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La chirurgie des hémorroïdes est sûre, bien codifiée et donne
dans l'ensemble d'excellents résultats. Il faut donc dédramatiser
cette intervention qui est certes douloureuse, mais ne justifie
plus l'effroyable réputation qu'elle avait autrefois, de douleurs
insurmontables et de récidives automatiques.
Il faut savoir qu'environ 10% seulement des malades hémorroïdaires seront opérés, les autres étant bien contrôlés par les traitements médicaux et instrumentaux. |
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1 LA TECHNIQUE DE BASE La technique de base est celle de MILLIGAN et MORGAN (parfois improprement appelée "technique anglaise" ou opération du ST Mark's Hospital). C'est l'excision ligature des trois paquets hémorroïdaires principaux correspondant aux trois branches de division de l'artère hémorroïdale supérieure. La dissection part de la peau pour remonter vers le pédicule; il y a donc trois plaies cutanéo-muqueuses qui sont laissées ouvertes et vont cicatriser en environ trois à huit semaines. Les variantes de cette technique sont très nombreuses, certaines liées à la fermeture partielle ou totale des plaies, à l'adjonction d'une anoplastie postérieure en cas de fissure ou de quatrième paquet, à l'utilisation de tel ou tel instrument (ciseaux, bistouri électrique, laser) ou de tel matériel de suture. Les fils de ligature tombent entre le 8ème et le 14ème jour. La durée d'hospitalisation est comprise entre 4 et 7 jours; la chirurgie ambulatoire se heurte encore à beaucoup de contraintes. La technique d'hémorroïdectomie circulaire de WHITEHEAD ne devrait plus être utilisée. 2 LES COMPLICATIONS Les complications possibles et les plus fréquentes sont des troubles urinaires précoces (dysurie, rétention), l'hémorragie précoce (lâchage de l'hémostase d'une artériole de plaie) qui s'arrange soit par tamponnement soit par un point en X. L'hémorragie secondaire (8ème au 15ème jour) due à une chute d'escarre nécessite une réhospitalisation. Plus tardivement peuvent apparaître exceptionnellement une sténose anale habituellement modérée et "récupérable" et une hypocontinence aux gaz, le plus souvent transitoire. 3 LES SOINS POST-OPERATOIRES Les soins post-opératoires sont très importants : régularisation du transit intestinal par des laxatifs doux, lutte contre la douleur par des antalgiques associés ou non à des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Les plaies sont nettoyées deux fois par jour par des bains de siège ou des douchettes, passées à l'éosine aqueuse et recouvertes d'une pommade pouvant contenir un anesthésique local (Titanoréïne). Une fois par jour, on fait un toucher rectal et on met en place un suppositoire qui sert de pansement et de lubrifiant (Titanoréïne). Quant à l'antibiothérapie prophylactique, elle est discutée mais assez largement utilisée. 4 A LA SORTIE DE L'HOPITAL A la sortie de l'hôpital, c'est le
médecin traitant qui est encore en première ligne. Il devrait
recevoir rapidement un compte rendu d'hospitalisation et il
va devoir réexpliquer les manifestations cliniques qui peuvent
encore se produire : |
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LE
MEDECIN TRAITANT A DONC UN ROLE CAPITAL AVANT ET APRES L'OPERATION.
IL EXPLIQUE, IL DEDRAMATISE, IL SE RENSEIGNE EVENTUELLEMENT AUPRES
DU SERVICE OU IL EST TOUJOURS LE BIENVENU.
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