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Une résurgence de cas de maladies de Nicolas-Favre ou lymphogranulomatoses vénériennes (LGV) est actuellement observée. Cette infection sexuellement transmissible se manifeste dans la communauté homosexuelle sous forme d'anorectites nécessitant un traitement immédiat.

La durée de l'incubation est très variable, de 2 à
60 jours.
La LGV évolue classiquement
en 3 phases :
- Phase primaire : micro-ulcération génitale ou anale
passant souvent inaperçue car indolore, transitoire et volontiers
profonde (col, urètre, rectum).
- Phase secondaire : soit adénopathie inflammatoire inguino-crurale
évoluant vers la fistulisation ; soit anorectite aigüe avec
ténesme, douleurs rectales et écoulement mucopurulent +/-
hémorragique avec AEG +/- important. L'aspect rectoscopique de rectite
ulcérée peut orienter à tord vers le diagnostic de
maladie de Crohn ou d'herpes.
- Phase tertiaire : en l'absence de traitement, possibilité
d'évolution vers la chronicité : fistules, rétrécissements
Actuellement la LGV se transmet par pénétration anale
non protégée chez les homosexuels.
Le traitement est simple mais plus long que celui des infections à Chlamydia dues à d'autres sérotypes. Il doit être entrepris dès les prélèvements biologiques réalisés.