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Maladie de Nicolas-Favre ou lymphogranulomatose vénérienne
Anorectite à Chlamydia trachomatis

 

Source
Direction générale de la santé - Bureau SD6 A Santé et société - lutte contre le VIH
8 avenue de Ségur - Paris 7
Avec de collaboration de : la Société française de dermatologie/section MST/sida, l'hôpital Léopold Bellan, l'Institut Alfred Fournier, le CNR des Chlamydia et l'InVS.

Une résurgence de cas de maladies de Nicolas-Favre ou lymphogranulomatoses vénériennes (LGV) est actuellement observée. Cette infection sexuellement transmissible se manifeste dans la communauté homosexuelle sous forme d'anorectites nécessitant un traitement immédiat.

 

Epidémie alarmante principalement en région parisienne

Des signes cliniques évocateurs

La durée de l'incubation est très variable, de 2 à 60 jours.

La LGV évolue classiquement en 3 phases :
- Phase primaire : micro-ulcération génitale ou anale passant souvent inaperçue car indolore, transitoire et volontiers profonde (col, urètre, rectum).
- Phase secondaire : soit adénopathie inflammatoire inguino-crurale évoluant vers la fistulisation ; soit anorectite aigüe avec ténesme, douleurs rectales et écoulement mucopurulent +/- hémorragique avec AEG +/- important. L'aspect rectoscopique de rectite ulcérée peut orienter à tord vers le diagnostic de maladie de Crohn ou d'herpes.
- Phase tertiaire : en l'absence de traitement, possibilité d'évolution vers la chronicité : fistules, rétrécissements…

Actuellement la LGV se transmet par pénétration anale non protégée chez les homosexuels.

Les arguments microbiologiques en faveur du diagnostic

Traitement

Le traitement est simple mais plus long que celui des infections à Chlamydia dues à d'autres sérotypes. Il doit être entrepris dès les prélèvements biologiques réalisés.

Conduite à tenir

Rédaction : mai 2004
Mise en ligne : juin 2004