.97

Enfin, le tableau 26 (page suivante) présente les résultats concernant la connaissance de la micro-informatique en fonction de la situation du revenu. Aucune différence statistiquement significative n'est toutefois observée entre les différents paliers de revenu et la connaissance de la micro-informatique. Par contre, encore là, la variable "temps" semble jouer un rôle puisqu'il y a une nette progression des scores à chaque moment d'évaluation (p < 0.05).

Tableau 26. Évaluation de la connaissance de la micro-informatique (pré-test, post-test et suivi) selon le revenu.

 

 

 

PRÉ-TEST

 

POST-TEST

 

SUIVI

 

Moins de $10 000.00

1.06

2.95

3.28

De $10 000.00

à $19 999.99

1.43

3.25

3.66

De $20 000.00

à $29 999.99

0.91

2.75

2.84

De $30 000.00

à $39 999.99

1.38

3.34

3.83

$40 000.00 et plus

1.93

3.37

4.25

3.4 EVALUATION DE LA PERCEPTION DE L'UTILISATION DE LA MICRO INFORMATIQUE

Les résultats suivants mettent en relief l'utilisation de la micro-informatique selon le sexe des participants, leur groupe diagnostique d'appartenance, la variable emploi et le revenu. Ces résultats sont issus de la partie de la grille d'analyse administrée aux personnes en pré-test, posttest et lors du suivi, et portant sur l'utilisation de la micro-informatique. Des analyses de covariance à mesures répétées ont été effectuées pour chacune des variables et des croisements possibles; les résultats au pré-test servent encore une fois de covariables. De plus, aucune interaction significative entre une variable dépendante quelconque et la mesure répétée (temps d'évaluation) ne s'est avérée significative.

Le tableau 27 met en relief les résultats relatifs à l'utilisation de la micro-informatique selon le sexe des participants à l'étude. Bien qu'il existe des différences marquées entre les femmes et les hommes, aucun écart significatif n'est observé.

La variable temps est toutefois significative, indiquant ainsi que les résultats augmentent selon le temps d'évaluation. Encore une fois ici, chaque tableau présentant des résultats comportent les résultats au pré-test, sans modification, alors que les résultats au post-test et au suivi sont des données moyennes ajustées en fonction du résultat du pré-test.

Tableau 27. Évaluation de l'utilisation de la micro-informatique (pré-test, post-test et suivi) selon les femmes, les hommes et pour tous les participants.

 

 

 

PRÉ-TEST

 

POST-TEST

 

SUIVI

 

FEMMES

 

1.87

2.77

3.09

HOMMES

 

2.19

2.88

3.62

TOUS LES PARTICIPANTS

 

2.04

 

2.83

 

3.37

Au niveau de l'évaluation de l'utilisation de la micro-informatique en fonction du groupe diagnostique, les résultats du tableau 28 font ressortir des éléments intéressants. En effet, malgré les écarts qui peuvent paraître importants entre les groupes et les différents moments d'évaluation, aucune différence significative ne ressort entre les groupes. Il est toutefois important de noter qu'encore une fois, la variable " temps " joue un rôle important, puisque les résultats à la grille d'analyse concernant cet aspect augmentent graduellement chez tous les groupes.

Tableau 28. Évaluation de l'utilisation de la micro-informatique (pré-test, post-test et suivi) selon le diagnostic.

 

 

 

PRÉ-TEST

 

POST-TEST

 

SUIVI

 

AVC

 

2.24

3.11

3.93

EPS

 

1.40

2.81

3.21

PCI

 

1.88

2.63

3.39

SEP

 

2.47

2.97

3.14

TCC

 

2.00

3.05

3.36

AUTRES

 

2.22

2.47

3.07

Le tableau 29 présente également des données intéressantes. En effet, les résultats obtenus concernant l'utilisation de la micro-informatique selon l'occupation d'un emploi ne laissent voir aucune différence entre les personnes qui travaillent et celles qui n'occupent pas un emploi. Toutefois, rappelons-nous que les gens qui travaillent semblent connaître plus le domaine de la micro-informatique (ref. tableau 25). Enfin, la variable temps joue également un rôle certain puisque les résultats ont augmenté à chaque moment d'évaluation.

Tableau 29. Évaluation de l'utilisation de la micro-informatique (pré-test, post-test et suivi) selon l'emploi

 

 

 

PRÉ-TEST

 

POST-TEST

 

SUIVI

 

AVEC EMPLOI

 

2.80

3.18

3.82

SANS EMPLOI

 

1.95

2.78

3.31

Enfin, les données concernant la connaissance de la micro-informatique et l'association avec les différents niveaux de revenu sont présentés dans le tableau 30. Aucune différence statistiquement significative n'est observée entre les revenus des participants. Toutefois, on assiste à une augmentation graduelle de l'utilisation de la micro-informatique par rapport au moment d'évaluation (p < 0.05). Il semble toutefois y avoir une tendance à l'effet que, plus le revenu augmente, plus l'utilisation de la micro-informatique semble importante.

Tableau 30. Évaluation de l'utilisation de la micro-informatique (pré-test, post-test et suivi) selon le revenu.

 

PRÉ-TEST

 

POST-TEST

 

SUIVI

 

Moins de $10 000.00

1.94

2.77

3.21

De $10 000.0

à $19 999.99

 

1.90

 

2.71

 

3.64

De $20 000.00

à $29 999.99

 

2.20

 

3.00

 

3.55

De $30 000.00

à $39 999.99

 

2.53

 

3.25

 

4.05

$40 000.00 et plus

3.10

3.13

4.17

Suite à l'analyse des résultats obtenus dans le cadre de cette étude, il semble donc intéressant de constater que l'appropriation de la technologie micro-informatique pour des personnes ayant des incapacités est une réalité complexe à cerner.

Le chapitre suivant contient une discussion sur les résultats obtenus lors de cette étude exploratoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE 4

 

DISCUSSION

4.0 INTRODUCTION

Ce dernier chapitre présente l'interprétation des résultats en rapport avec les objectifs de départ ainsi qu'avec les hypothèses postulées a priori. En premier lieu, une discussion concernant l'atteinte des objectifs et des hypothèses de départ sera présentée. Par la suite, la plus grande part de la discussion porte sur les différents facteurs qui ont pu affecter la réussite ou l'échec du programme d'initiation des participants, soit les notions de sévérité des incapacités et le degré de réalisation des habitudes de vie des participants. Enfin, la dernière section concerne les conclusions, les recommandations ainsi que les avenues futures de recherche.

4.1 OBJECTIFS POURSUIVIS A L'INTERIEUR DU PROGRAMME

Ce programme a permis de mettre à la disposition d'adultes ayant des incapacités des moyens de s'approprier la technologie micro-informatique. De plus, un des objectifs était de mesurer l'impact de cette appropriation. Il a été indispensable de tenir compte du niveau d'incapacités et de réalisation de certaines habitudes de vie de toutes les personnes pour la phase

" d'acquisition des connaissances " c'est à dire la phase " d'appropriation objective " et

" d'appropriation subjective " (phase d'initiation).

Plusieurs facettes d'un projet de cette envergure étaient donc intéressantes à expérimenter. Toutefois, compte tenu de la durée du programme, trois (3) objectifs principaux étaient proposés:

1) initier les participants à la technologie micro-informatique pendant une période relativement longue (50 semaines),

2) mesurer l'impact de cette initiation selon les différents sous-ensembles de l'échantillon visé (sexe, âge, groupe diagnostique, revenu, emploi) et

3) identifier les causes du succès ou de l'échec, mis à part les caractéristiques sociographiques des participants.

Concernant le nombre de semaines d'initiation, le taux d'absences et les abandons, nous pouvons d'ores et déjà affirmer que l'objectif relié à la réalisation de la période d'initiation à la micro-informatique par les participants a été atteint.

De plus, la période d'initiation ayant fait l'objet d'une évaluation, l'objectif second a également été atteint. L'impact de l'initiation a fait l'objet d'une évaluation subjective et objective à l'aide de différents critères et instruments de mesure, et la grande quantité de mesures effectuées rend bien compte de cette démarche évaluative.

Enfin, la prise de mesures tout au long du projet aura également permis d'atteindre l'objectif concernant l'identification des causes du succès ou de l'échec. En effet, une analyse approfondie des résultats obtenus a permis d'identifier certains facteurs qui ont influencé de façon significative la performance et les résultats. Ces résultats et les interprétations qui en découlent sont présentés dans les parties qui suivent, immédiatement après la partie concernant les hypothèses de départ.

4.2 HYPOTHESES DE DEPART

Quatre (4) hypothèses principales étaient proposées dans le cadre de ce projet.

1) quelle place la technologie micro-informatique occupe-t-elle dans la vie de ces personnes ?

2) quelle est la nature et le degré d'appropriation objective et subjective de la technologie micro-informatique ?

3) quels sont les facteurs sociographiques qui favorisent ou non chez ces personnes l'utilisation de la technologie micro-informatique ?

4) quels sont les pathologies (groupes diagnostiques), les incapacités et les situations de handicap qui favorisent ou non l'utilisation de la technologie micro-informatique ?

Ces hypothèses, comme on peut le voir, sont étroitement reliées aux différents objectifs généraux qui étaient ciblés au départ. En effet, il a fallu tenir compte de certaines conditions particulières dans l'acquisition des connaissances en rapport avec la micro-informatique: le niveau de réalisation des habitudes de vie avant le début du projet, le niveau d'incapacités de la clientèle (fragilité physique et psychologique, troubles intellectuels, d'attention, de mémoire, de langage, etc), les facteurs liés à la strate socio-économique de ces personnes, les apprentissages antérieurs, l'absence d'emploi, l'intégration sociale, voire la stimulation de ces personnes.

A l'issue du projet, nous pouvons affirmer que ces hypothèses de départ ont été vérifiées adéquatement par le biais des différentes mesures effectuées.

4.3 FACTEURS DE DISCUSSION

4.3.1 Identification des facteurs reliés a la réussite ou l'échec du programme

La réussite ou l'échec du programme d'initiation concerne l'appropriation de la technologie micro-informatique par les personnes qui ont participé au programme d'initiation. Les mesures d'appropriation ont porté sur différents facteurs tels que 1) le nombre de semaines de présence, 2) le taux d'absences, 3) les abandons, 4) le nombre d'objectifs d'initiation atteints, et 5) la perception de la connaissance et de l'utilisation de la micro-informatique dans la vie de tous les jours.

Si on ne considère seulement que les quatre premiers critères (les critères objectifs), une analyse sommaire des résultats permet d'observer des tendances particulièrement marquées quant à la réussite du programme. En effet, la grande majorité des gens a assisté au nombre maximum de semaines d'initiation. Ces personnes ont atteint environ le deux tiers des objectifs d'initiation et ont été absentes environ 13 % du temps. Enfin, nous retrouvons un taux d'abandon de 25 %, ce qui est remarquable compte tenu que ces gens n'avaient pas d'expériences de la micro informatique et que certaines incapacités pouvaient les empêcher de bien performer dans le programme, et ce malgré leurs intentions au départ. Ces données sont nettement encourageantes .

Mais qu'en est-il des personnes chez qui on peut parler d'échec ? Ainsi que nous l'avons mentionné dans le chapitre 3, certaines conditions particulières ont pu empêcher une performance maximale ainsi qu'une pleine participation des participants au projet. Les analyses concernant les caractéristiques sociographiques (sexe, âge, scolarité, revenu, emploi) indiquent qu'aucun de ces critères ne semble jouer un rôle important dans l'appropriation de la technologie micro informatique.

4.3.2 Réalisation des habitudes de vie et performance

Au niveau de la réalisation des habitudes de vie avant le début du projet, des tendances se manifestent particulièrement quant à l'explication potentielle de l'échec de l'initiation chez certaines personnes. Si on se réfère au contexte théorique présenté au chapitre 1, il est important de se rappeler que la non-réalisation des habitudes entraîne différentes situations de handicap. La mesure de réalisation des habitudes de vie effectuée dans le cadre de cette étude (cote de 0 à 8) a permis de mettre en relief certains aspects particuliers des participants en fonction de certaines situations d'habitudes de vie. Tel que mentionné dans le chapitre 1, la réalisation des habitudes de vie des participants peut influencer de façon marquée la performance.

Ainsi, différentes analyses plus poussées ont permis de faire ressortir certains points intéressants en ce qui concerne les résultats négatifs. Ceci a été effectué afin de déterminer plus adéquatement les facteurs d'échec reliés chez certains participants à la réalisation de leurs habitudes de vie.

Les participants ont ainsi été subdivisés en deux groupes; ceux ayant une bon score de réalisation des habitudes de vie, et ceux qui vivent des situations de handicap plus sévères. Cette répartition s'est effectuée en tenant compte de la médiane (statistique qui divise un échantillon en deux parties égales); cette valeur s'établissait à 2.625. Ainsi, les personnes ayant un score total de réalisation de leurs habitudes de vie égal ou inférieur à 2.625 constitue le groupe " fort ", alors que tous les autres participants se retrouve dans le sous-groupe

" faible "Les divers résultats supplémentaires obtenus sont discutés dans les sections qui suivent, après la section concernant les incapacités de la clientèles.

4.3.3 Sévérité des incapacités et perforlnance

On se rappellera également que les participants de certains groupes diagnostiques ont obtenu certains résultats " négatifs ". Étant donné que l'appartenance à un groupe diagnostique est fortement relié à certains types d'incapacités (physiques et psychologiques), c'est, selon nous, une autre voie de discussion fort importante. Il est également important de noter que la nature et la sévérité des incapacité des participants ont une influence directe sur les différents critères de performance de la présente étude. Le cadre théorique proposé tient effectivement compte des situations de handicap engendrées par diverses incapacités physiques et psychologiques qui rendent difficiles l'apprentissage de la micro-informatique.

A cet effet, diverses analyses statistiques plus détaillées ont été effectuées afin de déterminer plus adéquatement les facteurs reliés au niveau des incapacités de la clientèle participante au projet. Comme pour la partie concernant la réalisation des habitudes de vie, les participants ont ainsi été subdivisés en deux sous-groupes; ceux ayant des incapacités physiques inexistantes ou légères, et ceux qui ont des incapacités plus sévères. Cette répartition s'est ici aussi effectuée en tenant compte de la médiane; cette valeur s'établissait, pour la dimension physique, à 0.083. La même procédure a aussi été appliquée à tout le groupe en ce qui a trait aux incapacités psychologiques. Dans ce dernier cas, la médiane s'établissait à 0.170.

Ainsi, la plus grande partie de la discussion portera sur ces aspects spécifiques des participants à l'étude: leur niveaux d'incapacités et le degré de réalisation de leurs habitudes de vie. Il est intéressant de noter, à ce sujet, que les habitudes de vie des participants sont fortement reliées aux incapacités psychologiques. En effet, les gens réalisant le plus leurs habitudes de vie sont également ceux qui sont le moins sévèrement atteints au niveau des fonctions psychologiques. Cette relation potentielle ment significative ne ressort toutefois pas entre les habitudes de vie et les incapacités physiques. Ces résultats nous semblent, somme toute, conformes au modèle théorique proposé dans le cadre de cette étude.

4.3.4 Nombre de semaines d'initiation, absences et abandons

Les notions de présences et d'absences lors de l'initiation ainsi que le taux d'abandon sont des indicateurs importants de la réussite du programme. Il en va de même pour ce qui est du nombre de semaines d'initiation effectuées par les participants.

4.3.4.1 Impacts dus à la réalisation des habitudes de vie

Il est intéressant de constater que l'appartenance d'une personne au groupe ayant réalisé le plus ses habitudes de vie ne change en rien en ce qui a trait au nombre de semaines d'initiation et au pourcentage d'absences. Toutefois, en ce qui a trait au nombre d'abandons, les personnes avec un haut potentiel de réalisation des habitudes de vie ne constituent qu'un peu plus du quart des abandons dans le programme (quatre sur quatorze). Cette observation s'avère statistiquement significative. La notion de réalisation des habitudes de vie semble donc jouer un rote quant aux variations de certaines variables que nous avons mesurées.

4.3.4.2 Impacts dus à la sévérité des incapacités

Nous avons également vu dans le chapitre précédent que certaines variables étaient fortement influencées par l'appartenance à un groupe diagnostique précis, dont les personnes victimes de traumatisme cranio-cérébral, par exemple.

Ainsi, il est intéressant de constater que l'appartenance d'une personne à un groupe ayant des incapacités physiques légères ou plus élevées ne change en rien en ce qui a trait au nombre de semaines d'initiation, au pourcentage d'absences ou au nombre d'abandon. Ces variables sont à peu de choses près identiques chez les deux sous-groupes. Fait intéressant, il est à noter que les personnes plus atteintes du point de vue des incapacités physiques présentent plus de semaines d'initiation que celles qui sont moins affectées de ces problèmes (50.3 vs 47.3, en moyenne). Le nombre d'abandon est le même chez ces deux sous-groupes (7).

C'est au niveau des incapacités psychologiques que l'on dénote les éléments les plus intéressants. En effet, les deux sous-groupes (léger vs plus atteint) diffèrent significative ment en ce qui a trait au nombre de semaines d'initiation (p < 0.05), et sont marginalement différents en ce qui concerne le pourcentage d'absences et les abandons (p=0.1143 et p = 0.0670). Ces résultats sont à l'avantage chaque fois du groupe de personnes avec les incapacités psychologiques les plus faibles.

Il y a donc lieu d'affirmer ici que c'est principalement le potentiel de réalisation des habitudes de vie et la sévérité des atteintes au point de vue psychologique qui ont semblé le plus indisposer les participants au niveau de leur présence et de leur performance dans le cadre du projet.

4.3.5 Nombre d'objectifs atteints

Le nombre d'objectifs atteints lors de l'initiation des participants est un autre aspect important de l'analyse du programme.

4.3.5.1 Impacts dus à la réalisation des habitudes de vie

La première constatation concerne la réalisation des habitudes de vie versus le nombre d'objectifs d'initiation atteints. A cet égard, nous retrouvons une performance significative ment plus élevée chez les gens qui réalisent le plus leurs habitudes de vie, soit 22.77 vs 17.57.

4.3.5.2 Impacts dus à la sévérité des incapacités

La seconde analyse que l'on peut effectuer et l'interprétation que l'on peut en tirer concerne les incapacités des participants. Lorsqu'on analyse la performance des gens en se basant sur les incapacités physiques, aucune différence n'est observée entre les personnes ayant des incapacités légères en comparaison de celles qui ont des incapacités plus sévères.

Toutefois, si on analyse les données concernant les incapacités psychologiques, on observe une performance significativement plus élevée chez les personnes ayant les incapacités psychologiques les moins sévères (près de 10 objectifs en moyenne).

Ces résultats confirment encore une fois la forte association entre les notions d'habitudes de vie, les incapacités psychologiques et le nombre d'objectifs atteints dans le cadre du programme. Ces constatations suivent également l'articulation du modèle théorique proposé en début de rapport.

4.3.6 Perception de la connaissance et de l'utilisation de la micro-informatique

Les résultats obtenus concernant les aspects de la connaissance et l'utilisation de la micro informatique (les critères subjectifs) sont somme toute assez décevants. En effet, tel que mentionné dans le chapitre précédent, aucune association significative n'est observée entre les variables liées à la connaissance et l'utilisation de la micro-informatique et les mesures sociographiques de l'échantillon des participants, mis à part la variable " emploi " qui semble avoir une certaine influence sur la perception de la connaissance de la micro-informatique.

Des manipulations supplémentaires à propos des notions d'habitudes de vie plus ou moins réalisées et d'incapacité plus ou moins sévères font ressortir quelques aspects intéressants quant à la perception de la connaissance et l'utilisation de la micro-informatique.

4.3.6.1 Impacts dus à la sévérité des incapacités

Incidemment, lorsqu'on analyse les résultats obtenus lors de la mesure de la perception de tous les participants selon la subdivision en deux sous-groupes basés sur les incapacités physiques, aucune différence statistiquement significative n'est observée entre les gens ayant peu d'incapacités physiques comparativement à ceux ayant les incapacités les plus sévères. Ce constat s'applique aussi bien à la perception de la connaissance qu'à celle de l'utilisation de la micro informatique. Tous ces résultats indiquent donc que la dimension physique des incapacités ne semble pas jouer un grand rôle dans l'appropriation de la technologie micro-informatique, telle que mesurée dans le cadre de cette étude.

La subdivision en deux sous-groupes relativement aux incapacités psychologiques n'a également pas permis de différencier les gens " forts "des gens " faibles "en regard de la perception de la connaissance et de l'utilisation de la micro-informatique. En effet, les deux groupes disent connaître et utiliser la micro-informatique de la même façon. Ces derniers résultats peuvent surprendre si on se réfere aux différents résultats de base, comme par exemple, le nombre d'objectifs d'apprentissage atteints ou les absences, où la dimension des limitations psychologiques semblent avoir une grande influence. Mais étant donné que les résultats obtenus par le biais de la grille d'analyse sont de nature plutôt subjective (il s'agit de la perception de leur connaissance et de l'utilisation de la micro-informatique), ces éléments ne constituent peutêtre pas une véritable surprise en soi.

4.3.6.2 Impacts dus à la réalisation des habitudes de vie

Enfin, les dernières analyses concernent la subdivision de l'échantillon de participants en deux groupes distincts basées sur la réalisation des habitudes de vie en général. A cet effet, seule la connaissance de la micro-informatique semble s'avérer plus forte chez le sous-groupe de personnes ayant une réalisation plus élevées de leurs habitudes de vie. Aucun effet particulier ne semble en effet être relié à l'utilisation que les gens perçoivent faire de la micro-informatique en fonction d'un score de réalisation d'habitudes de vie particulier.

4.4 CONCLUSION

En conclusion, plusieurs points intéressants ressortent de la grande quantité de mesures effectuées dans le cadre de cette étude. En soi, la réalisation de ce projet exploratoire constitue un véritable exploit compte tenu des différentes contraintes qui étaient inhérentes au départ: participation et motivation des participants, profil personnel, disponibilité, etc. La longueur du projet proposé était également une contrainte quant à la réalisation de celui-ci. C'est d'ailleurs pourquoi nous avons insisté particulièrement sur les aspects des présences, des absences, des abandons et du nombre de semaines d'initiation des personnes. L'atteinte d'objectifs d'initiation était également un critère important quant à la mesure de performance objective. Nous croyons ainsi avoir rempli adéquatement le mandat d'initier des personnes ayant des incapacités à la micro-informatique et nous avons mesuré cette appropriation de façon systématique. Les données sociographiques sur les participants ne permettent toutefois pas de tirer quelques conclusions que ce soit quant à l'appartenance à une catégorie quelconque (sexe, groupe

d' âge, niveau de revenu, scolarité, emploi) et l'apprentissage de la micro-informatique.

Quant aux critères plus subjectifs de performance, soit la perception que les gens se font de la connaissance et de l'utilisation de la technologie micro-informatique, des observations intéressantes sont à noter. Il est permis de croire, encore une fois, que les variables sociographiques des personnes impliquées dans le projet ne jouent qu'un rôle minime dans leur perception de la connaissance et de l'utilisation de la micro-informtique.

La plus grande partie des conclusions à tirer de ce projet concerne donc les caractéristiques liées à la sévérité des incapacités et à la réalisation des habitudes de vie des personnes participant à l'étude. Une sévérité importante des incapacités psychologiques et une grande difficulté dans la réalisation des habitudes de vie semblent donc à prendre sérieusement en considération en regard de la possibilité d'apprentissage de la micro-informatique chez les personnes présentant des incapacités. Il faudrait maintenant mesurer en quoi le degré de leurs atteintes (incapacités) et l'environnement (obstacles) affecte leur potentiel et leur autonomie dans l'utilisation de la micro-informatique

Le mérite principal de cette étude, et c'était son but, a été de préciser un certain nombre de paramètres à considérer lors de l'initiation à la micro-informatique de personnes ayant des incapacités. Des études ultérieures devraient permettre de mieux préciser ces différents paramètres. En d'autres termes, la micro-informatique a des utilités nombreuses pour les personnes ayant des incapacités mais les conditions de l'appropriation de cette technologie doivent continuer a être explorées systématiquement.

Les recherches futures à effectuer dans le domaine de la technologie devront aussi nécessairement tenir compte de ces paramètres. Elles contribueront alors à mieux définir les moyens les plus efficaces pour permettre à des personnes présentant des incapacités de mieux s'approprier des technologies analogues. Il s'agit ici peut-être d'un mérite important de ce projet en ce qu'il est généralisable à d'autres objets de recherche.

BIBLIOGRAPHIE

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ANNEXE 1. PROFIL DES CLIENTS-INCAPACITES

Nom: Exemple

INCAPACITÉS LIÉS AUX SENS ET À LA PERCEPTION COTATION ( 0 A 4 )

Sens de la position des membres 1

Sens du mouvement des membres 1

Vision 0

Audition 0

INCAPACITES LIEES AUX ACTIVITES MOTRICES

Mouvement du cou 0

Mouvement des membres supérieurs 1

Mouvement des membres inférieurs 2

Changement de position 0

Relachement volontaire 0

Préhension 1

Pointer 1

Toucher 1

Parole 1

INCAPACITES LIEES AUX ACTIVITES INTELLECTUELLES

Conscience de la réalité 0

Agnosie visuelle 0

Agnosie auditive 0

Apraxie 0

Aphasie d'expression orale 1

Aphasie d'expression écrite 1

Aphasie de compréhension orale 0

Aphasie de compréhension écrite 0

Mémoire 1

Attention 1

Concentration 1

Pensée logique 1

Orientation 0

Synthèse 0

Analyse 0

Acalculie 1

Abstraction 2

Créativité 0

INCAPACITES LIEES AUX COMPORTEMENTS

Prise de décision 1

Initiative 2

Motivation 0

Controle des pulsions 1

Respect des règles 0

Persévérance 1

DÉFINITIONS DES INCAPACITÉS

 

 

 

Sens de la position des membres

Trouble proprioceptif limitant les renseignements sur la position des différents segments corporels les uns par rapport aux autre, utilisés en informatique.

Sens du mouvement des membres

Trouble prioprioceptif limitant les renseignements sur les mouvements des divers segments corporels utilisés en informatique.

Vision

Une vision normale (ou corrigée) réfère à la précision et à la clarté de la fonction visuelle. Ce processus consiste à percevoir le plus petit détail possible d'un élément physique et à distinguer entre elles des parties différentes du champ visuel. Les chartes de Snellen en fournissent le moyen d'évaluation classique.

Audition

Une audition normale est la faculté qu'a l'oreille d'entendre adéquatement les sons. Elle ne peut être appréciée que par une courbe (audiomètre). L'oreille humaine capte des sons de 16 à

20 000 Hz (fréquence). Une discrimination auditive très fine permet d'apprécier des différences de hauteur tonale de 3 Hz d'intensité de 1 dB et d'intervalle temporel de 2 ms. Une incapacité au niveau de l'audition concerne les aspects de la clarté auditive.

Mouvement du cou

Incapacité d'effectuer les mouvements de flexion, d'extension, de flexion latérale (gauche et droite), de rotation (gauche et droite) et/ou de circumduction du cou. La sévérité est cotée, peu importe le type de mouvement déficient.

Mouvement des membres supérieurs

Incapacité d'effectuer des mouvements avec les membres supérieurs. Les mouvements identifiés dans le tableau qui suit sont considérés comme normaux pour chacun des segments.

SEGMENT

MOUVEMENTS POSSIBLES

 

épaule

flexion, extension, rotation interne, rotation externe, abduction et/ou adduction

 

coude

flexion et/ou extension

 

avant-bras

pronation et/ou supination

 

poignet

flexion, extension abduction, adduction et/ou circumduction

 

doigts

flexion, extexsion, abduction, adduction et/ou opposition.

 

Mouvement des membres inférieurs

Incapacité d'effectuer des mouvements avec les membres supérieurs. Les mouvements qui suivent sont considérés comme normaux pour chacun des segments. La sévérité est cotée, peu importe le segment et/ou le type de mouvement déficient.

SEGMENT

MOUVEMENT

 

cheville

flexion plantaire et dorsale, éversion, inversion et/ou circumduction

 

orteil

flexion, extension, abduction et/ou adduction.

 

Changement de position

Incapacité à passer d'une position donnée à une autre.

Préhension

Incapacité de préhension unilatérale (ou bilatérale): Incapacité de prises à une main (ou à deux mains), c'est-à-dire les prises digitales, les prises palmaires et les prises centrées (aussi appelées prises directionnelles).

Relâchement volontaire

Incapacité de relâcher volontairement et adéquatement un objet tenu dans la main.

Pointer

Incapacité de diriger un doigt dans une direction et de le ramener.

Toucher

Incapacité de porter sa main sur une surface.

Parole

Incapacité de communiquer sa pensée par des sons articulés. Cette incapacité concerne les problèmes d'articulation (dysarthrie, anarthrie), de la voix et/ou de la fluidité verbale.

Conscience de la réalité

Une incapacité à ce niveau concerne la conscience de soi, la conscience de l'environnement et la conscience des événements.

Agnosie visuelle

Incapacité de reconnaître les objets familiers d'après leurs qualités sensorielles visuelles (difficulté de perception visuelle).

Agnosie auditive

Incapacité de reconnaître les objets familiers d'après leurs qualités sensorielles auditives (difficulté de perception auditive).

Apraxie

Impossibilité d'exécuter sur ordre des gestes orientés vers un but déterminé alors que les mécanismes d'exécution motrice sont conservés. Les différentes sortes d'apraxie sont les apraxies motrices, les apraxies idéomotrices, les apraxies idéatoires et les apraxies de construction.

Aphasie d'expression orale

Les atteintes au niveau de l'expression orale peuvent consister en de la suppression, de la réduction, de l'agrammatisme (limitations dans le nombre de combinaisons syntaxiques, brièveté des phrases, juxtaposition, manque du mot, par aphasies, jargon aphasie).

Aphasie d'expression écrite

Les atteintes au niveau de l'expression écrite peuvent également consister en de la suppression, de la réduction, de l'agrammatisme, un manque du mot, mais également en des troubles du graphisme (déviations dysorthographiques) et de la jargonagraphie.

Aphasie de compréhension orale

Épreuve de désignation, d'exécution d'ordres. Les atteintes au niveau de la compréhension orale peuvent consister en de la surdité verbale (incapacité à comprendre la sens des mots). Ex. les ordres simples sont parfois compris et exécutés alors que les ordres complexes ne le sont pas.

Aphasie de compréhension écrite

Épreuve de correspondance mot-image, d'exécution d'ordres écrits (incapacité à comprendre un code écrit).

Mémoire

Incapacité à apprendre et à se rappeler des apprentissages antérieurs. La mémoire devant être vue comme un système complexe auquel se greffent plusieurs processus cognitifs complémentaires, différentes incapacités sont possibles: mémoire immédiate, mémoire à court terme, mémoire à long terme, mémoire sémantique, mémoire procédurale, mémoire verbale ou mémoire non-verbale.

Attention

Trouble de l'orientation mentale élective conduisant à une conscience plus aiguë d'une variété limitée de stimuli. Cette activité peut être vue comme la sélection d'informations pertinentes et le soutien de cette activité pour un laps de temps défini.

Concentration

Incapacité de soutenir son attention avec force sur un seul aspect de l'environnement pour une période de temps prolongée.

Pensée logique

Incapacité de générer des hypothèses en les testant et, d'en tirer des conclusions. Capacité de relier des idées hiérarchiquement.

Orientation

Les incapacités à ce niveau concerne l'orientation personnelle, l'orientation spatiale et l'orientation temporelle.

Synthèse

Perte de l'opération mentale complexe permettant d'aller de l'élément simple au tout.

Analyse

Perte de l'opération mentale complexe permettant de décomposer un tout en ses éléments.

Acalculie

Incapacité d'effectuer une ou plusieurs opérations sur des symboles mathématique.

Abstraction

Incapacité de raisonnement qui ne se limite pas à des contenus concrets ou perceptibles sensoriellement, mais pouvant porter sur de l'abstrait, c'est-à-dire des propositions ou des idées. Implique la capacité à former des concepts.

Créativité

Incapacité de générer de l'information novatrice.

Prise de décision

Incapacité à prendre des décisions sans hésitation.

Initiative

Une incapacité à ce niveau concerne une personne qui n'est pas portée à agir et/ou à entreprendre une action spontanément.

Motivation

Incapacité de porter un intérêt soutenu et d'éprouver de l'enthousiasme face à un but, une action quelconque.

Contrôle des pulsions

Incapacité de retenue émotive, de maîtrise de soi et de domination de ses émotions.

Respect des règles

Incapacité à se conformer à ce qui est imposé ou adopté comme ligne directrice de conduite.

Persévérance

Incapacité à demeurer constant et tenace face à une situation qui pose problème.

ANNEXE 2. PROFIL DES CLIENTS-REALISATION DES HABITUDES DE VIE

 

Nom: Exemple

HABITUDES DE VIE RELIÉES COTATION (0 À 8)

AUX RESPONSABILITÉS

Responsabilités financières 1

Responsabilités civiles 3

HABITUDES DE VIE RELIÉES A L'EDUCATION

Préscolaire 5

Scolaire 4

Professionnelle 5

HABITUDES DE VIE RELIÉES A LA COMMUNICATION

Expression d'information 2

Réception d'information 1

HABITUDES DE VIE RELIÉES AU LOISIR

Sports et jeux 4

Arts et culture 6

Autres habitudes 2

HABITUDES DE VIE RELIÉES AU TRAVAIL

Orientation professionnelle 1

Recherche d'un emploi 2

Occupation rémunérée 8

DÉFINITIONS DES HABITUDES DE VIE

 

HABITUDES DE VIE RELIÉES AUX RESPONSABILITÉS: Cette catégorie contient les habitudes d'une personne relatives à la prise de ses responsabilités.

Responsabilités financières

Comprend les habitudes relatives à l'établissement d'un budget et à son respect, ainsi qu'à la responsabilité face aux dettes et autres obligations financières.

Responsabilités civiles

Comprend les habitudes relatives au respect d'autrui, à la responsabilité civique (citoyen), à la prise en charge de la personne par elle-même ou par une autre personne, ainsi que la prise en charge d'individus par la personne tels que ses enfants ou un membre de sa famille, etc. Cette catégorie exclut les soins parentaux.

HABITUDES DE VIE RELIEES A L'ÉDUCATION: Cette catérogie contient les habitudes relatives au développement psychomoteur, intellectuel, sociel et culturel d'une personne.

Préscolaire

Comprend les habitudes liés à l'éducation pendant la petite enfance (0-5 ans).

Scolaire

Comprend les habitudes liés à l'apprentissage scolaire de base.

Professionnelle

Comprend les habitudes concernant l'apprentissage d'un métier ou d'une profession tels que les relations maître-apprentis, les écoles de métier, les collèges et universités et autres enseignements professionnels.

HABITUDES DE VIE RELIéES À LA COMMUNICATION: Cette catégorie contient les habitudes permettant à une personne de transmettre des messages et d'en concevoir de la part d'autres individus, ainsi que de la société.

Expression d'information

Comprend les habitudes de communication reliées à l'expression orale et écrite et tout autre moyen d'entrer en communication avec autrui tels que le langage parlé, l'utilisation du téléphone et les autres appareils de communication électronique, I'écriture, les communications non verbales.

Réception d'information

Comprend les habitudes de Communication qu'une personne utilise afin de recevoir de l'information telles que l'utilisation des masse-médias (journaux, télévision, radio), la signalisation routière, etc.

HABITUDES DE VIE RELIEES AUX LOISIRS: Cette catégorie contient les habitudes entourant les temps libres et les loisirs d'une personne.

Sport et jeux

Comprend les habitudes sportive et les habitudes ludiques d'une personne.

Arts et cultures

Comprend les habitudes artistiques, les habitudes culturelles et les loisirs scientifiques d'une personne.

Autres habitudes

Comprend les autres habitudes non classables dans les autres catégories.

HABITUDES DE VIE RELIÉES AU TRAVAIL: Cette catégorie contient les habitudes relastives à l'occupation principale d'un individu adulte.

Orientation professionnelle

Comprend les habitudes relatives au choix, à l'orientation ou à la réorientation d'une carrière.

Recherche d'un emploi

Comprend les habitudes entourant la recherche et l'obtention d'une occupation.

Occupation rémunérée

Comprend les habitudes entourant l'exécution d'un travail rémunéré.

xix

ANNEXE 3. GRILLE D'ANALYSE

NOM: _______________________ GROUPE: _______ SEXE:_____

PRÉNOM: ___________________ AGE:_____ SCOL.:____

SECTION 1. CONNAISSANCE GÉNÉRALE DE LA MICRO-INFORMATIQUE

1. Actuellement, comment évaluez-vous votre connaissance générale de l'informatique ?

Très faible Très fort

0 1 2 3 4 5

2. Comment évaluez-vous votre connaissance des différentes utilisations potentielles de la micro- informatique (outil de communication, loisirs, travail, etc.) ?

Très faible Très fort

0 1 2 3 4 5

3. Comment évaluez-vous votre connaissance des diverses applications de la micro-informatique (e.g. système d'exploitation, traitement de texte, chiffrier électronique, base de données, autres, etc.) ?

Très faible Très fort

0 1 2 3 4 5

4. Comment évaluez-vous votre connaissance des diverses composantes que l'on utilise en micro informatique (e.g. écran, lecteur, souris, imprimante, etc.) ?

Très faible Très fort

0 1 2 3 4 5

5. Quel est votre degré d'intérêt pour la micro-informatique en général ?

Très faible Très fort

0 1 2 3 4 5

6. Quel est votre degré d'intérêt général pour les divers logiciels utilisables en micro informatique ?

Très faible Très fort

0 1 2 3 4 5

7. Vous sentez-vous à l'aise avec l'environnement micro-informatique ?

Très inconfortable Très confortable

0 1 2 3 4 5

SECTION 2. UTILISATION DE LA MICRO-~FORMATIQUE DANS LES HABITUDES

DE VIE

8. Considérez-vous la micro-informatique comme étant quelque chose d'utile pour vous ?

Totalement inutile Très utile

0 1 2 3 4 5

9. Utilisez vous la micro-informatique dans la vie de tous les jours ?

Jamais Toujours

0 1 2 3 4 5

10. Comptez-vous utiliser la micro-informatique dans un avenir rapproché ?

Très improbable Très probable

0 1 2 3 4 5

11. Songez-vous à vous acheter un micro-ordinateur ?

Très improbable Très probable

0 1 2 3 4 5

12. Songez-vous à prendre des cours ou d'autres cours vous permettant de mieux mâîtriser le domaine de la micro-informatique ?

Très improbable Très probable

0 1 2 3 4 5

SECTION 3. COMMENTAIRES GENERAUX (à ne remplir qu'au post-test et au follow-up)

13. Quel est votre degré de satisfaction par rapport à l'initiation que vous venez de compléter ?

Très insatisfait Très satisfait

0 1 2 3 4 5

14. Recommanderiez-vous à quelqu'un d'autre dans la même situation que vous de suivre un cours d'initiation à la micro-informatique ?

Très improbable Très probable

0 1 2 3 4 5

15. Considérez-vous avoir atteint les objectifs que vous vous étiez fixés au départ ?

Pas du tout Tout à fait

0 1 2 3 4 5

16. Degré de présence (en pourcentage) ?

0-20 21-40 41-60 61-80 81-100

17. Autres commentaires:

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

ANNEXE 4. NATURE DES OBJECTIFS D'INITIATION DU PROJET

Objectif 1: Décrire les composantes d'un micro-ordinateur.

Objectif 2: Identifier ce qu'est un système d'exploitation.

Objectif 3: Utiliser les commandes Format, Copy, Dir et Del.

Objectif4: Manipuler les principales unités périphériques.

Objectif 5: Faire des copies de sécurité.

Objectif 6: Copier un fichier dans un autre fichier.

Objectif 7: Entrer dans le programme.

Objectif 8: Sortir du programme.

Objectif 9: Récupérer un document.

Objectif 10: Sortir du document.

Objectif 11: Mettre à jour un document.

Objectif 12: Visionner un répertoire.

Objectif 13: Copier un document

Objectif 14: Renommer un document

Objectif 15: Effacer un document

Objectif 16: Imprimer un document.

Objectif 17: Sauvegarder un document en cours de travail.

Objectif 18: Déplacer le curseur

Objectif 19: Effacer à gauche. Effacer au-dessus du curseur. Effacer un ou des mots.

Objectif 20: Effacer au-dessus du curseur.

Objectif 21: Effacer un ou des mots.

Objectif 22: Remplacer des caractères.

Objectif 23: Utiliser le caractère gras.

Objectif 24: Appliquer le souligne ment

Objectif 25: Faire le centrage

Objectif 26: Aligner à droite.

Objectif 27: Employer la fonction montrer les codes.

Objectif 28: Utiliser la marge de gauche et de droite.

Objectif 29: Appliquer l'interligne.

Objectif 30: Scinder un paragraphe en deux.

Objectif 31: Souder deux paragraphes.

Objectif 32: Reformer un paragraphe.